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lundi 28 juillet 2014

Histoires de monarchie et de têtes coupées

Impossible d’aller à Londres sans remarquer la présence de la monarchie. C’est fou quand même de penser qu’en 2014, ce système existe encore et qu’il ait survécu à plein de révolutions, à des guerres, à l’avènement de la technologie et au fait que l’on passe notre temps à se dire que les traditions se perdent.

Eh bien, ce n’est pas le cas à Londres! La monarchie est partout. Même sur les boîtes aux lettres!
Lors de mon premier passage en Angleterre, en 2000, j’avais visité le Windsor Castle. Cette fois, ç’a été le Kensington Palace. Honnêtement, j’ai été un peu déçu… car il ne restait plus de meubles!
C’était tout de même intéressant, surtout la partie sur la vie de la Reine Victoria, dont je vais vous parler un peu.

Victoria, qui est morte en 1901, a eu neuf enfants (avec son cousin!) et ils se sont tous mariés avec d’autres membres de la royauté, ce qui a valu à Victoria le surnom de «Grand-mère de l’Europe».

Elle a été reine pendant 63 ans et sept mois! C’est assez long merci! Il y a eu 20 premiers ministres britanniques pendant ce temps-là! C’est dans le palais de Kensington où elle est née. On a d’ailleurs mis les pieds dans la pièce exacte où elle a vu le jour.

Elle est devenue reine à l’âge de 18 ans. Elle était cinquième à la succession du trône, mais les circonstances ont fait en sorte qu’elle s’est retrouvée à régner après la mort de son oncle.

Ce qui m’a frappée, c’est la grande tristesse qui a affligé cette femme après la mort de son mari. En fait, elle ne s’en est tout simplement jamais remise. Elle a porté le deuil pendant… 40 ans. Et quand je dis «porter le deuil», c’est littéralement. Elle n’a revêtu que des vêtements noirs pour tous les jours de sa vie après la mort de son mari. Elle a aussi fait porter cette couleur à ses enfants.

Elle tenait un genre de journal intime et voici ce qu’elle a écrit à la mort de l’homme de sa vie : «Ma vie de femme heureuse est terminée. Le monde n’existe plus pour moi.» 
Si je me fie aux peintures d’elle, elle n’a jamais souri après 1861…
J’ai aussi appris que quelqu’un avait essayé de l’assassiner plus d’une fois! Bref, elle n’a pas vécu super heureuse, mettons.

Tower of London


On a aussi visité Tower of London, dont l’historique est assez bizarre. C’était à la fois une prison et un endroit où les membres de la famille royale habitaient!
On y a exécuté pas mal de monde et on a appris que les gens devaient payer pour leur propre exécution! Il y a aussi eu quelques histoires d’horreur, comme un homme qui a eu droit à un bûcheron en lendemain de brosse pour lui trancher la tête. Vous me voyez venir, ça lui a pris plus d’un essai pour réussir…

Autre histoire un peu dégoûtante, c’est celle d’un fils du roi illégitime qui a été étêté lui aussi. Mais comme il faisait quand même partie de la royauté, on devait avoir un portrait de lui. Sauf qu’ils s’en sont rendu compte… après son assassinat. Alors qu’ont-ils fait? Ils ont recousu la tête le temps que le peintre en fasse son portrait! Alors si vous voyez une peinture d’un «prince illégitime» avec un foulard dans le cou, c’est peut-être lui!

Une fois qu’on coupait la tête, on la montrait à la foule, qui applaudissait, et on exposait la tête plus loin sur le London Bridge, question de mettre en garde la population sur ce qui pourrait les attendre…
Il y a eu tellement de morts que sous le plancher de l’église, on compte environ 1500 morts, dont trois saints et trois reines.

Il y a aussi une histoire racontant qu’on y a assassiné deux jeunes princes. En fait, ils habitaient dans la tour (qui est fortifiée) et ils ont été portés disparus en 1493. Plusieurs croient que c’est leur oncle – qui est devenu le roi Richard III – qui a ordonné ces meurtres.

On a croisé des corbeaux et je les trouvais pas mal calmes.
J’ai ensuite compris pourquoi ils ne se sauvaient pas, non seulement ils avaient quelque chose à leur patte et probablement les ailes coupées, mais c’est parce que la légende veut que si les corbeaux quittaient la tour, elle s’effondrerait, tout comme le royaume tout entier. C’est mettre beaucoup de pression sur ces petites bêtes!

