jeudi 5 novembre 2020

P'tites vites de Paris (pré-pandémie, évidemment!)

Je vous ai récemment parlé de ma semaine à Paris pour le tournoi de Roland-Garros en 2019 avec mon père, alors pour compléter, voici mes p’tites vites de la Ville lumière.

On a été extrêmement chanceux et gâtés. La sœur de notre amie parisienne avait un appartement meublé et inoccupé dans un super quartier et nous l’a prêté gratuitement pour la semaine.

Voici la vue que j’avais de ma chambre :

On s’entend que c’est vraiment cool!

Mais avant d’y aller, j’ai passé une journée sans mon père – je revenais de quelques jours au Maroc et lui d’un périple en bateau sur le Canal du midi – et j’en ai profité pour aller visiter le Château de Versailles, ce que je n’avais jamais fait lors de mes trois présences précédentes à Paris.

C’est très, très beau, mais ça ressemble aussi à à peu près tous les autres châteaux en Europe, comme celui de Sissi - Schömbrunn – en Autriche. D'ailleurs, je vous avais raconté que Sissi était réellement une... bitch, ici.

 

Ces châteaux, c’est l’extravagance, l’exagération et aussi beaucoup d’exploitation de main d’œuvre. Jamais on ne pourrait construire cela aujourd’hui sans dépenser une énorme fortune!

Ah et pour entrer, il faut faire une looooongue file. Ça avançait quand même vite, mais il y avait vraiment beaucoup de monde!

Les files étaient si longues qu’il était difficile de s’y retrouver. J’ai même perdu quelques minutes à faire la file pour… l’abreuvoir, alors que je pensais que c’était pour la billetterie!

 

Le fait le plus intéressant de ma visite, c’est que les accouchements se faisaient dans la chambre de la reine, et ce… devant public, selon la tradition! Ainsi, 19 « enfants de la France » sont nés sous les yeux des curieux. Eh boy.

En rafale :

J’ai bien ri en voyant le nom de la « Cour des senteurs ». Je me demande d’où ça vient…

Chaque fois que je vais en France, je suis découragée par l’usage abusif de mots anglais alors que le terme existe dans la langue de Molière. J’ai envie de leur hurler chaque fois qu’un stationnement, ça existe. Qu’on ne fait pas de shopping, mais du magasinage, etc.

En voici quelques exemples :

 

Je suis allée voir la rue la plus « instagrammable » de Paris, selon divers sites. Les résidents sont toutefois pas mal tannés des shooting photos et de l’achalandage et on peut les comprendre en voyant des séances broches à foin comme celle-ci!

Il pleuvait, mais la rue était tout de même très belle :

On a eu la chance d’embarquer dans un wagon de métro sans chauffeur, alors on était à l’avant complètement, comme si on conduisait! Ils ont même dessiné des contrôles et des boutons. J’avais quatre ans et demi.

On est allés souper au fameux restaurant Café Georges V sur les Champs-Élysées. Évidemment, on est allés voir l’Arc de triomphe, un incontournable lors de chaque passage à Paris.

Un autre incontournable, c’est évidemment la tour Eiffel. Y grimper est aussi un passage obligatoire! On est allés un peu après le coucher de soleil. C’était magnifique!

 
 

C’était peu de temps après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame-de-Paris, alors on est allés voir l’étendue des dégâts. On ne pouvait bien sûr pas s’en approcher, mais j’ai senti un genre de soulagement de la voir encore debout, devant mes yeux.

 

J’adore le fait qu’ils expliquent qui est la personne en l’honneur de qui on a nommé telle rue ou telle place.

J’étais ben énervée de voir un avion Concorde exposé.

On habitait sur la rue du marché. Ce n'est que le samedi qu'on a compris que c'était littéralement, une rue avec un marché, qui prenait forme dans la nuit du vendredi au samedi!


samedi 24 octobre 2020

Grand chelem complété à Roland-Garros!

En mai 2019, soit il y a presque un siècle dans les circonstances, j’ai passé une semaine à Paris avec mon père pour le tournoi de tennis de Roland-Garros. Mon père m’a un jour promis que j’assisterais aux quatre Grands chelems de tennis et il a tenu parole. Il ne me manquait que celui-là, après avoir assisté aux Internationaux des États-Unis (US Open) en 2009 et en 2014, aux Internationaux d’Australie 2013 et à Wimbledon (en Angleterre) en 2014.

On a acheté nos billets pour cinq journées de la deuxième semaine. J’avais dû me lever à 5h du matin, carte de crédit en main, quelques mois plus tôt pour les réserver. Comme on n’avait droit qu’à quatre billets au total pour les deux stades principaux, j’ai utilisé deux adresses courriels et donc deux comptes pour pouvoir en avoir huit, soit quatre jours avec une paire. La cinquième journée, on a pris l’option de tous les autres stades et on a été gâtés, parce que la jeune Leylah Annie Fernandez, Québécoise qui évoluait alors chez les juniors, jouait sur un des petits terrains. On a finalement pu voir chacun de ses matchs, sauf sa finale puisqu’on avait une journée prévue avec des amis parisiens. On l’a toutefois regardée sur l’iPad dans notre petit appartement avant d’aller les rejoindre!

J’avais déjà visité les installations, cinq ans plus tôt, et je vous avais raconté ça ici.

