jeudi 10 juillet 2014

«P'tites vites» de Paris

On a réussi à visiter l’essentiel de Paris en à peine trois jours, dont deux sous la grosse pluie désagréable qui a scrappé nos bottes et souliers.

Je vais vous épargner les informations sur la Tour Eiffel, l’Arc de triomphe, Notre-Dame-de-Paris, etc., car je crois que c’est assez connu. Mais sachez que la tour est toujours aussi belle, surtout de nuit.
De jour, la vue y est également magnifique:
 
Tout en haut, les gens ont commencé à y laisser des cadenas. Cette tradition vient du pont des arts (et de plusieurs ponts à travers le monde, notamment à New York et à Prague, que j’ai vus dans d’autres voyages) et le but est en fait de sceller votre amour en barrant le cadenas et en jetant la clé. Certains n’ont pas compris le principe, en y laissant des cadenas à numéros, mais je me suis dit qu’ils se laissaient un jeu au cas où ils se laisseraient…
C’est sûrement aussi parce qu’il ne reste plus de place sur le pont des Arts que les cadenas se retrouvent un peu partout dans la ville. Difficile de trouver un petit espace ici :
 
D'ailleurs, une partie du pont est tombée sûrement sous le poids des cadenas en juin dernier, mais tout avait été remis en place pour notre passage. Pour ma part, je n’en ai pas mis. La raison évidente est que je suis célibataire, mais il y a aussi le fait que je suis légèrement superstitieuse et que je ne voulais surtout pas «sceller» mon célibat à tout jamais!

En mémoire de Lady Di


Je voulais absolument aller voir l’endroit où Lady Di a eu son accident, en 1997. C’est dans tunnel de l’Alma, tout juste de l’autre côté de la Tour Eiffel. Je me demandais s’il allait y avoir encore des fleurs ou des messages, presque 17 ans après sa mort. En faisant mes recherches, j’ai lu qu’il y avait en effet souvent des fleurs laissées près de la statue qui se trouve au-dessus du tunnel, qui est une réplique grandeur nature de la flamme de la statue de la Liberté. En fait, la statue était là bien avant l’accident, mais aujourd’hui, les gens sont un peu mélangés et plusieurs croient que c’est un monument en mémoire de la princesse.
Sur le mur qui donne sur le tunnel, il y a encore des centaines et des centaines de messages pour elle. On a également laissé les nôtres, tant qu’à y être.
 

Stéréotypes au Café de Flore


On voulait aller au Café de Flore, simplement parce qu’il est très connu et que c’est pas mal ce qu’il y a de «traditionnel» à faire à Paris que de se prélasser sur une petite table ronde à l’extérieur d’un petit resto.

Ce café est superbe, mais il s’est finalement avéré une grande déception!
Premièrement, le menu. Un café normal à 6 euros, non merci, pas pour moi (même si je ne bois pas de café, point!). Les prix étaient ridicules et rien n’avait l’air bon. Mais on voulait quand même vivre cette expérience. Alors que notre serveur était trop occupé pour venir nous voir, on a eu du temps pour analyser les gens autour de nous. En fait, je serais mieux de dire que nous avons «subi» la conversation insipide et prétentieuse d’artistes probablement ratés à la table d’à côté. Ils enfilaient cigarette après cigarette et parlaient de leur projet de film d’auteur avec toute la prétention qu’on peu imaginer.

IN-SUP-POR-TA-BLE. Et hilarant à la fois. Le gars se disait réalisateur et la fille, selon mes préjugés, était une actrice de films de série B. Méchant comme commentaire? Je vous jure que non. C’est totalement mérité! Ils auraient gagné la palme remise aux personnes les plus prétentieuses de la ville!

Et comme je disais plus tôt, notre serveur était tellement occupé… qu’on s’est sauvées dès qu’il a eu le dos tourné après avoir pris quelques photos de l’endroit!

Mmmmm des macarons


Je n’étais pas du tout une fan des macarons avant d’aller à Paris. C’était avant de goûter à ceux de Ladurée, une pâtisserie qui existe depuis 1862.

Ils sont chers, mais ils valent la peine! Mes préférés? Caramel fleur de sel et réglisse noire. Il y a plus d’une succursale maintenant, dont une chez Harrod’s à Londres. Je n’ai pu résister, j’en ai racheté là quelques jours plus tard!

Course dans un cimetière


On voulait absolument aller au cimetière du Père-Lachaise, mais il était difficile de programmer cette visite dans notre horaire. Après avoir couru en sortant du métro pour s’y rendre, on a réussi à y entrer moins d’une demi-heure avant la fermeture.

