vendredi 13 octobre 2023

P’tites vites de Kaunas

Pendant mon séjour en Lituanie, j’ai fait un arrêt à Kaunas, la deuxième plus grande ville en importance. Assez pour avoir son hashtag lumineux géant, quand même!

L’attraction principale, si on se fie aux guides et au Web, c’est le château.

Le hic, c’est que je me suis rendue à la tour, je l’ai montée pour voir s’il y avait quelque chose à l’intérieur, mais on nous indiquait de redescendre et d’entrer plus loin. J’ai fait tout le chemin et je n’ai jamais trouvé l’entrée! Aucun des touristes autour de moi ne semble avoir réussi non plus… Un peu bizarre, on va se le dire.

En faisant le tour, je suis tombée sur un ballon de basketball géant :

Et une statue en l’honneur de Jean-Paul II. Ça commence à donner un petit coup de vieux vu que c’est celui qui était en poste à ma naissance!

Cette ville regorge d’œuvres d’art. J’ai déniché une carte qui indiquait les points à aller voir, mais elle n’était pas super claire. Après avoir marché une dizaine de kilomètres, notamment à cause de ladite carte, j’ai récupéré ma voiture pour faire le reste! Mais entre-temps, j’ai quand même vu de belles choses :

 

Il y a aussi une fontaine d’eau agréable pour ceux qui aiment les chiens!

Cela dit, j'avais tout de même amorcé mon parcours en quête de toutes les œuvres d’art que je pourrais croiser. Il y a bien celles de l’artiste Atlikta, que l’on voit souvent (j’en ai aussi vu à Vilnius) :

Mais aussi des trucs comme cette empreinte digitale géante :

Et de nombreuses murales – ceux qui me suivent savent à quel point j’en suis obsédée!

 

  

Je dois l’admettre, ça m’a pris un peu trop de temps à comprendre que ces installations étaient en fait des supports à vélos…

Les œuvres sont vraiment partout, même près des fils électriques. Je n’ai vu celle-ci que de jour, mais j’imagine que c’est très cool de nuit!

Je suis aussi tombée sur une maison assez spéciale…

Mais que dire du Kiemo Galerija, un collectif artistique dans une cour commune qui a donné lieu à toutes ces œuvres!

 
 

Grâce au site que j’affectionne particulièrement pour connaître tous les endroits inédits à visiter (Atlas Obscura), j’ai pu aller voir l’édifice en forme de billet de 1000 dollars. La vocation de l’endroit n’est pas vraiment claire… Selon moi, c’est genre un truc de revente de voitures de luxe. Ç’aurait du sens avec le billet de 1000$!

Les mauvaises langues diront que c’est le bar des Canadiens… Pas Stanley. Mais bon, ça peut aussi être celui de n’importe quelle équipe canadienne, malheureusement!

Il y a sur un hôtel abandonné une inscription particulière, œuvre d’un artiste engagé : NEBEPRISIKISKIAKOPUSTELIAUJANTIESIEMS. Cela signifie quelque chose qui ressemblerait à « particulièrement pour ceux qui n’ont jamais récolté assez de trèfles pour eux-mêmes ». Pour l’utilité d’un mot, on repassera!

J’ai vu ça en me promenant avec Charlot. Je l’ai contrôlé au bas de cette pancarte, mais… je suis certaine que ce ne sont pas tous les proprios de chien qui ont le même taux d’efficacité, mettons!

Voici d’autres belles œuvres du quartier :

 

 

Bon. Je n’aime pas me moquer des gens et mettre en scène des personnes sans qu’elles ne le sachent sur mon blogue, mais… J’ai vu Môman. Sans blague. Dans les jours qui ont suivi la mise en ondes des nouveaux épisodes de La petite vie, alors que Môman est visiblement en voyage à travers le monde, je suis tombée sur ÇA :

Sérieux?


vendredi 6 octobre 2023

Les aventures de Charlot en Allemagne

Depuis des années, quand j’ai seulement des points à dire sur une destination, j’appelle ça mes « P’tites vites de… », mais comme je suis accompagnée de Charlot et qu’il a son mot à dire sur nos péripéties, allons-y pour un peu de nouveauté dans le titre!

