samedi 9 avril 2022

P'tites vites de Houston, la suite!

Je sais, je sais, je ne suis pas la chronologie pour mes blogues. Mais dites-vous que je ne vous ai encore pas tout dit sur mes voyages au Maroc et au Pérou en 2019, alors…

Je vais commencer par conclure mon récent passage à Houston. Pour vous rafraîchir la mémoire, j’y suis allée en décembre avec Charlot parce qu’il voulait assister à son premier match des Colts (quant à moi, c’était mon 10e match de mon équipe dans une 10e ville!).

Alors même si j’ai déjà fait un article sur les « p’tites vites de Houston », j’en avais encore à dire, alors voici la partie no 2!

À mon arrivée, j’ai trouvé vraiment cool l’affiche dans le taxi faisant la promotion de trajets à 6 $, nommés « Six in the city » partout lorsqu’on est au centre-ville. Je comptais abuser de ce « deal » et je l’aurai finalement pris un gros total de… zéro fois.

Vous le savez peut-être déjà, mais comme je déteste le café, je carbure – malheureusement – au Red Bull. Quelle ne fut pas ma surprise, que dis-je, ma panique, de réaliser qu’il y avait une pénurie de ma potion magique dans la ville! Je dois préciser que je ne bois que du sans sucre. Pour comprendre mon raisonnement pas si logique, je vous invite à lire mon deuxième roman, « Moi j’mange »! Comme disent les anglos, bref…

 

Je n’ai pas trop compris le lien avec la phrase « Quelle heure est-il? » en plusieurs langues dans les pierres sur le plancher, mais comme c’était à des arrêts d’autobus/tramways, c’est sûrement parce qu’ils ne sont pas à l’heure!

Je vous ai raconté l’histoire du Boeing qui transportait des navettes spatiales, mais je tiens quand même à dire que je me suis retenue pour ne pas acheter ce chandail au centre spatial. Après tout, je suis de la génération pour laquelle Pluton était une planète! (Sinon, quoi faire avec la phrase mnémotechnique pour se rappeler de l’ordre des planètes « Mon vieux, tu m’as jeté sur une nouvelle planète »?)

J’ai trouvé ça très cool que les lumières sur les coins de rue soient en plus illuminées de la couleur des lumières en vigueur. Avec ça, si on passe sur une rouge, on n’a aucune excuse!

De quoi est-ce que je me suis le plus ennuyée des États-Unis pendant les deux années de pandémie? Mes barres de crème glacée Snickers. Pour vrai, je l’ai déjà dit, mais c’est une excellente chose pour ma santé que ça n’existe pas au Canada!

Au cours des dernières années, j’ai découvert mon grand intérêt pour le Tartare de bœuf. S’il y a ce mets sur un menu d’un restaurant où je vais, il y a de très fortes chances que mon choix s’arrête sur ça. Tout près de mon hôtel, il y avait un restaurant steak house très bien coté, le Vic and Anthony’s. J’ai longuement hésité entre un bon steak – j’ai été élevée au filet mignon puisque mon père était propriétaire d’un steak house! – ou un Tartare. J’ai choisi cette dernière option et même si le restaurant était super, que j’étais aux premières loges pour le concert piano et voix d’un artiste, je dois admettre que ce n’est vraiment pas le meilleur Tartare que j’ai mangé dans ma vie. Mais bon, à moins que ma mémoire me fasse défaut, c’était ma première expérience avec un œuf de caille. Je n’en tirerai pas des leçons de vie, mettons.


Ce resto étant quand même haut de gamme, il offrait des digestifs à… 1800 $ américains. Je répète, 1800 USD. Eh boy. À ce prix, j’espère que les gens ne se font pas juger s’ils lèchent le verre pour n’y laisser aucune goutte!

