mardi 25 septembre 2018

Des présidents, partout et sous toutes les formes!

Il y a beaucoup plus de choses à faire que je pensais au Dakota du Sud. C’est pourquoi j’y ai passé un peu plus de temps que ce que j’avais prévu au départ.

En fait, je ne pensais pas aller au mont Rushmore puisque j’y étais allée il y a deux ans – d’ailleurs, je n’avais jamais fait de blogue sur ça, je repoussais toujours le moment! – mais quand j’ai réalisé que quelques-uns des trucs que j’avais notés étaient à quelques kilomètres du célèbre mont, je n’ai comme pas eu le choix!

C’est donc comme ça que j’ai pu voir le majestueux mont Rushmore pour la deuxième fois en deux ans… et un jour!

C’était un très vieux rêve que de voir ça. Mais on s’entend que c’est vraiment en plein milieu de nulle part et que c’est difficilement sur le chemin de n'importe quel voyage. Il faut vouloir y aller.

Il y a un petit village touristique qui a vu le jour à côté, Keystone, un endroit rempli d’attrape-touristes, mais avec quelques trucs cool. J’ai rapidement visité le musée de cire consacré seulement aux présidents. Je vais vous épargner la face que j’ai faite sur mon selfie avec l’actuel président!

Ils sont tous très bien réussis, sauf Bill Clinton, que je n’avais pas du tout reconnu!

Pour revenir au mont, même si les faces sont plus élevées que ce à quoi je m’attendais et donc qu’elles ont l’air plus petites, elles sont quand même d’un réalisme fou. On peut s’en approcher un peu plus avec la President’s trail, mais ce n’est rien d’extraordinaire. Elles restent loin.
 
Il y a un endroit sur la route en quittant le site où l’on peut voir l’un des profils. C’est vraiment cool! La première fois, on ne l’avait pas vu du tout et c’est en le voyant illuminé qu’on a saisi pourquoi il y avait un stationnement au nom de « profile »!
Un peu plus loin, il y a le Crazy Horse Memorial. Ça, je n’y suis pas retournée cette fois, le prenant seulement en photo de loin. L’histoire est toutefois intéressante. C’est un peu comme la réplique amérindienne au mont Rushmore. Sauf que ça fait des décennies qu’elle est commencée et elle est loin d’être terminée.

Il y a deux ans, elle avait l’air de ça :
 
Et cette année :
Je ne vois pas grand différence! Et voici ce à quoi elle est censée ressembler à la toute fin. Elle sera alors l’une des plus grandes sculptures au monde. Par contre, je doute qu’on puisse voir ça de notre vivant!
Les travaux ont commencé en 1948. À titre indicatif, les quatre visages ont été réalisés entre 1927 et 1941. Mais eux aussi ont manqué de fonds parce qu’ils devaient originalement présenter les présidents jusqu’à la taille.

Ces deux monuments sont dans les Black Hills. Il y a un tas de trails pour les randonnées, mais je n’en ai pas fait alors je peux difficilement dire si elles valent la peine!

J’ai fait d’autres trucs cool par contre, comme tirer au mousquet – confession, je n’avais jamais fait le lien avec le mot mousquetaire avant ça… C’était cher, 21$ pour trois balles, donc une dizaine de dollars canadiens par tir, mais c’était bien. Et je suis passée à un pouce de la tête du soldat que je visais. Pas mal pour une débutante!
 
Il y a aussi les Badlands, qui sont magnifiques. Je ne connaissais pas ça avant qu’un client m’en parle au resto cet été. Je l’avais noté sur un bout de facture et ça m’avait pris des semaines avant d’aller les googler. Disons que ça ne m’a pas pris de temps pour me décider à y aller.

 
On peut faire plusieurs trails, mais le guide m’a dit que sa vue préférée était accessible en voiture et il m’a donné les indications. C’était à environ une heure et demie du centre de visiteurs, mais ç’a piqué ma curiosité. Il m’avait avertie que la route n’était pas facile et qu’elle était parfois assez dénivelée, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si pire!
Une maudite chance que j’avais un 4x4. C’est impossible autrement. J’en ai fait un long bout pour pouvoir voir ça :
Mais à un moment, la route était trop dénivelée d’un côté et j’ai sagement décidé de rebrousser chemin. Mais c’était quand même juste après avoir aperçu un bighorn sheep (mouflon d’Amérique)! 

