mercredi 30 septembre 2020

P'tites vites du Saguenay

Je vous parlerai sous peu de la fameuse petite maison blanche de Chicoutimi, mais en attendant, allons-y pour des p’tites vites du Saguenay!

D’abord, on a bien ri quand on a vu le slogan de la ville de Chambord disant : « Chevauchez la nature ». On n’a pas tous la même définition du verbe chevaucher, mettons!

Comme on était en pleine pandémie, j’ai bien aimé le masque ajouté à la pancarte en 2D de Philippe Laprise à la billetterie du village de Val-Jalbert!

Sur la route entre Roberval et Chicoutimi, on croise aussi une tonne de bannières soulignant les différentes vedettes originaires du Saguenay qui se sont démarquées dans diverses secteurs, comme les sports, les arts, la politique. On a notamment croisé les bannières de feu Dédé Fortin, du maire Labeaume ou encore de la patineuse de vitesse Marianne St-Gelais.

Je voulais aussi aller voir la Pyramide des Ha! Ha!

À quoi sert cette pyramide faite de « Cédez le passage »?

Elle a été conçue pour commémorer les victimes du déluge du Saguenay (dont je vous parlerai prochainement) et se voulait aussi une « œuvre du millénaire de stature internationale ». Donc, pour aider à son financement (2 millions $), 25 000 personnes ont acheté une « pointe d’humour » avant même la première pelletée de terre. Pour ceux qui n’auraient pas saisi ici, je rappelle que ce sont des triangles, près de la rivière Ha! Ha!

C’est comme ça qu’est née la pyramide équilatérale faite de 3000 panneaux de signalisation « Cédez le passage ».

J’ai connu, comme des millions de Québécois, l’existence de la Fromagerie Boivin pendant la première édition de Star Académie, alors qu’une des jumelles Villeneuve avait demandé à ses parents de lui apporter du fromage en grains, « celui qui fait squik-squik ». Leurs ventes avaient explosé. J’en achète souvent à l’épicerie, mais je tenais à y aller pour en acheter du frais, frais, frais!

Fondée en 1939, la fromagerie est maintenant dirigée par les troisième et quatrième générations de Boivin.

Après plusieurs investissements et une entente avec Kraft Canada, entre autres, la fromagerie a encaissé un coup dur en 2011 lorsqu’un incendie a détruit une bonne partie de l’entreprise. Seuls deux départements ont résisté à l’incendie et les dommages ont été évalués à plus de 15 millions de dollars. Au lieu de se décourager, les dirigeants ont décidé de reconstruire et du même coup de devenir une des usines les plus modernes au Canada.

Aujourd’hui, la Fromagerie Boivin transforme environ 30 millions de litres de lait nécessaires à la production de 3,3 millions de kilos de fromage et plus de 2 millions de kilos de poudre de lactosérum par année.

Et nous, on a acheté un méga sac chacune de crottes de fromage pour seulement 5$. Un excellent investissement, croyez-moi! Disons que la durée de vie de nos sacs respectifs a été très courte.

On a aussi été très impressionnées de voir le fromage en grainsen pleine production. Les employés affairés notamment à pelleter les grains ont beaucoup plus de volonté que moi. Je passerais mes journées à en manger!

J'ai aussi appris un nouveau mot : Paréidolie, soit phénomène psychologique, impliquant un stimulus (visuel ou auditif) vague et indéterminé, plus ou moins perçu comme reconnaissable.

Un exemple? Le Labrador qui dort dans une paroi du fjord!

Puis avec pas mal d’imagination, vous verrez un lynx et un sanglier sur les prochaines photos.

 

On est ensuite allées à L’Anse-Saint-Jean, où il y a un super beau pont couvert, ou plutôt un pont « Couvart » puisqu’il est décoré de plusieurs œuvres à l’intérieur.

 

 

Au retour, on a eu un coup de cœur pour Port-au-Persil. Mini village, mais superbe.

Et on a fini ça par un arrêt à la fameuse basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. J’ai eu un petit coup de vieux en réalisant que mon amie était beaucoup trop jeune pour connaître l’histoire de Jacques Demers et de sa virée dans cette église lors des séries de la Coupe Stanley en 1993!


lundi 24 août 2020

Ç'avait l'air de Val-Jalbert...

Comme tout le monde, mes plans de vacances pour 2020 sont pas mal tombés à l’eau. Je prévoyais aller visiter les fjords des îles Féroé et de la Norvège. Covid oblige, je les ai troqués pour… le Fjord du Saguenay.

