mardi 21 décembre 2021

P’tites vites de Houston

Me voilà donc au Texas. La raison? Mon chien n’était pas d'accord avec la neige hâtive tombée sur Montréal et voulait voir un palmier. Et je ne peux rien lui refuser…

Bon. J’avoue, ce n’est pas la vraie raison principale, celle-là, je l’ai admise dans mon dernier blogue. En tant que fan des Colts d’Indianapolis dans la NFL, il y avait bien plus de 625 jours que je n’avais pas vu mon équipe. Je vous ai d’ailleurs expliqué la « règle » que j’ai établie il y a plusieurs années qui exige que j’assiste à au moins un de leurs matchs par saison.

Alors, après 1443 jours, soit 3 ans, 11 mois et 13 jours (OMG), j’ai ENFIN pu renouer avec mon équipe. Depuis mon dernier match, le quart Andrew Luck dont j’arborais fièrement le chandail, a pris sa retraite et donc j’ai commandé un nouveau jersey. Mon choix s’est arrêté sur le phénomène Jonathan Taylor, un porteur de ballon absolument extraordinaire. Ça adonne qu’il porte le numéro 28 et comme j’ai 28 ans chaque année… c’était parfait.

Mais comme le titre l’indique, ce sont des « p’tites vites », alors allons-y.

Ce n’est pas la première fois que je vois des « pet relief areas » dans des aéroports américains – parce qu’ils sont vraiment plus à l’aise avec les animaux qui voyagent que nous au Canada –, mais l’aéroport de Charlotte remporte la palme jusqu’à maintenant avec ces nombreuses stations comme celle-ci :

D’ailleurs, comme nous étions à Charlotte, je m’en serais voulu de ne pas prendre cette photo (malgré son double-menton) :

C’est l’été ici si je me fie à la température, mais c’est quand même le temps des fêtes et j’ai été agréablement surprise de tomber sur cette patinoire en me rendant à un match de basket!

Alors, parlant de basket, j’étais évidemment très contente de pouvoir assister à un match des Rockets de Houston. Et je dois l’avouer, ce n’est qu’une fois ici que j’ai fait le lien entre la NASA et le nom de l’équipe. Pas fort, hein? Même chose pour l’équipe de baseball qui s’appelle les Astros… Mais à ma défense, je ne m’étais tout simplement jamais arrêtée à ça!

Comme dans la NFL, les Rockets ont une politiques « no bag », alors à moins d’avoir une sacoche de la grosseur d’un portefeuille, on ne peut pas l’apporter. C’est surprenant, mais au moins, on s’assure de ne pas avoir d’armes ou de trucs du genre.

Mon billet pour le basket n’était vraiment pas cher. J’ai profité du Black Friday pour en obtenir un à 25$ qui comprenait un breuvage (bière, eau ou boisson gazeuse). Ça vaut la peine! J’ai eu droit à un match enlevant, alors que c’était l’égalité 116-116 dans les derniers instants du match et que les Rockets ont réussi le panier gagnant avec 1,6 seconde à jouer. Ce n’était pas salle comble, mais l’ambiance était vraiment cool et comme c’était mon premier événement sportif depuis une éternité, j’ai adoré!

Par contre, pour 12$, j’ai eu droit au quesadilla le plus triste de l’histoire.

Une belle initiative, c’est le coin des jeux pour enfants. Il y a une arcade et un terrain de basket et les jeunes doivent débourser quelques dollars (OK, les parents doivent débourser…) et tout l’argent va à l’hôpital pour enfants de la région.

Le dernier championnat de l’équipe remonte à 1995, mais ils ont conservé le plancher et on reconstruit un vestiaire pour qu’on puisse s’y prendre en photo : 

Prochain arrêt : le football. Les Texans sont tellement mauvais cette année que j’ai pu avoir un billet pour 19$! Et honnêtement, ils étaient vraiment pourris. Je ne me plaindrai pas, mon équipe a gagné 31 à 0! Ça compense pour la fois où je suis allée voir les Colts à Dallas et qu’à un moment dans le match, la marque était de 42 à 0 pour les Cowboys… Cette fois, les gens les huaient et étaient peu nombreux dans les estrades. Ce n’est certainement pas mon portefeuille qui va s’en plaindre.