 
Il faut juste vraiment croiser les doigts pour ne pas croiser de voiture en chemin!

Il y a aussi la ville de Rapid City, la plus grosse des environs. J’ai arpenté les rues du centre-ville pendant une bonne heure pour voir les statues de tous les présidents de l’histoire des États-Unis. 
 
Malheureusement, celle de Barack Obama ne sera installée qu’à l’automne alors je ne l’ai pas vue. Et heureusement, il faudra attendre encore plusieurs années avant d’avoir celle de Trump!

Finalement, il y a Deadwood et Lead, deux petites villes westerns qui valent le détour, pour y passer quelques heures.
J’ai mis à mon chien son costume d’Halloween de cowboy et même s’il a détesté son chapeau, il a été la petite vedette de la journée dans les rues et au resto-bar-casino Saloon #10, qui accepte les chiens. J’aurais dû demander aux gens qui l’ont pris en photo de payer, j’aurais fait fortune!

dimanche 23 septembre 2018

P’tites vites du Dakota du Sud et du Minnesota

Je suis partie depuis maintenant 10 jours et j’ai fait plus de 4500 km et huit États. Il est donc temps que je vous en parle un peu!

Voici donc en rafale les premiers jours du voyage.

Bon, je sais que le titre dit Dakota du Sud et Minnesota, mais la première photo a été prise au Wisconsin. Je suis tombée par hasard sur cette grosse roche en plein milieu d’un champ. Elle s’appelle la « Ship Rock ».
Je suis aussi tombée sur un truc religieux assez intense, un immense « shrine » dédié à Marie. Il y a des répliques des passages de la Bible et comme j’y étais seule et que c’était au milieu de nulle part, c’était bordeline épeurant!
J’ai un peu fait ma rebelle par contre, parce qu’il fallait se couvrir les épaules et il y avait même des vêtements à l’entrée, mais… pas question que je porte ça!
 
Au Minnesota, j’ai fait un tour chez les amish – je vous en parlerai plus tard – et j’ai visité une caverne. Elle était moins impressionnante que celle que j’ai vue au Tennessee plus tôt cet été, mais c’était quand même bien!
 
J’ai croisé une ville qui s’appelle Winnebago et j’ai trouvé ça bien drôle.
Je suis aussi tombée sur le Géant vert! Oui, oui, celui des petits pois en conserve! C’était à Blue Earth, là où les pois sont cultivés et mis en conserve.
Il y a aussi un musée avec cette thématique, mais il était malheureusement fermé et comme c’était juste sur mon chemin, je ne pouvais y retourner le lendemain.

Mais voici quand même quelques faits intéressants sur cette statue géante.

Elle a été financée par un habitant de la ville en 1978 et a coûté 43 000 USD à produire. Le Géant vert mesure 55 pieds et demi, chausse du 78 et pèse 8000 lb!

L’hiver, on lui met un foulard rouge pour le protéger des températures du Minnesota!

Je suis passée par Sioux Falls, South Dakota, et la ville porte ce nom à cause de ces chutes, en plein centre-ville.
 
Il y a aussi une rue sur laquelle on retrouve une tonne de sculptures toutes plus différentes les unes des autres.
 
Parlant de sculptures, j’ai été attirée par une énorme face de buffle – du moins ça ressemblait à ça – sur le bord de l’autoroute. Une partie vraiment le fun de mon road trip, c’est que je peux arrêter où je veux, quand je veux! Malgré la pluie, j’ai fait le tour des sculptures – il faut payer et si ma mémoire est bonne, c’est une douzaine de dollars – pour voir un marteau géant, des bibittes bizarres et un gros aquarium. C’est difficile de trouver les bons qualificatifs, mais ça valait le détour!
 
Je n’ai fait que passer en Iowa, mais j’ai pu voir ce que ça pouvait avoir l’air à la veille d’un orage dans ce coin-là. Pas rassurant du tout!

mardi 18 septembre 2018

Une crotte géante et un stade mythique

Notre voyage est commencé depuis quelques jours maintenant et tout se passe bien. On en a déjà fait pas mal – et aussi pas mal de route!

Notre premier arrêt était Chicago, ma ville américaine préférée. Mais en chemin, je suis arrêtée au Butterfly Conservatory quelque part en Ontario. C’était beau!!!
 
