mardi 28 juin 2022

Éclusières au travail!

Vous avez peut-être vu passer la nature de mon dernier voyage, un périple en bateau dans la vallée du Lot sans mon adorable Charlot, mais… avez-vous vraiment compris tout ce qu’impliquaient les écluses manuelles? Sûrement pas, vu que même nous, on a compris l’ampleur qu'une fois sur place!

Alors je vous propose de vous transporter sur notre bateau et de forcer autant que nous, tout en comprenant le principe des écluses. Alors, comme on dit… prêts, pas prêts, on y va!

 

Je dois d’abord préciser, pour ceux qui auraient raté les blogues précédents, que je me suis retrouvée dans ce voyage avec ma meilleure amie/sœur qui fait partie de la famille et de ce voyage à titre de bouche-trou pour cause de report et de pandémie. Mais nous, on s’en fout, vive la pandémie de notre point de vue! Donc, notre utilité était de gérer les écluses. Des écluses… manuelles. On n'avait évidemment jamais fait ça, mais on était tellement énervées et motivées, ça n’avait pas de sens. Alors, une fois la prise de possession du bateau à Cahors, on a transporté des employés qui allaient nous suivre jusqu’à la première écluse pour nous donner un cours rapide. Peu importe l’expérience de notre capitaine – dans notre cas, mon père avait plusieurs centaines d’écluses manuelles et automatiques à son compte –, on devait suivre le « crash course » de l’employé de Locaboat.

Une des choses qui m’a marquée lors de notre passage dans les écluses, c’est l’espèce de cours 101 de « comment réanimer quelqu’un ». Pour avoir suivi une formation d’agente de bord et avoir des parents qui sont d’anciens infirmiers et ambulanciers (dans une autre vie, mais ça reste!), je dois dire que ça m’a vraiment préoccupée. Pourquoi? Tout simplement parce que ces formations ne sont pas obligatoires pour louer ce genre de bateau et surtout, parce que la solution semble passer par ces pancartes :

Non mais… Qui a le temps de lire tout ça en cas d’urgence? PERSONNE.

Je serai ravie que qui que ce soit me prouve le contraire.

Revenons-en à la raison principale (essentielle, même) pour laquelle les enfants, c’est-à-dire ma sœur et moi, sommes de ce voyage; la main d’œuvre. Oui, oui, on ne sert qu’à ça. On se fait exploiter (logées, nourries et blablabla, mais bon).

Alors en gros, ça veut dire quoi, faire des écluses manuelles? Si l’écluse est fermée et qu’on doit monter, on entre en mode « plus long ». Le bateau accoste avant l’écluse, la main-d’œuvre (ma sœur et moi) saute sur la rive, court vers l’écluse et ouvre les portes dans l’écluse à coup de tourniquets. Beaucoup de tourniquets, surtout quand les écluses n’ont pas été graissées depuis… une éternité!

* À noter que cet exemple en est un lorsque le bateau remonte la rivière et qu’il est différent lors du trajet de retour!

Alors, on vide l’écluse, on aide le bateau à entrer en le solidifiant avec des cordes :

Et une fois solidement en place, on referme la porte et ouvre l’écluse quand on est en sens où la rivière descend. Sérieusement, soyez prêts à suivre, ce n’est pas évident!

 

Au début du voyage, on se faisait un concours où notre père démarrait le chronomètre dès qu’on mettait le pied hors du bateau et qu'il l’arrêtait quand la dernière embarquait à bord. Notre record quand il fallait ouvrir la première écluse, alors que la moyenne était de 20 min? 13 m 55 s! Et quand l’écluse était de notre côté et qu’on y entrait directement? 5 min 22 s! Wow. Pour vrai, ces temps étaient si incroyables – on aurait tant aimé avoir la réaction des plaisanciers, tout peinards qui nous voyaient courir comme des folles!

Mais avec un tel score et surtout la lourdeur qui s’installait dans nos bras, on a décidé d’un commun accord que ce serait les chiffres à battre lors de notre prochain voyage familial l’an prochain (aucune pression, papa, mais tsé!).

Écluses difficiles à part, on n’en a croisé une tonne et honnêtement, du point de vue des éclusières novices, c’est un succès sur toute la ligne!

Le plaisir qu’on a eu à battre notre record pour enclencher le mécanisme, les retours ou départs du bateau dans la petite échelle svelte au beau milieu de l’écluse, l’alternance qu’on suivait religieusement entre le « tu es de l’autre côté, c’est ton tour! », nos chandails et souliers de matelot achetés spécialement pour le voyage… Tout était génial.

Mais surtout, nos incroyables chandails précisant les trois parasites (dans l'ordre, ma mère, moi et ma soeur) et le capitaine (qui a tout payé!). Les plus beaux qui soit!