Je parlais dans mon dernier blogue de l’avancée technologique fulgurante des États-Unis en raison de la pandémie et en voici un autre exemple. On peut payer sa facture au restaurant avec un code QR. La première fois que je l’ai utilisé, toutefois, la serveuse était un peu déboussolée et est allée vérifier avec le gérant parce que j’étais la première à se servir de cette option. Mais je l’ai refait quelques fois et wow, quelle économie de temps! Une idée pour nos restos au Québec?

Par contre, pour pouvoir payer, il faut inscrire son code postal. Évidemment, ils ne sont pas prêts à un code avec des lettres et des chiffres. Mais voici mon truc infaillible, qui fonctionne aussi sur les pompes à essence : prenez les trois chiffres de votre code postal canadien et inscrivez « 00 » à la suite. Ça marche à tout coup, je vous le jure!

Non mais qui a dit que vous n’apprendriez rien avec mon super blogue 😉

Et vous n’avez encore rien vu concernant Houston, je vous l’assure!

lundi 6 décembre 2021

Rebonjour les States après... 625 jours!

Depuis une bonne dizaine d’années, je vais aux États-Unis plusieurs fois par année. Bien sûr, le fait d’avoir des parents Snowbirds aide pour y aller dans le temps des fêtes et lorsque les tempêtes de neige montréalaises nous font sacrer comme jamais, mais j’y suis aussi allée plusieurs fois pour des spectacles, des événements sportifs et bien sûr, mon long road trip de près de trois mois avec Charlot.

Mais en raison de la pandémie et de toutes les restrictions – vous les connaissez, pas besoin de les renommer ici! – je n’y avais pas mis les pieds depuis… 625 jours!!! J’attendais donc mon retour en sol américain avec impatience. Parce qu’on aura beau dire ce qu’on veut des Américains, de leur politique et de leurs (très) nombreux défauts, reste que j’adore ce pays aux paysages et cultures aussi différents d’une ville à l’autre, d’un côté du pays à l’autre.

Et bien évidemment, j’avais vraiment très hâte d’aller voir un match des Colts, l’équipe favorite de Charlot (je sais ben pas où il a pris ça…). Normalement, depuis la saison 2009-2010, je vais les voir une fois par année dans une ville différente. Mais en 2018, comme j’ai vu trois autres matchs pendant mon road trip,« et un autre en début de saison avec mon père, je me suis dit que ça irait à l’année suivante. En 2019, mon nouveau poste d’agente de bord ne me permettait pas de demander les congés que je voulais puisque j’étais encore une des petites dernières. Et… 2020 a été 2020. Alors si on continue dans les chiffres, je n’avais pas assisté à un match des Colts depuis le 23 décembre 2017, à Baltimore.

Cette année, maintenant que je gère mon horaire comme travailleuse autonome (maudit que j’aime ça!), j’ai pu analyser le calendrier des Colts et « spotter » une ville que je n’avais encore jamais visitée. Résultat? Houston!

J’en suis donc à ma quatrième présence au Texas, après mon périple à San Antonio et Dallas (aussi pour voir les Colts en 2014), un arrêt à Dallas et Amarillo pendant mon road trip et une courte présence à El Paso lors de mon séjour au Nouveau-Mexique, au moment où la pandémie frappait le Québec (oui, je fais partie des gens qui sont partis le 12 mars 2020 alors que l’apocalypse du lendemain n’était encore pas du tout prévisible).

Bien honnêtement, ce que j’ai découvert en faisant mes recherches sur Houston était complètement à l’opposé de ce à quoi je m’attendais. On s’entend que quand l’aéroport s’appelle George Bush, on se dit que ça risque d’être assez républicain et très redneck dans le coin. Mais… non. Tellement pas!

Pour vrai, on est loin de la population qui ne vit que pour le pétrole. Il était temps que je mette mes idées préconçues aux poubelles! Non seulement on y fait du recyclage dans les rues, les hôtels et les stades et arénas, mais en plus, la ville a vraiment pris un méga virage vert. Sérieux, qui l’eût cru?

Vous ne me croyez pas? Regardez ça! 

 

À gauche, on peut lire «Welcome to Houston, energy transition capital of the world» et à droite, «How the Texans tackle bottles and cans - Proud sponsor and recycling sponsor of the Texans».

