mardi 20 novembre 2018

Tout (ou presque) sur le selfie!


La seule raison pour laquelle je suis allée à Hollywood, c’est pour prendre une photo de mon chien avec les étoiles de Hollywood Boulevard. Bon, OK, un peu aussi pour voir la toute nouvelle étoile de Carrie Underwood – pas du tout obsédée la fille – dévoilée à peine quelques semaines plus tôt.

Je n’avais aucun autre intérêt et il commençait déjà à être tard quand mon attention a été captée par… le Musée du selfie. Il n’y avait clairement pas ça la dernière fois que j’ai marché sur cette rue! En fait, on m’a confirmé que j’étais même dans les premiers visiteurs et que l’ouverture officielle n’avait pas encore été faite. Ma curiosité était piquée, je devais y aller!

En gros, le Museum of Selfies, c’est une tonne d’occasions photo et quelques informations intéressantes sur l’art moderne qu’est le selfie.

Comme il était environ 22h et que j’étais la seule visiteuse, j’ai eu droit à une visite guidée de la gérante.

J’avais mon selfie stick – ils en fournissent un à l’entrée si vous n’en avez pas – mais j’avoue que la majorité des photos sont meilleures si on a quelqu’un d’autre pour nous photographier. Ça enlève un peu le principe du « selfie », mais les résultats sont cool. Comme dans ces cas-ci.

 


Comme ce n’était pas du tout prévu, je n’étais pas maquillée, j’étais cernée, je portais un coton ouaté et mes cheveux n’avaient pas eu de soins particuliers… Pas les meilleures conditions pour ce musée où notre face est mise en valeur, je dois l’admettre!

On commence la visite avec une petite histoire de la photo et des selfies. Le mot a été utilisé la première fois en 2002 par un Australien sur un forum. Ça aura pris du temps en maudit pour que ça fasse le tour du monde par la suite!

Le premier selfie de Paris Hilton? En 2006, avec nulle autre que Britney Spears! Le premier selfie stick avait en fait été patenté par Hiroshi Ueda pour prendre une photo de vacances en… 1980!

On a ensuite des stats intéressantes, comme le nombre incroyable de téléphones cellulaires vendus par jour, année et au total. Même chose pour les photos publiées sur Instagram. Quant aux décès causés par les selfies? On en avait répertorié 322 à ce jour.

On apprend aussi que les filles sont en majorité représentées sur les selfies (grosse révélation ici!) mais c’est encore plus important à Moscou, où elles représentent… 82%! (L’étude a été faite dans cinq grandes villes). Ils ont même calculé l’inclinaison moyenne de nos têtes sur les photos!

Mais même si tout ça est intéressant, le fun, ça reste de prendre des photos.

On présente le fameux selfie pris aux Oscar pour ensuite pouvoir prendre ceci :

 
On parle d’argent pour ensuite aller se baigner dedans, littéralement.

 
Ici, l'effet peinture est assez réussi avec une caméra professionnelle. (Les chaises!) Un peu moins avec un cellulaire et... probablement pas du tout en format selfie.

La dernière mise en scène où on peut se prendre en photo est comique. Elle rend « hommage » à la personne qui a détruit une œuvre valant 200 000$ en voulant se prendre en selfie avec elle en 2017, à Los Angeles. Bravo championne. On peut donc recréer la scène en trois temps avec ceci comme finale. À noter mon grand talent de comédienne (not).

 
J’ai vraiment eu du plaisir, mais avoir su, je me serais un peu « arrangée ». Des selfies, ça sert quand même à être publiés, non?

mardi 13 novembre 2018

Du Zion à Dion… dans la même journée!


Je ne suis pas vraiment du genre plein air à la maison, mais on dirait que je le deviens en voyage. Les seuls endroits où j’avais fait du hiking avant ce périple, c’est en Italie, dans l’Ouest canadien et en Afrique du Sud. C’est à peu près tout.

Mais dans l’Ouest américain, j’en ai fait à la tonne! J’ai poussé mes limites à quelques reprises. Je ne suis pas la fille la plus en forme au monde, mais je me débrouille et je déteste faire les choses à moitié, alors si je commence une randonnée, c’est pour aller au bout.