Un weekend de quatre jours avec ma complice de voyages, Jenny – un road trip en décapotable. Ça s’annonçait prometteur.

Notre itinéraire était le suivant : Roberval et le village fantôme de Val-Jalbert, Chicoutimi, La Baie pour une croisière dans le fjord et finalement L’Anse-Saint-Jean.

À notre arrivée à Roberval, on a regardé les options pour aller souper à distance de marche de l’hôtel afin de pouvoir y laisser la voiture. Je suis tombée sur Les Draveurs, qui présentent un menu de style « cookerie, ce qui était la cuisine des anciens camps de bûcheron ». On y retrouve entre autres leur « légendaire pâté chinois du foreman », soit le plat typique réinventé (bœuf effiloché, bacon, maïs, purée de pommes de terre fumées maison, oignons croustillants et réduction de vin rouge). Le serveur nous a dit que plusieurs émissions de télévision en avaient parlé. On s’est donc laissé tenter toutes les deux et on n’a pas du tout été déçues! Le tartare de bœuf en entrée est aussi un des meilleurs que j’ai mangés depuis des lustres. Une maudite belle découverte!

Le lendemain matin, on est allées visiter le fameux village fantôme de Val-Jalbert. Pour les amateurs des Colocs, oui, j’ai eu la chanson « La rue principale » dans la tête tout le long du voyage.

« L'aut' jour j'ai amené ma bien-aimée
Pour y montrer où c'est que j'étais né
Aussitôt arrivé me v'la en beau joualvert
Ça avait l'air de Val-Jalbert
Quand j'y r'tourne ça m'fait assez mal
Y'é tombé une bombe su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le centre d'achat »

J’avais visité un ghost town au Montana alors je savais un peu à quoi m’attendre, mais je ne pensais pas que Val-Jalbert était aussi gros. L’histoire de ce village abandonné est très intéressante. Alors la voici!

Pour commencer, il faut savoir que la ville a été établie en raison de la présence de l’usine de pulpe (par chez nous, on disait pâte et papier!), nommée… La Compagnie. Elle a été établie à cet endroit à cause de la magnifique chute qui s'y trouve.

 

Les résidents travaillaient tous à l’usine ou avaient un rôle dans la communauté, comme avec le magasin général, l’école, etc.

Ce que je ne savais pas du tout, c’est que la municipalité de Val-Jalbert a survécu un autre 40 ans après la fermeture de l’usine. Mais les habitants étaient très peu nombreux.

L’usine a procédé à un agrandissement en 1914 et à ce moment, la population est de 550 habitants. En 1921, on y retrouve 840 personnes. L’usine doit toutefois y aller d’un arrêt temporaire de ses activités en 1921, ce qui fait en sorte qu’une trentaine de familles décident de partir. Mais il y a une reprise économique en 1926 et la ville en bénéficie, comptant désormais 950 habitants. La compagnie ferme ses portes en août 1927.

Elle offre une réduction du prix du loyer de 50% à ceux qui veulent rester au village. Mais comme ils n’y ont plus de travail, l’offre n’est pas super intéressante. Du lot, 220 personnes partent dès les premières années et 450 les imiteront par la suite. Ce qui fait qu’en 1950, Val-Jalbert compte seulement 50 habitants et en 1970, un maigre 35 personnes.

On décrit le village comme était une bonne vingtaine d’années en avance sur son temps. Notamment parce que toutes les maisons avaient l’électricité, mais aussi parce qu’il y avait un système d’aqueduc et d’égouts. Elles avaient même toutes leur propre « cabinet d’aisance intérieur » - un chic mot pour dire toilette. Il y a même des bornes d’incendie. Il aura fallu attendre plusieurs années après la fermeture du village pour voir ça ailleurs.

L’éducation aussi était avant-gardiste. Les élèves y suivaient un cours élémentaire de quatre ans, apprenant le français, le catéchisme, l’arithmétique (ancien mot pour mathématiques), la géographie, l’histoire sainte et l’histoire nationale.

À la fermeture de l’usine, en 1927, les sœurs restent deux ans de plus, de façon quasi bénévole, afin de poursuivre l’éducation des enfants.

Il n’y a plus d’église à Val-Jalbert. L’église et le presbytère avaient d’abord été incendiés en 1924 et reconstruits la même année. Mais quelques années après la fermeture de l’usine et donc de la paroisse, les matériaux de l’église et du presbytère ont été réutilisés dans la construction d’autres églises dans les environs.