À noter que ces corbeaux mangent 170 gr de viande crue par jour et des biscuits pour oiseaux… trempés dans du sang!

Ouache.

Les bijoux royaux


L’exposition intéressante de la tour, c’est «The Crown Jewels», où on pouvait y voir le plus gros diamant au monde et différentes couronnes portées par différents rois et reines au cours des derniers siècles.
On n’avait pas le droit de prendre des photos, alors voici ce que j’ai subtilement réussi à prendre J
Il y a aussi beaucoup de vaisselle royale, fabriquée avec BEAUCOUP TROP D’OR! Quel gaspillage! En voici un exemple, un bol à punch complètement en or pouvant contenir 144 bouteilles! Le plus ridicule avec ce bol (qui mesure un mètre de large), c’est qu’il avait été commandé par le roi Georges IV et ç’a pris tellement de temps pour le faire qu’il est mort avant la fin et qu’il n’a jamais pu boire dedans!

dimanche 20 juillet 2014

La roue de fortune, des marchés et des lions en «stand-by»

Je réalise que je ne vous ai pas beaucoup parlé de Londres, à part son nightlife (à lire ici), alors je vais remédier à la situation!

Nous y avons passé plus de deux semaines, alors on en a vu des choses!

Commençons par les classiques.

London Eye


Impossible d’aller à Londres sans voir la fameuse grande roue appelée London Eye. C’est une gigantesque grande roue – la plus haute en Europe – avec des nacelles de verre qui vous permettent d’avoir une superbe vue sur la Tamise et surtout sur le parlement, et Big Ben.
Nous avons fait un tour à notre dernière journée. C’est un peu cher, ça revient à une quarantaine de dollars canadiens par personne, mais c’est un incontournable.

Il paraît que certains Londoniens l’ont surnommée… la roue de fortune (Wheel of Fortune). Pourquoi? Parce que chaque tour rapporterait environ 10 000$! Et un tour prend à peine 25 minutes…

Le soir, elle est toute bleue, ce qui est magnifique!
 
Si vous voulez une vue d’ensemble de Londres, il y a maintenant le Shard, un super gratte-ciel en forme de pyramide. Personnellement, le sommet me faisait un peu peur, car avec mon imaginaire dérangé, j’avais l’impression qu’il était coupant.On n’y est pas montées, par manque de temps (et peut-être un peu aussi de budget), mais si on l’avait fait, on aurait pu aller au 72e étage.

L’architecte de cet édifice est un petit malin, du moins financièrement. Il a préféré ne pas être payé, mais il a négocié qu’il hériterait du penthouse au tout dernier étage. Je pense que c’était une bonne affaire, étant donné que ça vaut maintenant… 42 millions £. En CAD, ça fait environ 77 millions $!!! Je l’avoue, je suis un peu jalouse.
Passons maintenant à la place Trafalgar Square. C’est très vaste et c’est là où se trouve le musée National Gallery, mais on ne l’a pas visité.

Une statue d’un gros coq bleu a été installée il y a quelques années. L’artiste n’avait toutefois pas prévu que les gens la détesteraient puisqu’elle rappelle un peu trop la fierté française!
Au centre, une statue est érigée tout en haut d’une colonne et ce qui retient l’attention, ce sont les quatre lions qui la «gardent». Ils sont vraiment gros et le sculpteur s’est inspiré de ses chats et de ses chiens pour les créer, ce qui explique pourquoi les lions ont la langue sortie. La légende veut que si jamais Big Ben venait qu’à sonner 13 coups, les lions se lèveraient, car ce serait un genre de signe de détresse et ils partiraient à la protection de je-ne-sais-plus-quoi. Mais je vous rassure, ils étaient bien tranquilles lors de notre passage.
Tout le monde grimpe dessus pour se faire photographier et on a voulu faire la même chose. Sauf que… c’est haut!
 
Et les lions sont chauds et glissants! Bref, on s’est contentés de se placer à côté. Les enfants qui grimpaient dessus étaient soient inconscients du danger, soit avaient des parents qui voulaient s’en débarrasser subtilement.