Il semblerait qu’une des plus mythiques randonnées aux États-Unis soit celle nommée Angel’s Landing, au Zion National Park. J’avais une journée et demie pour faire ce parc. En fait, j’ai eu un peu moins de 24 heures finalement parce que je me suis arrêtée en chemin à la Valley of Fire, où j’ai passé quelques heures.

Parenthèse, ça valait la peine!
 
 Sauf pour cette rencontre fortuite au milieu de la route…
 
Je suis donc arrivée au Zion National Park, dans l’Utah, en début de soirée. Je n’ai fait que le trajet en autobus et comme le soleil commençait à se coucher, les couleurs du canyon n’étaient pas si éclatantes. J’étais même un peu déçue. Mais je savais que c’était beau, parce que j’y étais allée 12 ans plus tôt – juste dans le stationnement parce qu’on devait revenir à Vegas pour le show de Céline Dion.

Eh bien le même scénario s’est répété cette fois, puisque le lendemain, je devais aussi revenir à temps pour le spectacle de Céline! (Ma chanteuse préférée ex aequo avec Carrie Underwood, pour ceux qui l’ignoreraient). Mais cette fois, je ne voulais pas me contenter du stationnement. La veille, au kiosque d’informations, l’homme m’avait un peu jugée en me disant que je ne devrais pas faire le Angel’s Landing – surtout pas avec mon chien. Il m’a piquée au vif. Je voulais le faire.

Je suis donc allée faire mes recherches sur le web et j’ai trouvé des vidéos de cette randonnée. Oh. C’est quelque chose. Des falaises de centaines de mètres de chaque côté avec une chaîne pour se tenir et traverser un corridor d’à peine un mètre de large… des trucs comme ça, vous voyez?

Je me suis dit que je commencerais en arrivant dès l’ouverture du parc et que je monterais ce que je serais capable de faire. Évidemment, ma journée a mal commencé en me levant en retard pour cause de cellulaire décédé durant la nuit – vive le camping sans électricité! Je suis donc arrivée au bas du canyon quelques heures plus tard que prévu. On parlait d’environ quatre heures pour faire la randonnée. J’avais ensuite environ deux heures de route à faire pour le retour à Vegas, je devais me préparer et surtout aller mener mon chien à la garderie. C’était serré mais… trop tentant.

J’ai donc commencé la montée. Au début, c’est juste une longue marche. Puis ça monte en zig-zag. En encore d’autres zigzags…
Puis les choses sérieuses commencent. Charlot, mon adorable chihuahua, a fait la première partie en marchant et la deuxième, dans son sac à dos. Il faut dire que plusieurs personnes sont décédées en faisant cette montée au cours des dernières années. Je me sentais responsable de cette petite vie à quatre pattes, ce qui rajoutait un stress supplémentaire.

Je n’ai pas le vertige, une chance. Parce que ce serait impossible de faire ça. À mi-chemin, c'est là qu’on sépare les hommes des enfants. Ça se corse. 

Des montées en escalade, avec les chaînes, des passages étroits… Ça allait bien. Mais je me disais que ça risquait de se corser en descendant. Je trouve toujours ça plus effrayant de redescendre.

Voici quelques-uns des passages.
 

La vue en haut est belle, mais je vous avouerais que la satisfaction d’avoir réussi est encore mieux. (les points bancs en bas dans la deuxième photo, ce sont des autobus)

 
 Et pour la descente… Fallait être prudent!
 
Ma récompense après avoir fait tout ça? Un show extraordinaire de Céline, au cours duquel j’ai évidemment chanté du début à la fin! (Désolée, voisins de siège...)

lundi 5 novembre 2018

Un désert plein de surprises


J’ai une amie qui est championne dans les découvertes de trucs «instagrammables». Oui, c’est un nouveau mot (du moins, dans notre vocabulaire!) et c’est entre autres grâce à elle qu’on avait visité le Musée de la crème glacée à Miami.