 

Un midi, je cherchais un resto où me prendre à dîner sur le pouce, pour retourner à l’hôtel et travailler sur mes divers projets (ce n’était pas des vacances), alors j’étais super contente de constater qu’il y avait un Pot Belly tout près de mon hôtel. Je connaissais cette chaîne du temps où j’étais journaliste sportive et que je passais beaucoup, beaucoup de temps aux États-Unis. Leurs soupes sont extraordinaires et leurs sandwiches le sont tout autant. Sauf que pour m’y rendre, j’ai dû passer par un centre d’achats complètement désert. Plein de boutiques et de restaurants fermés. C’était tellement triste – et sans aucun doute des conséquences de la pandémie. Mais bon, la bonne nouvelle, c’est que je me suis régalée une fois à ma chambre d’hôtel. Si vous êtes de passage chez nos voisins du Sud, que vous cherchez un « fast-food » différent et délicieux, je vous le recommande! 

 



mardi 5 avril 2022

Ah belle Floride, tu m’avais tant manqué!

Depuis plus d’une dizaine d’années, soit depuis que mes parents ont un condo en Floride, je viens ici deux ou trois fois par année. Mon dernier voyage prévu était au début avril 2020 pour assister au Masters de Miami. Nul besoin de vous dire que ç’a été annulé. (D’ailleurs, faudrait bien retrouver ce crédit voyage avec Air Canada…)

Deux ans plus tard, me revoilà! Alors voici quelques p'tites vites pour vous faire rêver de soleil et de palmiers!

J’ai choisi mes dates pour assister au tournoi de tennis, tel que prévu avant la pandémie. Mon père et moi sommes des grands fans de ce sport. J’ai assisté aux quatre tournois du Grand chelem et à quelques autres tournois en Amérique du Nord. Comme les Canadiens connaissent beaucoup de succès depuis un moment, le but était d’assister aux premiers tours pour les voir à l’œuvre et d’y retourner s’ils se rendaient loin dans le tournoi.

Premier match? Celui de Leylah Fernandez. Je ne l’avais pas vue jouer en vrai depuis le tournoi de Roland-Garros junior en 2019! On s’est donc rendus là pour son match de deuxième tour (elle avait un bye au premier tour). Depuis 2019, le tournoi a déménagé de Key Biscayne à Miami, au complexe où se trouve le stade des Dolphins dans la NFL. Pour vrai, c’est absolument magnifique tout ce qu’ils font là, même si la grande majorité des installations n’y sont que pour deux semaines! 

 

 

Il y a une trentaine de terrains qui sont désormais permanents autour du stade de football, dont le GrandStand, qui peut accueillir 5000 spectateurs. Pour ce qui est du « central », on transforme l’immense terrain de football en terrain de tennis avec des estrades temporaires qui rejoignent un côté des sièges fixes du terrain. En tout, on peut y accueillir 13 800 spectateurs. C’est vraiment très, très bien fait.

Si 90 % des spectateurs sont à l’ombre lors des matchs des Dolphins, ce n’est pas tout à fait le cas au tennis! Mais, comme ce sont des installations de la NFL, on y retrouve les mêmes règles, ce qui veut dire que tout ce qui est permis sont les sacs, sacoches ou peu importe ce qui vous sert de portefeuille, car ça doit être d’une grandeur maximale de l’équivalent d’une Pop Tarts (j’exagère à peine!) ou…. Être transparent. Même si ça fait des années que ce règlement existe, je n’ai toujours pas commandé de sac adéquat de mon équipe préférée et je refuse d’en acheter un d’une autre formation, alors je trimballe tous mes biens dans mes mains et mes poches. Pourquoi je précise ça? Parce que ça voulait aussi dire que je ne pourrais pas transporter la crème solaire. J’en ai donc mis dans la voiture avant d’arriver. Comme je brûle à rien, j’ai mis de la 30. Sauf que… Leylah jouait au Grandstand où il n’y a pas d’ombre du tout. Le soleil était dans mon dos et au bout de près de trois heures, ma crème solaire n’était plus d’aucune utilité. Je savais que je risquais de souffrir, mais jamais à ce point!