Comme ils ne donnent/vendent pas de plan à l’intérieur – on aurait dû en acheter un dans un kiosque à l’extérieur –, on devait photographier ce plan, mémoriser les chiffres des lots où les gens qui nous intéressaient reposaient et courir dans cet immense cimetière. C’était pas mal mission impossible, surtout que les indications n’étaient pas toujours claires.
On n’a trouvé que Jim Morrison :
Et après avoir cherché Molière et Jean de la Fontaine pendant 15 minutes en tournant en rond, on a abdiqué (on avait déjà fait une croix, sans mauvais jeu de mots, sur la tombe d’Édith Piaf, beaucoup trop loin) et on a croisé celle de Gilbert Bécaud en sortant du cimetière.

En rafale


Vous avez vu la publicité de Nike pour la Coupe du monde de soccer?

 Eh bien nous, on l’a vue «live» et grandeur nature.
À Paris, on reste jeune vraiment très longtemps. Pourquoi? Parce que les rabais «enfants» s’appliquent parfois jusqu’à l’âge de 25 ans!
Malheureusement, ça ne changeait rien pour moi!

Ce resto a un drôle de nom, mettons.
Je pense que j’ai vu le McDo le plus avant-gardiste. Bon, peut-être pas tant que ça, mais il était cool! Les clients pouvaient commander sur des bornes libre-service et allaient chercher la commande au comptoir.

Une bague presque abordable


«Magasineuse» semi-professionnelle que je suis, je me devais d’aller faire un tour aux Galeries Lafayette. En plus, la dame à notre hôtel nous a dit avec beaucoup d’enthousiasme que c’était les soldes (ils durent un mois par année et sont partout en ville). J’avais donc plein d’espoir de trouver un petit quelque chose. Ç’aurait été le cas, si j’avais eu quelques zéros de plus à mon budget! Tout était vraiment cher, notamment une magnifique bague affichée au prix de… 112 900 euros (163 630 $ pour nous). Oui, presque le prix d’un condo au Québec!

Ça valait quand même le détour, car l’intérieur est très impressionnant!

mardi 8 juillet 2014

Maman, j’ai raté l’avion

Notre voyage est terminé – du moins pas tout à fait encore, car j’écris dans l’avion – et il était évidemment impossible que la conclusion se fasse paisiblement.

Pour résumer, je vous dirais que… On a raté notre foutu vol.

Longue histoire plate, mauvais timing, valise trop lourde, autobus trop lent, chauffeur de taxi no 1 trop chiant, no 2 qui nous dépose au mauvais terminal et patati et patata et on est arrivées environ 7 minutes après la fermeture du vol, une heure avant le décollage.

Alors tous ceux qui m’ont dit que ma trentaine serait mieux que ma vingtaine, je vous le dis tout de suite, ça part mal! Et je n’en suis qu’à ma deuxième journée avec ce chiffre maudit comme âge.

D’abord, on ne savait pas trop où fêter un dimanche soir pour pouvoir faire un petit quelque chose de spécial à minuit, mais j’avais «spotté» un restaurant-bar qui s’appelle Honky Tonk tout près de notre appart. Comme j’adore le country et qu’une de mes deux amies qui m’accompagnaient était aussi venue avec moi à Nashville (où tous les bars sont des Honky Tonk), on a décidé d’aller là, même si on savait qu’ils fermaient à minuit.

«On commandera des shooters à l’avance, règlera la facture, attendra à minuit pour trinquer et on partira après», s’est-on dit, pensant bien sûr qu’ils n’allaient pas nous mettre dehors à 00h01.

Eh ben c’était presque ça.

Le gardien de sécurité, qui ne servait absolument à rien, est venu se planter à côté de notre table à environ 00h03. Il considérait qu’ils nous avaient «déjà donné un délai parce qu’il savait que c’était ma fête». Et il nous a mises dehors. Je mentionne ici qu’il était vraiment chiant et qu’en plus, il avait zéro empathie, car je dois admettre que j’ai éclaté en sanglots à 23h57 et que ce n’est pas à minuit que ça s’est arrêté. Je n’avais pas du tout l’air pathétique… ni sympathique. Alors je suis sortie du bar en criant «NOT thank you». Ça m’a fait légèrement du bien.

Mais bon, comme l’a dit mon amie Sabrina, je n’avais pas de tact à 29 ans, ça ne devrait pas changer maintenant!

Pour poursuivre mes malheurs de trentenaire (ark), le soir de ma fête, alors qu’on revenait du superbe bar à champagne Vertigo 42, qui porte bien son nom étant juché au 42e étage d’un immeuble et dont la vue a l’air de ça :
 (Et à l'intérieur, avec tout plein de miroirs)
Je marchais tranquillement quand j’ai échappé ma caméra, puis entendu un bruit de vitre. Oh merde. Heureusement, ce n’est que la vitre qui protège la lentille qui a éclaté. Dieu merci, elle a fait sa «job» avant de mourir cette petite vitre et sauvé ma lentille. Sauf que je suis maintenant incapable de l’enlever, car elle est vissée trop solidement. Du gros fun à venir pour régler ça.
Et comme ce n’était pas assez, j’ai réussi à perdre les derniers souvenirs que j’avais achetés tout juste avant le départ. La joie.