Alors, où irons-nous l’an prochain, papa?

jeudi 16 juin 2022

P’tites vites de Cahors

Le départ de notre récent périple français en bateau se faisait de Cahors, une ville que je qualifierais de campagne profonde, même si mes amis français n’ont pas apprécié ma définition!

Dans cette ville d’un peu moins de 20 000 habitants, mon père avait loué un « mobile home » - que l’on doit prononcer mobilaum avec l’accent régional, et il était tout simplement génial. J’ai encore de la misère à figurer comment ils ont réussi à maximiser l’espace d’un aussi petit endroit. Deux chambres, une salle de bain, une cuisine et un salon en plus d’une terrasse. Wow!

En plus, Didier, le propriétaire de notre « mobilaum » (faudrait vraiment que je l’écrive en alphabet phonétique!), a eu le malheur de nous dire qu’on pouvait prendre tout ce qu’on voulait dans son jardin!

Voici une de nos récoltes!

  
En fait, notre réservation était à Maxou, ce que j’ai trouvé « cute » parce que dans mon premier roman, j’ai donné ce nom au chien de mon personnage principal. Mais qu’importe. On a visité ce village de probablement huit habitants, mais on a quand même vu ce monument dédié à une personne dont le nom est l’équivalent de Voldemort de nos jours…

Avant de prendre possession de notre bateau, on a eu quelques jours pour visiter cette ville, connue notamment pour la production du vin Malbec. Mais comme je ne bois pas de vin rouge, je vais me fier à ma famille pour vous dire que leurs vins sont excellents, malgré leurs noms parfois très, très douteux!

Allons-y maintenant de p’tites vites de Cahors.

Si quelqu’un comprend la signification de cette affiche, je suis preneuse!

C’est là où on a remarqué que non seulement les heurtoirs (nouveau mot que j’ai appris, qui consiste en gros à une sonnette manuelle) sont des mains, mais qu’en plus, elles ont des bagues! Une chance qu’elles ne les portaient pas à l’annulaire parce que je ne sais pas comment j’aurais géré le fait que les mains des heurtoirs soient fiancées avant moi!

La ville est connue pour son pont Valentré. Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je suis obsédée par les ponts, sans comprendre pourquoi puisque même moi, je ne peux l’expliquer. Dans mes recherches en vue de ce voyage, c’est cet attrait qui a d’abord capté mon attention. Avec raison!

Allons-y donc avec un peu d’histoire, rapidement. Sa construction a été décidée en 1306, mais amorcée seulement deux ans plus tard. Comme la construction a pris plus d’un demi-siècle, plusieurs légendes sont nées, toutes semblables et ayant un lien avec le diable. Je vais vous raconter cette que j'ai comprise dans la viste. On disait que la lenteur des travaux était redevable à un pacte signé par le maître d’œuvre avec rien de moins que… le diable. Le maître a voulu étaler son savoir-faire en matière de construction devant Satan et a promis d’abandonner son âme en signe de paiement pour les travaux. Comme tout s’est fait avec rapidité à partir de là et que les termes du contrat allaient être respectés, Satan s’est rebellé. Mais pour s'assurer de remporter son pari, Satan a envoyé chaque nuit un diablotin pour enlever la dernière pierre de la tour centrale – la Tour du Diable – même si elle avait été mise en place par des maçons. De cette façon, la tour ne serait jamais achevée.

On peut d’ailleurs voir le diable dans une œuvre tout près.

Je ne l'ai pas vue sur le coup, mais un artiste aurait ajouté ce petit diable sur une pierre qui, selon une autre version de la légende, ne tenait jamais en place.

Pour aller voir la vue du haut du pont, on devait passer par ces escaliers absolument non sécuritaires, ce qui a fait paniquer les parents vu qu’on était en gougounes!

La mairie est très « instagrammable », jugez-en par vous-mêmes!

Il faisait très, très chaud et je plains le couple qui prenait part à une séance photo interminable pour ce qui, selon ce que j’en déduis, était leur bal des finissants.

J’aurais sérieusement préféré l’eau relativement sale à la chaleur à sa place!

J’ai, comme plusieurs d’entre vous, découvert l’humoriste Mathieu Dufour et ses expressions/son accent typiques dans les dernières années. Alors quand j’ai vu que cette église était reconnue pour présenter la « sainte-coiffe », je n’ai pas arrêté de répéter dans ma tête que j’allais voir la « sainte-couèffe »…

 

Finalement, il est important de noter qu’à Cahors, il est défendu de ne « rien laver dans le bassin ». Alors selon mes notions grammaticales, si vous passez sans nettoyer quoi que ce soit, vous êtes dans le trouble!


dimanche 5 juin 2022

Je vous présente... Troulouse (aucune faute de frappe ici)

Au moment d'écrire ces lignes, j'étais en France pour un extraordinaire voyage avec mes parents et ma sœur illégitime (si vous ne comprenez pas pourquoi elle a ce titre, c’est normal et comme il date de plus de 10 ans, je ne le réexpliquerai pas!).