Un des hôtels les plus populaires de Londres, le Savoy, a aussi une relation particulière avec le nombre 13. Si vous voulez aller manger au restaurant et que votre réservation est pour 13, le serveur amènera un chat noir en porcelaine à votre table, avec un couvert et tout, pour que le total d’invités soit 14!

Vintage pour les marchés


Dans notre guide sur Londres, il y avait parmi les choses à faire absolument «s’habiller en vintage et visiter les marchés». Alors, c’est ce qu’on a fait!

Il y a plusieurs marchés, dont le Borough Market (majoritairement de la bouffe), où si on s’éloigne un tout petit peu, on tombe sur un endroit extraordinaire, où des parapluies multicolores sont accrochés dans les airs. À voir absolument!
 
Le Camden Market est aussi très connu. On y trouve de tout et les façades des commerces sont toutes plus originales les unes des autres.
 
Finalement, Le Portobello Market. Celui-ci, on est tombées dessus par hasard. Il est dans Notting Hill et on était allées dans ce quartier quelques jours plus tôt, car on cherchait cette porte :
(Celle de Hugh Grant dans le film Notting Hill)

Et ce commerce, qui était la librairie où travaillait le personnage de Grant dans le même film.
 On ne l’avait pas trouvé la première fois, mais on avait trouvé cette rue particulièrement charmante.
   
Quelle ne fut pas notre surprise le samedi matin quand on a réalisé que cette même rue avait l’air de ça!
  

Détour par Poudlard


Vous voulez allez à Poudlard avec Harry Potter et ses amis? C’est simple, il suffit de vous rendre à la plateforme 9 ¾ avec votre billet (Duhh!).
 

Un grand incendie


Un monument, qui a depuis sa construction été caché par de nombreux édifices, commémore le grand incendie de 1666. Cet incendie avait duré quatre jours et avait détruit des dizaines de milliers de maisons, soit 80% de la ville. Le feu avait pris dans une boulangerie et si la colonne tombait, la flamme (en or) sur le dessus - du moins, je pense que c'est une flamme! - tomberait exactement là où tout a commencé. 
 
Certains croient que l’incendie était en fait… un châtiment divin pour le péché de la gourmandise de la cité de l’époque. La raison? Le feu a commencé dans Pudding Lane et s’est arrêté à Pye Corner (lire pie, comme dans tarte). Légèrement exagéré, non?

La seule bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le feu a freiné l’épidémie de peste (qui avait tué 80 000 personnes l’année précédente), parce que les rats sont morts dans l’incendie et que les maisons infectées ont été détruites.

Une chance, parce que la solution qu’ils avaient trouvée avant cela était de tuer les chats et les chiens de la ville, car ils croyaient que c’était eux les responsables de l’épidémie!

Phrases comiques


On avait un guide assez comique et voici quelques-unes des répliques qui nous ont fait rigoler.

«Voici l’école où Daniel Radcliffe (Harry Potter) est allé. Ça coûte 50 000£ (92000$) par année y aller, alors je crois que c’est le seul pour qui ç’a été rentable.»

«Vous pouvez aller au Musée moderne. C’est l’fun. C’est gratuit et vous pouvez y voir, entre autres, un miroir où vous voyez votre reflet…»

«Ce pont, qui a été construit pour aider à désengorger le trafic londonien, est tellement difficile d’accès que si vous voyez quelqu’un dessus, c’est soit qu’il est perdu, soit qu’il est encore saoul de la veille. Bref, c’est un gros fail.»

«Sous ce pont, il y a un centre de massothérapie. Ils croyaient qu’ils étaient à l’abri des regards, mais ils n’ont pas pensé aux milliers de personnes qui passent chaque année en bateau. Donc, ils ont teinté les fenêtres. Mais ils l’ont fait du mauvais côté, alors ils ne peuvent maintenant plus nous voir, mais nous, on les voit très bien!»

En terminant, certains restaurants ont des noms plutôt… bizarres :
  
Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas fini de vous faire découvrir Londres! Mais le reste, ce sera pour une prochaine fois!

mardi 8 juillet 2014

Maman, j’ai raté l’avion

Notre voyage est terminé – du moins pas tout à fait encore, car j’écris dans l’avion – et il était évidemment impossible que la conclusion se fasse paisiblement.

