mardi 3 septembre 2019

J'ai survécu au trek du Machu Picchu - mes genoux un peu moins

Je vous avais écrit précédemment que j’avais peur de monter le Machu Picchu. En fait, le Machu – on va l’appeler par son petit nom dans ce billet – n’est pas si pire que ça. Parce qu’on ne le monte pas vraiment, à part en autobus, ce que je n’ai évidemment pas fait. Non, c’est le Chemin de l’Inca qui y mène qui est le vrai trek.

Et tout un.

Allons-y jour par jour.

Jour 1


On commence au kilomètre 82. C’est là qu’on rencontre nos 14 porteurs – alias des surhommes – pour la première fois. Paqueter n’a pas été facile. On avait droit à 7,5 kg, incluant le sac de couchage, pour le sac des porteurs. Le mien était de 7,38 kg, mais je savais qu’il serait éventuellement plus léger parce que j’y avais mis un gros Red Bull pour la deuxième journée qui, je savais déjà, allait être demandante!

Les porteurs sont très réglementés, je vous en reparlerai plus tard. 
Donc la première journée, elle est, selon notre super guide Feliciano, « tranquille ». Ça ne monte pas tant (ne jamais le croire), mais c’est quand même long.

On rencontre beaucoup d’ânes et de chevaux dans les premiers kilomètres, parce qu’ils approvisionnent des genres de petits dépanneurs ambulants avec, notamment, de l’eau et du Gatorade.
 
Mais à partir d’un certain endroit, on est laissés à nous-mêmes (et aux alpagas dans leur habitat naturel!).

On a commencé à environ 2500 m pour une montée jusqu’à 3000 m pour dormir. En tout, on a marché près de 14 km. Avec une horde de moustiques fatigants. J’ai porté mes lunettes de soleil toute la journée juste pour ne pas les avoir dans les yeux…

À notre arrivée, les tentes étaient déjà montées et les cuisiniers étaient à l’œuvre. Ça aussi, je vous en reparlerai, mais on a eu droit à des FESTINS chaque jour. En fait, chaque repas.
Bon, c’est sûr que le fait que j’aie répondu « ark » à la question « de la truite pour tous? » sur l’heure du lunch a mal commencé, mais j’ai eu droit à une omelette géniale juste pour moi!

Pour la nuit, on est tombés sur un méga party de village à quelques pas de notre campement avec de la musique tonitruante jusqu’à… 4h du matin, alors qu’on devait se lever à 6h. Mettons que je ne m’attendais pas à ça en plein milieu de nulle part !

On était jumelées dans les tentes, les huit filles du défi (pour ceux qui l’ignorent, j’ai fait ça pour amasser des fonds pour la Société de recherche sur le cancer). Après une super soirée où on a chanté du Ginette Reno et les Trois accords au grand dam de notre guide, c’est là que ça s’est gâté pour deux filles du groupe. Victimes du mal de l’altitude, elles n’ont pas dormi de la nuit.

Jour 2


Le lendemain, on est partis avec une heure de retard vu leur état. Ça n’augurait rien de bon. Surtout qu’il fallait être en pleine forme pour attaquer les 13 km et surtout, les 1200 m de montée, suivis des 500 m de descente.

Après trois kilomètres, les deux filles n’en peuvent plus. Elles devront rebrousser chemin. Ça me stresse un peu parce que je sais que ces filles-là se sont vraiment plus entraînées que moi. Mais contre le mal de l’altitude, ce n’est pas le mont Royal qui va nous aider à nous préparer…

On est donc rendues six, accompagnées de deux guides. D’ailleurs, Feliciano, qui était quand même plutôt âgé, disait à la blague qu’il était en vacances avec notre rythme. Mais faut dire qu’il a déjà fait tout ce trajet en marathon, en… sept heures. Il est cinglé.

La montée est tough. J’en ai arraché côté cardio, mais j’ai pu compter non pas sur mon deuxième souffle, mais sûrement sur mon 22e.

Pour vous résumer ça, je vous dirais que ce sont des escaliers en pierre – souvent faits pour des gens avec des beaucoup plus petits pieds que moi! – à l’infini. Tu penses que tu arrives à la fin, mais non. D’autres marches apparaissent. C’est le jour de la marmotte.
 
Mais c’est fou quand on se retourne et on regarde d’où on est partis. Sauf que ce l’est tout autant quand on regarde ce qu’il reste à monter.

Sur l’heure du midi, on a eu droit à la visite de cet alpaga :
Ç’a donné le courage pour la suite!