Le voyage s'est fait en trois parties. La première, un séjour à Cahors que je vous raconterai plus tard, suivi d'une semaine à bord d’un bateau conduit par mon père et pour lequel mon amie et moi avons ouvert et fermé manuellement plus d’une trentaine d’écluses sur la rivière du Lot. Notre récompense après tout ce dur travail? La troisième partie, soit quelques jours à Toulouse, ville que mon amie-sœur et moi n’avions jamais visitée. Mon père a loué un appartement qui avait l’air extraordinaire en plein centre-ville. Comme on avait beaucoup de valises – ma mère nous a dit de voyager léger, mais connaissant ce qu’il y avait sur le bateau, elle a traîné son pile-patates, entre autres, si ça peut vous donner une idée de ses propres valises! –, on avait donc beaucoup trop de bagages pour quatre personnes normales (comment dire… pas surprenant, on n’est pas normal…). C'est pourquoi on a loué une voiture à Toulouse, où on se rendait en train de Cahors.

La voiture louée étant à l’aéroport et notre arrivée à la gare de train de Toulouse, on a opté pour le très ingénieux plan de deux taxis. Simple à prime à bord, notre plan consistait en : mon amie et moi qui prenions le maximum de valises et le plus gros taxi pour nous rendre à l’appartement et les parents qui prenaient le taxi suivant pour l’aéroport où ils allaient récupérer notre voiture. On est donc parties avec l’équivalent de l’équipement pour une équipe de hockey pee-wee et notre chauffeur nous a emmenées le plus près possible de l’adresse où on devait récupérer la clé. Mais évidemment, on s’est butées à des sens uniques, des zones réservées aux faibles émissions de gaz à effet de serre (je vous raconterai un jour!) et tout, alors on s’est arrêtées en plein milieu de nulle part, mais pas si loin de la clé selon mon téléphone.

J'ai dit à mon amie de rester sur un coin de rue, le temps que j’aille chercher la clé. J’avais beau avoir le courriel avec les indications et le code du Masterlock probablement installé de façon illégale, ça ne marchait pas. Pantoute. Je suis retournée la voir et lui ai transféré ma mission. Même échec.

J'ai décidé d’y retourner et de regarder un tutoriel sur comment ouvrir un putain de Masterlock. Au moment où je commençais la vidéo, un petit couple à qui j’avais parlé lors de mon tour de guet des bagages m'a à nouveau croisée et m'a demandé si j’avais besoin d’aide. J’ai dit oui et mis mon tutoriel sur pause. Le gars a appuyé sur les mêmes boutons que moi et ouvert la petite porte à l’avant. C’est que même si ç’a la forme d’un cadenas, le but n’est pas de l’ouvrir comme un cadenas normal, mais il faut l’ouvrir comme on ouvre la boite aux lettres pour y déposer un envoi. C'était juste ça! Je suis retournée voir mon amie avec les clés pensant que le pire était derrière. Que je suis naïve...

Deuxième mission à remplir : apporter tous ces bagages à l’appartement, qui était à un coin de rue de là, mais surtout, au troisième étage. On priait pour qu’il y ait un ascenseur, même un vieux et minuscule! Je suis partie avec le premier sac, le plus lourd, et un sac à dos, question de pouvoir faire un deuxième voyage avec mon amie et tout le reste des valises, en attendant que les parents reviennent avec la voiture. Une fois sur place, les indications étaient de prendre l’escalier à droite et de monter au troisième étage où je verrais la porte blanche.

J'ai longé un corridor hyper étroit qui donnait sur une cour intérieure. À gauche, un corridor. Tout droit, un escalier en colimaçon datant de l’époque de Jacques-Cartier (et encore!). Je cherchais en vain un ascenseur et je me suis résignée à tenter de ne pas mourir en montant le sac qui pèse une tonne dans le super escalier en colimaçon étroit et juste... vieux. J'ai dû faire plusieurs arrêts, question de reprendre mon souffle et mes forces pour me rendre en haut. Une fois arrivée au troisième, du moins ce que je pensais être le troisième, car il n’y avait pas de chiffre nulle part, je vois une porte plutôt blanche, mais on ne sait pas avec la vieillesse de l’immeuble. J’ai essayé la clé, mais je n'étais pas certaine d’avoir le bon appartement. Parce que des numéros de porte, c’était également facultatif dans l’édifice… J'ai quand même tenté ma chance, mais j'ai entendu un « c’est qui? », ce qui me fait comprendre que je m'étais trompée de porte. La dame a ouvert et m'a confirmé que le troisième étage était le suivant parce que le premier est le rez-de-chaussée.