Pour résumer, je vous dirais que… On a raté notre foutu vol.

Longue histoire plate, mauvais timing, valise trop lourde, autobus trop lent, chauffeur de taxi no 1 trop chiant, no 2 qui nous dépose au mauvais terminal et patati et patata et on est arrivées environ 7 minutes après la fermeture du vol, une heure avant le décollage.

Alors tous ceux qui m’ont dit que ma trentaine serait mieux que ma vingtaine, je vous le dis tout de suite, ça part mal! Et je n’en suis qu’à ma deuxième journée avec ce chiffre maudit comme âge.

D’abord, on ne savait pas trop où fêter un dimanche soir pour pouvoir faire un petit quelque chose de spécial à minuit, mais j’avais «spotté» un restaurant-bar qui s’appelle Honky Tonk tout près de notre appart. Comme j’adore le country et qu’une de mes deux amies qui m’accompagnaient était aussi venue avec moi à Nashville (où tous les bars sont des Honky Tonk), on a décidé d’aller là, même si on savait qu’ils fermaient à minuit.

«On commandera des shooters à l’avance, règlera la facture, attendra à minuit pour trinquer et on partira après», s’est-on dit, pensant bien sûr qu’ils n’allaient pas nous mettre dehors à 00h01.

Eh ben c’était presque ça.

Le gardien de sécurité, qui ne servait absolument à rien, est venu se planter à côté de notre table à environ 00h03. Il considérait qu’ils nous avaient «déjà donné un délai parce qu’il savait que c’était ma fête». Et il nous a mises dehors. Je mentionne ici qu’il était vraiment chiant et qu’en plus, il avait zéro empathie, car je dois admettre que j’ai éclaté en sanglots à 23h57 et que ce n’est pas à minuit que ça s’est arrêté. Je n’avais pas du tout l’air pathétique… ni sympathique. Alors je suis sortie du bar en criant «NOT thank you». Ça m’a fait légèrement du bien.

Mais bon, comme l’a dit mon amie Sabrina, je n’avais pas de tact à 29 ans, ça ne devrait pas changer maintenant!

Pour poursuivre mes malheurs de trentenaire (ark), le soir de ma fête, alors qu’on revenait du superbe bar à champagne Vertigo 42, qui porte bien son nom étant juché au 42e étage d’un immeuble et dont la vue a l’air de ça :
 (Et à l'intérieur, avec tout plein de miroirs)
Je marchais tranquillement quand j’ai échappé ma caméra, puis entendu un bruit de vitre. Oh merde. Heureusement, ce n’est que la vitre qui protège la lentille qui a éclaté. Dieu merci, elle a fait sa «job» avant de mourir cette petite vitre et sauvé ma lentille. Sauf que je suis maintenant incapable de l’enlever, car elle est vissée trop solidement. Du gros fun à venir pour régler ça.
Et comme ce n’était pas assez, j’ai réussi à perdre les derniers souvenirs que j’avais achetés tout juste avant le départ. La joie.

Mais bon, malgré ces petits accrocs, on a fait un voyage merveilleux. Vous en aurez d’ailleurs quelques autres extraits au cours des prochains jours/prochaines semaines, car il me reste un tas de choses à vous raconter!

vendredi 4 juillet 2014

Suivre les pas de... Jack the Ripper/l'Éventreur

On a fait un tas de choses depuis notre arrivée à Londres. Tellement en fait que j'ai de la difficulté à choisir quoi raconter ici!

Allons-y pour quelques trucs originaux qu'on a faits, et voici le premier.

Jack the Ripper

On a fait la visite guidée qui raconte l'effroyable histoire de Jack l'Éventreur. Je le connaissais vaguement, car je me tiens loin, très loin de toutes ces histoires racontées en paroles, en films ou en livres. Je déteste ça! Mais tant qu'à être à Londres, aussi bien affronter mes peurs. D'autant plus que cette activité intéressait beaucoup Jenny.

Finalement, bien que ce soit vraiment dégueulasse, je n'ai pas eu de haut-le-cœur ou de grande frayeur. Bon, ç'aurait probablement été différent en pleine nuit, mais ce n'était pas le cas!

Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment son histoire, Jack the Ripper est un tueur en série qui a sévi en 1888. Il a fait cinq victimes, cinq femmes. J'étais un peu étonnée, car je croyais que c'était beaucoup plus que ça!
La visite est intéressante. On nous raconte l'histoire de chaque femme assassinée, toutes des prostituées, et on comprend que leurs conditions de vie et de «travail» ont dû être épouvantables. Les quatre premières avaient entre 43 et 47 ans et n'étaient pas des «pétards», mettons. Cela faisait en sorte qu'elles devaient travailler dans les coins plus trash de la ville et qu'elles devaient en plus charger beaucoup moins cher que les belles jeunes filles de rue, sinon elles n'avaient pas de clients.

Le guide, dont la grand-mère habitait ce quartier au moment des événements, tenait à nous faire comprendre l'ambiance qui régnait à l'époque. La noirceur des ruelles, l'inquiétude des gens du quartier, la réaction de la presse, l'enquête de la police, les indices recueillis, il expliquait tout! Et il nous donnait les indices au fur et à mesure qu'on remontait le fil des événements.

Je n'entrerai pas dans les détails, car avec un surnom comme Jack l'Éventreur, c'est assez facile d'imaginer ce qu'il faisait à ses victimes. Et il réussissait à faire ça en un temps record. Une dizaine de minutes environ pour sa troisième victime, trouvée exactement là où se trouve maintenant ce banc.
Parenthèse, il y avait un couple assis sur ce banc quand notre groupe est arrivé. On les a donc chassés... Sauf que c'était le pire des timings pour eux, car sinon se fie au fait que les deux pleuraient et avaient des faces d'enterrement... Ils étaient sûrement en train de se laisser. J'en déduis que cet endroit précis porte malheur.

Donc, Jack - surnom inventé par un journal de l'époque - éventrait les prostituées après les avoir égorgées. Il s'est particulièrement gâté avec la cinquième victime, lui dépeçant plusieurs parties de son corps. Pendant la description des événements, la dame à côté de moi ne se sentait tellement pas bien! Elle avait les deux mains accrochées à des barreaux de clôture et la tête penchée vers le sol, les yeux fermés. Ça vous donne une idée des atrocités!

Les enquêteurs n'ont jamais réussi à l'épingler. Avec les technologies d'aujourd'hui, on serait sûrement capable de le faire. Le problème, c'est que les policiers n'ont plus les preuves. Pourquoi? Attendez, je dois vous avertir tellement c'est ridicule. Comme l'enquête piétinait et que ça faisait un peu plus d'un an que Jack n'avait pas récidivé, la police a DONNÉ LES PREUVES EN SOUVENIR aux enquêteurs lors du party de Noël. N'importe quoi.

Alors c'est ça, on ne saura probablement jamais qui était ce monstre, même si encore aujourd'hui des théories sont avancées par différents spécialistes.

Ah et en terminant, sachez que selon les derniers experts, il était âgé entre 30 et 60 ans. La raison? On serait plus porté à devenir psychopathe après 30 ans. Je vous dis ça de même, mais je fête mes 30 ans dans trois jours. Si j'étais vous, je m'assurerais d'être très gentil avec moi. Au cas...

mercredi 2 juillet 2014

Londres-Paris : luxe à l'aller, supplice au retour!

On a failli ne jamais aller à Paris. Premièrement parce que n’étant pas trop consciente de la date puisqu’on est en vacances, on a réalisé la veille (!) qu’on n’avait absolument rien réservé. Croyez-moi, ce n’est pas du tout mon genre, étant un peu «control freak» de la planification de voyage.

Ce sont donc trois bonnes et interminables heures de recherches en toute fin de soirée qui ont mené à l’achat d’un billet d’avion pour l’aller et un billet d’autobus pour le retour. Pourquoi deux moyens de transport différents? Non, ce n’est pas pour l’expérience, mais bien parce que c’est la seule foutue option qui restait!!! C’est aussi en cherchant un billet de train qu’on a réalisé que ça coûtait ridiculement plus cher si on n’avait pas d’adresse en Europe. C’est chien! L’autobus à l’aller nous amenait à Paris en fin de soirée le vendredi et louer une voiture est impensable. J’aime bien conduire et relever des défis, mais conduire en France avec une voiture qui a le volant à droite… pas sûre! Bref, on a acheté nos billets vers 22h et le départ était à… 6h. Selon Google Maps, on en avait pour 2h de transport en commun pour se rendre à l’aéroport Lunton, dont je n’avais jamais entendu parler avant.