Roland-Garros en bref :

J’ai dû demander de changer de place pendant un des matchs parce que la personne à côté de moi sentait trop mauvais. C’était insupportable. On nous a offert de prendre les sièges pour ceux qui accompagnent les personnes en fauteuil roulant puisqu’ils n’étaient pas occupés. La préposée semblait me trouver bizarre de demander ça – j’ai carrément dit que la personne à mes côtés empestait! –, mais mes narines étaient plus importantes que mon tact.

Les lattés avaient l’air de ça :

La bouffe sur le site coûtait une FORTUNE. Jugez-en par vous-mêmes :

On a eu une journée complètement annulée à cause de la pluie. En échange, on pouvait y retourner sans frais le lendemain. Ça tombait bien, c'était la seule journée pour laquelle on n’avait pas acheté de billets!

Et ça nous a donné la chance d’acheter de merveilleux imperméables couleur terre battue! (Oui, mon parapluie vient de Wimbledon!)

Roger Federer n’avait pas participé à ce tournoi depuis 2015. Non seulement j’ai eu la chance de le voir, mais j’ai assisté à la demi-finale entre Rafael Nadal et lui. Un moment inoubliable, même si ce n’est pas mon préféré qui a gagné!

 

Je vous épargne le nombre de photos que j'ai dû prendre pour réussir à en avoir une belle des balles avec l'écriture dans le bon sens!

Les bancs dans la station de métro avaient l’air de ça :

 

Alors voilà, un autre item de coché sur ma bucket list. Merci papa!

mercredi 30 septembre 2020

P'tites vites du Saguenay

Je vous parlerai sous peu de la fameuse petite maison blanche de Chicoutimi, mais en attendant, allons-y pour des p’tites vites du Saguenay!

D’abord, on a bien ri quand on a vu le slogan de la ville de Chambord disant : « Chevauchez la nature ». On n’a pas tous la même définition du verbe chevaucher, mettons!

Comme on était en pleine pandémie, j’ai bien aimé le masque ajouté à la pancarte en 2D de Philippe Laprise à la billetterie du village de Val-Jalbert!

Sur la route entre Roberval et Chicoutimi, on croise aussi une tonne de bannières soulignant les différentes vedettes originaires du Saguenay qui se sont démarquées dans diverses secteurs, comme les sports, les arts, la politique. On a notamment croisé les bannières de feu Dédé Fortin, du maire Labeaume ou encore de la patineuse de vitesse Marianne St-Gelais.

Je voulais aussi aller voir la Pyramide des Ha! Ha!

À quoi sert cette pyramide faite de « Cédez le passage »?

Elle a été conçue pour commémorer les victimes du déluge du Saguenay (dont je vous parlerai prochainement) et se voulait aussi une « œuvre du millénaire de stature internationale ». Donc, pour aider à son financement (2 millions $), 25 000 personnes ont acheté une « pointe d’humour » avant même la première pelletée de terre. Pour ceux qui n’auraient pas saisi ici, je rappelle que ce sont des triangles, près de la rivière Ha! Ha!

C’est comme ça qu’est née la pyramide équilatérale faite de 3000 panneaux de signalisation « Cédez le passage ».

J’ai connu, comme des millions de Québécois, l’existence de la Fromagerie Boivin pendant la première édition de Star Académie, alors qu’une des jumelles Villeneuve avait demandé à ses parents de lui apporter du fromage en grains, « celui qui fait squik-squik ». Leurs ventes avaient explosé. J’en achète souvent à l’épicerie, mais je tenais à y aller pour en acheter du frais, frais, frais!

Fondée en 1939, la fromagerie est maintenant dirigée par les troisième et quatrième générations de Boivin.

Après plusieurs investissements et une entente avec Kraft Canada, entre autres, la fromagerie a encaissé un coup dur en 2011 lorsqu’un incendie a détruit une bonne partie de l’entreprise. Seuls deux départements ont résisté à l’incendie et les dommages ont été évalués à plus de 15 millions de dollars. Au lieu de se décourager, les dirigeants ont décidé de reconstruire et du même coup de devenir une des usines les plus modernes au Canada.

Aujourd’hui, la Fromagerie Boivin transforme environ 30 millions de litres de lait nécessaires à la production de 3,3 millions de kilos de fromage et plus de 2 millions de kilos de poudre de lactosérum par année.

Et nous, on a acheté un méga sac chacune de crottes de fromage pour seulement 5$. Un excellent investissement, croyez-moi! Disons que la durée de vie de nos sacs respectifs a été très courte.

On a aussi été très impressionnées de voir le fromage en grainsen pleine production. Les employés affairés notamment à pelleter les grains ont beaucoup plus de volonté que moi. Je passerais mes journées à en manger!

J'ai aussi appris un nouveau mot : Paréidolie, soit phénomène psychologique, impliquant un stimulus (visuel ou auditif) vague et indéterminé, plus ou moins perçu comme reconnaissable.

Un exemple? Le Labrador qui dort dans une paroi du fjord!

Puis avec pas mal d’imagination, vous verrez un lynx et un sanglier sur les prochaines photos.

 

On est ensuite allées à L’Anse-Saint-Jean, où il y a un super beau pont couvert, ou plutôt un pont « Couvart » puisqu’il est décoré de plusieurs œuvres à l’intérieur.

 

 

Au retour, on a eu un coup de cœur pour Port-au-Persil. Mini village, mais superbe.

Et on a fini ça par un arrêt à la fameuse basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. J’ai eu un petit coup de vieux en réalisant que mon amie était beaucoup trop jeune pour connaître l’histoire de Jacques Demers et de sa virée dans cette église lors des séries de la Coupe Stanley en 1993!