Pire, quelques jours plus tard, je me suis infiltrée dans la ligue de pickleball de ma mère (et oui, je me suis fait battre entre autres par un monsieur de 81 ans…) et j’ai mis de la 70 pour l’occasion. Après deux heures de jeu, j'ai passé ma main dans mon dos et senti comme des petits boutons. J'ai demandé à ma mère de regarder si j’avais fait une réaction au soleil et… oh shit. J’avais des cloches d’eau. Des brûlures au deuxième degré!!!

Je vous épargne la photo!

Pour revenir au tennis, on voulait aller voir Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov pour leur premier match respectif, mais mon père s’est blessé – en jouant au tennis lui aussi – et on s’est dit que comme ils jouaient tous les deux contre des « pas forts », on attendrait le tour suivant. Ils ont évidemment contrecarré nos plans en perdant d’entrée de jeu. Alors on a attendu un peu et on a assisté à une séance en soirée pour des matchs de quart de finale.

 

Une belle surprise de mon voyage a été la visite d’une amie pilote d’avion qui venait passer le weekend dans mon coin. On est allés manger sur Las Olas (avec Charlot et le commandant que je connaissais de mon ancienne vie d'agente de bord), le boulevard populaire de Fort Lauderdale. Comme on n’avait pas réservé et qu’on était samedi soir, l’attente pour avoir une table était très longue. On a donné notre nom dans un resto où il y avait 45 minutes d’attente. Entre-temps, on a décidé de marcher sur le boulevard pour voir si on ne pouvait pas avoir quelque chose de plus rapide. La moyenne d’attente était de… deux heures!

Puis on a vu une tonne d’éclairs de chaleur dans le ciel. Tellement beau! Et… silencieux! J’ai toujours voulu photographier un éclair. Alors j’en ai fait ma mission et voici le résultat!

Sauf qu’on s’est éloignés de notre resto et ce qui devait arriver arriva… Le DÉLUGE. Disons simplement qu’on était aussi trempés que si on s’était rendus à notre table à la nage.

On a soupé au El Camino, un restaurant mexicain et c’était excellent. En plus, je pense qu’on n’a même pas attendu nos repas 10 minutes. Un excellent service, bonne bouffe et abordable. Une belle découverte!

Si je continue sur la portion blogue alimentaire, mon père m’avait vanté les côtes levées du Flanigan’s, qui étaient selon lui « les meilleures au monde ». J’ai donc demandé (OK, exigé!) d’y aller pour juger par moi-même. Résultat? Il avait absolument raison!

J’ai aussi pu aller voir le match de mes Blackhawks adorés qui jouaient contre les Panthers. Je savais que les chances de victoire pour mon équipe étaient assez faibles, mais le hasard fait bien les choses puisque c’était le 1000e match dans la LNH de Jonathan Toews, mon joueur préféré.

Même Charlot a voulu souligner l’événement!

J’ai aussi pu tester la fonction « mouvement » de mon téléphone cellulaire (un Google Pixel 6) et… Wow!

Et pour compléter mon immersion dans la vie de Snowbird, quoi de mieux que d’assister au spectacle de… 2Frères! Je ne connaissais pas tant leurs chansons, bien honnêtement, mais je suis complètement tombée sous le charme. Ils sont bons, drôles, généreux sur scène. J’ai adoré!

En terminant, je me sentirais mal de ne pas vous partager ma trouvaille au magasin où tous les souliers sont à 10,88$. C’est clair que je retourne acheter ces gougounes!




mardi 22 mars 2022

Quand un Boeing 747 transporte une navette spatiale...

Pour ceux et celles qui suivent ma carrière (qui est difficile à suivre, je l’avoue!), vous aurez peut-être noté que j’ai été agente de bord pendant deux ans pour une compagnie de vols nolisés.

Pourquoi? Parce que j’ai toujours été obsédée par l’aviation et évidemment les voyages. Une fois cette profession quittée, ma passion, elle, est restée. Alors quand je suis allée à Houston en décembre dernier, il était absolument certain que je devais aller visiter le centre de la NASA pour voir de mes yeux le Boeing 747 qui a servi de taxi à plusieurs navettes spatiales!  On va se le dire, juste ça, c’est une phrase qu’il n’a aucun sens!