Je m’attendais aussi à ce que tout le monde se foute pas mal de la Covid. Mais… encore là, pantoute! Le masque est obligatoire dans les transports en commun et fortement recommandé dans les espaces publics. À mon hôtel, par exemple, il est optionnel pour les gens doublement vaccinés, mais obligatoire pour les autres et le personnel.

J’ai visité plusieurs restaurants et ce n’est qu’à ma quatrième journée que j’ai vu du personnel qui n’en portait pas en majorité.

Bon, c’est certain que l’arrivée du variant Omicron juste avant mon départ a peut-être un peu compliqué les choses. Mais la technologie a fait un pas de genre… 1000 ans aux États-Unis. Ils sont passés à l’ère numérique en un claquement de doigts. Pour vous donner une idée, il y a à peine deux ans, je m’étais fait regarder d’un air complètement abasourdi quand j’avais payé avec mon téléphone dans un stade de baseball. Aujourd’hui, j’ai TOUT payé (sauf un billet de train) avec mon téléphone et je n’ai même pas eu besoin de retirer un seul dollar. Méchante différence! Si vous ne le saviez pas, jusqu’à la pandémie, les commerces acceptaient encore les chèques et ils étaient nombreux à ne pas connaître l’existence d’Interac.

C’est la même chose pour les billets, que ce soit de sport, d’exposition ou d’avion. Pour entrer aux États-Unis, du moins avec American Airlines, il faut télécharger l’application Verifly et c’est dans ça que j’ai téléversé ma preuve vaccinale et mon résultat négatif à la Covid. Je vais faire la même chose avec mon nouveau résultat pour rentrer au Canada. Mais bon, c’est sûr que tout ça a un coût. Si j’avais dû dépenser une centaine d’euros pour mon test en Grèce, cette fois j’ai déboursé 99 CAD à Montréal et 130 USD, plus une quarantaine de dollars en Uber parce que je ne voulais pas perdre trois heures en transport en commun, pour le retour.

Je vous reparlerai de la ville comme telle, mais sachez qu’elle est magnifique. On y compte environ 900 murales et œuvres d’art. J’ai passé ma quatrième journée à me promener à la recherche de ces murales et je compte faire la même chose pour ma dernière journée.

En voici quelques-unes jusqu’à maintenant :

 

 

Alors, même si je ne renie pas mon côté cowgirl, je suis bien contente de ne pas avoir apporté mes bottes de cowboy, car j’aurais été la seule à en porter dans toute la ville!

 

mardi 30 novembre 2021

P'tites vites d'Égine, en Grèce!

Quand j’ai fait mes recherches sur la Grèce, à savoir laquelle de ses îles valait le détour, j’avais noté l’île d’Égine, mais je n’étais pas convaincue plus qu’il le faut. Ce n’est qu’une fois seule, quand mon amie a dû retourner vers le travail occidental qui l’attendait que je me suis dit que je n’avais rien à perdre, surtout je n’avais qu’à emprunter le traversier pour atteindre cette petite île.

Malheureusement, ce n’est pas que je ne sois pas ouverte d’esprit, mais disons qu’après avoir analysé le très, très simple – dans le sens de simpliste qui ne passe pas très souvent – transport en commun d’Égine, j’ai compris que les touristes n’avaient sûrement pas des heures et des heures de plaisir à vivre lors de leur présence sur cette île, idée que j’appuierai avec les prochaines photos.

Donc à mon arrivée, j’étais pleine d’espoir après avoir vu trop de photos « Instagram » de cette île. Juste avec le mot « influenceur », j’aurais dû me douter de quelque chose de louche.

Mais bon, j’ai tout de même trouvé cette petite ruelle avec ces parapluies multicolores.

À défaut d’avoir vu ceux du Vieux-Québec malgré la moitié de ma génétique qui en est originaire, j’aurai au moins vu ceux d’Égine.