J’ai décidé de faire un court voyage d’une semaine en Lituanie. Pourquoi, me direz-vous? Eh bien pourquoi pas, vous répondrai-je. En fait, mon objectif premier cette année était de partir trois semaines au minimum et de faire un road trip à travers la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie, notamment. Je voulais faire ça vers la fin de l’été. J’ai été si occupée qu’à la fin août, j’ai réalisé que la fin de l’été… c’était pas mal là et que j’avais complètement raté mon coup. Je n’avais rien prévu, rien budgété et demandé aucun congé. Ce sera donc pour une autre fois. Mais ce serait mal me connaître de penser que je n’allais rien faire malgré tout. J’ai donc regardé la carte de l’Europe et j’ai réalisé que dans le coin de la Lituanie, à part les pays en guerre où je n’irai pas – je suis quand même un peu saine d’esprit et responsable, des fois! – il ne me restait que ce pays à cocher sur ma liste. Il ne m’en fallait pas plus pour me mettre à la recherche des choses à faire dans ce coin de l’Europe de l’Est.

Je vous en reparlerai, car je ne suis pas encore rendue (au moment d'écrire ces lignes), mais comme j’aime profiter des escales pour visiter de nouvelles villes, j’ai volontairement pris une escale de près de 10 heures à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, pour pouvoir aller visiter son fameux hôtel de ville et ajouter au passage un pays à la liste de Charlot. C’était ma cinquième présence en Allemagne, mais je n’étais jamais passée dans ce coin, alors on était deux heureux. Bon, un blasé et une heureuse, mais ça, c’est un détail! 

Ceux qui suivent mes aventures depuis au moins deux ans savent à quel point je me casse la tête à vouloir emmener Charlot en Europe. Eh bien cette fois n’a pas fait exception, du moins dans la préparation. Comme notre point d’entrée était l’Allemagne, j’ai fait remplir toute la documentation en version anglaise/allemande par mon vétérinaire. Coût de l’opération : environ 200 $. Ensuite, j’ai contacté Air Canada pour payer le supplément pour Charlot (qui est dans une mini sacoche sous le siège devant moi, aucune différence avec un bagage à main gratuit). Je savais que c’était 200 $ pour l’aller-retour. Pas de problème. Sauf que cette fois, deux de mes quatre vols sont opérés par d’autres compagnies aériennes. Et même si Lufthansa fait partie de Star Alliance, les coûts défrayés pour Air Canada ne s’appliquent pas au deuxième vol, payé auprès d’Air Canada, mais opéré par Lufthansa et ce sera la même chose au retour, mais avec Air Baltic. J’ai fait les démarches auprès de la compagnie, mais on m’a dit que j’allais payer sur place. J’ai ensuite contacté les autorités de l’Aéroport de Frankfurt parce que je sais que je dois faire approuver toute ma paperasse par un vétérinaire sur place. Ils avaient l’air un peu non chalants dans nos conversations, me disant que j’allais régler ça sur place, sans réservation (contrairement à la Norvège et à l’Irlande, mes deux expériences précédentes au cours de la dernière année).