Mais bon, malgré ces petits accrocs, on a fait un voyage merveilleux. Vous en aurez d’ailleurs quelques autres extraits au cours des prochains jours/prochaines semaines, car il me reste un tas de choses à vous raconter!

dimanche 6 juillet 2014

Un chat, des crêpes et une statue qui fait un «selfie»

Lors de notre court – mais intense – passage à Paris le weekend dernier, on a évidemment fait un tas de choses (à part mourir d’inconfort dans un autobus!). J’ai pensé vous parler de musées et de «gastronomie». C’est parti!

Nous n’avons fait que deux musées très rapidement, un incontournable, le Louvre et un autre qui n’était pas du tout prévu, le Musée Montmartre.

Il pleuvait à notre deuxième journée, ce qui fait que j’ai pu prendre cette photo que je trouve pas mal cool :
J’étais déjà allée voir la fameuse Joconde deux fois, mais je me devais d’y retourner et Jenny en était à sa première visite à Paris. Elle est si belle!!!
Ce n’est pas tout le monde toutefois qui connait la Mona Lisa. Dans les corridors menant à cette peinture de Leonard de Vinci, on a entendu la conversation suivante de la part d’un couple.
- On va voir la Joconde.
- Qui?
- La Joconde.
- Ça ne me dit rien. Ça s’écrit comment?
- J-O-N-C-O-N-D-E. Joconde.
- Ah. Non, jamais entendu parler.

On espère avoir raté le début de la conversation qui pourrait l’excuser et expliquer ce manque de culture.
On est aussi tombées sur une statue hyper avant-gardiste : un gars en chest avec une coupe Longueuil frisée qui fait… un selfie!

Je vous jure :
C’est clairement un iPhone qu’il tient dans ses mains. Bref, on a chanté le refrain «Let me take a selfie» en passant devant.

C’est en cherchant complètement autre chose sur le web que j’ai remarqué sur Google Maps qu’il y avait les mots «Chat Noir» à côté du Musée Montmartre, dont j’ignorais honnêtement l’existence. Ç’a évidemment attiré mon attention, surtout qu’on avait vu cette fameuse affiche sur à peu près tous les souvenirs possibles.
On s’y est donc rendues, pour voir l’originale.
Vraiment cool! Il y avait aussi un tas d’affiches originales du quartier du Moulin Rouge avec le French Cancan et tout. C’était très hot de voir ça!

Une crêpe à 3h du matin

Au Québec, on mange une poutine à 3h du matin en sortant des bars. À Paris, du moins pour nous, ç’a été… une crêpe!
En fait, on a mangé de ces délicieuses crêpes pas mal à toute heure du jour et de la nuit. Salées et sucrées, elles étaient toutes bonnes. Mais genre, vraiment bonnes. On meurt d’envie d’en manger à nouveau depuis.

(Sauf depuis que j’en ai mangé une à Londres et que j’ai réalisé en croquant un morceau dur que j’avais des morceaux de téflon dessus… ARK.)

Ils la font devant vous, sur une plaque ronde et le gars qui a fait les nôtres en plein milieu de la nuit était particulièrement généreux!
Jenny a particulièrement aimé les saucisses Francfort, qu’elle a mangées dès qu’elle en voyait sur le menu. Alors qu’il pleuvait (encore) à Paris, elle en a d’ailleurs mangé en format «hot-dog», dans un pain baguette – évidemment! – et gratiné. À essayer!
Finalement, pour terminer ma chronique culinaire, sachez qu’il y a sur les Champs Élysées un restaurant Häagen-Dazs. Oui, j’ai bien dit un restaurant Häagen-Dazs. C’est pas mal ce qui se rapproche le plus du paradis, selon moi. Pour que vous puissiez mieux imaginer la difficulté qu’on a eue à choisir dans le menu, voici des exemples :
 
J’ai finalement pris ça.
Et j’ai TOUT mangé. Je me suis retenue pour ne pas lécher mon assiette.

En terminant, au restaurant Hippopotamus, ils servent des patates pilées mauves. Comme un hippopotame est souvent dessiné de cette couleur dans les trucs pour enfants, j’en ai déduit que c’était des patates pilées d’hippopotame. Malgré la couleur douteuse, j’ai bien aimé!



vendredi 4 juillet 2014

Suivre les pas de... Jack the Ripper/l'Éventreur

On a fait un tas de choses depuis notre arrivée à Londres. Tellement en fait que j'ai de la difficulté à choisir quoi raconter ici!

Allons-y pour quelques trucs originaux qu'on a faits, et voici le premier.