Je me suis rendue au vrai troisième et à une autre porte blanche (avec les bagages) et quand j’ai essayé la clé, j'ai entendu une personne parler de l’autre côté et un téléphone sonner. Comme je n’avais pas envie de vivre un autre malaise, j'ai laissé les valises là et je suis allée chercher mon amie. J’ai appelé mon père pour qu’il me donne le numéro de téléphone du propriétaire afin qu’il m’explique comment me rendre. Résultat de la conversation?

- Mais vous avez pris l’escalier à droite? 

- Celui en colimaçon?

- Oui, mais celui de droite?

- Euh... Attendez, je ne suis pas sûre de comprendre finalement.

Bref, on est deux à ne pas l’avoir vu, cet escalier en colimaçon « carré » dans le fond à droite. Alors j'avais pris le mauvais. Et ça ne passait pas d’un côté à l’autre. Il fallait donc retourner là-haut, au dernier étage, pour redescendre le sac de la mort et le sac à dos.

C’est ce qu’on a fait, miraculeusement sans… décéder. Pour vous donner une idée, c'était tout en haut :

Et donc la même chose du bon côté. 

On est ensuite allées rejoindre mes parents pour dîner. On était tous affamés. Au retour, mon père est entré dans l’appartement et… l'a DÉTESTÉ. Mais genre, comme je ne l’ai jamais vu détester quelque chose. Je le trouvais pas si mal, mais j’avoue que l’extérieur et les escaliers n’étaient pas super. Notre souper a été le dernier clou dans le cercueil de cet appart puisque la vaisselle n’était même pas toute propre. Résultat? On n’y a passé qu’une nuit et on a changé d’endroit pour le reste du voyage. Ce qui veut dire qu’on a dû redescendre les bagages moins de 24 h après avoir sué nos vies pour les monter!

Sauf que tous ces efforts et ces muscles endoloris (qui vont me coûter cher de massothérapie puisqu’ils sont toujours affectés!) en vain auront mené à un passage en Andorre, dont je vous parlerai plus tard, et une fin de séjour dans des hôtels magnifiques où ma mère a pu enfin se reposer en se faisant servir au restaurant au lieu de préparer le souper comme ç'a été le cas chaque soir sur le bateau. Ç'a eu des avantages!

Malgré tout, cet appartement restera à tout jamais connu dans notre famille comme étant le « Troulouse »! 

 

lundi 23 mai 2022

Le cadeau de fête raté de Charlot

En temps de non-pandémie, mes parents ont l’habitude de faire un voyage en pénichette – un bateau qui pourrait se comparer à un énorme ponton sur lequel on habite et qui nous permet de traverser les canaux et les écluses – en France. Je dois avouer que lorsque je les ai aidés à faire un livre-photo de leur premier voyage (ils étaient juste tous les deux), je me suis dit que ç’avait l’air plate.

Mais au fil des ans, ils ont fait de nouveaux parcours et chaque année, une tonne d’amis et de membres de la famille voulaient en faire partie, si bien que dans les années les plus occupées, ils devaient louer un bateau pour 10 personnes. Depuis que j’ai Charlot – mon chihuahua, au cas où vous avez raté n’importe quelle de mes conversations au cours des quatre dernières années –, j’ai commencé à me dire que c’était le voyage idéal pour l’emmener en Europe pour la première fois. Il a beaucoup voyagé, avec 32 vols d’avions à son actif, mais on n’a visité que l’Amérique du Nord ensemble.

Il y a environ deux mois, mon père m’a envoyé le texto suivant : « Nos amis ne peuvent plus nous accompagner en bateau, alors trouve-toi une amie, on part le 19 mai ». Bon, il a aussi pris le soin de préciser que je devais en choisir une qu’il n’allait pas vouloir jeter par-dessus bord!

Le choix s’est donc arrêté sur ma meilleure amie, aussi connue dans la famille sous le nom de sœur illégitime, qui habite en Afrique du Sud et qui nous rejoint à Toulouse.

Les préparatifs allaient bon train. En plus, le départ était prévu 11 jours après le cinquième anniversaire de Charlot. Je ne pouvais pas trouver meilleur cadeau de fête! On part deux semaines, mais on passe une semaine sur le bateau. Évidemment, on a déniché à mon p’tit gars six ensembles de matelot différents qui s'ajoutent aux deux qu'il possède déjà et celui de lifeguard. Sans oublier son costume de roi pour la visite des châteaux.

Comme Charlot est un chien d’assistance (allez lire ma nouvelle dans le livre que j’ai récemment publié avec trois autres auteurs « Des histoires qui ont du chien » ou encore « Une fille, un char et un chihuahua » en version individuelle numérique pour connaître le fin fond de cette histoire), j’ai fait la demande auprès d’Air Transat. Ce n’est pas la première fois qu’il voyage avec cette compagnie et je me suis dit, à tort, que ce serait simple puisqu’il avait déjà été approuvé par le passé.