Venons en maintenant aux maisons abandonnées.

Comme elles appartenaient à l’usine et qu’elles étaient en location, les maisons ont graduellement été abandonnées par les habitants. Certaines ont été retapées dans les dernières années, mais plusieurs se sont écroulées sous le poids de la neige.

Les traces du temps qui passe sont aussi très marquantes quand on regarde les arbres qui ont poussé à travers le chemin de fer :


Et dans les fondations restantes de maisons qui se sont effondrées.
Il y avait aussi plusieurs maisons jumelées, où habitaient deux familles. Difficile de croire qu’ils pouvaient avoir une marmaille de dizaine d’enfants dans un espace aussi restreint! Il y avait aussi des pensions pour les ouvriers célibataires. En tout, 80 maisons ont été construites.
Petite anecdote, les habitants n’aimaient pas avoir de pierre sur leur terrain, alors ils les enlevaient. Mais l’une d’elles étaient si lourde que l’homme s’est carrément tué à l’ouvrage en tentant de s’en débarrasser. Alors aujourd’hui, la pierre est toujours là, avec une croix. Je ne sais pas si la tombe de l’homme est à côté, mais si oui, me semble que c’est un peu chien qu’il repose éternellement à côté de la pierre qui lui a coûté la vie!

Le bureau de poste est, comme dans l’émission Les Pays d’en haut, un lieu de commérage comme le sont aussi le perron de l’église et le magasin général. Normal, la postière a accès à toutes sortes d’informations! Elle a le beau jeu pour lancer ou alimenter des rumeurs!

À son apogée, dans les années 1920, le village compte deux magasins généraux, un dans le village et un sur le plateau, un hôtel, une boucherie, un charron, un forgeron, un boulanger, un meunier, un barbier, une gare, une banque, une caisse populaire et une compagnie de téléphone. Nul besoin de dire que Val-Jalbert est très autonome comme communauté!

C’est vraiment une visite que je vous conseille, d’autant plus que les « habitants » - lire les seuls comédiens ou presque à avoir eu du travail à l’été 2020! – sont divertissants. On a été accueillies par une Yvonne, on a rencontré une dame qui cherche l’homme de sa vie ou encore le curé qui aime bien « pousser des petites blagues ».

mardi 21 juillet 2020

Dans la voûte (ou presque) du Coca-Cola

Il y a deux ans, je suis allée à Atlanta et à Nashville avec mon père, question d’aller visiter l’usine où on allait envoyer notre vieux piano datant de 1871 pour le faire restaurer. Alors tant qu’à être là, on a visité, évidemment!
Je vous avais déjà raconté les « p’tites vites d’Atlanta » et « L’histoire des Boutchoux ». Mais j’ai aussi visité le musée Coca-Cola et c’était super intéressant!
 La boisson que l’on connaît a été inventée par Dr John S. Pemberton en 1886.
 On peut d’ailleurs y voir la voûte où serait la recette, mais sans la voir, évidemment!
 
D’ailleurs, la recette est devenue la plus recherchée en Amérique à ses débuts. Nul besoin de dire qu’elle a été surveillée de très près!

Au cours de sa première année d’existence, Coca-Cola n’avait pas des ventes de malade. Ils en vendaient environ… neuf par jour!
Ensuite, quand le succès est arrivé, il y a évidemment une tonne de compagnies qui ont tenté de l’imiter, en utilisant un logo semblable. C’est le cas de « Celery Cola ».
En 1888, Asa Griggs Candler a bien compris que le goût était intéressant. Il a donc commencé à acheter des parts pour devenir le seul propriétaire de la recette en 1892. Candler ne faisait confiance à personne. Il était l’unique propriétaire de la recette et elle était dans une voûte pour laquelle une seule clé existait.
Griggs est même devenu maire d’Atlanta en 1916. Sa famille a vendu Coca-Cola en 1912 pour la modique somme de… 25 millions $. C’était énorme à cette époque!
Pendant des décennies, des pharmaciens, des chimistes et autres ont essayé d’analyser le Coca-Cola pour en déterminer la recette. Ils ont même essayé avec du chromatomaphe gazeux. Pas certaine de savoir ce que c’est, mais ça sonne assez nerd merci!
Alors, qui connaît la recette? La rumeur veut qu’ils ne soient que deux. Qu’ils ne peuvent voyager ensemble. Que leur identité n’a jamais été révélée et que… chacun d’eux ne connaît que la moitié de la formule!