J’ai d’abord recherché l’adresse de l’information touristique la plus près, mais après une première recherche Google me confirmant que ce que je cherchais n’existait juste pas – et après avoir refait la recherche plus d’une fois! – j’ai compris que si je me fiais à cette adresse, qui me menait ici,

je n’irais pas très loin. Alors je suis allée un peu plus loin et après une courte marche dans le mini centre-ville (pour vrai, je ne pense même pas que mini ou encore centre-ville soient des termes exacts pour cette ville), j’ai compris qu’il y avait un système de transport en commun. J’ai acheté mon billet, je suis allée dans un petit resto question de tuer le temps et d’essayer une énième salade grecque avant de retourner à la station pour emprunter un autobus qui me mènerait au temple d’Aphaïa. Ce temple était magnifique, mais sachant que les autobus sur cette île étaient aussi rares que la beauté de ce temple, je l’ai visité à la vitesse Grand V pour pouvoir embarquer dans l’autobus suivant, une vingtaine de minutes plus tard, sinon j’étais prise là où il n’y avait rien d’autre à faire pour une heure de plus. Au gros soleil en plus, non merci!

 

Ce qui est intéressant avec ce temple, c’est qu’il fait partie du triangle sacré Parthénon, Sounion et Aïpha et qu'on a longtemps mépris ce temple pour celui de Zeus et ensuite celui d’Athéna. C’est pourquoi on l’appelle encore parfois, à tort, « Athéna Aphaïa ».

Il y a aussi un autre temple, celui d’Apollon, mais je n’y suis pas allée – par pure paresse – et on n’y voyait qu’une poutre :

Mais bon, malgré le manque de choses à faire, je suis super contente d’avoir pris quelques heures pour passer par Égine, car j’ai non seulement pu voir un temple, mais aussi parce que comme cette ville se dit la capitale de la pistache, j’en ai profité pour faire quelques achats après avoir croisé autant de pistachiers l’île Aegina.

J’aurais pu passer un peu plus de temps sur l’île et je l’ai regretté un peu quand mon autobus du transport public est passé devant le monastère d’Akios Nektarios, mais vu la longue attente entre les autobus et mon pas-de-billet pour une escale, je me suis contentée de ces photos :

J’ai quand même très bien mangé et pour pas cher, comme vous pouvez l’imaginer avec ceci :

 

J’ai aussi appris qu’Égine a été la première capitale de la Grèce et qu’elle a longtemps été en compétition avec Athènes. Si elle n’a pas conservé son statut de capitale du pays, Égine l’a encore aujourd’hui comme capitale de la pistache, alors qu’elle est la principale productrice de ce fruit (oui, oui, c’est un fruit!) du pays. On y produit 2000 tonnes par année, ce qui fait vivre 3500 habitants et je dois avouer que depuis mon retour, je suis complètement obsédée par les pistaches, que je n’avais jamais vraiment mangées avant et que j’achète maintenant à prix complètement déraisonnables pour assouvir mes passions! J'ai depuis épuisé les pistaches et le pesto, mais il me reste encore le beurre de pistache!


 

Au retour vers le bateau, j’ai croisé cette œuvre d’art qui m’a beaucoup plus servi à me faire de l’ombre qu’à susciter l’excitation artistique! 

Également, sur le bateau du retour, il n’y avait pas tant de monde :  

Mais on a tous été beaucoup trop énervés par les mouettes qui nous suivaient. Ces mouettes que je méprise dans un stationnement d’un McDo montréalais, j’ai pris une série de clichés pour avoir la meilleure de l’une d’elles!


samedi 30 octobre 2021

P'tites vites d'Athènes

Je suis revenue de la Grèce il y a déjà deux mois – mais on dirait que c’était hier! – et j’ai encore tant à vous raconter sur ce merveilleux pays!

Je me suis dit que je pourrais y aller de « p’tites vites » en attendant des publications plus axées sur l’histoire, entre autres!

Alors, commençons par un sujet plutôt… frontal. Sérieusement, faudra que quelqu’un m’explique cette obsession phallique. Parce que non seulement on trouvait une tonne de souvenirs, mais lesdits souvenirs étaient même présentés sur un étalage en forme de pénis.

Une de mes amies m’a proposé de faire un « bingo photo » pendant mon voyage. Non seulement on a adoré l’idée, mais je vous annonce que c’est le début d’une nouvelle tradition!

Voici le « défi » :

Et la carte remplie!

J’ai eu la chance de rester un peu plus longtemps que mon amie, qui devait rentrer à Montréal, alors j’ai « fait mes recherches » (*gag pandémique ici) pour savoir quoi visiter en son absence.