Jack the Ripper

On a fait la visite guidée qui raconte l'effroyable histoire de Jack l'Éventreur. Je le connaissais vaguement, car je me tiens loin, très loin de toutes ces histoires racontées en paroles, en films ou en livres. Je déteste ça! Mais tant qu'à être à Londres, aussi bien affronter mes peurs. D'autant plus que cette activité intéressait beaucoup Jenny.

Finalement, bien que ce soit vraiment dégueulasse, je n'ai pas eu de haut-le-cœur ou de grande frayeur. Bon, ç'aurait probablement été différent en pleine nuit, mais ce n'était pas le cas!

Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment son histoire, Jack the Ripper est un tueur en série qui a sévi en 1888. Il a fait cinq victimes, cinq femmes. J'étais un peu étonnée, car je croyais que c'était beaucoup plus que ça!
La visite est intéressante. On nous raconte l'histoire de chaque femme assassinée, toutes des prostituées, et on comprend que leurs conditions de vie et de «travail» ont dû être épouvantables. Les quatre premières avaient entre 43 et 47 ans et n'étaient pas des «pétards», mettons. Cela faisait en sorte qu'elles devaient travailler dans les coins plus trash de la ville et qu'elles devaient en plus charger beaucoup moins cher que les belles jeunes filles de rue, sinon elles n'avaient pas de clients.

Le guide, dont la grand-mère habitait ce quartier au moment des événements, tenait à nous faire comprendre l'ambiance qui régnait à l'époque. La noirceur des ruelles, l'inquiétude des gens du quartier, la réaction de la presse, l'enquête de la police, les indices recueillis, il expliquait tout! Et il nous donnait les indices au fur et à mesure qu'on remontait le fil des événements.

Je n'entrerai pas dans les détails, car avec un surnom comme Jack l'Éventreur, c'est assez facile d'imaginer ce qu'il faisait à ses victimes. Et il réussissait à faire ça en un temps record. Une dizaine de minutes environ pour sa troisième victime, trouvée exactement là où se trouve maintenant ce banc.
Parenthèse, il y avait un couple assis sur ce banc quand notre groupe est arrivé. On les a donc chassés... Sauf que c'était le pire des timings pour eux, car sinon se fie au fait que les deux pleuraient et avaient des faces d'enterrement... Ils étaient sûrement en train de se laisser. J'en déduis que cet endroit précis porte malheur.

Donc, Jack - surnom inventé par un journal de l'époque - éventrait les prostituées après les avoir égorgées. Il s'est particulièrement gâté avec la cinquième victime, lui dépeçant plusieurs parties de son corps. Pendant la description des événements, la dame à côté de moi ne se sentait tellement pas bien! Elle avait les deux mains accrochées à des barreaux de clôture et la tête penchée vers le sol, les yeux fermés. Ça vous donne une idée des atrocités!

Les enquêteurs n'ont jamais réussi à l'épingler. Avec les technologies d'aujourd'hui, on serait sûrement capable de le faire. Le problème, c'est que les policiers n'ont plus les preuves. Pourquoi? Attendez, je dois vous avertir tellement c'est ridicule. Comme l'enquête piétinait et que ça faisait un peu plus d'un an que Jack n'avait pas récidivé, la police a DONNÉ LES PREUVES EN SOUVENIR aux enquêteurs lors du party de Noël. N'importe quoi.

Alors c'est ça, on ne saura probablement jamais qui était ce monstre, même si encore aujourd'hui des théories sont avancées par différents spécialistes.

Ah et en terminant, sachez que selon les derniers experts, il était âgé entre 30 et 60 ans. La raison? On serait plus porté à devenir psychopathe après 30 ans. Je vous dis ça de même, mais je fête mes 30 ans dans trois jours. Si j'étais vous, je m'assurerais d'être très gentil avec moi. Au cas...

mercredi 2 juillet 2014

Londres-Paris : luxe à l'aller, supplice au retour!

On a failli ne jamais aller à Paris. Premièrement parce que n’étant pas trop consciente de la date puisqu’on est en vacances, on a réalisé la veille (!) qu’on n’avait absolument rien réservé. Croyez-moi, ce n’est pas du tout mon genre, étant un peu «control freak» de la planification de voyage.

Ce sont donc trois bonnes et interminables heures de recherches en toute fin de soirée qui ont mené à l’achat d’un billet d’avion pour l’aller et un billet d’autobus pour le retour. Pourquoi deux moyens de transport différents? Non, ce n’est pas pour l’expérience, mais bien parce que c’est la seule foutue option qui restait!!! C’est aussi en cherchant un billet de train qu’on a réalisé que ça coûtait ridiculement plus cher si on n’avait pas d’adresse en Europe. C’est chien! L’autobus à l’aller nous amenait à Paris en fin de soirée le vendredi et louer une voiture est impensable. J’aime bien conduire et relever des défis, mais conduire en France avec une voiture qui a le volant à droite… pas sûre! Bref, on a acheté nos billets vers 22h et le départ était à… 6h. Selon Google Maps, on en avait pour 2h de transport en commun pour se rendre à l’aéroport Lunton, dont je n’avais jamais entendu parler avant.