 
On est arrivés – quand je dis on, c’est mon chien et moi – à Chicago un peu plus tard que prévu, alors j’ai eu une journée bien remplie le lendemain.

D’abord le Fan Festival des Blackhawks, où j’ai fait un petit saut. (Je suis virée folle dans la boutique et mon chien est maintenant tout équipé pour les encourager!)
Puis une tournée des trucs inusités de la ville que j’avais vus sur le site Atlas Obscura. Je voulais voir ces choses puisque c’était ma septième présence dans la Ville des Vents. J’ai donc vu la fontaine pour laquelle je ne trouve même pas de qualificatifs… La Shit Fountain, que Charlot semble avoir bien aimée.
Puis la roche sur laquelle Michelle et Barack Obama se sont embrassés pour la toute première fois! C’est quand même cute. C’est genre devant un Subway sur une rue pas mal passante et surtout, zéro romantique!
Et finalement, je suis allée sur la plage Oakwood pour voir la sirène qui a été sculptée « illégalement » dans un des blocs de pierre, mais que la ville a décidé de garder et de lui donner un peu plus de visibilité en la déplaçant.
Il y avait aussi cette belle sculpture près de l’eau, mais je n’ai pas réussi à bien la prendre en photo de la route!
Comme la saison de hockey commence sous peu, une équipe était à l’honneur sur Magnificent Mile, mais ce n’était pas les Hawks! On retrouvait sur la rue plusieurs répliques de masques d’anciens gardiens des Wolves de Chicago de la Ligue américaine. Quel bon flash!
 
Et bien sûr, comme Charlot en était à sa première visite à Chicago, je n’ai pas eu le choix de lui montrer la fameuse Bean! Et moi, pendant ce temps, je mangeais le toujours aussi délicieux hot-dog Chicago Style, soit avec tout SAUF du ketchup. Je vous en avais d’ailleurs déjà parlé ici.
Ensuite, direction Green Bay pour le match des Packers. Charlot est allé à la « garderie » pour la première fois. Je l’ai laissé au Circle Kennel et c’était parfait. Le personnel était super et mon petit s’est bien amusé pendant que j’assistais à tout un match au mythique Lambeau Field!
Ce stade est beau, tout en étant sobre. On est loin du nouveau à Atlanta que j'ai visité cet été, mais j’ai adoré et l’ambiance était complètement folle!

Après le match, on est allés dans un bar pour chiens, le Bark & Brew. Je l’ai trouvé grâce à mon application BringFido – que je vous recommande fortement si vous avez un chien. Cet endroit était absolument génial. Le concept est simple, les chiens se promènent librement à l’intérieur et à l’extérieur du bar et il y a un menu pour eux avec des gâteries et tout.
 
Et le « Human menu » ne contient que des breuvages. J’en ai profité pour travailler sur mon itinéraire pendant que Charlot se promenait sur le comptoir pour m’abandonner aux mains d’à peu près tout le monde. Il a volé la vedette!

dimanche 16 septembre 2018

La fois où je n’ai PAS logé dans un tipi…

J’avais tellement hâte d’être dans mon tipi! C’était à 45 minutes de Green Bay, il fallait réserver pour deux nuits minimum et c’était 80$ pour les deux nuitées. C’est pas cher, c’est cool, c’est parfait.

Sauf que…

J’y suis jamais allée dans le foutu tipi. Parce que quand je suis arrivée sur place, trop tard pour que le bureau du camping soit ouvert, j’ai réalisé, après avoir cherché ledit tipi pendant 20 minutes sur le terrain, qu’il n’avait pas de porte! On voit les endroits pour attacher la porte, mais elle n’est PAS LÀ. 
Je ne peux pas dormir en pleine forêt avec une porte ouverte. D’une part, j’ai un chien et j’ai pas envie qu’on se fasse manger par des ours et d’autre part, j’ai dû me faire piquer au moins 20 fois juste en allant voir le tipi. Je me serais levée avec plus du tout de sang dans le corps, l’ayant tout donné aux moustiques.

Alors à 22h, un samedi soir, veille d’un match des Packers à Green Bay, il a fallu que je me trouve un hôtel. Je l’ai trouvé après avoir roulé une heure. Je pense que les gens s’étaient passé le mot; tout était plein. Et quand il y avait de la place, ils n’acceptaient pas les chiens.