Cette merveille d’ingénierie se trouve au centre spatial Nasa Johnson Space Center de Houston.

 

Le Boeing 747 modifié qui m’a tant fascinée servait donc à mener à la retraite diverses navettes. Après sa dernière mission, c’était au tour du After Shuttle Carrier Aircraft 905 (son nom complet) de prendre sa retraite. Et ce n’était pas rien!

Pour vrai, les images d’un avion de ligne si majestueux ayant sur son dos une navette spatiale dépassent l’entendement. J’en avais entendu parler et j'avais vu des images, mais je croyais vraiment que ce transport phénoménal d’une navette était un « once in a lifetime deal », mais j’ai appris avec stupéfaction que non, pas du tout!

Il y avait toutefois – évidemment – des règles très strictes pour que le transporteur puisse voler. Il ne devait pas avoir de pluie, de turbulence ou de températures froides. Disons que ça réduit les fenêtres d’opportunité un brin. En plus, il volait souvent à à peine 15 000 pieds d’altitude, soit moins de la moitié que les vols commerciaux d’un tel appareil régulier. Mais c’est aussi normal puisque la présence d’une navette sur l’avion (attention, vous allez tomber en bas de votre chaise) entraîne au moins le double de carburant brûlé pour la même distance. Stupéfiant, non?

Après sa dernière mission, le Shuttle Carrier Aircraft 905 a été défait en sept morceaux (des morceaux énormes, vu qu’on parle d’un Boeing 747!) et il a parcouru les 13 kilomètres entre l’aéroport d’Ellington et le Space Center Houston, sur la route. On avait enlevé la queue, l’arrière, le train d’atterrissage et les ailes. Outre dans les hangars où les Boeing sont fabriqués à Seattle (visite que j'ai faite et dont j'ai parlé ici), c’était la première fois qu’un appareil était séparé de ses ailes de la sorte. Le convoi a évidemment voyagé de nuit et mesurait 280 m.

Une fois au centre spatial, l’avion a été remis en un morceau, mais j’avoue que c’est avec une certaine déception que j’ai appris en lisant les affiches du musée (en regardant mes photos des semaines plus tard!) que la navette qui est sur le dessus est une réplique « extrêmement fidèle ». Je pensais à tort que c’était la vraie et je l’ai compris après mon passage dans la fausse navette.

Comme le nombre de voyages de transport de navette était assez faible, l’avion vaquait à ses occupations régulières entre chacun d’eux. Pour le modifier vers son mode « shuttle », il fallait environ 170 employés qui travaillaient pendant une semaine pour modifier l’intérieur de l’avion. On le faisait passer d’avion de passagers à avion quasi cargo, conservant une seule table et des fauteuils dignes de la première classe pour offrir un espace de travail à l’équipage.

Avant de pouvoir réussir cet exploit, il a fallu faire de nombreux tests avec des avions et navettes téléguidées. Parce qu’une fois avec les « vrais jouets »… Pas tant le droit à l’erreur, mettons. On peut voir une tonne de photos et des répliques des avions miniatures dans une exposition à l'intérieur du 747.

Si vous n’êtes pas encore assez impressionné par l’ampleur de ce projet, n’oubliez pas que pour atterrir, la navette devait se détacher de l’avion et être contrôlée indépendamment par un autre équipage qui allait effectuer l’atterrissage. C’est complètement fou, si vous voulez mon avis!