On a donc décidé de ne pas dormir. De toute façon, on n’aurait pas eu beaucoup de temps, puisque nos valises n’étaient évidemment pas commencées.

On est donc parties au beau milieu de la nuit pour traverser notre quartier complètement désert et silencieux (ça, c’était avant qu’on commence à y rouler nos valises…) pour aller prendre l’autobus. On avait un transfert à la gare d’autobus, mais à un moment, on a commencé à faire les calculs et se dire qu’on risquait fort bien d’arriver en retard. Meilleure option : prendre un taxi. Pas facile quand on est dans un quartier où il ne se passe plus rien après 1h du matin! C’est à ce moment qu’on a décidé de retourner voir le monsieur – un peu bizarre – qui nous avait dit où était notre arrêt de bus et qui nous avait mentionné qu’on pouvait prendre un taxi et qu’il nous ferait un prix spécial. C’était une petite compagnie de taxis dont j’oublie le nom, mais qui n’est pas vraiment officielle. À Londres, les taxis ont tous l’air de ça :
Mais pas le nôtre. En fait, il n’était pas lettré, n’avait pas de «meter», rien. Les prix étaient décidés à l’avance dans leur petit bureau ouvert 24h sur 24 au coin de la rue. En fait, ç’aurait été le meilleur moyen pour nous kidnapper, nous assassiner ou autre, car personne ne l’aurait jamais su. Super rassurant, non? C’est ce à quoi je pensais tout le long. Surtout qu’il a pris des petits chemins qu’on ne connaissait pas, car on lui avait dit qu’on était pressés. Disons qu’après mes expériences de paranoïa extrême au Brésil (comme dans La fois où on n’a failli ne jamais se rendre à Salvador), j’étais pas mal craintive.

Mais tout s’est finalement bien passé et on est arrivées juste à temps pour prendre l’autobus. Une maudite chance, car on n’avait pas réalisé que c’en était un de style voyageur et que d’attendre le suivant nous aurait fait rater notre vol. Tout allait bien et c’était le bus le plus confortable dans lequel je n’avais jamais mis mes fesses! Une heure de route à dormir comme un bébé.

Arrivées à l’aéroport, je réalise que j’ai oublié les feuilles de confirmation. Il les fallait absolument, alors on a fait un détour par le comptoir EasyJet et là, on a commencé à stresser un peu, surtout quand elle nous a remis les cartes d’embarquement sur lesquelles était écrit que les portes fermaient à 5h20. Il était 5h05 et on n’avait pas encore passé la sécurité. Il devait y avoir au moins 300 personnes en file. Impossible qu’on le fasse à temps. Les employés nous ont rassurées et nous ont dit qu’à cette heure, ils ne respectaient pas les heures indiquées sur les cartes et qu’on avait jusqu’à 6h. Ouf!

Je ne sais pas comment, mais on l’a fait. Même si la préposée à la porte d’embarquement m’a obligée à mettre ma sacoche dans ma valise – ce qui était physiquement impossible. Je l’ai déjouée en passant devant elle la valise ouverte sans qu’elle la voie, pour ensuite ressortir la sacoche et fermer la valise dès qu’elle ne me voyait plus. J’ai juste eu l’air un peu idiote pendant de longues minutes à essayer de gérer tout ça. C’était comme essayer de faire entrer un piano dans une Mini Cooper.
C’est donc avec environ deux heures de sommeil qu’on est arrivées à Paris! Je vous raconterai plein d’autres anecdotes de notre séjour en sol français, mais d’abord, quelques détails sur notre (long) retour en autobus.

Longue, longue route


Si on a été choyées à l’aller avec un bus voyageur ultra confortable et un mini vol d’avion, c’était tout le contraire du retour.

D’abord, comme c’est le cas depuis le début de notre voyage, même si on essaie de planifier notre horaire comme il le faut, on s’est ramassées à courir à la dernière minute pour ne pas rater le départ. Et comme on était pressées, c’est ce moment que le métro de Paris a décidé de choisir pour… enfermer Jenny entre deux portes à l’entrée. C’est qu’à Paris, on glisse notre billet, il est accepté, on le reprend et on passe le tourniquet, pour ensuite se retrouver devant deux portes qu’on doit pousser pour traverser. Jenny a tout fait ça, sauf qu’une fois à l’étape de la porte, qui se trouve environ un pied et demi plus loin que le tourniquet, tout a bloqué. Elle était prise dans ce minuscule espace avec sa valise! Pas capable de ressortir et surtout pas capable de pousser la porte. Une chance qu’elle est mince. Après plusieurs tentatives, elle a réussi à se faufiler dans l’espace super étroit, le genre d’espace qui sert à bloquer le passage et que personne ne doit être capable de franchir. Elle se sentait comme quand on essaie d’enlever une bague beaucoup trop petite, mais elle, c’était son corps au grand complet qui risquait de rester pris dans une fâcheuse position! Et la valise? On a essayé en vain de la passer par-dessus, mais on a dû attendre qu’une autre usagère du métro ait pitié de nous et qu’elle la passe en même temps qu’elle franchissait – sans problème – la maudite porte.