Une fois en ligne pour les douanes et découragée parce que j’ai dû faire 1000 pas selon ma montre intelligente pour me rendre au bout de la file, un employé se place devant moi et nous dit qu’à partir de moi, on doit suivre sa collègue pour aller à l’autre bout du terminal, là où les douaniers n’ont visiblement rien à faire. Je les suis, après avoir vérifié que je pouvais faire les démarches pour Charlot là-bas (pas de gaspillage de pas après avoir dormi trois heures aux côtés d'une passagère, disons, qui ne sentait pas la fraîcheur du printemps). On m’avait prévenue que je devais débourser 75 euros pour son entrée en Allemagne. Je trouve ça exagéré, mais je n’ai pas le choix. Une fois dans la file d’attente quasi magique, je n’attends que quelques minutes pour faire estampiller mon passeport (parenthèse, j’adore voir la face des douaniers qui cherchent désespérément une page libre et je n’ai pas hâte au renouvellement!) et je me retrouve devant un corridor vide, avec à droite la mention en vert « rien à déclarer » et à gauche, aucunement barricadée, la mention en rouge « à déclarer » avec un téléphone de la même couleur. Si on se fie à celui de la Maison-Blanche, c’est important quand on décroche. Je prends le combiné et :

    Douanes

-        Oui, c’est pour déclarer mon chien

    Est-ce que c’est votre première fois en Union européenne avec lui?

-     Non, c’est sa troisième fois.

    Il a quel âge?

-    Six ans.

-    Vous avez les papiers?

-        Oui, tous signés par le gouvernement du Canada.

-     Parfait, vous pouvez entrer.

Attends, quoi? C’est tout? OK, merci de me faciliter la tâche, mais avoir su, je n’aurais pas payé tous ces frais et stressé avant mon arrivée! Mais bon, si ça me fait épargner 75 euros, on va le prendre.

Une des raisons pour lesquelles j’avais choisi de faire une longue escale à Frankfurt, c’est parce que l’aéroport n’est qu’à une quinzaine de minutes en transport en commun des attractions principales. Disons qu’après mon escale ratée à Istanbul, je prends tout ça en ligne de compte!

Ce n’était pas super évident de trouver le lieu où entreposer mon bagage à main et trouver le train qui se rendait où je voulais, mais j’avais le temps et tout s’est bien passé. Sauf qu’une fois à la Main Tower, mon premier arrêt, je suis tombée sur une espèce de gardien de sécurité en power trip qui, quand il a vu Charlot (je l’ai enlevé de sa sacoche parce que je ne le fais pas passer dans les trucs de rayons X, et je sors sa carte de chien de service), il s’est mis à hurler comme un imbécile qu’il ne voulait pas de chien dans « SA » tour – je ne savais pas que les agents de sécurité (et ici, je vais vous épargner les qualificatifs que j’ai réservés à mes proches) étaient aussi propriétaires d’une telle tour… Au lieu d’être un tantinet sympathique et compréhensif, il m’a hurlé dessus en me pointant la sortie. Gros cave. Je me permets cette insulte parce que je lui ai demandé s’il refuserait une personne aveugle avec un chien Mira (ou l’équivalent ici) et qu’il a encore une fois pété sa coche. Alors je suis ressortie pour prendre l’autobus hop on hop off, qui lui, accepte les chiens, pour faire le tour de la ville.

Mon objectif étant de voir le fameux hôtel de ville, le Römer. C’est là que je suis sortie et j’ai juste eu le temps de prendre quelques photos avant le DÉLUGE. Évidemment, mon imperméable, celui de Charlot et mon parapluie étaient restés bien confortablement dans la valise qui s’en allait directement en Lituanie sans mon aide.

J’ai donc utilisé mon manteau jeans, sans grands résultats.

Mais c’était très beau, ça valait quand même la peine.

Après un lunch improvisé avec deux classiques, une saucisse Brawturst et un cidre (rien de spécial, je ne l’ai absolument pas terminé!), j’ai embarqué dans la deuxième ligne du bus de touriste, sachant qu’il me mènerait à la gare centrale, qui est magnifique, soit dit en passant.

Tout comme à l’aller, personne n’a vérifié le paiement de mon passaget, mais j’aime mieux être en règle (surtout après ma mésaventure à Athènes où on m'a traitée en criminelle!).

