mercredi 16 février 2022

Du sport et de l'art à Houston

Je suis allée à Houston pour assister à un match de la NBA et un de la NFL en décembre dernier. Je m’attendais donc à me retrouver dans une ville qui carbure au sport professionnel, d’autant plus que mon hôtel était à quelques pas de l’amphithéâtre des Rockets (NBA) et du stade des Astros (MLB).

Mais je ne m’attendais pas à y croiser autant… d’œuvres d’art! Je savais avant d’y aller qu’il y avait des dizaines et des dizaines de murales, mais malgré tout, je ne m’attendais pas à en croiser autant. Et ceux qui suivent mes péripéties savent que je CAPOTE sur les murales. Aucune idée pourquoi, mais c’est une obsession.

Commençons d’abord par les sports. Je vous ai déjà parlé du match de basketball auquel j’ai assisté, mais le but principal de mon voyage, c’était de renouer avec mes chers Colts d’Indianapolis!

Pour l’occasion, je n’ai pas lésiné sur les moyens. Aucune chance qu’on ne comprenne pas pour quelle équipe mon cœur battait! De mon côté, j’avais mon tout nouveau chandail de Jonathan Taylor, mais la pièce maîtresse, c’était Charlot. Il avait son chandail des Colts, mais aussi son collier et sa laisse!

J’avais vraiment hâte de voir le stade de Houston parce que les Texans ont suivi l’adage « Everything is bigger in Texas » qu’ils l’ont combiné avec le syndrome du voisin gonflable. C’est ainsi qu’ils ont répondu à l’écran géant des Cowboys de Dallas – que j’ai vu quand je suis allée à Dallas voir les Colts s’y faire carrément démolir en 2014 – avec un écran encore plus grand. Les voici :

Mais j’avoue que je suis quand même plus impressionnée par le central de Dallas.

Le stade n’en est pas moins magnifique. Même s’il était presque vide puisque l’équipe est pourrie. Je ne m’en plaindrai pas puisque mon équipe a gagné… 31 à 0!

Le stade est aussi situé en face de l’ancien domicile des Astros, l’Astrodome, qui porte aujourd’hui le nom de NRJ Astrodome (aucune équipe n’y joue) puisque tous les stades de ce complexe portent « NRJ » dans leur nom.

Il y en a aussi un pour les rodéos ou les livestock shows à côté. D’où la présence de ces statues :


 

Lors de ma dernière journée, j’ai fait la visite guidée du stade de baseball des Astros puisque je ne pouvais évidemment pas voir de match au mois de décembre. Mais j'ai pu fouler le terrain!

Ce qui est cool, c’est que l’équipe a remporté la Série mondiale en 2017, alors on peut encore sentir cette frénésie par moments.

 

Je ne me souviens pas exactement pourquoi, mais sûrement en raison du passé pétrolier de la ville, on retrouve une vieille pompe à essence Phillips 66 qui compte le nombre de coups de circuit cognés dans le stade! Elle ne calcule évidemment que les circuits de son équipe locale!

Il y a aussi un train qui se promène lorsqu’il y a un circuit. C’est pour souligner le fait que le stade est là où il y avait autrefois la gare. D’ailleurs, l’entrée du stade est la même que la gare de l’époque, ce qui explique le méga « clash » de style avec le reste!

Et comme j’aime les murales, j’ai été charmée par celle-ci, mais déçue d’apprendre qu’elle était repeinte chaque année!

Au niveau des loges, on a aussi droit à une série de photos présentant l’évolution du logo et des chandails. Disons que le brun-jaune-orangé a mal vieilli!

Autre signe d’une autre époque, l’ancien nom de l’équipe est « Colts », mais en l’honneur du pistolet du même nom. Même que lorsqu’ils ont effectué la première pelletée de terre pour leur stade, au lieu d’avoir des pelles, ils avaient… des fusils!

Évidemment, la photo d’équipe en pleine pandémie se démarquera à tout jamais (on espère) des autres…

Je sais que je vous ai aussi déjà montré quelques murales, mais j’y reviens (j’ai mentionné « obsession »?) quand même!