Je lui ai donc demandé de chercher des incontournables pour mon compte Instagram durant mon voyage et elle a trouvé quelque chose de très… bizarre : la Salvation Mountain.

C’est en plein désert, au milieu de nulle part au sud de la Californie. Au début, je prévoyais arrêter à San Francisco et couper tout de suite vers l’Utah, mais quand j’ai vu ça, j’étais trop intriguée!

J’ai donc ajouté un méga détour à mon voyage pour aller voir ça. Mais c’était une bonne idée parce que ça m’a aussi permis d’aller au Joshua Tree National Park, qui est tout près.

C’est quoi, Salvation Mountain? Je vais commencer par des photos, ça va vous donner une idée. Ou pas.
 
 
 
Ça, c’est d’un côté, c’est la montagne, mais il y a une deuxième partie, d'un autre style, tout aussi coloré, mais où on va plus dans les entrailles, disons. Aussi difficile à décrire!
 
On peut l’escalader en marchant sur la trace jaune, pour se rendre à la croix.

Cette œuvre est celle d’un homme qui a découvert la foi à l’âge adulte et qui a voulu faire cela pour se repentir et montrer au monde entier que « God is love ». Il l’a fait avec ce qu’il avait sous la main, c’est-à-dire pas grand-chose, en trouvant des trucs au dépotoir et en prenant ce que les gens lui offraient. Il a vécu là sans électricité, également.

Pas besoin d’être religieux pour y aller, l’expérience pour les yeux en vaut le coup!

Par la suite, je me suis dirigée vers le Joshua Tree National Park. Je rêvais depuis longtemps de voir ces fameux arbres.
 
Le lendemain, j’ai voulu aller faire une randonnée plutôt difficile et la raison est assez simple : la fille au kiosque d’informations m’a regardée comme si je ne pouvais pas faire cette montée, qu’elle qualifiait de difficile. Elle a piqué mon orgueil, alors j’ai voulu la réussir!

La vue n’était pas particulièrement splendide (je suis peut-être un peu blasée) mais juste pour l’avoir réussi, ça valait la peine!
 
Il y a aussi un jardin des cactus à quelques milles de là. C’est un champ plein de magnifiques cactus que je n’avais jamais vus auparavant. Et comme pour pas mal tout le reste, c’est au milieu de nulle part!
Il y a aussi les jumbo rocks, dont une qui ressemble à un crâne.
Et moi, je trouve que celle-ci ressemble à un visage de chimpanzé. Mais j’ai pas mal d’imagination, je pense…
Ah et en marchant, on croise aussi de magnifiques cactus! Ils sont moins magnifiques quand une de leurs épines se retrouve dans notre sac à dos. Outch!

mercredi 24 octobre 2018

P’tites vites de Seattle (et une méga frousse)


Voici en rafale quelques faits saillants (ou pas) de mon passage à Seattle lors de mon actuel road trip américain.

Une des attractions principales est le Pike Public Market. Il ne faut pas être agoraphobe pour aller là parce qu’il y a du monde en maudit!
On vend toutes sortes de choses, mais principalement du poisson frais. Pour une fille qui ne mange pas de poisson ni de fruits de mer, ce n’était pas très intéressant, mais sachez qu’ils livrent gratuitement dans les hôtels du centre-ville!
 
 
Tout près de là, il y a le fameux Gum Wall. La tradition perdure depuis 1993 et les gens y collent leur gomme. Oui, c’est un peu dégueulasse, mais c’est quand même très beau et c’est le royaume du selfie! En 2015, ils ont décidé de tout enlever pour s’assurer que ça ne cause pas d’érosion à la brique. Ils en ont eu pour 130 heures et ont enlevé 2350 lb de gommes! Trois ans plus tard, le mur est redevenu ce qu’il était! Mais bon, mon chien n’a pas semblé être trop impressionné…
 
Vous commencez probablement à le savoir; dès qu’il y a une tour ou un endroit avec une belle vue sur une ville, je dois monter. À Seattle, il y en a deux, alors je les ai visitées dans la même soirée! Pour le Space Needle, la tour emblématique de la ville, il faut acheter un billet qui nous donne le droit d’y aller entre telle et telle heure. Le mien me donnait le temps d’aller visiter les Jardins de Chihuly, tout juste à côté. Ce sont des œuvres en verre soufflé… époustouflantes!
 