De retour à l’Aéroport de Frankfurt, je savais que je devais aller au comptoir pour faire imprimer ma carte d’embarquement vu que j’allais avoir des frais pour Charlot. Longue histoire courte, ç’a pris trois employés – la dernière seulement étant brillante et logique – pour réussir à payer les 60 euros pour embarquer mon chien.

Il ne me restait plus qu’à passer à nouveau la sécurité. Une formalité, sauf cette fois-ci, alors que des tests ont révélé la présence… d’explosifs dans mon sac à dos.

Ben voyons donc. J’avoue que j’ai quand même stressé quelques instants parce que j’avais laissé mon sac à la consigne de l’aéroport et que son contenu est très, très important, genre mon laptop A.K.A. ma vie et mes manuscrits et autres choses tout aussi essentielles.

Le douanier ne semblait pas stressé, me disant que je n’avais pas à m’inquiéter, que la police viendrait, mais c’est tout. Quand même. Je les ai attendus de nombreuses minutes sans pouvoir toucher à mon cellulaire et mon ordinateur et ils se sont présentés trois, dont un avec l’équivalent d’un AK47 à la ceinture! Finalement, je n’ai eu qu’à allumer mon ordi et entrer mon mot de passe et on m’a laissée partir.

Bref, je ne suis pas une terroriste, Charlot est plus ou moins légal en Union européenne et nous voilà pour une nouvelle aventure lui et moi!

Et après tout, j’avais bien raison de renommer ce blogue puisque les p’tites vites attendront!



mardi 8 août 2023

Pas assez de temps à Dublin, mais...

Ce n’est pas que j’ai mal calculé mes affaires, mais j’ai trop dormi à Belfast et réservé une randonnée à partir de Dublin, en plus de travailler chaque jour durant mes « vacances », si bien que mon temps à Dublin a été plutôt limité.

J’ai quand même pris la peine de visiter la distillerie Jameson et la Guiness Storehouse, dont je vous parlerai plus tard, mais je n’ai pas vraiment eu le temps d’explorer Dublin à fond, malheureusement.

Ma visite s’est pas mal limitée à mon trajet à bord de l’autobus Hop-on-Hop-off, qui au moins, valait la peine. J’avais aussi prévu quelques arrêts, alors j’ai fait tout ce que j’ai pu.

J’avais visité cette ville en juillet 2000 et dans mes souvenirs de petite fille, elle était petite, puisqu’on avait passé notre après-midi libre à trouver une boutique qu’une de mes amies avait découverte dans un précédant voyage (Mango) et que je pensais à tort que la ville se limitait à quelques coins de rues.

Évidemment, mes souvenirs étaient erronés. Je l’ai un peu regretté quand je suis arrivée et que je l’ai constaté, connaissant bien mon horaire des jours suivants.

À ma première soirée, j’ai travaillé et donc je n’ai vu qu’un pub. Fait cocasse, j’ai demandé des croûtons pour manger avec mon fromage brie, pensant recevoir des morceaux de pain, et on m’a apporté… des croûtons à salade César. Je les ai mangés, en me disant que le serveur et la cuisine devaient me trouver très, très bizarre…

Cela dit, ils donnaient des bonbons avec la facture, alors je leur ai pardonné.

Ma journée de visite s’est amorcée par l’attente de l’autobus Hop-on-Hop-off. Normalement, cette information serait absolument inutile, mais… alors que j’attendais l’arrivée de l’autobus et que je mangeais tranquillement la seule chose que j’avais trouvée à l’épicerie pour déjeuner – un wrap au poulet césar –j’ai aperçu du coin de l’œil une grosse mouette… Rapportons-nous au temps présent. La mouette s’approche rapidement de moi. Oh mon Dieu, elle fonce sur moi… et là… BANG. La conne a manqué de visou et au lieu de s’enligner sur mon lunch, elle a foncé directement sur ma tempe!!! Le couple de touristes à côté de moi était aussi sous le choc que moi. J’ai tellement eu mal que j’ai dû prendre des Tylenol pour survivre à ma journée. Non mais, qui subit une commotion cérébrale pour cause d’attaque de mouette!?! Je m’en suis sortie avec une éraflure sur la main, quand j’ai tenté de me protéger.