La NASA et ses navettes en chiffres :

872 906 380 km : distance parcourue par les fusées dans l’espace, ce qui est suffisant pour se rendre sur Jupiter ou qui représente 21 030 orbites terrestres

3 513 638 lb : quantité de cargo déployé en orbite par les fusées

24 300 : nombre de tuiles pour protéger chaque orbiteur

11 017 : heures de vol de l’avion

1323 : nombre de jours passés dans l’espace par les astronautes

852 : nombre total de membres d’équipage en 135 missions spatiales

233 : vols complétés par la Shuttle Carrier Aircraft NASA 905 pour transporter des navettes

157 : nombre de sorties dans l’espace effectuées par les astronautes de ces navettes

135 : nombre de missions des fusées

100 : nombre de vols pour lesquels chaque orbiteur était destiné avant la retraite

67 : nombre de directeurs de vols du Programme de fusée spatiale

37 : nombre de navettes mises à quai à la station spatiale internationale

3 : sites principaux d’atterrissage des navettes spatiales (Floride, Californie et Nouveau-Mexique)

2 : nombre de commandantes de navettes (Let’s go girls!)

Alors, si vous passez par Houston, croyez-moi, c’est un must à visiter!

Surtout que dans le temps des fêtes, le site se transforme en version lumières à la Illumi (pour les habitués de Laval) et c’est très réussi!

 
À noter qu'il y a un magnifique petit chien sur ce croissant de lune!

mardi 22 février 2022

Soleil rouge, œil mystique et coup de soleil impossible

Je vous ai récemment parlé des p’tites vites de Mykonos, mais cette île mérite tout de même son propre texte, alors le voici.

Mykonos ne fait que 85,5 km2 et compte à peine plus de 10 000 habitants, mais on s’entend que cette île est connue à travers le monde. Comme je l’ai dit dans un de mes précédents blogues, un premier voyage en Grèce sans un arrêt à Mykonos est tout simplement inconcevable!

On y a passé quelques jours en août dernier, mon amie et moi. Je dois admettre qu’on est complètement tombées sous le charme!

On nous avait dit avant de partir que les plus beaux couchers de soleil au monde se trouvaient à Santorini, en Grèce. Mais après avoir fait quelques arrêts, je dois admettre que rien ne peut battre ceci :

 

Bon, pour être honnête, il a fallu réserver une table dans un restaurant sur une minuscule rue qui donne sur la mer pour voir encore mieux. Il fallait dépenser un minimum pour avoir une table et nos calculs rapides nous ont confirmé qu’une bouteille de mousseux, aussi dispendieuse soit-elle, valait la peine pour avoir des places si près du spectacle. 

Devant nous, on avait un couple qui venait probablement de se marier et autres du genre. Mais on était quand même tellement bien placées qu’on a pu voir cette scène.

On s’est aussi rendues sur un toit quelconque, où on n’avait sûrement pas le droit d’être, pour voir ceci :

Le soleil est rouge lorsqu’il se couche. J’en ai vu des couchers de soleil dans ma vie, et ce, à travers le monde, mais je dois admettre que rien ne se compare à ce que j’ai vu en Grèce.

Mon amie est une grande fan de plage, mais pas moi. Sauf que comme la recette du succès de nos voyages ensemble depuis des années se résume au compromis, j’ai accepté de la suivre. Je l’ai laissée choisir la plage parmi les nombreuses qu’on retrouve à Mykonos et je l’ai suivie. Ce qui m’a charmée, de mon côté, c’est la petite église blanche et bleue (évidemment!) qui se trouvait au haut de la « montagne » surplombant la plage.

On ne s’attendait toutefois pas à ce que ce soit si compliqué de s’y rendre! J’avais téléchargé l’application iMove, l’équivalent d’Uber, et on s’est rendues à ce qui semblait être le stand de taxi. Normalement, ce sont de vrais taxis et non des iMove qui s’y pointent, mais comme les numéros de téléphone ne fonctionnaient pas, qu’il n’y avait pas de file comme dans un stand normal et que les gens présents semblaient attendre depuis une éternité, on a opté pour l’application. Décision très judicieuse!

On a attendu longtemps, mais au moins on savait qu’on se rendait au bon endroit. Endroit qui était quand même assez loin du centre touristique où on logeait. La voiture nous a laissées au haut d'une colline/montagne/je ne sais trop et on ne savait pas vraiment où aller. On voyait la plage, mais elle était loin. Et comme je n’avais pas prévu passer du temps dans le sable durant ce voyage, je n’étais absolument pas préparée. Mon erreur!