On a donc décidé de ne pas dormir. De toute façon, on n’aurait pas eu beaucoup de temps, puisque nos valises n’étaient évidemment pas commencées.

On est donc parties au beau milieu de la nuit pour traverser notre quartier complètement désert et silencieux (ça, c’était avant qu’on commence à y rouler nos valises…) pour aller prendre l’autobus. On avait un transfert à la gare d’autobus, mais à un moment, on a commencé à faire les calculs et se dire qu’on risquait fort bien d’arriver en retard. Meilleure option : prendre un taxi. Pas facile quand on est dans un quartier où il ne se passe plus rien après 1h du matin! C’est à ce moment qu’on a décidé de retourner voir le monsieur – un peu bizarre – qui nous avait dit où était notre arrêt de bus et qui nous avait mentionné qu’on pouvait prendre un taxi et qu’il nous ferait un prix spécial. C’était une petite compagnie de taxis dont j’oublie le nom, mais qui n’est pas vraiment officielle. À Londres, les taxis ont tous l’air de ça :
Mais pas le nôtre. En fait, il n’était pas lettré, n’avait pas de «meter», rien. Les prix étaient décidés à l’avance dans leur petit bureau ouvert 24h sur 24 au coin de la rue. En fait, ç’aurait été le meilleur moyen pour nous kidnapper, nous assassiner ou autre, car personne ne l’aurait jamais su. Super rassurant, non? C’est ce à quoi je pensais tout le long. Surtout qu’il a pris des petits chemins qu’on ne connaissait pas, car on lui avait dit qu’on était pressés. Disons qu’après mes expériences de paranoïa extrême au Brésil (comme dans La fois où on n’a failli ne jamais se rendre à Salvador), j’étais pas mal craintive.

Mais tout s’est finalement bien passé et on est arrivées juste à temps pour prendre l’autobus. Une maudite chance, car on n’avait pas réalisé que c’en était un de style voyageur et que d’attendre le suivant nous aurait fait rater notre vol. Tout allait bien et c’était le bus le plus confortable dans lequel je n’avais jamais mis mes fesses! Une heure de route à dormir comme un bébé.

Arrivées à l’aéroport, je réalise que j’ai oublié les feuilles de confirmation. Il les fallait absolument, alors on a fait un détour par le comptoir EasyJet et là, on a commencé à stresser un peu, surtout quand elle nous a remis les cartes d’embarquement sur lesquelles était écrit que les portes fermaient à 5h20. Il était 5h05 et on n’avait pas encore passé la sécurité. Il devait y avoir au moins 300 personnes en file. Impossible qu’on le fasse à temps. Les employés nous ont rassurées et nous ont dit qu’à cette heure, ils ne respectaient pas les heures indiquées sur les cartes et qu’on avait jusqu’à 6h. Ouf!

Je ne sais pas comment, mais on l’a fait. Même si la préposée à la porte d’embarquement m’a obligée à mettre ma sacoche dans ma valise – ce qui était physiquement impossible. Je l’ai déjouée en passant devant elle la valise ouverte sans qu’elle la voie, pour ensuite ressortir la sacoche et fermer la valise dès qu’elle ne me voyait plus. J’ai juste eu l’air un peu idiote pendant de longues minutes à essayer de gérer tout ça. C’était comme essayer de faire entrer un piano dans une Mini Cooper.
C’est donc avec environ deux heures de sommeil qu’on est arrivées à Paris! Je vous raconterai plein d’autres anecdotes de notre séjour en sol français, mais d’abord, quelques détails sur notre (long) retour en autobus.

Longue, longue route


Si on a été choyées à l’aller avec un bus voyageur ultra confortable et un mini vol d’avion, c’était tout le contraire du retour.