Une fois le choc encaissé, j’ai embarqué à bord de l’autobus. Mon premier arrêt était la vieille bibliothèque Marsh, adjacente à la cathédrale St. Patrick. J’y ai vu des livres très, très vieux!

Et après, j’ai fait un tour dans la cathédrale, qui est également digne de mention.

Lors de ma visite guidée à bord de l’autobus, on m’a parlé d’une ancienne église transformée en restaurant. Évidemment, je voulais y aller. Une fois sur place, pas si tard si on considère l’heure normale à laquelle les Européens soupent, j’ai appris que la cuisine était fermée. Mais j’ai tenu à prendre un verre. C’est sûr qu’il y a une part de culpabilité à prendre de l’alcool en un endroit « saint », mais c’était beau et je me dis que ça pourrait être une excellente option pour toutes nos églises vouées à l’abandon au Québec!

  

Charlot portait un chandail sur lequel était inscrit « Pet me, I’m Irish », alors nul besoin de vous dire qu’il a été la coqueluche, partout où on a passé…

L’auteure en moi était contente de croiser cette librairie en plein cœur de Dublin, qui serait le plus ancien « magasin », soit « shop », datant de 1670!

Pendant la visite, on passe devant une statue qui a l’air d’un genre de grande aiguille. Son nom officiel est « Spire », soit la spirale, et comme toute bonne œuvre dans une ville, elle est contestée.

Elle fait 120 m de haut et 3 m à la base et j’avoue que comme je ne suis passée devant qu’à deux reprises en autobus, j’ai quand même été surprise de voir cette deuxième donnée.

J’ai aussi croisé la statue en couleur de l’écrivain Oscar Wilde :

Mais les statues les plus marquantes de la ville, ce sont celle démontrant la famine. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de les voir de près. J’ai dû m’en contenter en voiture. En voici un extrait :


mardi 18 juillet 2023

P’tites vites de Belfast

J’ai fait quelques visites plus « sérieuses » à Belfast, notamment sur le conflit entre royalistes et républicains, mais comme ça va me prendre un peu plus de recherches pour démêler tout ça, je vais commencer avec quelques petits détails plus légers.

Les autobus de la Ville sont tous roses, presque tous sur deux étages et électriques!

 Je ne sais pas depuis combien de temps ils allument des bougies pour en venir à ce résultat…

Il y a une statue d’une oie, « Alec the goose » près d’un marché. L’histoire dit que c’était une oie appartenant à un vendeur de volaille qui l’accompagnait et qui avait comme habitude de marcher avec les enfants vers l’école.

C’est cute… Jusqu’à ce qu’on apprenne qu’Alec serait mort en étant frappé par un camion en menant un de ces enfants à l’école…

 

Ouin. Je pense que cette statue représente à merveille l’expression « se faire chier sur la tête ». Et ça m’a confirmé que je ne voudrais jamais être assez notoire pour avoir ma propre statue. Jamais!

Dans l’autobus hop-on hop-off à Belfast, la fille devant moi avait un collier sur lequel était écrit « Autiste, soyez patient » et j’ai trouvé ça absolument brillant!

C’est toujours bon d’avoir un rappel en arrivant (cette fois en sortant de l’aéroport) de modifier nos habitudes en traversant la rue quand on arrive dans un pays du Commonwealth autre que le Canada!

Droite-gauche-droite, et non le contraire!

Un barrage fonctionnant à l’énergie solaire? Bonne idée! On prend des notes, SVP?

Pas certaine de la signification (et pertinence!) de cet endroit « Kremlin » avec cette statue, avec la situation actuelle…

Si on associe l’Irlande à la bière, il ne faut toutefois pas boire en public partout, surtout pas en Irlande du Nord. Ça pourrait coûter, très cher!