Passagers désagréables


Vous le savez peut-être, je ne suis pas super patiente. Mes voisins dans l’autobus l’ont appris à leurs dépens. Au petit gars qui donnait des coups dans mon banc, j’ai lancé un beau «Bon, je pense que ça suffit maintenant», alors que l’autobus n’avait même pas quitté le garage. Ç’a marché, il a arrêté.

Au couple devant nous qui n’arrêtait pas de s’embrasser en faisant autant de bruit et de «smack» que les onomatopées que l’on retrouve dans les bandes dessinées Archie, j’ai lâché un grand soupir, dit à voix haute que c’était dégueulasse à entendre et donné un coup dans le banc du gars. Non mais, c’est un trajet de nuit, le silence est apprécié. Embrassez-vous, mais de grâce, pas besoin que l’autobus au grand complet entende vos bruits de bouche.

C’était ZÉRO confortable. Huit longues heures à essayer de dormir tout croche, à se faire réveiller pour passer les douanes (où le douanier m’a posé un milliard de questions, de «Avec quel argent avez-vous payé votre voyage» à «que vas-tu faire précisément demain toute la journée?», en regardant chacune des étampes de mon passeport plus d’une fois) et une autre fois, par le chauffeur qui crie quelque chose d’inaudible au micro, qui semblait vouloir dire qu’on devait descendre de l’autobus.

Comme on n’avait absolument rien compris et qu’on était dans un genre de garage, je suis sortie pour lui demander si on devait quitter, si on revenait, bref, ce qu’on faisait. Il a alors perdu patience et m’a répondu comme si j’étais une conne (dans une langue latine incompréhensible) qu’il n’avait aucune idée, mais qu’on devait sortir et suivre «les marches rouges».

On sort dans le garage, confuses, avec juste nos sacs à main et on monte les escaliers, qui n’étaient même pas rouges, pour nous retrouver quelques étages plus haut. On ne comprenait toujours pas où aller et on avait peur que le bus reparte sans nous quand au bout de quelques minutes, j’ai compris. On venait de passer devant des restaurants et des gens étaient couchés un peu partout sur des divans. Pourquoi? Simplement parce qu’on était sur un traversier!!!

Non mais il aurait pu nous le dire l’imbécile de chauffeur au lieu de faire comme s’il ne savait pas ce qui se passait! On n’avait jamais réalisé qu’on était rendus là, car on dormait. Et une fois tout en haut du bateau, on était si haut qu’on ne voyait pas vraiment qu’on était entourées d’eau. Ajoutez à ça la fatigue, on était vraiment perdues!

On est finalement rentrées à Londres avec 1h30 de retard et un sale torticolis chacune.


Alors même si c’est vraiment moins cher, je vous déconseille fortement l’autobus pour le trajet Paris-Londres!

lundi 30 juin 2014

Pharmacie clandestine et montées de lait parisiennes

On revient d’un petit week-end de trois jours à Paris, où on a fait autant sinon plus de choses que si on y avait passé une semaine!

J’ai donc plein d’anecdotes, aventures et histoires à raconter. Voici donc le premier d’une probable série de blogues.

Commençons d’abord par une expérience plutôt bizarre. Appelons cela la «pharmacie louche». J’ai un peu un historique de chutes à des moments inopportuns (comme mon accident au Fenway Park, raconté ici). J’ai aussi tendance à me «jinxer» pour un tas de choses. Ça m’est encore arrivé  à Paris. En sortant du métro, on a emprunté l’escalier roulant. Oh, pardon, l’escalator selon les Français. Mais il ne fonctionnait pas. À peine avais-je mis le pied dessus que je disais «J’haïs ça, ces escaliers-là quand ils sont arrêtés! J’ai toujours de la mis… OUCH.»

Pas le temps de finir ma phrase, j’étais déjà étendue de tout mon long, les deux genoux et l’intérieur du bras gauche éraflés et un bout de peau en moins sur la paume de ma main gauche. Bravo.