Il y a un site génial qui donne l’emplacement de toutes les murales sur une carte. Alors pour vous donner une idée du grand nombre, ç’avait l’air de ça autour de mon hôtel :

Alors en voici quelques-unes, que j'ai pu voir en arpentant des kilomètres à l'infini dans la ville et en collectionnant les maux de pieds!

 
 

Mais il y avait aussi d’autres œuvres que les murales :

 
 

Même dans les stations « Bixi »!

Bref, nul besoin de vous dire que cette ville avait tout pour me charmer!


lundi 24 janvier 2022

P’tites vites de Mykonos

Lors de la petite période d’accalmie de pandémie et du droit au voyage non essentiel sans s’attirer les foudres d’une nation entière, je suis allée en Grèce, avec ma partenaire de voyage parfaite.

On a fait quelques villes, dont la mythique Mykonos. Après tout, un premier voyage en Grèce sans un arrêt à Mykonos, ce n’est pas possible, non? On y est allées en traversier en provenance d’Athènes.

Tout d’abord, je dois dire qu’on a payé un peu cher pour notre hôtel, mais qu’on était situées en plein cœur de la ville et à quelques pas d’à peu près tout.

C’est sûr que si on voulait aller voir des trucs plus spécifiques et loin sur l’île, il fallait faire preuve de patience (et aussi avoir téléchargé l’application équivalente à Uber), mais à part notre petite escapade loin de la civilisation, notre choix d’hôtel était parfait.

On a logé au Matogianni Hotel, qui était près de tout. Mais avec un endroit aussi bien situé, beau et confortable vient un prix! On a dû débourser un peu plus de 900 $ pour trois nuits.

On a pris notre premier repas dans cette ville au restaurant Maeva, où on a été servies par une Française qui nous parlait en anglais, évidemment. Je dois admettre que le fait que ce nom soit celui d’un personnage de mon premier roman a pesé dans la balance pour notre choix! Ça et le fait qu’on avait vraiment très faim à ce moment.

 

On a par contre eu la visite d’un chien qui était cute… jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche. Il avait les pires dents de l’histoire des chiens. Beurk!

Ce qui est charmant du vieux quartier de Mykonos est le fait que tout soit bleu et blanc. Et comme on a eu droit à un parfait ciel bleu tout au long du voyage, ça n’a fait qu’augmenter l’effet!

 

Je ne sais pas depuis quand étaient stationnées ces voitures, mais on s’entend qu’elles sont vraiment dues pour un bon lavage! Mais comme elles étaient toutes comme ça, y compris les motos, je pense que c’est juste un endroit à éviter pour laisser son véhicule…

Les trottoirs et les rues dans cette partie de Mykonos sont entièrement piétonnes et très belles puisque ce sont des pierres et du mortier blanc. Retournez voir la photo du chien aux dents dégueulasses pour comprendre. Par contre, je pense qu’ici, ils ont manqué de budget, alors ils ont juste peint le mortier!

Le restaurant Chez Jimmy's avait l’air très populaire, surtout si on se fie à la tonne de photos de vedettes, toutes plus méconnues les unes que les autres selon moi, qui placardent les murs.

On a chacune pris un gyro et il était… wow! Avec des frites au centre et tout. Un vrai délice!

Suis-je la seule qui voit un chien dans ces pierres? Vous savez, ceux avec les longues oreilles qui pendent?

Je vous ai déjà parlé de l’obsession des Grecs pour l’anatomie masculine, mais ajoutez à ça juste tout ce qui a rapport au sexe.

 

En faisant ma valise, j’ai complètement oublié le chargeur pour ma montre FitBit. Je me suis dit que ce ne serait pas si grave, que j’aurais juste à en racheter un sur place. Mais… ça n’existe pas. Le seul endroit où j’ai trouvé selon leur site qu’ils en auraient peut-être était à une bonne grosse demi-heure de marche, au gros soleil et en pente constante, où j’ai dû faire la file à l’extérieur pendant un long moment pour je ne sais quelle raison. Évidemment, avec ma chance, ils n’en avaient pas. Mais, j’ai quand même croisé des endroits très sales comparé au reste du quartier :

Et aussi ce bar à l’affiche douteuse :

On a eu plusieurs trucs gratuits dans les restos (mon amie est un aimant à numéros de téléphones et offres gratuites, alors on en profite!) et dans celui-ci, on a eu… des légumes.