C'est dans le métro que j'ai vu une publicité pour le Museum of Illusions. Sérieux? C’est tellement mon genre! Alors j’ai rapidement réservé mon billet. La description me faisait penser à ma visite au Musée du selfie à Hollywood, où j’avais eu la chance d’être la seule cliente en même temps que mon chihuahua parfait. C’est le genre d’exposition qu’il vaut mieux visiter à deux, mais comme j’étais seule, j’ai réquisitionné un employé pour qu’il prenne mes photos « cool », comme celles-ci :

 

En me promenant dans la ville après ma visite au musée, je suis tombée sur un resto tout simplement magique. Dans tous les sens du terme! Oui, c’est sûr que le fait que les serveurs soient habillés en fée clochette et en Peter Pan aide à la magie, mais… c’est plus que ça!

Au point où j’y suis retournée en plein jour!

Par contre, la magie s’estompe assez rapidement parce que le resto est à quelques mètres de ce que je pourrais qualifier de ruelle plutôt « creepy ». J’ai marché vite pour me rendre au coin de la rue où je retrouverais enfin la civilisation. Sauf que je n’ai vraiment pas eu le sens du timing. Au moment où j’arrivais au coin, un groupe de manifestants contre je ne sais quoi empruntait ma ruelle creepy en frappant avec des bâtons sur les portes en métal des commerces et en hurlant des trucs que je ne comprenais évidemment pas. Je me suis collée contre le mur et j’ai juste souhaité qu’ils disparaissent au plus vite. Je respirais à peine tellement je ne voulais pas attirer l’attention! Mais évidemment, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal puisqu’ils ont juste continué de manifester en s’éloignant de moi. À mon plus grand soulagement! Disons que je m’ennuyais pas mal de mon amie à cet instant!

Je ne comprenais pas pourquoi on retrouvait des chandails des Bucks de Milwaukee dans les boutiques, puisque c’est loin d’être l’équipe la plus intéressante de la NBA! J’ai finalement compris – avec un peu trop de retard pour une ex-journaliste sportive, je l’admets! – que c’est tout simplement parce qu’il y a un joueur d’origine grecque dans cette équipe : Giánnis Antetokoúnmpo! Oui, son numéro et son nom sur les chandails en vente auraient dû me sonner une cloche, mais c'est ça qui est ça.

Trouver un bureau de poste pour acheter des timbres n’a pas été facile! J’y suis parvenue, mais j’ai dû m’armer de patience puisqu’il fallait littéralement prendre un numéro!

J’ai marché plusieurs kilomètres pour voir une statue que j’avais trouvée sur le site d’Atlas Obscura. Il s’agit d’un monument qui rend hommage aux aviateurs qui ont perdu la vie, donc on peut voir un homme qui semble s’écraser, en provenant du ciel. Un peu macabre, certes!

Parlant de statue bizarre, j’ai dû travailler fort pour trouver celle-ci :

 

Parce que personne ne semblait savoir de quoi je parlais et qu’en plus, elle était mal indiquée sur ma carte. Située à la polytechnique, cette tête qui a l’air sortie de nulle part se veut un rappel de la bataille pour la liberté de la Grèce, en lien avec un coup d’état de 1967. Des étudiants se sont barricadés à l’université pour tenter de renverser le gouvernement sept ans plus tard. Ce dernier a envoyé un tank détruire la clôture avec la police et des militaires. Au total, une quarantaine de personnes ont été tuées dans le carnage qui a eu lieu dans la ville au cours des jours suivants. Mais cela a redonné sa liberté à la Grèce, qui a pu tenir sa première élection libre en une dizaine d’années. On a donc conservé une partie de la clôture détruite près de la tête pour compléter le monument.

Mais cette sculpture semble honnêtement plus abandonnée que d’autre chose. Peut-être que c’est parce que son accès était bloqué lors de mon passage, les clôtures entourant le bâtiment étant fermées.

Il y avait tout près de notre hôtel un mini dépanneur où il y avait absolument TOUT. C’est le seul endroit où je pouvais trouver mes Red Bull sans sucre et mes fameuses barres de crème glacée Snickers, mais en plus, j’y ai trouvé des pansements, un limonadier, du déodorant et une tonne d’autres objets que j’avais cherchés en vain partout dans la ville!