Il y avait une pharmacie tout juste à côté de la sortie de notre métro, alors j’ai voulu y aller pour acheter de quoi désinfecter et me faire un petit bandage. Il était presque minuit, un vendredi soir. Et il y avait… un line up à la pharmacie! Ça allait jusqu’à l’extérieur. À quel point les gens peuvent-ils tous avoir besoin de shampoing ou de Tylenol en même temps un vendredi à minuit? C’était louche. Comme ces gens semblaient attendre pour la caisse, j’ai voulu entrer pour aller voir ce que je pouvais acheter pour me soigner. C’est là qu’un monsieur assis à une table de style tabouret m’arrête en me disant que je dois faire la file. Même pour entrer et regarder les trucs de premiers soins. Un peu confuse, j’ai tout de même tenté de lui demander où étaient les bandages pour ne pas trop avoir à fouiller une fois que je pourrais entrer dans cette pharmacie un peu trop populaire. Il n’avait absolument aucune idée de ce que je pourrais acheter et donc encore moins de l’endroit où je pourrais trouver ça (la pharmacie était minuscule, dois-je préciser). Comme tout le monde commençait à nous regarder d’un air bizarre et que le «gardien de sécurité» avait l’air sous l’influence de je-ne-sais-quoi, on est parties.

La seule théorie qui vaille, c’est que cette pharmacie fait le commerce illégal de drogue et que les gens allaient faire le plein avant de sortir. On était quand même près de Pigalle, alors ça se peut, non? S’en est suivi un tas de blagues de deux filles fatiguées. Je pense qu’on a passé le reste de la soirée à trouver des façons subtiles que les «clients» utiliseraient pour commander leur drogue. On en a déduit que si on demandait un «Red Bull», avec un clin d’œil et en faisant les signes de guillemets avec nos doigts, on se serait sûrement ramassées avec du speed! Bref, on a rapidement quitté l’endroit et je me suis contentée de la trousse de premiers soins de l’hôtel! (Sur la photo, on voit le «Evil escalator» derrière ma main blessée...)
Je n'ai pas pris de photo de la file, de peur de me faire voir et qu'on me se mette à mes trousses, mais j'en ai pris une le lendemain. Avouez que le simple fait d'avoir une enseigne verte en néon aide à avoir l'air louche...

J’y suis aussi retournée en plein jour pour acheter du shampoing. Ça ne ressemblait en rien à la veille! Pas de file d’attente, des pharmaciens qui semblent professionnels… On ne saura donc jamais si cette pharmacie clandestine était simplement le fruit de notre imagination!

Les /$%?&*()_ d’iPad


J’adore prendre des photos. Surtout en voyage! Je ne suis pas une experte et j’espère un jour maîtriser plus de techniques avec mon appareil, mais je sais que je me débrouille quand même bien pour une amatrice.

Il me semble qu’en voyage, on veut prendre les meilleures photos possible pour en garder un souvenir le plus près de la réalité possible. Du moins, c’est ma philosophie.

Alors… WTF les photos avec des iPad?!? Ça me rend complètement FOLLE. Genre que j’ai envie d’aller taper sur l’épaule de tous les touristes qui s’encombrent de leur tablette pour leur dire à quel point je les trouve ridicules.

Mais pourquoi diable prendre des photos avec une tablette? Je n’y vois AUCUN avantage. Ça se traîne mal, la qualité des photos est horrible (aussi bien prendre un iPhone, ça donne de meilleurs résultats!), mais surtout, ça cache la vue d’un million de personnes derrière.
Comme ceci :
Sérieusement, t’as les moyens de payer un iPad? T’as sûrement les moyens de t’acheter une petite caméra cheap qui prendra de plus belles photos, qui rentrera dans tes poches et qui ne fera pas de pollution visuelle dans les lieux touristiques!

L’accent québécois


Bon, amis français, vous allez m’expliquer quelque chose. Qu’est-ce qu’il a de si drôle notre «accent québécois»? Je ne parle pas en joual et je n’ai pas d’accent de région à ce que je sache, alors je me demande bien ce qui vous fait pouffer de rire.

Je pensais que ce temps était révolu. Il me semble que les blagues sur l’accent québécois ont déjà toutes été faites, et ce, depuis 1985. Ce serait le temps de passer à autre chose.

Également, je comprends difficilement comment je peux passer pour une anglophone, alors que j’ai très peu d’anglicismes dans mon vocabulaire (surtout comparés à vous…). J’ai passé le voyage à m’exaspérer et à répéter «Je parle FRANÇAIS, la même langue que vous», alors que des serveurs, caissiers et autres me répondaient en anglais, même après TROIS PHRASES en français.