Ceux qui me connaissent savent que je ne peux vivre sans Red Bull vu mon horreur du café. Alors j’ajoute cette photo à ma liste de canettes aux écritures des quatre coins du monde :

Ça m’a pris un moment avant de comprendre que les chiffres n’étaient pas dans le bon ordre sur ce clavier. C’est toutefois très brillant, parce qu’une personne mal intentionnée ne peut pas se fier au mouvement de nos doigts pour découvrir notre NIP!

J’ai bien aimé ce jeu de mots dans la boutique Dior!



mardi 21 décembre 2021

P’tites vites de Houston

Me voilà donc au Texas. La raison? Mon chien n’était pas d'accord avec la neige hâtive tombée sur Montréal et voulait voir un palmier. Et je ne peux rien lui refuser…

Bon. J’avoue, ce n’est pas la vraie raison principale, celle-là, je l’ai admise dans mon dernier blogue. En tant que fan des Colts d’Indianapolis dans la NFL, il y avait bien plus de 625 jours que je n’avais pas vu mon équipe. Je vous ai d’ailleurs expliqué la « règle » que j’ai établie il y a plusieurs années qui exige que j’assiste à au moins un de leurs matchs par saison.

Alors, après 1443 jours, soit 3 ans, 11 mois et 13 jours (OMG), j’ai ENFIN pu renouer avec mon équipe. Depuis mon dernier match, le quart Andrew Luck dont j’arborais fièrement le chandail, a pris sa retraite et donc j’ai commandé un nouveau jersey. Mon choix s’est arrêté sur le phénomène Jonathan Taylor, un porteur de ballon absolument extraordinaire. Ça adonne qu’il porte le numéro 28 et comme j’ai 28 ans chaque année… c’était parfait.

Mais comme le titre l’indique, ce sont des « p’tites vites », alors allons-y.

Ce n’est pas la première fois que je vois des « pet relief areas » dans des aéroports américains – parce qu’ils sont vraiment plus à l’aise avec les animaux qui voyagent que nous au Canada –, mais l’aéroport de Charlotte remporte la palme jusqu’à maintenant avec ces nombreuses stations comme celle-ci :

D’ailleurs, comme nous étions à Charlotte, je m’en serais voulu de ne pas prendre cette photo (malgré son double-menton) :

C’est l’été ici si je me fie à la température, mais c’est quand même le temps des fêtes et j’ai été agréablement surprise de tomber sur cette patinoire en me rendant à un match de basket!

Alors, parlant de basket, j’étais évidemment très contente de pouvoir assister à un match des Rockets de Houston. Et je dois l’avouer, ce n’est qu’une fois ici que j’ai fait le lien entre la NASA et le nom de l’équipe. Pas fort, hein? Même chose pour l’équipe de baseball qui s’appelle les Astros… Mais à ma défense, je ne m’étais tout simplement jamais arrêtée à ça!

Comme dans la NFL, les Rockets ont une politiques « no bag », alors à moins d’avoir une sacoche de la grosseur d’un portefeuille, on ne peut pas l’apporter. C’est surprenant, mais au moins, on s’assure de ne pas avoir d’armes ou de trucs du genre.

Mon billet pour le basket n’était vraiment pas cher. J’ai profité du Black Friday pour en obtenir un à 25$ qui comprenait un breuvage (bière, eau ou boisson gazeuse). Ça vaut la peine! J’ai eu droit à un match enlevant, alors que c’était l’égalité 116-116 dans les derniers instants du match et que les Rockets ont réussi le panier gagnant avec 1,6 seconde à jouer. Ce n’était pas salle comble, mais l’ambiance était vraiment cool et comme c’était mon premier événement sportif depuis une éternité, j’ai adoré!

Par contre, pour 12$, j’ai eu droit au quesadilla le plus triste de l’histoire.

Une belle initiative, c’est le coin des jeux pour enfants. Il y a une arcade et un terrain de basket et les jeunes doivent débourser quelques dollars (OK, les parents doivent débourser…) et tout l’argent va à l’hôpital pour enfants de la région.