J’envoie donc toute la paperasse et je reçois… un refus. Une des raisons? « Votre billet du médecin date de 2019 ». Bon. Comment je pourrais ben dire ça. Ouin, c’est que j’ai pas mal la même maladie qu’en 2019 et ça risque d’être ça pour le reste de mes jours. J’irai pas voir le neurologue à chaque fois que je veux prendre l’avion pour qu’il m’en signe un nouveau… Ah et le chien, ça va aussi être le même pour toute sa vie à lui. On me suggère alors de faire une demande de chien de soutien émotionnel. Charlot peut faire les deux, mais je trouvais ça un peu niaiseux qu’ils refusent sa vraie fonction pour une maladie que j’ai en me disant de remplir de la paperasse pour dire que j’ai un trouble de santé mentale qui justifie la présence du même petit chien.

En tous cas.

Bref, je fais les démarches avec le médecin (j’ai quand même écrit un autre livre sur un trouble alimentaire, alors c’est « legit »!)

Prochaine étape, la signature du vétérinaire. Je prends rendez-vous et au téléphone, le préposé me demande si j’ai le formulaire de certificat de santé international.

- Le quoi?

- Oui, ça vous prend ça pour voyager et il faut contacter l’Agence canadienne de l’inspection des aliments, ils envoient un formulaire et vous prenez rendez-vous avec nous pour le faire signer et avec eux pour l’approuver, dans les 10 jours avant votre voyage.

(Dans ma tête : mon chien n’est pas un morceau de viande, me semble)

- Oh, une maudite chance que vous me dites ça, je ne savais pas!

Pas de problème, je prends rendez-vous avec l’ACIA le vendredi matin avant le départ (soit sept jours) et avec le vétérinaire la veille.

La dame de l’ACIA me téléphone le jeudi matin pour s’assurer que j’ai reçu le formulaire par courriel. La réponse était non, alors j’étais soulagée qu’elle m’appelle. Elle me l’envoie et là, la conversation se poursuit et c’est la panique.

- Votre chien est micropucé?

- Oui!

- Est-ce qu’il a eu ses vaccins avant ou après? Parce que l’Union européenne ne reconnaît aucun vaccin donné avant que le chien ait reçu sa micropuce. 

- Ben ça dépend lesquels, il en a eu avant et après. 

- La rage, c’est ce qu’il a besoin.

Parenthèse ici. Je sais très bien qu’il ne l’a pas eu après sa micropuce, parce que le vaccin est bon pour trois ans et que le vétérinaire, lorsque je suis allée faire donner une injection contre les allergies à Charlot, j’ai eu la discussion suivante : « Je pars en France avec lui dans cinq semaines, est-ce que j’ai besoin de vaccins, de papier, quelque chose? » et on m’a répondu : « Non, tout est à jour. Son vaccin contre la rage est bon jusqu’en septembre et on fera son rappel à votre retour ».

Retournons à l’appel avec l’ACIA.

- Je dois vérifier, mais sinon j’ai rendez-vous ce soir, ils pourront lui donner.

- Ouin, mais non. Il faut qu’il l’ait reçu au minimum 21 jours avant le départ et au maximum un an. S’il ne l’a pas eu, on ne pourra pas signer et approuver vos papiers.

C’est la CA-TAS-TROPHE.

- Même si c’est un chien de service?

- Oh ça je ne sais pas, faudrait vérifier s’il peut avoir une exemption.

Je raccroche et me dit que c’est simple, comme je suis allée chez le vétérinaire un mois auparavant et qu’ils m’ont dit que tout était en règle, qu’ils m’ont donné une mauvaise information, alors ils allaient pouvoir corriger leur erreur en lui donnant son vaccin et modifier la date au dossier. Encore plus facile puisque le document à remplir pour la France est fait à la main.

Comme j’avais besoin d’un rendez-vous rapidement avec le vétérinaire et qu’ils ont trois succursales, on m’a donné rendez-vous dans une autre, un peu plus loin, mais où j’étais déjà allée une fois en urgence (le petit, gros fan de beurre d’arachide, avait grugé un Reese et je savais que le chocolat était nocif pour les chiens). J’arrive, j’explique la situation, l’erreur commise, ma solution, le fait que c’est un chien d’assistance – avec tous les documents à l’appui – et tout.

J’ai frappé un solide mur. Le vétérinaire me dit qu’il va aller consulter ses collègues, mais il ne démontre aucune compassion. Ça regarde mal.

J’attends, je prie, j’ai les larmes aux yeux en pensant que le voyage planifié en fonction d’emmener le petit en bateau en France pour ses cinq ans ne tenait qu’à leur bonne volonté et leur compréhension.

Non seulement il n’a pas retrouvé sa compassion en jasant avec ses collègues, mais il m’a envoyé le technicien pour ne pas m'affronter et utiliser trop de phrases pour m’expliquer la situation.