Pour Candler, l’important était d’avoir un prix abordable. C’est pourquoi pendant cinq décennies, le prix était de 5 sous à travers les États-Unis.
À l’époque, les prix ressemblaient à ça :
- 5 sous pour une miche de pain
- 10 sous pour une tasse de café
- 1 sou pour le journal
- 4,75$ pour des souliers de femme
- 25 sous pour un gallon d’essence
- 32 sous pour une douzaine d’œufs
- 1$ pour une chambre d’hôtel à Atlanta
- 40 sous pour 1 oz de parfum
- 2,76$ pour une montre de poche
- 25 sous pour de la pâte dentifrice
- 25 sous pour une coupe de cheveux et un rasage chez le barbier
- 950$ pour une voiture
Au départ, Candler ne voulait pas vraiment que son produit soit embouteillé, mais il a été convaincu en 1899 par des avocats de Chattanooga. Il leur a vendu les droits de l’embouteillage pour 1$ et ç’a été un énorme succès! C’est à partir de ce moment que les gens ont pu déguster leur boisson où bon leur semblait.
Évidemment, Coca-Cola est indissociable de l’image que l’on connaît du père Noël. C’est en 1931 que la compagnie a mandaté l’illustrateur, Haddon Sundblom, pour imaginer ce personnage. Il a créé une centaine de publicités pour Coca-Cola, mais évidemment, aucune n’aura eu autant d’impact que celle-là!
On peut aussi tester notre mémoire en tentant de recréer le logo. Je pensais que j’étais pas pire…
Finalement pas pantoute!
La visite se termine avec toutes les sortes de jus ou boissons gazeuses qui appartiennent à la compagnie, que l’on peut goûter. Elles sont divisées par continent. Je me suis rappelé pas mal de souvenirs avec ça!

dimanche 5 juillet 2020

Les petits hommes verts de Roswell


Lors de mon récent voyage au Nouveau-Mexique, un autre des arrêts qui était non négociable (bon, je n’avais pas à négocier avec autre être vivant que mon chien, mais vous comprenez le principe!) était Roswell. Non pas parce que j’étais une fan finie de la série pour ados du même nom (je n’ai jamais regardé un seul épisode), mais parce que je voulais absolument aller voir le McDonald’s en forme de soucoupe volante. Vous voyez, ça ne m’en prend pas beaucoup pour être heureuse!

En faisant mes recherches, j’ai aussi découvert qu’il y avait le musée des OVNIS et aussi plusieurs petits hommes verts cachés (ou pas) à travers la ville. Vous dire à quel point j’avais hâte!
 
Roswell a été rendue populaire à cause d’un supposé événement concernant la venue d’extraterrestres en juillet 1947. Mais il n’y a aucune preuve, aucun document certifiant qu’il s’est bel et bien passé un phénomène paranormal. Du moins, s’il y en a, soit ils sont cachés, soit ils ont été détruits ou altérés.

Toutefois, il y a des centaines de témoins qui ont affirmé avoir vu de leurs yeux un OVNI. Les téléphones intelligents n’existant évidemment pas à l’époque, ils ne pouvaient rien prouver. Sauf que certains ont admis au bout d’une trentaine d’années qu’ils avaient reçu des menaces, notamment de la part de militaires, pour qu’ils gardent le silence, sous peine d’assassiner leur famille au grand complet… L’armée américaine a tout fait pour discréditer les témoins qui étaient pourtant, à l’époque, des personnes très respectées dans les rangs militaires ou dans la communauté. Il y avait un lieutenant, le premier directeur de la CIA, un shérif, un archéologue et le thanatologue de la ville, entre autres.

Au cours des 50 années suivantes, l’armée américaine a dû changer sa version des faits de nombreuses fois, toujours dans l’espoir de fermer le dossier. En vain. La version officielle est donc que c’était un ballon de néoprène (un caoutchouc très épais et spongieux), qui trainait une cible radar en papier d’aluminium et en bois de balsa. Ce ballon se serait écrasé dans le désert du Nouveau-Mexique et sa découverte par les militaires avait d’abord été prise par erreur par des « imaginations très zélées » pour un vaisseau spatial piloté par un petit équipage d’extraterrestres. Ah, OK. Quelle erreur, je ne voudrais pas leur demander d’aller me chercher du lait au dépanneur, des plans pour qu’ils reviennent avec une piscine.

Cela dit, il semblerait qu’il y a des faits dérangeants concernant le crash et que ce serait loin des rumeurs, des sources de deuxième ou troisième degré ou des « crackpots ».