Je vous reviendrai avec plus d’histoires sur la Grèce dès que je vais en avoir le temps, promis!


lundi 6 septembre 2021

Bonjour les pièges à touristes dans les transports en commun

Bon, je dois commencer avec une MÉGA montée de lait. Pour vrai, je ne sais pas si je vais en revenir un jour. Quand j’ai pris le métro pour aller à l’aéroport pour rentrer à Montréal, j’ai utilisé ma passe de cinq jours du transport en commun d'Athènes. Comme probablement tout le monde qui a fait comme moi.

Une fois à destination, je numérise ma carte pour sortir et… erreur. Ça ne passe pas. Et c’est à ce moment que je deviens carrément… une criminelle! Les trois « policiers » du métro scannent nos cartes avec satisfaction en disant que ce que j’ai ne couvre pas l’aéroport.

Euh… Et comment je devrais le savoir ?

« Tu aurais dû demander », me répond le… je n’ai pas de mot poli pour le décrire. Impossible de passer la porte du métro. Ma carte n’est pas bonne. Autant à ma gauche qu'à ma droite, une tonne de touristes qui, comme moi, ont acheté un billet normal en ne sachant pas qu’on serait traités comme des indomptables rebelles. Rien à faire, on est dans le tort (faites juste imaginer mon humeur de marde à ce moment) et ils se font un plaisir de nous donner des amendes. Pour vrai, je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai été si en colère. C’est tellement, mais tellement une attrape-touriste! J’ai contesté et quand j’ai voulu juste partir sans avoir ma foutue contravention, ils se sont mis à trois pour me bloquer le passage et surtout me crier dessus comme si j’avais commis un meurtre. Bonjour l’attention de tout le monde. En exigeant en plus que je leur remette mon passeport!

Si la Grèce voulait qu’on reparte avec un sentiment amer, c’est vraiment réussi. Sérieusement, et je vous annonce qu’il n’y a AUCUNE CHANCE que je paie cette amende de merde. Ce n’est pas une question d’argent. C’en est une de principe. Ils lanceront un mandat Interpol s’il le faut. (Bon, je vais quand même communiquer avec l'ambassade grecque au Canada pour gérer l'affaire, au cas...)

Surtout que je n'y comprends pas grand-chose :

Pourquoi tant de haine? C’est que ce n’était pas la première fois qu’on se faisait avoir. On a réservé par l’entremise de Getyourguide une journée dans les Météores. C’est à environ 350 km d’Athènes et j’avoue qu’avec la tonne de courriels que j’ai reçus pour la confirmation et le processus, j’ai un peu perdu le fil. Tout ce que j’avais noté, c’était que je devais prendre le train à Athènes à 7h20. On y était et honnêtement, rien n’était clair. On a embarqué dans un train, ne sachant pas trop si c’était le bon. Parce que j’avais découvert avec stupeur que le point de rencontre était… à Kalambaka, notre destination en train – à quatre heures d’Athènes. Pour embarquer dans le train, tout était simple. Aucune borne de paiement ni de numérisation de billet. On savait qu’on n’avait pas payé, mais on était vraiment dans le néant.

Ce n’est qu’une fois à bord qu’on explique à la demoiselle du train qu’on ne sait pas comment tout ça fonctionne, qu’on a payé pour un tour guidé et tout, qu’elle nous dit qu’on doit payer 40 euros par personne – comptant! – pour être à bord du train. Pas le temps de vérifier quoi que ce soit, on est traitées comme des hors la loi et il faut remédier à la situation. J’avance donc les 80 euros au total pour avoir la conscience tranquille. Mais je continue mes recherches et passe à travers tous mes courriels.

Je découvre le billet de train. Je cours donc le montrer à la fille qui a pris mes 80 euros. Complètement dénudée de toute sensibilité et de compassion, elle me dit qu’elle ne peut pas me rembourser. Bref, c’est ça qui est ça. Vous dire comment j’étais hors de moi… C’est beaucoup d’argent. Et on est presque certaines que puisque c’était comptant, elle a pu mettre tout cet argent dans ses poches. Je devrai donc me battre à coup de courriels pour revoir la couleur de notre argent. Joie.

Et tout ça se termine par un couple de personnes disons… Inaptes à prendre un avion seuls.

