vendredi 24 mai 2019

P’tites vites de la Californie


Sur les routes de la Californie, dans le bout de Santa Cruz, j’ai croisé une tonne de pancartes annonçant « Mystery Spot ». Ça m’intriguait, alors j’y suis allée. C’était vraiment intéressant! En gros, c’est un endroit où les niveaux n’affichent pas ce que l’œil voit. Les angles, tout est faussé. C’est difficile à expliquer. Mais cette photo de moi peut peut-être vous aider à comprendre.


Notre guide était vraiment très motivée – elle avait genre 1000 fois mon énergie – et nous montrait les illusions d’optique vraiment cool. Une bouteille d’eau qui roule alors qu’on dirait qu’elle roule vers le haut, des gens qui changent de grandeur en changeant de place, etc. Ç’a été une heure très divertissante!


Une autre trouvaille du site Atlas Obscura est la très bizarre maison « P.G. Butterfly House », à Pacific Grove. Cette maison se démarque par ses centaines de papillons faits à la main qui ornent tout l’extérieur. Pas certaine que j’aimerais être leur voisine! Mais bon, l’histoire est quand même adorable. La dame qui y habite a commencé à perdre la vue et un jour, son mari lui a offert un de ces papillons et ils ont découvert qu’elle pouvait percevoir les couleurs vives. Il n’en fallait pas plus pour qu’il transforme toute la maison avec des centaines de papillons en bois!

 
On annonçait aussi une baie avec des éléphants de mer. J’y suis arrivée au coucher du soleil. Un peu plus et je n’aurais rien vu en raison de la noirceur. Au début, j’étais déçue parce que je ne les voyais pas. Jusqu’à ce que je réalise qu’ils étaient tous couchés à quelques mètres de moi!
 

 Je me suis retenue pour ne pas expliquer à ce monsieur la véritable façon d’utiliser un selfie stick…



À Palm Springs, on peut voir des éoliennes à perte de vue. J’ai fait la visite guidée de ces éoliennes, mais ce n’était pas aussi intéressant que je l’aurais espéré. La seule information que j’ai mémorisée, c’est que l’espèce de boîte tout en haut est suffisamment grande pour y faire entrer un VUS.


 
J’ai aussi pris le téléphérique pour aller au sommet d’une des montagnes. La vue était bien, sans être extraordinaire.

Mais le désert de Palm Springs, c’est vraiment unique.

J’ai vu une tonne de musées aux thématiques bizarres, mais un qui était intéressant – et gratuit! – est celui sur le McDonald. Il y a de vieux uniformes, des jouets, des « fun facts » et il est situé là où le premier McDo a été ouvert.


Ça m’a rappelé plein de souvenirs! Il y avait plein de jouets des années 80 et 90, soit mes années de Joyeux festin!

 

 
J’ai aussi croisé un étrange obélisque fait de… pièces de vélo.

 
Je suis allée à Los Angeles et j’y suis arrivée trop tard pour voir le fameux signe Hollywood. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi les lettres ne sont pas illuminées! Mais je me suis rendue sur la colline pour admirer la vue de la ville.


Et j’ai fait la visite des studios Warner Bros, principalement pour voir le décor de Friends et m’asseoir dans leur sofa! J'ai aussi pu me transformer en Harry Potter et le choixpeau m'a envoyée à Gryffondor. Yeah!


 
 
La Californie, c’est vraiment bien, sauf pour… le prix de l’essence. 4,99$... OUTCH!

Je vous laisse sur mes photos de Napa Valley!
 

 Et une de mes préférées!

mardi 21 mai 2019

Superdog à l’assaut du Yosemite National Park

J’ai visité quelques parcs nationaux en Californie, dont le Yosemite, que j’ai eu bien du mal à prononcer correctement! J’avais vu plusieurs photos sur les réseaux sociaux et mes attentes étaient quand même élevées.