D’abord, comme c’est le cas depuis le début de notre voyage, même si on essaie de planifier notre horaire comme il le faut, on s’est ramassées à courir à la dernière minute pour ne pas rater le départ. Et comme on était pressées, c’est ce moment que le métro de Paris a décidé de choisir pour… enfermer Jenny entre deux portes à l’entrée. C’est qu’à Paris, on glisse notre billet, il est accepté, on le reprend et on passe le tourniquet, pour ensuite se retrouver devant deux portes qu’on doit pousser pour traverser. Jenny a tout fait ça, sauf qu’une fois à l’étape de la porte, qui se trouve environ un pied et demi plus loin que le tourniquet, tout a bloqué. Elle était prise dans ce minuscule espace avec sa valise! Pas capable de ressortir et surtout pas capable de pousser la porte. Une chance qu’elle est mince. Après plusieurs tentatives, elle a réussi à se faufiler dans l’espace super étroit, le genre d’espace qui sert à bloquer le passage et que personne ne doit être capable de franchir. Elle se sentait comme quand on essaie d’enlever une bague beaucoup trop petite, mais elle, c’était son corps au grand complet qui risquait de rester pris dans une fâcheuse position! Et la valise? On a essayé en vain de la passer par-dessus, mais on a dû attendre qu’une autre usagère du métro ait pitié de nous et qu’elle la passe en même temps qu’elle franchissait – sans problème – la maudite porte.

Passagers désagréables


Vous le savez peut-être, je ne suis pas super patiente. Mes voisins dans l’autobus l’ont appris à leurs dépens. Au petit gars qui donnait des coups dans mon banc, j’ai lancé un beau «Bon, je pense que ça suffit maintenant», alors que l’autobus n’avait même pas quitté le garage. Ç’a marché, il a arrêté.

Au couple devant nous qui n’arrêtait pas de s’embrasser en faisant autant de bruit et de «smack» que les onomatopées que l’on retrouve dans les bandes dessinées Archie, j’ai lâché un grand soupir, dit à voix haute que c’était dégueulasse à entendre et donné un coup dans le banc du gars. Non mais, c’est un trajet de nuit, le silence est apprécié. Embrassez-vous, mais de grâce, pas besoin que l’autobus au grand complet entende vos bruits de bouche.

C’était ZÉRO confortable. Huit longues heures à essayer de dormir tout croche, à se faire réveiller pour passer les douanes (où le douanier m’a posé un milliard de questions, de «Avec quel argent avez-vous payé votre voyage» à «que vas-tu faire précisément demain toute la journée?», en regardant chacune des étampes de mon passeport plus d’une fois) et une autre fois, par le chauffeur qui crie quelque chose d’inaudible au micro, qui semblait vouloir dire qu’on devait descendre de l’autobus.

Comme on n’avait absolument rien compris et qu’on était dans un genre de garage, je suis sortie pour lui demander si on devait quitter, si on revenait, bref, ce qu’on faisait. Il a alors perdu patience et m’a répondu comme si j’étais une conne (dans une langue latine incompréhensible) qu’il n’avait aucune idée, mais qu’on devait sortir et suivre «les marches rouges».

On sort dans le garage, confuses, avec juste nos sacs à main et on monte les escaliers, qui n’étaient même pas rouges, pour nous retrouver quelques étages plus haut. On ne comprenait toujours pas où aller et on avait peur que le bus reparte sans nous quand au bout de quelques minutes, j’ai compris. On venait de passer devant des restaurants et des gens étaient couchés un peu partout sur des divans. Pourquoi? Simplement parce qu’on était sur un traversier!!!

Non mais il aurait pu nous le dire l’imbécile de chauffeur au lieu de faire comme s’il ne savait pas ce qui se passait! On n’avait jamais réalisé qu’on était rendus là, car on dormait. Et une fois tout en haut du bateau, on était si haut qu’on ne voyait pas vraiment qu’on était entourées d’eau. Ajoutez à ça la fatigue, on était vraiment perdues!

On est finalement rentrées à Londres avec 1h30 de retard et un sale torticolis chacune.


Alors même si c’est vraiment moins cher, je vous déconseille fortement l’autobus pour le trajet Paris-Londres!

vendredi 27 juin 2014

Escalader... un amphitéâtre (Centre Bell, prends des notes!)