Mais si on reste dans les pancartes, il serait peut-être temps d’enlever celles sur la COVID-19…

Mon hôtel à Belfast était super bien situé. Sauf que… Il n’y avait pas d’air conditionné (même chose à Dublin), alors j’ai dormi avec les fenêtres ouvertes. Le hic, c’est que le matin, c’était la livraison des tonneaux de bière dans un des pubs. Je ne peux même pas expliquer à quel point c’était bruyant! Nul besoin de dire que mon sommeil a été écourté et absolument pas réparateur ce matin-là!

Les taxis « classiques » sont magnifiques :

J’ai trouvé deux bars très cool à Belfast. Celui-ci, avec des parapluies extérieurs très « instagrammables » :

 

Et un autre, à quelques pas de mon hôtel. Bon, c’était vide au moment où je suis allée, mais j’imagine qu’un vendredi soir, c’est vraiment « trendy »!

 

Cela dit, le pub le plus connu est le Crown.

 
 

La dernière chose que je suis allée voir à Belfast (après le musée sur le Titanic, dont je vous parlerai plus tard), c’est le « Big Fish ». En français, on le nomme « Le saumon de la sagesse/de la connaissance ». Il fait 10 mètres de long et a été inauguré en 1999. Selon la légende, si on le touche, on aura alors toute la connaissance, l’intelligence…

Bon. Premièrement, je me suis dit que je n’avais pas besoin d’y toucher (hihi) et deuxièmement, une fois sur place, j’ai compris que c’était un peu agace puisqu’on n’a pas le droit de grimper sur le socle et donc d’y toucher!



lundi 10 juillet 2023

Premières impressions de Belfast (et catastrophe évitée de justesse cette fois)!

J’ai une tonne de retard sur mes blogues (je n’ai même pas fini de décrire mes voyages en France, au Maroc et au Pérou datant de 2019!), mais je vais accentuer ce retard puisque pour ma fête – mes 28 ans, comme à chaque année –, je me suis prévu une petite escapade en Irlande, évidemment avec Charlot!

Et comme ç’a été tout un casse-tête de pouvoir emmener mon chien en Europe lors de mon voyage en Norvège l’an passé, j’ai évidemment décidé de récidiver et de refaire toutes les étapes pour une toute petite semaine en Irlande avec merveilleux chihuahua. Encore une fois, ce petit n’est pas du tout gâté.

Au moins, je connaissais toutes les étapes à suivre. Pour l’avion, j’ai opté pour Air Canada parce qu’ils sont « pet friendly » contrairement à Swiss Air ou British Airways, par exemple. Je sais que j’aurais pu avoir un billet moins cher en voyageant sans lui, mais je l'assume!

J’ai donc décidé de faire Belfast et Dublin. J’avais fait une partie de l’Irlande, dont Dublin, en 2000 avec un voyage étudiant, mais comme ça fait une éternité, j’ai peu de souvenirs. On n’était pas non plus allés en Irlande du Nord. J’ai pris un aller-retour à Dublin en me disant que j’allais faire le reste en transport en commun. Eh bien sans le savoir, c’était une excellente décision! Parce que je n’avais pas pensé que j’allais en fait visiter deux pays – Dublin étant en République d’Irlande alors que Belfast fait partie du Royaume-Uni. Comme ce pays ne fait plus partie de l’Union européenne, ça me prenait un deuxième papier pour Charlot, que je n’ai pas pensé faire remplir par le vétérinaire. Mais bon, il n’y a pas de frontières entre les deux, alors j’ai pris la chance!

Je n’avais pas réussi à rejoindre l’aéroport pour prendre rendez-vous avec les douanes pour Charlot et je stressais pas mal. Heureusement, Air Canada avait averti l’aéroport qu’un chien s’en venait et ils m’attendaient! Quel soulagement!