C’était assez loin de mon arrêt précédent, mais au moins, les paysages étaient très beaux et la route, sinueuse comme je les aime!
J’y suis arrivée en fin d’après-midi et j’ai été très déçue de constater que les campings affichaient tous complet. Pas d’hôtel à des kilomètres à la ronde. Pas d’autres campings abordables également… J’ai fini par rouler trop longtemps pour juste me tanner et m’arrêter dans un genre de halte routière où j’ai tout simplement dormi dans ma voiture, J’en ai profité pour écrire un peu, très loin de tout réseau cellulaire.
J’y suis retournée le lendemain et deuxième déception, la période de réservation des terrains ouvrait à telle heure, soit exactement au moment où j’allais être en randonnée. Je devais faire un choix. Sacrifier la randonnée pour avoir un espace où mettre ma tente? Je ne savais pas trop. J'ai opté pour ma randonnée, d’environ 10 km – Charlot l’a marché au grand complet et comme il portait son chandail de Superman, il s’est fait dire au moins 1000 fois « Oh my God, it’s Superdog! »
 
On s’est rendus au haut de la montagne où on pouvait admirer de belles chutes. Elles sont toutefois beaucoup plus impressionnantes au printemps qu’à l’automne, mais ça valait quand même la peine.
De retour en bas, j’ai pris la navette pour me rendre au site de réservation, sachant très bien que j’avais dépassé l’heure de… quatre heures. Mais bon, parfois il faut croire aux miracles. Après m’être fait dire que c’était complet, puis d’attendre au cas où quelqu’un ne se présentait pas, puis non encore, finalement… J’ai eu droit à mon mini miracle et une place s’est libérée pour moi. Génial!

Je m’y suis rendue tout de suite pour pouvoir m’installer à la clarté (et aussi en profiter pour faire un très nécessaire ménage de la voiture). 
Comme ma tente n’est pas très grande et ne devrait pas résister très bien aux attaques d’ours, j’ai suivi à la lettre les recommandations pour le « food storage ». En fait, ce n’est pas juste pour la bouffe, mais pour à peu près tout ce qui peut se trouver dans l’auto. Voici donc le résultat de mon tri :
 
On s’entend que 10 km de randonnée, principalement en montée, pour un petit chihuahua de 4,6 lb… C’est l’équivalent d’une couple de marathons pour un humain! Nul besoin de dire, donc, que le petit n’a eu aucune difficulté à s’endormir dès qu’il s’est retrouvé dans l’auto. Quand un atlas devient un coussin intéressant…
Le lendemain matin, j’ai cherché les meilleurs points de vue pour voir le fameux Half Dome.
Puis je suis allée de l’autre côté du parc, pour le voir d’un autre angle – cette fois on pouvait se rendre au sommet en voiture – et je n’ai pas du tout été déçue!


lundi 13 mai 2019

Renaître de ses cendres, version Seattle


Quand je suis arrivée à Seattle, j’ai été intriguée par les visites guidées appelées « Seattle Underground », alors j’ai évidemment acheté mon billet pour la faire!

En gros, le centre-ville de Seattle a été surélevée de l’équivalent d’un à deux étages d’édifices partout.



Ils ont pris la décision après le « Great Seattle fire », qui a détruit 25 (ou 31, selon les sources) pâtés de maisons en juin 1889.


La raison de l’incendie est plus que ridicule. C’est un apprenti charpentier suédois qui l’a accidentellement allumé en faisant chauffer de la colle sur un poêle à gaz. Ça s’est mis à bouillir, à déborder, à prendre en feu, à virer en catastrophe. Il a essayé de l’éteindre avec de l’eau, mais n’a fait que nourrir le feu. Heureusement, personne n’est mort, mais le centre économique de la ville a complètement été détruit en quelques heures. Les bars et les grandes quantités d’alcool à proximité et la pénurie d’eau n’ont pas aidé non plus.

Mais, les habitants ont plutôt vu ça comme une bénédiction, d’où le « great » dans le nom de l’incendie. Ça leur a permis de repartir à neuf. Et tant qu’à rebâtir la ville, ils ont décidé de régler un autre de leurs problèmes – les inondations, ça vous dit quelque chose? – en rehaussant le niveau de la ville. Ah et les constructions en bois étaient désormais interdites.

Puis autre avantage de ce feu? On estime à 1 million le nombre de rats tués. Meilleur exterminateur ever.

Au début, ils ont construit des murs et les gens devaient les escalader avec des échelles. C’était un peu broche à fois. Si personne n’a été tué dans l’incendie, on ne peut pas en dire autant de la période d’élévation de la ville, alors qu’on a qualifié de « suicide non intentionnel » la mort de 18 hommes qui sont en fait tombés en bas d’un mur à la sortie d’un bar…

Un des problèmes qu’ils avaient à cause de la marée, ce sont les refoulements d’égouts. Mais à l’époque, on parlait même de geysers de toilettes quand ça se mettait à envahir la ville. La description que notre guide nous a faite est dégueulasse. Je vous laisse l’imaginer.