J’ai donc pris le moins cher des déjà trop chers, mais qui ne s’appelaient pas quelque chose comme « Economy Inn » et j’ai réservé avec l’application hotels.com. Tant qu’à payer une fortune, aussi bien que ça compte dans mon calcul de nuits de récompenses (une gratuite après 10). J’avais vérifié et ça disait qu’ils acceptaient les animaux.

Une fois sur place, le gars m’informe que leurs « pet fees » sont de… 75 USD. WHAT? Je ne vendrai certainement pas un rein pour pouvoir entrer un chihuahua de quatre livres dans ma chambre. J’ai failli pleurer et le gars a eu pitié. Il a fait comme si de rien n’était. Mais j’ai stressé toute la nuit parce que c’était sa première fois à l’hôtel et qu’il se mettait à grogner chaque fois qu’il entendait une porte. J’ai donc dormi avec la télé allumée pour camoufler les bruits. Je me suis endormie sur des Forensic Files (je suis accro) et réveillée avec le Grand Prix de F1 – j’avais changé de poste après m’être fait réveiller par un preacher…

J’ai tenté en vain de rejoindre les gens du camping pour un remboursement, des explications, une porte… Toujours rien. Alors j’ai installé ma tente pour la première fois  - je suis zéro une fille de camping – à quelques kilomètres de Green Bay, où j’ai assisté à un match des Packers, que je vous raconterai plus tard.

Mais je n’abandonne pas. Je trouvais que ça avait l’air tellement cool de dormir là-dedans que je vais essayer d’en trouver un avec tous ses morceaux plus tard au cours de ce voyage!

jeudi 13 septembre 2018

Une fille, un char et un chihuahua

Depuis que j’ai commencé à voyager seule, je pense que ma vie a grandement changé. Le sentiment de liberté, le fait de ne plus être frustrée de rater quelque chose par manque de personne avec qui le faire...  Ça change tout. Le selfie stick aussi a changé ma vie. Sans blague! Plus jeune, c’était important pour moi d’avoir une photo de moi devant tel ou tel monument. Ce l’est beaucoup moins aujourd’hui, mais si j’en veux une, je sors le selfie stick. Je suis devenue autonome de la photo. Ce n’est pas rien.

Pourquoi je vous dis ça? Parce que j’ai commencé ce matin un long voyage toute seule à travers les États-Unis et une partie du Canada. En fait, c’est faux. Je ne suis pas seule; je fais ce voyage avec un autre petit être qui a changé ma vie dernièrement : mon petit chihuahua!
C’est qu’en avril dernier, j’ai vécu un dur coup professionnellement avec l’abolition de mon poste. Mais je n’avais pas envie de m’apitoyer sur mon sort. J’ai plutôt voulu saisir cette occasion pour réaliser un vieux rêve, soit de traverser les États-Unis en voiture.

J’ai un itinéraire approximatif, une tonne de livres – et une tonne de valises. J’ai ma tente, mais je vais aussi alterner avec quelques hôtels/motels/Airbnb/couchsurfing. Pas le choix si je veux survivre, car je pars deux mois et demi.
En gros, on traverse le pays de l’Oncle Sam par le nord, avec un saut au Canada pour aller au lac Louise. Ensuite, on file à Seattle avant de descendre la côte ouest jusqu’en bas et de revenir par une grande partie de la mythique route 66.

Je prévois déjà qu’un des faits saillants du voyage sera les différents canyons de l’Arizona et de l’Utah. J’ai mon «kit» de hiking, mon chien a le sien. On est prêts.

J’aurai certainement quelques défis puisque les chiens ne sont pas acceptés partout et que je suis seule avec lui. Je devrai aussi tenter de suivre un budget (un quoi?) mais surtout, profiter de tout. Jamais je n’aurais pensé devoir repenser à mon choix de carrière à mon âge. Mais jamais je n’aurais pensé avoir la chance de partir avec ce sentiment de liberté, avec une petite boule d’amour à quatre pattes.

Mon plan est de découvrir, d’écrire et de partager ça avec vous.

Vous pouvez d’ailleurs nous suivre, Charlot et moi, sur Instagram. Le mien : jogod et le sien : charlot_le_chihuahua.

Alors, la grande aventure dont j’ai parlé tout l’été… c’est parti!