Je ne sais pas où j’avais la tête par contre cette journée-là, mais j’ai encore une fois frôlé la catastrophe. J’ai d’abord perdu mon billet pour le Space Needle quelque part dans la boutique de souvenirs. Comme je n’avais pas de reçu et que ça vaut pas pire cher, je paniquais. Puis, je l’ai retrouvé par terre.

Quelques instants plus tard, au jardin de verre, j’ai réalisé quand j’ai voulu prendre une photo que… ma caméra – OÙ EST MA CAMÉRA!? (Petit rappel de la même scène avec mon laptop cette fois à Londres…) Ma caméra est non seulement importante en raison des photos – au moins je transfère mes photos chaque jour au cas où une chose comme ça arrive –, mais c’est aussi un gros investissement que j’ai fait, alors j’y tiens. Je me suis mise à courir pour retourner là où j’avais pris la dernière photo et comme elle n’était pas là, j’ai crié en anglais : « Est-ce que quelqu’un ici a trouvé une caméra!? » et heureusement, un petit couple m’a dit qu’il l’avait remise à la sécurité. J’ai couru vers l’agente, qui, lassée, m’a dit que c’était aux objets perdus à l’entrée. J’ai couru encore une fois vers l’entrée où on m’a redirigée vers un petit couloir où – OUF – ma caméra était. J’ai donc recommencé à respirer. J’ai voulu replacer tous mes trucs – sacoche du chien (oui, je le transporte parfois dans une sacoche), ma vraie sacoche, ma caméra, mon manteau… Shit. OÙ EST MON MANTEAU? Comme j’étais déjà aux objets perdus, je leur ai demandé s’ils l’avaient. Réponse négative. Je leur ai laissé ma description et j’ai à nouveau couru dans le sens inverse. Mon manteau était par terre, là où j’avais crié pour ma caméra. Jamais deux sans trois, hein? Non mais, sérieusement!

Bref, j’ai ensuite fait la file pendant une heure pour monter au sommet de la Space Needle où la vue n’est pas si chouette. Mais au moins, c’est cool parce qu’il y a un plancher de verre qui bouge et fait faire un 360 degrés si nous, on ne bouge pas 😊
La vue est plus belle du Sky View Observatory, tout simplement parce qu’on voit la Space Needle.
Le Kerry Park offre aussi une superbe vue sur la ville.
J’ai également trouvé la même statue qu’à Montréal (et à La Nouvelle-Orléans), mais cette fois avec son jumeau.
Je ne sais pas si on a ça aussi à Montréal, car il est rare que j’utilise les stationnements du genre (lire chers), mais c’est super brillant pour ne pas oublier où on met sa voiture! J’en aurais eu besoin à Toronto… 
Les lampadaires dans le quartier chinois sont vraiment beaux!
J’aurais peur de vivre ou de travailler dans cet immeuble! En fait, tout le monde a eu un peu peur quand ils ont commencé la construction et un méga trou juste à côté…
 
Les « Bixi » de Seattle sont un peu n’importe où dans la ville. On dirait qu’on peut juste les prendre, comme ça, et les laisser où on veut. Mais ça prend une app qui déverrouille l’une des roues! Brillant!
En terminant, je suis allée voir les Seahawks. J’avais vraiment hâte parce que les partisans ont la réputation d’être les plus bruyants de la NFL. Comme j’ai maintenant assisté à des matchs locaux de la moitié des équipes de la ligue, je peux vous assurer qu’à date, ils sont en effet les plus bruyants!
Cette réputation n’est pas que légende urbaine. Comme ils sont considérés comme le « 12e joueur », le numéro 12 est partout dans la ville. Il a même été retiré par l’équipe, son drapeau flotte et est hissé à chaque début de match et des partisans portent même ce chandail!