Le dernier championnat de l’équipe remonte à 1995, mais ils ont conservé le plancher et on reconstruit un vestiaire pour qu’on puisse s’y prendre en photo : 

Prochain arrêt : le football. Les Texans sont tellement mauvais cette année que j’ai pu avoir un billet pour 19$! Et honnêtement, ils étaient vraiment pourris. Je ne me plaindrai pas, mon équipe a gagné 31 à 0! Ça compense pour la fois où je suis allée voir les Colts à Dallas et qu’à un moment dans le match, la marque était de 42 à 0 pour les Cowboys… Cette fois, les gens les huaient et étaient peu nombreux dans les estrades. Ce n’est certainement pas mon portefeuille qui va s’en plaindre.

Je parlais dans mon dernier blogue de l’avancée technologique fulgurante des États-Unis en raison de la pandémie et en voici un autre exemple. On peut payer sa facture au restaurant avec un code QR. La première fois que je l’ai utilisé, toutefois, la serveuse était un peu déboussolée et est allée vérifier avec le gérant parce que j’étais la première à se servir de cette option. Mais je l’ai refait quelques fois et wow, quelle économie de temps! Une idée pour nos restos au Québec?

Par contre, pour pouvoir payer, il faut inscrire son code postal. Évidemment, ils ne sont pas prêts à un code avec des lettres et des chiffres. Mais voici mon truc infaillible, qui fonctionne aussi sur les pompes à essence : prenez les trois chiffres de votre code postal canadien et inscrivez « 00 » à la suite. Ça marche à tout coup, je vous le jure!

Non mais qui a dit que vous n’apprendriez rien avec mon super blogue 😉

Et vous n’avez encore rien vu concernant Houston, je vous l’assure!

lundi 6 décembre 2021

Rebonjour les States après... 625 jours!

Depuis une bonne dizaine d’années, je vais aux États-Unis plusieurs fois par année. Bien sûr, le fait d’avoir des parents Snowbirds aide pour y aller dans le temps des fêtes et lorsque les tempêtes de neige montréalaises nous font sacrer comme jamais, mais j’y suis aussi allée plusieurs fois pour des spectacles, des événements sportifs et bien sûr, mon long road trip de près de trois mois avec Charlot.

Mais en raison de la pandémie et de toutes les restrictions – vous les connaissez, pas besoin de les renommer ici! – je n’y avais pas mis les pieds depuis… 625 jours!!! J’attendais donc mon retour en sol américain avec impatience. Parce qu’on aura beau dire ce qu’on veut des Américains, de leur politique et de leurs (très) nombreux défauts, reste que j’adore ce pays aux paysages et cultures aussi différents d’une ville à l’autre, d’un côté du pays à l’autre.

Et bien évidemment, j’avais vraiment très hâte d’aller voir un match des Colts, l’équipe favorite de Charlot (je sais ben pas où il a pris ça…). Normalement, depuis la saison 2009-2010, je vais les voir une fois par année dans une ville différente. Mais en 2018, comme j’ai vu trois autres matchs pendant mon road trip,« et un autre en début de saison avec mon père, je me suis dit que ça irait à l’année suivante. En 2019, mon nouveau poste d’agente de bord ne me permettait pas de demander les congés que je voulais puisque j’étais encore une des petites dernières. Et… 2020 a été 2020. Alors si on continue dans les chiffres, je n’avais pas assisté à un match des Colts depuis le 23 décembre 2017, à Baltimore.

Cette année, maintenant que je gère mon horaire comme travailleuse autonome (maudit que j’aime ça!), j’ai pu analyser le calendrier des Colts et « spotter » une ville que je n’avais encore jamais visitée. Résultat? Houston!

J’en suis donc à ma quatrième présence au Texas, après mon périple à San Antonio et Dallas (aussi pour voir les Colts en 2014), un arrêt à Dallas et Amarillo pendant mon road trip et une courte présence à El Paso lors de mon séjour au Nouveau-Mexique, au moment où la pandémie frappait le Québec (oui, je fais partie des gens qui sont partis le 12 mars 2020 alors que l’apocalypse du lendemain n’était encore pas du tout prévisible).