- Ce n’est pas légal de modifier une date, blablabla…

Deux longues minutes plus tard, je perds patience et j'interromps son monologue qui n’a servi à rien et me tanne d’attendre le « mais, on comprend qu’on vous a mal conseillée et que c’est important pour vous… » parce qu’il ne vient pas.

- OK, peux-tu juste arrêter avec la loi, la responsabilité et juste me dire un oui ou un non?

- La loi, blablabla.

- OUI ou NON, me semble que c’est une question simple.

- Non.

- Mais c’est votre erreur!

- Oui, mais c’est la responsabilité du voyageur de se renseigner.

- Ce que j’ai fait avec vous, donc mon erreur, c’est d’avoir cru ce qu’un vétérinaire m’a dit?

- Oui, fallait vérifier.

Et là, je suis tellement fâchée, triste et déçue, que je me mets à pleurer et ce sont des gros sanglots.

Réaction du technicien? Aucune. Pas de compassion, de désolation, pas de « voulez-vous un mouchoir? », rien. Alors je suis encore plus fâchée et je pleure encore plus. Je leur dis de remplir quand même les papiers, parce que je me dis que je vais essayer de le changer moi-même. D’la marde!

Je lui fais donner son vaccin contre la rage et en plus, le vétérinaire, qui est revenu puisque la tâche ingrate a été faite, est tellement mauvais qu’il se reprend par trois fois pour réussir à le vacciner, lui faisant mal chaque fois.

Je n’ai pas dit un mot du reste du rendez-vous. Au moment du paiement, la jeune fille n’est pas plus sympathique et se contente de me dire : « 212,71$ »

Alors c'est plus fort que moi, je lâche un « 200$ pour brailler pendant une demi-heure sans que personne m’offre un Kleenex, c’est ordinaire ».

J’entends la fille marmonner quelque chose et je crois avoir entendu « c’est lourd ».

- Pardon?

- …

- Peux-tu répéter ce que tu viens de dire SVP?

- C’est lourd.

- Attends, es-tu en train de me traiter de lourde, toi?

- C’est lourd la façon que vous nous parlez, madame.

Ah ben /$%?&*(.

Une maudite chance que je faisais pas euthanasier un animal, parce qu’avec leur zéro empathie, j’aurais eu droit à quoi, quelqu’un qui me pitche les cendres dans la face?

J’ai analysé le document. Impossible à falsifier. Je songe à me rendre à l’ambassade de France pour expliquer la situation du chien de service.

J’ai abandonné le projet après avoir téléphoné à l’ambassade et eu le message vocal datant visiblement de 2020 puisqu’on nous interdisait de nous présenter en personne en raison de la COVID et que la boîte vocale était pleine, avant de nous raccrocher la ligne au nez.

Alors voilà. Tout ça pour dire que je suis ici à faire ce magnifique voyage, mais qu’il nous manque notre merveilleux petit amour à quatre pattes.

Mais ne vous inquiétez pas, je n’ai pas acheté tous ses ensembles pour rien et on se reprend avec lui dans un avenir rapproché! Et non, je ne remettrai plus jamais les pieds dans cette clinique!


samedi 9 avril 2022

P'tites vites de Houston, la suite!

Je sais, je sais, je ne suis pas la chronologie pour mes blogues. Mais dites-vous que je ne vous ai encore pas tout dit sur mes voyages au Maroc et au Pérou en 2019, alors…

Je vais commencer par conclure mon récent passage à Houston. Pour vous rafraîchir la mémoire, j’y suis allée en décembre avec Charlot parce qu’il voulait assister à son premier match des Colts (quant à moi, c’était mon 10e match de mon équipe dans une 10e ville!).

Alors même si j’ai déjà fait un article sur les « p’tites vites de Houston », j’en avais encore à dire, alors voici la partie no 2!

À mon arrivée, j’ai trouvé vraiment cool l’affiche dans le taxi faisant la promotion de trajets à 6 $, nommés « Six in the city » partout lorsqu’on est au centre-ville. Je comptais abuser de ce « deal » et je l’aurai finalement pris un gros total de… zéro fois.

Vous le savez peut-être déjà, mais comme je déteste le café, je carbure – malheureusement – au Red Bull. Quelle ne fut pas ma surprise, que dis-je, ma panique, de réaliser qu’il y avait une pénurie de ma potion magique dans la ville! Je dois préciser que je ne bois que du sans sucre. Pour comprendre mon raisonnement pas si logique, je vous invite à lire mon deuxième roman, « Moi j’mange »! Comme disent les anglos, bref…

 

Je n’ai pas trop compris le lien avec la phrase « Quelle heure est-il? » en plusieurs langues dans les pierres sur le plancher, mais comme c’était à des arrêts d’autobus/tramways, c’est sûrement parce qu’ils ne sont pas à l’heure!