Une fois tout en haut, où il fait vraiment froid et où c’est venteux, les réjouissances sont de courte durée. Non seulement on gèle – j’avais pas pensé à prendre ma tuque, mes gants et autres vêtements qui auraient pu être utiles dans le sac du porteur – mais en plus, comme on est au sommet, on voit tout ce qu’on a à redescendre pour se rendre au camp!
 

On avait pris beaucoup de retard ce jour-là et on est entrés au camp à la quasi-noirceur. Évidemment, ma lampe frontale était aussi dans mon sac avec les porteurs. Après autant de descente, je commençais à trouver ça moins drôle, d’autant plus que je voyais de moins en moins bien. Mes genoux étaient de plus en plus faibles et dans les dernières 45 minutes, j’ai failli tomber quelques fois et mes deux chevilles ont fait des mouvements qu’elles n’auraient pas dû faire. Ç’a été une torture. 

Selon la FitBit de mon amie, on a monté l’équivalent de 137 étages!

Oh que j’étais contente d’arriver au camp.

Sauf quand j’ai vu les toilettes. Nos premières toilettes turques. Mais vraiment pas les dernières… On va se le dire, c’est dégueulasse.

Jour 3


C’est le ministère de je ne sais quoi qui planifie nos campements et nos déplacements. On avait une journée plus courte au jour 2, ce qui fait qu’on avait beauuuuucoup de chemin à faire au jour 3. Genre 16 km. Avec notamment une descente de 1000 m d'altitude à la fin.

Nul besoin de dire que mes genoux voulaient quitter mon corps, carrément. J’ai fini les dernières 100 ou 200 marches sur un seul genou, en craignant de scraper l’autre à force de le surutiliser. Encore une fois, on est arrivés à la noirceur et notre campement était le plus loin de l’entrée. Je n’avais pu de patience.

En plus, on a eu droit à de la grêle pendant qu'on longeait des falaises. Le bruit que ça faisait sur mon poncho en plastique me donnait l'impression d'être un four micro-ondes qui fait du popcorn.

Notre chef cuisinier nous a toutefois récompensés pour nos efforts avec un gâteau. Oui, un gâteau fait je ne sais comment dans une tente portative sans four! Ils ont fait des miracles pendant tout notre trajet!

Jour 4


En fait, on pourrait presque dire « jour 3 et demi » parce qu’on a dû se lever à 3h. Les porteurs devaient se dépêcher à défaire tout le campement pour aller prendre leur train vers 5h, sinon ils n’ont pas de place debout. On s’est donc fait réveiller par des porteurs pressés qui brassaient nos tentes et une de nous a même vu un porteur tirer sur son matelas alors qu’elle était encore dessus! Pauvre eux, c’est vraiment une course contre la montre.

Quant à nous, eh bien on a marché les petites 10 minutes nécessaires pour se rendre à la porte d’entrée où il y a un contrôle pour le Machu et qui ouvre à… 5h30. Faites le calcul, on était là beaucoup trop tôt. En plus, il faisait noir et froid. Je n’avais encore une fois pas prévu le coup et j’ai gelé. J’avais pensé à apporter mon oreiller gonflable par contre. Je me suis étendue sur mon poncho cheap et j’ai dormi jusqu’à ce que l’on puisse passer. Mais j’ai tellement gelé!!!

Une chance, Feliciano nous avait dit « on va y aller tranquillement, ce n’est pas une course », sauf que son tranquillement ressemble étrangement à de la marche rapide. Alors on s’est échauffés vite! Surtout qu’il nous avait dit qu’il n’y avait presque pas de dénivelé, à peine 300 m en descente et 150 m en montée. Sauf que ça, c’est en théorie parce qu’en pratique, on les monte et descend plusieurs fois ces mètres!

On a fini le tout avec un escalier/escalade, question de nous achever, j’imagine.
Puis ma pancarte préférée du voyage :
Notre récompense après ces presque 50 km de marche, de montées et de descentes, c’est la vue de la porte du soleil, sur le Machu Picchu.

À ce moment, on oublie presque nos bobos.

Presque.

mercredi 21 août 2019

Je m’en vais monter le Machu Picchu et j’ai un peu la chienne

Au cas où vous n’ayez pas bien pris le temps de lire le titre, je vais le recopier ici : je m’en vais monter le Machu Picchu et j’ai un peu la chienne.

Pourquoi? Parce que ça fait deux ans que c’est prévu et que j’ai l’impression que je me suis inscrite à ce défi hier tellement je n’ai pas eu (ou pris) le temps de m’entraîner.