Il n’y avait qu’un siège libre dans toute la classe « normale » aka du peuple pour mon vol direct Athènes-Montréal, et j’ai été assez chanceuse que ce soit à côté de moi. Sur environ 400 places dans l’avion, quand même. Comme ancienne agente de bord, j’ai évidemment repéré tous les cas problèmes, les passagers indésirables et autres avant même le décollage. Mais le couple assis deux rangées devant moi battait assurément tous les records. En vous épargnant les détails, je vous dirai seulement que la dame s’est levée pendant le taxi, à quelques instants du décollage, provoquant évidemment l’ire de l’agente de bord. On n'avait encore rien vu. Je ne savais pas si la dame était saoule, trop médicamentée, aux prises avec des problèmes psychiatriques ou peu importe, mais son mari ne la gérait pas. Donc elle se levait quand ce n’était pas permis, touchait à tout et ne portait pas correctement son masque – masque qui, on aurait dit, avait été victime d’une régurgitation intense. Le couple assis devant elle n’en pouvait plus et je les comprenais parfaitement. La directrice de vol a évalué toutes les options et j’étais pas mal la seule. Je me suis volontiers sacrifiée pour changer de place vu le statut incontrôlable de la dame. « La passagère devant est au bord des larmes », m’a dit la directrice de vol.

Je leur ai donc offert ma rangée de sièges de deux, et je me suis retrouvée en classe économique. Un peu plus d’espace pour les quatre heures restantes au vol, même si je n’avais pas de hublot, et considérant le fait que j’évitais une dépression au couple devant moi, ça m'allait parfaitement.

Ce qui est triste, c'est qu'après avoir discuté avec la directrice de vol quelques heures plus tard, on a compris que la dame souffrait d'Alzheimer et que son mari était impuissant et probablement atteint d'une autre forme de maladie. On se demandait toutefois comment ils avaient réussi à se rendre tous les deux jusque dans l'avion, puisque c'est un processus tout de même complexe, surtout en pandémie.

Tout ça pour dire que je suis à la fois la pire rebelle de l’histoire du métro d’Athènes selon ses policiers en herbe, mais aussi, une personne généreuse qui laisse sa place à un couple exaspéré... Ça compte comme plaidoyer de non culpabilité pour mon amende, vous croyez ?

Je sais, je chiale sûrement pour rien. Mais je vous rappelle que j’ai vécu quelques légers traumatismes en avion, dont celui-ci, ce qui explique mes réactions!

lundi 30 août 2021

Bébé qui hurle et coucher de soleil en Grèce

Bon, je n’ai pas commencé par le début avec mes deux derniers blogues, mais eh, c’est mon premier voyage à l’international en deux ans alors je fais ce que je veux, non?

Donc, commençons par l’arrivée à Athènes. On a pris un vol direct pour éviter toutes complications. En plus, l’avion à l’aller était pratiquement désert. J’ai pu réquisitionner une rangée de quatre au grand complet pour dormir quelques heures. Si la Covid peut avoir quelques avantages, on va les prendre!

Pour notre premier jour à Athènes, nous avons réservé un hôtel près du port de la Pirée en prévision de notre départ du lendemain matin vers Mykonos. Et j'ai constaté deux choses : 1 – C’était une interminable randonnée d’une heure d’autobus au cours de laquelle on a fait appel à des muscles qui avaient oublié leur existence pour maintenir les bagages en place et 2 – il faisait CHAUD et notre point d’arrivée était très loin de l’aéroport en cette canicule écrasante.

Autres points importants (ou non) :

Évidemment, comme c’est le cas à chacune de mes présences sur un vol, j’étais tout près d’un enfant qui crie. Un bébé, ça va, je comprends. Mais un enfant en âge de comprendre, qui ne pleure pas et qui fait juste crier pendant des heures sans arrêt avec des parents qui ne font rien? Je n’ai jamais eu la patience pour ça. C’est sûrement le karma qui me les envoie. Bref, on n’a presque pas dormi dans l’avion et au moment d’attendre le bus, le fait que tout le monde fume et que le 9 m dont on bénéficie au Québec n’existe pas ici, était pour le moins irritant.

Aussi, à notre sortie de l’avion, comme deux touristes égarées qui n’ont pas voyagé depuis longtemps, on a réalisé qu’on n’avait pas rempli un formulaire supposément obligatoire pour notre entrée. Le PLF : Passenger locater form. On l'a rempli à la hâte dans la file pour faire étamper nos passeports, au coût de 74 CAD en espérant fort qu’il sera utile. Je vais vous épargner les détails et le suspense : ce n’était pas utile et personne ne nous l’a demandé du voyage.