Je vous ai raconté l’histoire du Boeing qui transportait des navettes spatiales, mais je tiens quand même à dire que je me suis retenue pour ne pas acheter ce chandail au centre spatial. Après tout, je suis de la génération pour laquelle Pluton était une planète! (Sinon, quoi faire avec la phrase mnémotechnique pour se rappeler de l’ordre des planètes « Mon vieux, tu m’as jeté sur une nouvelle planète »?)

J’ai trouvé ça très cool que les lumières sur les coins de rue soient en plus illuminées de la couleur des lumières en vigueur. Avec ça, si on passe sur une rouge, on n’a aucune excuse!

De quoi est-ce que je me suis le plus ennuyée des États-Unis pendant les deux années de pandémie? Mes barres de crème glacée Snickers. Pour vrai, je l’ai déjà dit, mais c’est une excellente chose pour ma santé que ça n’existe pas au Canada!

Au cours des dernières années, j’ai découvert mon grand intérêt pour le Tartare de bœuf. S’il y a ce mets sur un menu d’un restaurant où je vais, il y a de très fortes chances que mon choix s’arrête sur ça. Tout près de mon hôtel, il y avait un restaurant steak house très bien coté, le Vic and Anthony’s. J’ai longuement hésité entre un bon steak – j’ai été élevée au filet mignon puisque mon père était propriétaire d’un steak house! – ou un Tartare. J’ai choisi cette dernière option et même si le restaurant était super, que j’étais aux premières loges pour le concert piano et voix d’un artiste, je dois admettre que ce n’est vraiment pas le meilleur Tartare que j’ai mangé dans ma vie. Mais bon, à moins que ma mémoire me fasse défaut, c’était ma première expérience avec un œuf de caille. Je n’en tirerai pas des leçons de vie, mettons.


Ce resto étant quand même haut de gamme, il offrait des digestifs à… 1800 $ américains. Je répète, 1800 USD. Eh boy. À ce prix, j’espère que les gens ne se font pas juger s’ils lèchent le verre pour n’y laisser aucune goutte!

 

Un midi, je cherchais un resto où me prendre à dîner sur le pouce, pour retourner à l’hôtel et travailler sur mes divers projets (ce n’était pas des vacances), alors j’étais super contente de constater qu’il y avait un Pot Belly tout près de mon hôtel. Je connaissais cette chaîne du temps où j’étais journaliste sportive et que je passais beaucoup, beaucoup de temps aux États-Unis. Leurs soupes sont extraordinaires et leurs sandwiches le sont tout autant. Sauf que pour m’y rendre, j’ai dû passer par un centre d’achats complètement désert. Plein de boutiques et de restaurants fermés. C’était tellement triste – et sans aucun doute des conséquences de la pandémie. Mais bon, la bonne nouvelle, c’est que je me suis régalée une fois à ma chambre d’hôtel. Si vous êtes de passage chez nos voisins du Sud, que vous cherchez un « fast-food » différent et délicieux, je vous le recommande! 

 



mardi 5 avril 2022

Ah belle Floride, tu m’avais tant manqué!

Depuis plus d’une dizaine d’années, soit depuis que mes parents ont un condo en Floride, je viens ici deux ou trois fois par année. Mon dernier voyage prévu était au début avril 2020 pour assister au Masters de Miami. Nul besoin de vous dire que ç’a été annulé. (D’ailleurs, faudrait bien retrouver ce crédit voyage avec Air Canada…)

Deux ans plus tard, me revoilà! Alors voici quelques p'tites vites pour vous faire rêver de soleil et de palmiers!

J’ai choisi mes dates pour assister au tournoi de tennis, tel que prévu avant la pandémie. Mon père et moi sommes des grands fans de ce sport. J’ai assisté aux quatre tournois du Grand chelem et à quelques autres tournois en Amérique du Nord. Comme les Canadiens connaissent beaucoup de succès depuis un moment, le but était d’assister aux premiers tours pour les voir à l’œuvre et d’y retourner s’ils se rendaient loin dans le tournoi.

Premier match? Celui de Leylah Fernandez. Je ne l’avais pas vue jouer en vrai depuis le tournoi de Roland-Garros junior en 2019! On s’est donc rendus là pour son match de deuxième tour (elle avait un bye au premier tour). Depuis 2019, le tournoi a déménagé de Key Biscayne à Miami, au complexe où se trouve le stade des Dolphins dans la NFL. Pour vrai, c’est absolument magnifique tout ce qu’ils font là, même si la grande majorité des installations n’y sont que pour deux semaines! 

 

 

Il y a une trentaine de terrains qui sont désormais permanents autour du stade de football, dont le GrandStand, qui peut accueillir 5000 spectateurs. Pour ce qui est du « central », on transforme l’immense terrain de football en terrain de tennis avec des estrades temporaires qui rejoignent un côté des sièges fixes du terrain. En tout, on peut y accueillir 13 800 spectateurs. C’est vraiment très, très bien fait.