Deux témoins, enfants, et leur père pompier, ont été menacés de mort – on leur a dit qu’on les emmènerait dans le désert pour les fusiller s’ils racontaient encore leur histoire – alors qu’ils prétendent avoir vu des débris dans le désert, ainsi que deux corps et un survivant « qui avait l’air si perdu que c’en était désolant ». Le survivant a été décrit comme de la grandeur d’un enfant, très mince, avec de grands yeux noirs et sans cheveu.

Un ingénieur civil a pour sa part vu quatre corps, petits avec de grosses têtes « qui ne semblaient pas humains » près du site de l’écrasement, dans les décombres. Alors qu’il était rejoint par des curieux et des archéologues, la police militaire est venue les voir pour invoquer leur patriotisme et ainsi les convaincre de se taire sur ce qu’ils avaient vu. Et évidemment, l’accès au site leur a été interdit.
Plusieurs témoins ont décrit les débris comme étant du métal ultraléger qui était impossible à plier, brûler ou détruire. Ou que si on en faisait une boule, il reprenait automatiquement sa forme originale.

Les corps des extraterrestres morts auraient été apportés à un pathologiste le 8 juillet 1947. On les décrit comme pesant 40 lb, mesurant entre trois et quatre pieds, grosse tête, quatre doigts, une peau gris rosé à la texture d’un reptile et il y avait un liquide sans cellules sanguines à l’intérieur.

Voici de quoi ils avaient l’air selon une réplique :
Une infirmière qui a assisté à l’autopsie a raconté que les corps étaient si répugnants qu’ils avaient dû être transportés dans le hangar. Quand le croque-mort, qui était son ami, a tenté de la recontacter après l’avoir vue sur le site de l’armée, on lui a dit qu’elle avait quitté la ville et que son avion s’était écrasé.


 

Capitaine Oliver Wendell Henderson a gardé le silence pendant des décennies. Puis, en 1981, il a vu un article de journal racontant l’histoire du crash de Roswell. Il a alors déclaré à sa femme que tout ce qui était écrit était vrai, que les corps de petites créatures avaient été gardés dans de la glace sèche dans le hangar et que c’est lui-même qui a piloté l’avion qui les a transportés au Wright Field de Dayton, en Ohio.

Au tout début, un communiqué de presse concernant un objet volant a été publié. Puis l’armée a rectifié le tir, annonçant qu’une sonde météorologique s’était écrasée. Puis on a demandé à ceux qui avaient sorti l’histoire d’affirmer qu’ils s’étaient trompés et que l’excitation avait pris le dessus. On les a même forcés à se faire prendre en photo avec des débris qui n’étaient pas ceux qu’ils avaient trouvés.

Une des raisons, c’est que les débris qui ont été livrés dans les bureaux des officiels ont mystérieusement disparu et ont été remplacés par… des débris de sonde météorologique.

Ils ont bien tenté de cacher l’affaire, mais une caméra a capté le télégramme original qui avait été envoyé et on pouvait y lire les mots « victimes de l’écrasement », «le disque », etc.

Des gardiens qui ont été attitrés à surveiller le lieu de l’écrasement ont reçu l’ordre de tirer sur n’importe qui qui tenterait de s’approcher de la scène.

Miarim Andrea Bush était la secrétaire personnelle de l’administrateur de l’hôpital de la base de l’armée. On lui a dit que les victimes du crash étaient arrivées et elle a suivi son patron dans la pièce. Au départ, elle a cru que c’était des enfants sur les civières. Elle a rapidement compris que ce n’était pas le cas et l’un des corps s’est mis à bouger. Ce qu’elle a vu ce jour-là l’a hantée pour le reste de ses jours. Elle se serait suicidée peu de temps après. Je le dis au conditionnel parce que sa famille reste convaincue qu’elle a plutôt été assassinée.

Bref, la plupart des témoins ont gardé le silence, d’autres ont fait des déclarations avant de mourir. Mais l’histoire a été étouffée, modifiée et on ne sait toujours pas ce qui s’est vraiment passé en juillet 1947.

Si vous allez à Roswell, vous allez quand même pouvoir admirer de nombreux petits hommes verts, puisqu’ils sont partout sur la rue principale. Voyez par vous-mêmes :

 

 

 

 

 
Et le clou du spectacle, le fameux McDo. De l’extérieur, il a l’air de ça :

Et à l’intérieur, la thématique est respectée!