Bien honnêtement, ce que j’ai découvert en faisant mes recherches sur Houston était complètement à l’opposé de ce à quoi je m’attendais. On s’entend que quand l’aéroport s’appelle George Bush, on se dit que ça risque d’être assez républicain et très redneck dans le coin. Mais… non. Tellement pas!

Pour vrai, on est loin de la population qui ne vit que pour le pétrole. Il était temps que je mette mes idées préconçues aux poubelles! Non seulement on y fait du recyclage dans les rues, les hôtels et les stades et arénas, mais en plus, la ville a vraiment pris un méga virage vert. Sérieux, qui l’eût cru?

Vous ne me croyez pas? Regardez ça! 

 

À gauche, on peut lire «Welcome to Houston, energy transition capital of the world» et à droite, «How the Texans tackle bottles and cans - Proud sponsor and recycling sponsor of the Texans».

Je m’attendais aussi à ce que tout le monde se foute pas mal de la Covid. Mais… encore là, pantoute! Le masque est obligatoire dans les transports en commun et fortement recommandé dans les espaces publics. À mon hôtel, par exemple, il est optionnel pour les gens doublement vaccinés, mais obligatoire pour les autres et le personnel.

J’ai visité plusieurs restaurants et ce n’est qu’à ma quatrième journée que j’ai vu du personnel qui n’en portait pas en majorité.

Bon, c’est certain que l’arrivée du variant Omicron juste avant mon départ a peut-être un peu compliqué les choses. Mais la technologie a fait un pas de genre… 1000 ans aux États-Unis. Ils sont passés à l’ère numérique en un claquement de doigts. Pour vous donner une idée, il y a à peine deux ans, je m’étais fait regarder d’un air complètement abasourdi quand j’avais payé avec mon téléphone dans un stade de baseball. Aujourd’hui, j’ai TOUT payé (sauf un billet de train) avec mon téléphone et je n’ai même pas eu besoin de retirer un seul dollar. Méchante différence! Si vous ne le saviez pas, jusqu’à la pandémie, les commerces acceptaient encore les chèques et ils étaient nombreux à ne pas connaître l’existence d’Interac.

C’est la même chose pour les billets, que ce soit de sport, d’exposition ou d’avion. Pour entrer aux États-Unis, du moins avec American Airlines, il faut télécharger l’application Verifly et c’est dans ça que j’ai téléversé ma preuve vaccinale et mon résultat négatif à la Covid. Je vais faire la même chose avec mon nouveau résultat pour rentrer au Canada. Mais bon, c’est sûr que tout ça a un coût. Si j’avais dû dépenser une centaine d’euros pour mon test en Grèce, cette fois j’ai déboursé 99 CAD à Montréal et 130 USD, plus une quarantaine de dollars en Uber parce que je ne voulais pas perdre trois heures en transport en commun, pour le retour.

Je vous reparlerai de la ville comme telle, mais sachez qu’elle est magnifique. On y compte environ 900 murales et œuvres d’art. J’ai passé ma quatrième journée à me promener à la recherche de ces murales et je compte faire la même chose pour ma dernière journée.

En voici quelques-unes jusqu’à maintenant :

 

 

Alors, même si je ne renie pas mon côté cowgirl, je suis bien contente de ne pas avoir apporté mes bottes de cowboy, car j’aurais été la seule à en porter dans toute la ville!

 

mardi 30 novembre 2021

P'tites vites d'Égine, en Grèce!

Quand j’ai fait mes recherches sur la Grèce, à savoir laquelle de ses îles valait le détour, j’avais noté l’île d’Égine, mais je n’étais pas convaincue plus qu’il le faut. Ce n’est qu’une fois seule, quand mon amie a dû retourner vers le travail occidental qui l’attendait que je me suis dit que je n’avais rien à perdre, surtout je n’avais qu’à emprunter le traversier pour atteindre cette petite île.

Malheureusement, ce n’est pas que je ne sois pas ouverte d’esprit, mais disons qu’après avoir analysé le très, très simple – dans le sens de simpliste qui ne passe pas très souvent – transport en commun d’Égine, j’ai compris que les touristes n’avaient sûrement pas des heures et des heures de plaisir à vivre lors de leur présence sur cette île, idée que j’appuierai avec les prochaines photos.