Si 90 % des spectateurs sont à l’ombre lors des matchs des Dolphins, ce n’est pas tout à fait le cas au tennis! Mais, comme ce sont des installations de la NFL, on y retrouve les mêmes règles, ce qui veut dire que tout ce qui est permis sont les sacs, sacoches ou peu importe ce qui vous sert de portefeuille, car ça doit être d’une grandeur maximale de l’équivalent d’une Pop Tarts (j’exagère à peine!) ou…. Être transparent. Même si ça fait des années que ce règlement existe, je n’ai toujours pas commandé de sac adéquat de mon équipe préférée et je refuse d’en acheter un d’une autre formation, alors je trimballe tous mes biens dans mes mains et mes poches. Pourquoi je précise ça? Parce que ça voulait aussi dire que je ne pourrais pas transporter la crème solaire. J’en ai donc mis dans la voiture avant d’arriver. Comme je brûle à rien, j’ai mis de la 30. Sauf que… Leylah jouait au Grandstand où il n’y a pas d’ombre du tout. Le soleil était dans mon dos et au bout de près de trois heures, ma crème solaire n’était plus d’aucune utilité. Je savais que je risquais de souffrir, mais jamais à ce point!

Pire, quelques jours plus tard, je me suis infiltrée dans la ligue de pickleball de ma mère (et oui, je me suis fait battre entre autres par un monsieur de 81 ans…) et j’ai mis de la 70 pour l’occasion. Après deux heures de jeu, j'ai passé ma main dans mon dos et senti comme des petits boutons. J'ai demandé à ma mère de regarder si j’avais fait une réaction au soleil et… oh shit. J’avais des cloches d’eau. Des brûlures au deuxième degré!!!

Je vous épargne la photo!

Pour revenir au tennis, on voulait aller voir Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov pour leur premier match respectif, mais mon père s’est blessé – en jouant au tennis lui aussi – et on s’est dit que comme ils jouaient tous les deux contre des « pas forts », on attendrait le tour suivant. Ils ont évidemment contrecarré nos plans en perdant d’entrée de jeu. Alors on a attendu un peu et on a assisté à une séance en soirée pour des matchs de quart de finale.

 

Une belle surprise de mon voyage a été la visite d’une amie pilote d’avion qui venait passer le weekend dans mon coin. On est allés manger sur Las Olas (avec Charlot et le commandant que je connaissais de mon ancienne vie d'agente de bord), le boulevard populaire de Fort Lauderdale. Comme on n’avait pas réservé et qu’on était samedi soir, l’attente pour avoir une table était très longue. On a donné notre nom dans un resto où il y avait 45 minutes d’attente. Entre-temps, on a décidé de marcher sur le boulevard pour voir si on ne pouvait pas avoir quelque chose de plus rapide. La moyenne d’attente était de… deux heures!

Puis on a vu une tonne d’éclairs de chaleur dans le ciel. Tellement beau! Et… silencieux! J’ai toujours voulu photographier un éclair. Alors j’en ai fait ma mission et voici le résultat!

Sauf qu’on s’est éloignés de notre resto et ce qui devait arriver arriva… Le DÉLUGE. Disons simplement qu’on était aussi trempés que si on s’était rendus à notre table à la nage.

On a soupé au El Camino, un restaurant mexicain et c’était excellent. En plus, je pense qu’on n’a même pas attendu nos repas 10 minutes. Un excellent service, bonne bouffe et abordable. Une belle découverte!

Si je continue sur la portion blogue alimentaire, mon père m’avait vanté les côtes levées du Flanigan’s, qui étaient selon lui « les meilleures au monde ». J’ai donc demandé (OK, exigé!) d’y aller pour juger par moi-même. Résultat? Il avait absolument raison!

J’ai aussi pu aller voir le match de mes Blackhawks adorés qui jouaient contre les Panthers. Je savais que les chances de victoire pour mon équipe étaient assez faibles, mais le hasard fait bien les choses puisque c’était le 1000e match dans la LNH de Jonathan Toews, mon joueur préféré.

Même Charlot a voulu souligner l’événement!

J’ai aussi pu tester la fonction « mouvement » de mon téléphone cellulaire (un Google Pixel 6) et… Wow!

Et pour compléter mon immersion dans la vie de Snowbird, quoi de mieux que d’assister au spectacle de… 2Frères! Je ne connaissais pas tant leurs chansons, bien honnêtement, mais je suis complètement tombée sous le charme. Ils sont bons, drôles, généreux sur scène. J’ai adoré!

En terminant, je me sentirais mal de ne pas vous partager ma trouvaille au magasin où tous les souliers sont à 10,88$. C’est clair que je retourne acheter ces gougounes!