Mais commençons par le début. Il y a cinq ans, je me suis inscrite au Défi de la Société de recherche sur le cancer. Je devais traverser le désert du Sahara à pied (120 km si ma mémoire est bonne) et surtout… amasser 8000$. Je dois l’avouer, j’ai grandement sous-estimé la récolte de cet argent. Si bien que j’ai pris la décision, trois mois avant le départ alors qu’il m’en manquait la moitié, de retarder le défi. Puis j’ai décidé de faire la montée du Machu Picchu, trois ans plus tard. Pour celui-là, il fallait amasser 9500$. Je savais que ça allait être difficile, mais j’avais « le temps ».
Pour ce qui est de ma levée de fonds, j’ai presque atteint mon objectif, à quelques jours du départ. Il me manque environ 1300$. C’est peu, mais beaucoup à la fois. Beaucoup parce que la seule levée de fonds que j’ai le temps de faire d’ici la fin, c’est de continuer à ramasser les canettes et les bouteilles vides. Ce n’est pas une blague, c’est rendu que l’homme qui quête les canettes au Maxi à côté de chez moi me connaît et vient m’aider quand j’en ai trop parce qu’il trouve que c’est une belle cause! Même qu’une fois, il m’a donné une bouteille (à 30 sous, je suis rendue une experte un peu folle de la consigne) parce qu’ils ne la prennent pas au Maxi et qu’il faut aller à une épicerie un peu plus loin. J’ai voulu lui acheter, évidemment, et il n’a rien voulu savoir de mon argent!

Je vous le dis tout de suite, c’est la dernière fois que je me lance dans une collecte de fonds de même. Maudit que j’ai trouvé ça dur! C’est là qu’on réalise à quel point on est sollicités de toute part. J’ai aussi entendu toutes les excuses possibles des gens qui ne voulaient pas qu’on emballe leur épicerie en échange de don, dont ma préférée… « Moi je suis pas croyante. Je crois pas qu’on va un jour trouver un remède, alors je ne veux pas donner »… Sans commentaire.

Mais ce n’est pas l’argent qui me stresse. C’est le défi comme tel. Quatre jours de trekking en altitude et comme ce n’était pas suffisant, j’ai payé pour une prolongation de voyage de quelques jours pour aller voir la Rainbow mountain. C’est quoi? C’est ÇA :
Sauf que je n’avais pas vraiment saisi que c’était aussi du trekking. En plus, ils demandent « une bonne forme physique ». Et pour ajouter à ma panique, une amie Facebook a fait cette montée il y a quelques jours et elle a écrit que c’était extrêmement difficile. Quand je lui ai demandé sur une échelle de 1 à 10 de décrire le niveau de difficulté, elle m’a spontanément répondu : « 11 »!

Eh merde.

J’étais pas pire en forme quand je suis revenue de mon voyage autour des États-Unis avec mon petit chien. On a fait beaucoup de hiking, dont une plutôt difficile en Utah, que je vous ai racontée ici.

Mais je n’ai pas pu m’entraîner vraiment depuis le retour. Changement de vie (je suis maintenant agente de bord, pour ceux qui l’ignorent!) et mille et un projets, c’est ça que ça donne.

Bref, deux semaines avant le départ, je me suis dit que ce serait un bon moment pour aller faire une randonnée dans les Adirondacks. J’ai demandé à mon amie Jenny de trouver une montagne « intermédiaire ». Oh. Mon. Dieu. C’était rough! La montée était rocailleuse et très à pic, sur 2,4 milles. C’était aussi très « bouetteux ». Je voulais y aller avec mon équipement, mais comme une championne, je ne me souvenais plus d’où j’avais mis mon sac et mes bâtons (que je n’ai jamais encore utilisés!). Pour ajouter à ça, mes bottes étaient au chalet et ma deuxième paire (parce que j’en ai deux paires identiques sauf pour la couleur, vu que j’en avais perdu momentanément une paire…)  est je ne sais où. Dire que mon amie et moi avons souffert! On a été récompensées par cette vue :
Mais après, pour la descente. C’ÉTAIT 1000X PIRE! Disons que j’étais encore plus découragée en revenant. J’ose espérer que l’adrénaline me poussera quand mes jambes ne seront plus capables de le faire au Pérou!

Surtout que la semaine passée, je me suis dit en montant l'allée de l'avion qui était en train de prendre de l'altitude que juste ça, c'était pas facile... Alors je ne veux pas imaginer la montagne!