Sans blague, comment la phrase «Bonjour, je vais prendre un truc comme celui-ci SVP» peut sonner dans les oreilles d’une jeune Française «Hi, I’ll take TWO of those, please». Ciboire, il n’y a même pas un mot qui ressemble! Et ce n’est malheureusement qu’un exemple… 

Sur ce, je vais aller laisser ma voiture dans le parking ou encore payer un ticket de métro pour aller faire du shopping et peut-être manger une glace aux cookies and cream ou boire un Coca Light…

vendredi 27 juin 2014

Escalader... un amphitéâtre (Centre Bell, prends des notes!)

Quand j’ai fait mes recherches sur les trucs à faire à Londres avant de partir, je suis allée voir s’il y avait un concert intéressant au O2 Arena, leur équivalent du Centre Bell.
 Comme il n’y avait que Dolly Parton en spectacle pendant notre passage, j’ai laissé faire. MAIS, j’ai trouvé quelque chose d’encore mieux! On peut escalader l’amphithéâtre et carrément passer par-dessus! Tout ça avait l’air vraiment trop hot, alors on n’avait pas le choix, on se devait d’y aller. C’est ce qu’on a fait mercredi soir!

Avec nos beaux petits ensembles bleus de parachutistes et nos harnais, on a gravi le O2 Arena pour aller admirer un magnifique coucher de soleil sur Londres du haut de la plate-forme.

Ce n’est pas très haut, 52 mètres (pour le nombre de semaines dans une année), mais c’est vraiment une expérience originale. On ne monte pas d’escaliers, mais plutôt un genre de toile qui ressemble un peu à un trampoline. Ce qui fait que si on se donne un gros «swing», on risque de faire revoler les autres personnes de notre groupe! On monte pendant 190 mètres à une inclinaison de 30%, avant de redescendre de l’autre côté.

Voici la vue qu’on avait en haut :

 
Il y a plein de trucs intéressants sur cet amphithéâtre inauguré le 24 juin 2007. D’abord, ce n’est pas un hasard le truc des 52 semaines. Le diamètre est de 365 mètres, pour le nombre de jours dans une année. Autre fait qui m’a accroché, on n’était qu’à quelques mètres du Méridien de Greenwich (mes cours de géographie de secondaire 3 me sont soudainement revenus à l’esprit!).
 

À l’intérieur, on dirait une véritable petite ville. Parce qu’il n’y a pas que l’aréna sous ce dôme. Il y a une tonne de restaurants et des bars/nightclubs qui ont l’air malades, mais il y a aussi une salle de quilles et un méga cinéma.
 

D’ailleurs, on est allées manger après notre ascension et on a trouvé un bar à côté d’un buffet avec le deal suivant : 10 £ (environ 18 $) pour un drink et UNE assiette du buffet. Alors comme on n’avait droit qu’à une seule assiette, on a vraiment exagéré. Et on a même été astucieuses pour le dessert (il y avait tellement de choix, même un bar à bonbons!), en se faisant un deuxième étage avec une serviette de table. Le but était simple : rentrer dans notre argent. Je pense qu’on avait laissé notre dignité à l’entrée pour se promener avec de telles assiettes!

Situation «awkward» x1000!

Le guide nous a raconté une fois là-haut qu’un gars avait voulu faire sa demande en mariage à sa copine sur la plateforme. Il s’est agenouillé devant tout le monde, a sorti sa bague et lui a demandé sa main. Et elle a dit NON! Quel malaise! Les gens en avaient encore pour une quinzaine de minutes avant de redescendre. Le pauvre gars ne pouvait pas se sauver en courant ni se cacher!

«Ils sont redescendus, la fille en premier et le gars à la toute fin de la fille…», a précisé le guide.

Je suis vraiment contente de ne pas avoir assisté à ça!

Le guide nous a par ailleurs raconté que des touristes (épais) croyaient qu’ils étaient tellement hauts (!) que ceci… était le sommet de la tour Eiffel.
 Sans commentaire!

En vrac

Voici en vrac d’autres faits intéressants sur le O2 Arena, surtout qu’ils ont le don de faire des comparaisons qui sortent de nulle part :
  • Les billets pour les 21 spectacles de Prince en 2007 se sont vendus en… 20 minutes, un record mondial.
  • 22 millions de personnes s’étaient mises sur la liste d’attente pour obtenir des billets pour le spectacle de réunion de Led Zepplin le 10 décembre 2007.
  • Le toit pèse 45 000 tonnes… soit l’équivalent de huit éléphants (c’est ben lourd, un éléphant!)
  • Si on mettait bout à bout tous les câbles de soutien, on en aurait pour 72 km. Pour vous donner une «idée», ça donne une longueur de 1180 souliers enlacés ensemble.
  • Sa circonférence est exactement de 1 km.
  • Si on le remplissait au complet, on aurait besoin de 36 millions de pintes de bière.
  • Si on le virait à l’envers (non mais, qui a pensé à ça?!), ça prendrait 15 minutes aux chutes Niagara pour le remplir!
À quand ces statistiques loufoques pour le Centre Bell?