Donc, en augmentant le niveau de la ville, on évitait les mers de détritus humains dans les rues.


Les premiers étages des maisons et des commerces sont donc devenus des sous-sols. Pratique, avoir une fenêtre et une porte au sous-sol! Et ç’a donné naissance au « Seattle Underground », parce que la plupart des trottoirs existaient toujours, mais n’étaient que recouverts, parfois par un puits de lumière comme celui-ci :


 
Abandonné pendant des décennies, les mystérieux sous-sols ont été restaurés et un habitant a réussi à amasser assez de signatures sur une pétition pour en faire un lieu touristique pour expliquer l’histoire de la ville.

C’est donc avec cette prémisse que je vous emmène dans les poussiéreux sous-sols de Seattle.

C’est pas propre propre, mais c’est tout de même très intrigant!

 





jeudi 9 mai 2019

Résoudre un mystère entourant Boeing en banlieue de Seattle


J’ai toujours eu une fascination pour les avions. Je l’avoue, même si on m’a expliqué 1000 fois le principe physique qui fait en sorte que ça vole, ça ne me rentre pas dans la tête et je suis toujours impressionnée.

C’est pour ça qu’il n’était absolument pas question que je rate la visite de l’usine Boeing d'Everett, en banlieue de Seattle. Malheureusement, on ne peut traîner de caméra, ni même de cellulaire (ce qui a scrappé ma moyenne de pas quotidiens et qui m’a empêchée de prendre des photos subtilement) ou tout simplement de sac ou de sacoche. Et on est bien avertis qu’on se fera escorter par la sécurité si on sort un cellulaire qu’on avait caché. Ça ne me tentait pas trop de jouer avec le feu, alors les images sont dans ma tête.

Tout ce que j’ai pu prendre, c'est ce qu'on voit à la sortie :


 
 
Et les hangars vus de l’autoroute.


 


Mais… j’ai trouvé quelques photos sur le Web et les voici, pour que vous puissiez voir à votre tour!


 
C’était vraiment intéressant. Mais bon, c’est certain que c’était avant qu’on apprenne que les 737 MAX ne sont pas très fiables…

Ce sont les installations les plus grandes au monde. Normal, faut quand même les faire fitter à l'intérieur tous ces Boeing-là! Pour vous donner une idée, on peut y faire entrer 75 terrains de football!

On parcourt les garages – on se promène d’un à l’autre en autobus tellement c’est grand – et on marche dans les hauteurs, où on admire le travail des 30 000 employés.

On voit les étapes, de la construction du fuselage à la pose des ailes et tout. C’est tellement impressionnant!

La dernière étape est la peinture, qui prend environ quatre jours à faire. Sachez qu’il y a tellement de peinture que ça ajoute de 600 à 1200 lb à chaque avion!

Comme je n’ai pas pu prendre de notes sur place et que je ne l’ai pas plus fait à mon retour à l’auto, j’ai peu de détails. Par contre, je me souviens de l’explication du nom des avions commerciaux 7x7, parce que j’étais intriguée et que j’ai posé la question à mon guide.

Lorsque Boeing a décidé d’ajouter à son offre – elle était une compagnie d’avions militaires après la Deuxième Guerre mondiale –, elle a décidé de revenir dans le créneau commercial, mais aussi des missiles et des astronefs. Boeing a alors décidé de différencier les départements d’ingénierie en les rassemblant avec des numéros de modèles par blocs de 100 pour toutes les nouvelles productions : les 300 et 400 seraient encore les aéronefs, les 500 seraient pour les moteurs à turbine, les 600 pour les fusées et les missiles et les 700 pour les avions de transport.

Le département de marketing n’aimait pas que le premier de cette nouvelle mouture porte le nom de 700, alors ils ont sauté tout de suite au 707 parce que c’était plus accrocheur. Ensuite, ils ont changé le chiffre du milieu pour chaque génération, mais ont toujours gardé la formule 7x7, à une exception près du 720, qui était d’abord le 707-720.

Comme ils travaillent sur leur petit dernier, le 797 depuis quelques années déjà, j’ai demandé au guide ce qu’ils allaient faire après et évidemment, c’est la grande question et nous devrons patienter pour avoir la réponse!