J’ai aussi été très dernière minute pour compléter mon équipement. Aucune surprise là quand on me connaît!

La liste était interminable. J’en avais demandé une grande partie pour ma fête. Une maudite chance parce que même si j’ai eu un rabais de 20% sur tout ce qui n’était pas en solde et que pour le reste, j’ai pris les trucs les moins chers et que j’ai laissé faire les choses moins utiles… La facture s’est élevée à près de 1000$. Une chance aussi que j’avais déjà mon sac, mes bottes et mes bâtons depuis un bout. Et comme je n’avais pas tout, ça m’a coûté un autre 500$ pour compléter tout ça, à quatre jours du départ. Ah et j’ai dû payer deux fois l’inscription de 350$ vu que j’ai changé de défi. Alors si un jour, je me fais dire que je me suis fait « payer un voyage » par les donateurs, ça se peut que je crie!

Mais bon, malgré tous les bas de cette récolte et cette non-préparation, j’ai quand même le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien puisque j’ai amassé des milliers de dollars pour la recherche sur le cancer. Et j’espère être fière de moi dans deux semaines, une fois le défi complété.

Parce que malgré tout... j'ai vraiment hâte.

Ce sera donc à suivre, évidemment, sur mes différents réseaux sociaux! (J’ai acheté un chargeur solaire pour mon cellulaire vu que j’en suis dépendante!)

Et pour ceux qui voudraient m’aider à compléter ma collecte, voici le lien 😊

mardi 23 juillet 2019

Un manoir inachevé et la tombe d'un singe astronaute

Tout comme pour l’Arkansas, j’ai voulu aller au Mississippi parce que je n’y étais jamais allée. En fait, c’est faux. J’ai passé à peu près 23 secondes là en 2014 quand je suis allée à Memphis parce que l’État du Mississippi est juste de l’autre côté du pont et qu’on l’a traversé juste pour dire qu’on y était allées. Mais techniquement, on ne pouvait même pas dire qu’on y avait mis les pieds!
Bref, j’ai voulu y retourner. Je suis allée à Natchez et je dois avouer qu’il n’y a pas grand-chose à faire là. Mais il y a une immense maison à visiter. Ce qu’elle a de particulier, c’est qu’elle n’a jamais été terminée. Les propriétaires avaient vu grand, mais ont perdu toute leur fortune dans le krach boursier de 1929 et la crise économique qui s’en est suivi. Ils ont habité seulement le premier étage, ne pouvant aménager le reste. Et la maison est encore comme ça aujourd’hui. Elle a six étages et si les plans avaient été réalisés, elle aurait sûrement été extraordinaire et le lieu de plusieurs grandes fêtes. Mais l’effervescence a plutôt fait place à… la tristesse.

 
C’est bien beau vouloir utiliser le français, encore faut-il savoir comment l’accorder. « C’est jolie », c’est pas joli du tout comme faute.
 J’ai voulu aller dans ce restaurant un peu étrange, mais il était fermé. Au moins, j’ai vu l’extérieur!
Il y a une église qui a un petit truc très particulier. C’est qu’au lieu d’avoir une croix ou autre truc religieux sur un de ses pignons, elle a… une main qui pointe vers le ciel avec son index!

 
Il y a aussi les ruines Windsor qui sont belles, même si un peu effrayantes. Il y a 125 ans, une magnifique plantation se trouvait là, mais disons qu’il ne reste plus grand-chose!
Et ça finira par disparaitre, puisqu’il y a environ trois pieds cubes de maçonnerie qui se désintègre chaque année. La moitié du stucco sur les colonnes a disparu et continue à s’éroder, et quatre à six pièces de fer se détachent chaque an.

J’ai ensuite roulé vers l’Alabama. Déjà que j’avais la chanson « Sweet Home Alabama » en tête tout le temps, cette affiche ne m’a pas aidée!
Je vous parlerai plus tard de Rosa Parks, qui a écrit l’histoire dans la ville de Montgomery, mais elle n’est pas la seule. On y retrouve la chapelle où officiait Martin Luther King Jr.
J’y suis allée dans un temps où pas mal de choses étaient fermées. Même ce monument l’était. J’ai fait ma rebelle pour aller prendre une photo, mais je me suis rapidement fait avertir que l’accès était fermé!
 