Comme je n’étais pas certaine de l’heure à laquelle j’allais pouvoir quitter l’aéroport (parce que si je ne voyais pas les responsables, je m’imaginais devoir rester à l’aéroport comme Tom Hanks jusqu’au lundi…) alors je n’ai pas réservé mon transport pour Belfast. À mon arrivée, les autobus étaient complets, mais on nous a dirigés vers ce qui semblait être les autobus réguliers. On m’a dit qu’il fallait payer comptant, alors je suis allée retirer de l’argent et le guichet m’a donné des billets de 50 euros. Le chauffeur d’autobus a été super bête, me disant : « Tu paies pour une personne et tu me donnes un 50? » Il l’a même répété deux fois, ajoutant que les chauffeurs ne sont pas des banques. Comment j’te dirais ben ça… Tu as une pile de 10 et de 20 euros devant toi et je ne gère pas les ATM. Vous avez juste à prendre la carte comme tout le monde! Le trajet a pris un peu moins de deux heures. Du moins, je pense, parce que j’ai dormi tout le long même si c’était le siège le moins confortable de l’histoire des autobus.

Il était 15h à mon arrivée à mon hôtel à Belfast – vieillot, mais très bien situé – alors j’ai décidé d’aller faire mon traditionnel Hop-on Hop-off. J’adore faire ça en arrivant dans une ville parce que je peux « spotter » les choses que je veux faire et voir et aussi mieux m’orienter dans la ville.

J’ai réservé quelques activités, dont une marche au cours de laquelle on va nous expliquer le conflit qui a duré près de 40 ans entre les deux Irlande et je vais également aller visiter le musée du Titanic. Pourquoi le Titanic prend-il une place si importante dans la ville? Parce que c’est ici qu’il a été construit!

Juste à côté de mon hôtel, il y a une grande terrasse avec un chansonnier, un bar et bar à tacos. Charlot a tellement volé la vedette que le personnel lui a préparé son « taco pour chiens » gratuitement. Ç’a été un succès! Bon, pas la salade, mais il a léché chaque morceau parce qu’il aimait la sauce qui était dessus.

J’ai réalisé au terme de ma première journée que j’avais pas mal oublié de manger! Alors j’ai cherché un pub où ils servaient encore de la nourriture à 21h. Disons qu’ils privilégient l’alcool avant la cuisine… Donc à mon troisième essai, je suis allée dans un petit resto italien chic. Évidemment, Charlot était caché dans sa sacoche, à mes pieds. Vers la fin de mon repas, un haut-parleur est tombé du plafond et a fracassé le sol à environ… un pied de Charlot. Et donc à deux pieds de ma tête! Après ma mésaventure en Norvège, mettons que je suis contente de ne pas avoir ajouté un traumatisme crânien cette fois-ci! Les gérants sont venus me voir et j’ai dit que je n’avais pas été touchée et qu’évidemment, je comprenais que ce n’est la faute de personne. Mais j’ai mentionné que j’ai eu peur parce que je cache un chien dans ma sacoche… Alors tout le monde a voulu le voir! Je l’ai sorti et une bonne vingtaine de personnes s’exclamaient des « awwww » alors que Charlot était juste comme « quessé que je fais en dehors de ma sacoche? » Et pour se faire pardonner, ils m’ont donné un verre de vin!

Comme les prix sont en livres sterling ici, ce que j’ai compris après avoir payé quelques trucs en me disant (à tort) que c’était raisonnable parce que je pensais que c’était en euro, ça vaut à peu près 20 CAD. Mais bon, j’ai passé à deux pieds de la catastrophe!

En espérant que mon ange gardien (qui était visiblement en congé en Norvège!) me suive jusqu’à la fin du présent voyage!

D’ailleurs, je pense qu’il avait un ami avec lui parce que peu de temps après le haut-parleur, une grosse perle est tombée au même endroit et une heure plus tard, une dame est venue la récupérer en me disant « j’ai retrouvé ma perle, peux-tu croire!? »