Donc, après une première soirée à la Pirée où on a assisté à notre premier coucher de soleil mythique en Grèce :

On a pris le traversier pour Mykonos. Environ quatre heures au cours desquelles… j’ai dormi. Parce que c’est ma spécialité sur un traversier, peu importe l’endroit où je me trouve sur le globe. Même par terre au gros soleil. Merci au passager qui a entretenu la conversation avec mon amie pendant mon roupillon et qui m’a en plus prêté un chapeau pour me protéger un peu du soleil.

Parlant du soleil, qui n’est pas mon meilleur ami avec ma peau héritée d’une mère rousse, peau qui passe donc du blanc au rouge peu importe si je mets de la 50 ou pas –, c’est à cause de lui que j’ai eu une chanson de Céline dans la tête tout le long du voyage : Je cherche l’ombre! 

Je vous jure, peu importe la minuscule parcelle d’ombre que je trouvais, comme derrière un poteau, j’y allais. Au contraire de mon amie qui vivrait éternellement au soleil.

Quand je parle d'un coucher de soleil mythique, c’est parce qu’il semblerait que c’est en Grèce qu’on y retrouve les plus beaux au monde. Et si je compare mon petit échantillon à tout ce que j’ai vu dans ma vie, j’aurais vraiment tendance à dire que c’est vrai!

Selon les différents blogues qu’on a lus, les plus beaux seraient à Santorini, mais je dois dire que celui-ci à Mykonos est très, très dur à battre!

On peut voir le coucher de soleil gratuitement près de Little Venise (j’y reviendrai) ou encore s’installer dans un des très coûteux restos. Le nôtre exigeait une dépense minimale de 30 euros par personne  (mais ça valait le coût pour ma photo parfaite). On a pris une bouteille de mousseux – la moins chère du menu! – qui atteignait ce quota et on a pu profiter de cette vue. Cher, mais ça valait la peine!

Un autre point très populaire est au Boni’s Windmill. On a été chanceuses, comme il y avait peu de touristes, on n’a pas dû jouer du coude pour s’y installer. Parce que ce qu'il y a de spécial avec le soleil en Grèce, c'est qu'il devient complètement rouge avant de se coucher. C'est juste magnifique.

 

Je ne m’y attendais pas tant, mais Mykonos est vraiment une ville de party. D’ailleurs, on y retrouve une tonne de T-shirts à vendre qui disent que Mykonos est mieux qu’Ibiza! Le statut de « Ville qui ne dort jamais » aurait très bien pu être attribué à celle-ci. Heureusement, notre hôtel, qui était en plein centre-ville, nous offrait aussi toute la tranquillité voulue une fois dans la chambre. Le meilleur des deux mondes ! On a payé cher, mais c’était dans les plus abordables du quartier. On était au Matogianni Hotel et si vous tombez dessus dans vos recherches, je vous le recommande fortement!

Parce que si vous n’êtes pas au centre-ville touristique, les déplacements ne sont vraiment pas évidents. Heureusement, j’ai découvert l’application iMove, un genre d’Uber grec, qu’on a utilisée pour aller à la plage et l’aéroport. Parce que sinon, les taxis ne semblent juste jamais passer par le seul stand à taxi près du port où se trouvent les touristes. Par contre, ce n’est pas donné. Juste pour aller à la plage Agios Sostis, qui ne se faisait pas à pied, ça nous a coûté 35 euros. Même chose pour le retour.

C’est cher payé pour aller juste BRÛLER sur le sable dans mon cas (d'ailleurs, à un moment durant le voyage, j'avais l'air d'une crème glacée napolitaine avec ma peau blanche, rose et brune)! Mais c’était très beau et moins achalandé. Mon amie avait choisi cette plage parce que justement, elle est moins populaire (assurez-vous donc d’avoir tout ce dont vous avez besoin, car à part un vendeur itinérant d’eau – que j’ai encouragé vu que j’aurais pu faire bouillir des pâtes avec la mienne ! – il n’y a rien).

Pour ajouter au pittoresque de cette plage, il y a cette petite église, accessible en souffrant de la montée et du soleil :

Alors voilà, c’est tout pour cette fois sur Mykonos, mais je n’ai pas fini de vous en parler! J’ai juste trop de choses à dire.

Et un bol de tzatzíki à terminer.