 N’oubliez pas qu’il est illégal de redonner de la nourriture à un parcomètre.
Un homme riche a décidé d’avoir son tombeau… au sommet d’un édifice à une intersection achalandée…
Je suis arrivée trop tard pour pouvoir visiter le U.S. Space & Rocket Center, à Huntsville, mais j’ai au moins pu voir la navette Pathfinder, une maquette utilisée pour faire des tests.
Et aussi – c’est ce que je voulais voir! – la tombe de Miss Baker, le premier singe à être allé dans l’espace. En son honneur, les gens laissent des bananes sur sa tombe. Ce que j’ai évidemment fait!
Il y a aussi une librairie très particulière alors que chaque exemplaire est autographié par l’auteur! J’en ai acheté deux, un de John Grisham pour mon père et la biographie de Brooke Shields pour moi. En plus, les prix sont les mêmes qu’ailleurs! J’ai trouvé ce concept génial!
 
Et au centre de la ville, on a cette superbe fontaine!

dimanche 30 juin 2019

P’tites vites de l’Arkansas


Après mon passage à Kansas City pour voir un match des Chiefs, j’étais un peu en avance sur mon itinéraire, alors j’ai décidé de regarder la carte des États-Unis et de visiter les États manquants à ma liste. Je suis donc passée par l’Alabama, l’Arkansas, le Mississippi et le Kentucky.

J’ai dû croiser un million de Walmart pendant mon séjour aux États-Unis. Mais en Arkansas, j’ai visité LE premier Walmart! Bon, ce n’est plus un magasin et ça ne s’appelait pas comme ça à l'époque, mais c’était quand même intéressant de connaître l’histoire de cette grande chaîne.
Voici donc quelques infos intéressantes apprises dans ce musée.

Le prix des items lors de l’ouverture du premier? Pour des pantalons corduroy, 3,79$. Un réfrigérateur? 139,95$.

Sam Walton, le fondateur, a ouvert un premier magasin, Ben Franklin variety store, et à la fin des années 40, il a un chiffre d'affaires de 250 000 $. Pas si mal! À la fin des années 50, il a huit succursales et des ventes de 1,4 million $.

C’est le 2 juillet 1962 que Sam Walton ouvre son premier Walmart en Arkansas. Il prend rapidement de l’expansion en ayant un seul but : les prix les plus bas, toujours. On s’entend que ça tient encore comme devise!

On peut voir le bureau original de M. Walton, qui a été reconstitué exactement comme il l’était au moment de sa mort, en 1992.
 Et voici les chiffres en 2016…
Même s’il était à la tête d’un empire valant des milliards, Sam conduisait… ceci :
Et il était reconnu pour porter des casquettes de baseball avec des devises de Walmart.
On rend aussi hommage à une des « associées » qui a gagné sa place de stationnement après 50 ans – j’espère qu’elle a aussi eu une tonne d’autres cadeaux!
J’ai ensuite fait le tour des attractions un peu bizarres suggérées par mon fameux site Atlas Obscura. J’ai donc découvert cette église, la Thorncrown Chapel :
 
J’ai voulu aller voir un pont naturel et c’était assez loin après un chemin de terre, mais je n’avais pas vu, quelques kilomètres plus tôt, l’affiche disant que c’était fermé. Bonjour perte de temps!
Si Rio a son Cristo Redentor, Eureka Springs a son Christ of the Ozarks.
J’ai quitté l’Arkansas pour aller visiter les États tout près, mais j’y suis revenue pour aller voir la maison où Bill Clinton a grandi, à Port Hope.
J’ai adoré cette visite guidée. L’information qui m’a le plus surprise? Clinton n’était pas son vrai nom de famille! En fait, il s’appelait William Jefferson Blythe III. 
Son père est mort dans un accident de voiture alors qu’il avait trois mois. Sa mère l’a laissé à ses parents le temps d’aller à l’université. À son retour, elle a rencontré Roger Clinton Sr avec qui elle s’est mariée. Bill a commencé tout de suite à utiliser le nom de son beau-père, mais n’a officiellement changé de nom qu’à l’âge de 15 ans. C’est tout de même un peu bizarre, car il l’a fait en signe de reconnaissance envers son beau-père, alors qu’il dit se rappeler de lui comme un homme violent, gambler et alcoolique…

Avoir eu un enfant, j’aurais pu lui acheter ces « magnifiques » cahiers à colorier!
Avant d’aller en Arkansas, je suis passée par Joplin, où je pensais évidemment constamment à Janis Joplin! Là-bas, j’ai visité un minuscule musée sur… les moules à biscuits! C’était vraiment petit et pas si intéressant, mais je trouvais ça drôle de visiter ça.