Donc à mon arrivée, j’étais pleine d’espoir après avoir vu trop de photos « Instagram » de cette île. Juste avec le mot « influenceur », j’aurais dû me douter de quelque chose de louche.

Mais bon, j’ai tout de même trouvé cette petite ruelle avec ces parapluies multicolores.

À défaut d’avoir vu ceux du Vieux-Québec malgré la moitié de ma génétique qui en est originaire, j’aurai au moins vu ceux d’Égine.

J’ai d’abord recherché l’adresse de l’information touristique la plus près, mais après une première recherche Google me confirmant que ce que je cherchais n’existait juste pas – et après avoir refait la recherche plus d’une fois! – j’ai compris que si je me fiais à cette adresse, qui me menait ici,

je n’irais pas très loin. Alors je suis allée un peu plus loin et après une courte marche dans le mini centre-ville (pour vrai, je ne pense même pas que mini ou encore centre-ville soient des termes exacts pour cette ville), j’ai compris qu’il y avait un système de transport en commun. J’ai acheté mon billet, je suis allée dans un petit resto question de tuer le temps et d’essayer une énième salade grecque avant de retourner à la station pour emprunter un autobus qui me mènerait au temple d’Aphaïa. Ce temple était magnifique, mais sachant que les autobus sur cette île étaient aussi rares que la beauté de ce temple, je l’ai visité à la vitesse Grand V pour pouvoir embarquer dans l’autobus suivant, une vingtaine de minutes plus tard, sinon j’étais prise là où il n’y avait rien d’autre à faire pour une heure de plus. Au gros soleil en plus, non merci!

 

Ce qui est intéressant avec ce temple, c’est qu’il fait partie du triangle sacré Parthénon, Sounion et Aïpha et qu'on a longtemps mépris ce temple pour celui de Zeus et ensuite celui d’Athéna. C’est pourquoi on l’appelle encore parfois, à tort, « Athéna Aphaïa ».

Il y a aussi un autre temple, celui d’Apollon, mais je n’y suis pas allée – par pure paresse – et on n’y voyait qu’une poutre :

Mais bon, malgré le manque de choses à faire, je suis super contente d’avoir pris quelques heures pour passer par Égine, car j’ai non seulement pu voir un temple, mais aussi parce que comme cette ville se dit la capitale de la pistache, j’en ai profité pour faire quelques achats après avoir croisé autant de pistachiers l’île Aegina.

J’aurais pu passer un peu plus de temps sur l’île et je l’ai regretté un peu quand mon autobus du transport public est passé devant le monastère d’Akios Nektarios, mais vu la longue attente entre les autobus et mon pas-de-billet pour une escale, je me suis contentée de ces photos :

J’ai quand même très bien mangé et pour pas cher, comme vous pouvez l’imaginer avec ceci :

 

J’ai aussi appris qu’Égine a été la première capitale de la Grèce et qu’elle a longtemps été en compétition avec Athènes. Si elle n’a pas conservé son statut de capitale du pays, Égine l’a encore aujourd’hui comme capitale de la pistache, alors qu’elle est la principale productrice de ce fruit (oui, oui, c’est un fruit!) du pays. On y produit 2000 tonnes par année, ce qui fait vivre 3500 habitants et je dois avouer que depuis mon retour, je suis complètement obsédée par les pistaches, que je n’avais jamais vraiment mangées avant et que j’achète maintenant à prix complètement déraisonnables pour assouvir mes passions! J'ai depuis épuisé les pistaches et le pesto, mais il me reste encore le beurre de pistache!


 

Au retour vers le bateau, j’ai croisé cette œuvre d’art qui m’a beaucoup plus servi à me faire de l’ombre qu’à susciter l’excitation artistique! 

Également, sur le bateau du retour, il n’y avait pas tant de monde :  

Mais on a tous été beaucoup trop énervés par les mouettes qui nous suivaient. Ces mouettes que je méprise dans un stationnement d’un McDo montréalais, j’ai pris une série de clichés pour avoir la meilleure de l’une d’elles!