Quand j’ai fait mes recherches sur les trucs à faire à Londres avant de partir, je suis allée voir s’il y avait un concert intéressant au O2 Arena, leur équivalent du Centre Bell.
 Comme il n’y avait que Dolly Parton en spectacle pendant notre passage, j’ai laissé faire. MAIS, j’ai trouvé quelque chose d’encore mieux! On peut escalader l’amphithéâtre et carrément passer par-dessus! Tout ça avait l’air vraiment trop hot, alors on n’avait pas le choix, on se devait d’y aller. C’est ce qu’on a fait mercredi soir!

Avec nos beaux petits ensembles bleus de parachutistes et nos harnais, on a gravi le O2 Arena pour aller admirer un magnifique coucher de soleil sur Londres du haut de la plate-forme.

Ce n’est pas très haut, 52 mètres (pour le nombre de semaines dans une année), mais c’est vraiment une expérience originale. On ne monte pas d’escaliers, mais plutôt un genre de toile qui ressemble un peu à un trampoline. Ce qui fait que si on se donne un gros «swing», on risque de faire revoler les autres personnes de notre groupe! On monte pendant 190 mètres à une inclinaison de 30%, avant de redescendre de l’autre côté.

Voici la vue qu’on avait en haut :

 
Il y a plein de trucs intéressants sur cet amphithéâtre inauguré le 24 juin 2007. D’abord, ce n’est pas un hasard le truc des 52 semaines. Le diamètre est de 365 mètres, pour le nombre de jours dans une année. Autre fait qui m’a accroché, on n’était qu’à quelques mètres du Méridien de Greenwich (mes cours de géographie de secondaire 3 me sont soudainement revenus à l’esprit!).
 

À l’intérieur, on dirait une véritable petite ville. Parce qu’il n’y a pas que l’aréna sous ce dôme. Il y a une tonne de restaurants et des bars/nightclubs qui ont l’air malades, mais il y a aussi une salle de quilles et un méga cinéma.
 

D’ailleurs, on est allées manger après notre ascension et on a trouvé un bar à côté d’un buffet avec le deal suivant : 10 £ (environ 18 $) pour un drink et UNE assiette du buffet. Alors comme on n’avait droit qu’à une seule assiette, on a vraiment exagéré. Et on a même été astucieuses pour le dessert (il y avait tellement de choix, même un bar à bonbons!), en se faisant un deuxième étage avec une serviette de table. Le but était simple : rentrer dans notre argent. Je pense qu’on avait laissé notre dignité à l’entrée pour se promener avec de telles assiettes!

Situation «awkward» x1000!

Le guide nous a raconté une fois là-haut qu’un gars avait voulu faire sa demande en mariage à sa copine sur la plateforme. Il s’est agenouillé devant tout le monde, a sorti sa bague et lui a demandé sa main. Et elle a dit NON! Quel malaise! Les gens en avaient encore pour une quinzaine de minutes avant de redescendre. Le pauvre gars ne pouvait pas se sauver en courant ni se cacher!

«Ils sont redescendus, la fille en premier et le gars à la toute fin de la fille…», a précisé le guide.

Je suis vraiment contente de ne pas avoir assisté à ça!

Le guide nous a par ailleurs raconté que des touristes (épais) croyaient qu’ils étaient tellement hauts (!) que ceci… était le sommet de la tour Eiffel.
 Sans commentaire!

En vrac

Voici en vrac d’autres faits intéressants sur le O2 Arena, surtout qu’ils ont le don de faire des comparaisons qui sortent de nulle part :
  • Les billets pour les 21 spectacles de Prince en 2007 se sont vendus en… 20 minutes, un record mondial.
  • 22 millions de personnes s’étaient mises sur la liste d’attente pour obtenir des billets pour le spectacle de réunion de Led Zepplin le 10 décembre 2007.
  • Le toit pèse 45 000 tonnes… soit l’équivalent de huit éléphants (c’est ben lourd, un éléphant!)
  • Si on mettait bout à bout tous les câbles de soutien, on en aurait pour 72 km. Pour vous donner une «idée», ça donne une longueur de 1180 souliers enlacés ensemble.
  • Sa circonférence est exactement de 1 km.
  • Si on le remplissait au complet, on aurait besoin de 36 millions de pintes de bière.
  • Si on le virait à l’envers (non mais, qui a pensé à ça?!), ça prendrait 15 minutes aux chutes Niagara pour le remplir!
À quand ces statistiques loufoques pour le Centre Bell?