On a donc marché et descendu un chemin pour nous rendre à la plage, croisant un resto au passage. Notre joie a été de très courte durée parce qu’il y avait une file d’attente infinie pour y aller. Au revoir, bouteille d’eau! Heureusement, mon amie a accepté de partager sa serviette de plage, parce que je n’en avais évidemment pas.

Un vendeur itinérant d’eau nous a passablement sauvé la vie, pendant que mon amie était dans l’eau et que moi, je me demandais ce que je faisais dans le sable à détester mon existence en tentant de lire mon livre dans l’inconfort d’une moitié de serviette de plage (qui aurait été inexistante sans mon amie!).

Après une éternité pour moi et un éclair pour mon amie, j’ai demandé à ce qu’on quitte cette belle plage. Je vais piler sur mon orgueil et vous montrer le résultat du coup de soleil terrible dont j’ai été victime malgré une crème solaire performante. Quant à mon amie, elle est née pour être bronzée, alors ça ne se compare pas!

On a marché jusqu’à la petite église qu’on avait vue sur Internet avant de commander un taxi iMove. On a attendu très longtemps, ce qui nous a permis de faire plus d’un photo shoot avec la chapelle et une fois dans le véhicule, mettons qu’on était épuisées et que notre savoir-vivre a pris le bord!

Au fil de mes voyages, j’ai cessé d’acheter des souvenirs. Après tout, je n’habite plus dans la maison familiale qui avait son lot d’espace, mais plutôt dans un petit condo montréalais. Cela veut dire que chaque petite statue, cadre ou même porte-clés n’a plus sa place. J’ai donc commencé à me contenter de mes photos et de mes blogues, tout en me permettant l’achat de trucs pratiques. C’est pour ça que je me procure désormais que des bijoux et des vêtements à l’étranger.

À Mykonos, j’ai remarqué qu’un symbole revenait très, très souvent : un œil bleu. Mon amie et moi sommes entrées dans une boutique qui ne vendait que des articles à cette effigie. Il n’était toutefois pas question qu’on achète quoi que ce soit sans connaître tout de cette légende, nommée « Nazar », qui veut dire « œil du diable ». Elle date de plus de 5000 ans et a été retrouvée dans toutes les religions importantes et dans de nombreuses cultures. On croit que l’œil protège son propriétaire de l’esprit diabolique et de la jalousie des autres. Il paraitrait que lorsqu’on arbore un bijou avec cet œil ou qu’on le place dans sa maison ou sa voiture, ses qualités mystiques s’adaptent à notre vie d’aujourd’hui.

Je n’ai donc pas pris de risque et je me suis acheté des boucles d’oreilles et une bague! Reste à voir si les pouvoirs auront leur effet!    


mercredi 16 février 2022

Du sport et de l'art à Houston

Je suis allée à Houston pour assister à un match de la NBA et un de la NFL en décembre dernier. Je m’attendais donc à me retrouver dans une ville qui carbure au sport professionnel, d’autant plus que mon hôtel était à quelques pas de l’amphithéâtre des Rockets (NBA) et du stade des Astros (MLB).

Mais je ne m’attendais pas à y croiser autant… d’œuvres d’art! Je savais avant d’y aller qu’il y avait des dizaines et des dizaines de murales, mais malgré tout, je ne m’attendais pas à en croiser autant. Et ceux qui suivent mes péripéties savent que je CAPOTE sur les murales. Aucune idée pourquoi, mais c’est une obsession.

Commençons d’abord par les sports. Je vous ai déjà parlé du match de basketball auquel j’ai assisté, mais le but principal de mon voyage, c’était de renouer avec mes chers Colts d’Indianapolis!

Pour l’occasion, je n’ai pas lésiné sur les moyens. Aucune chance qu’on ne comprenne pas pour quelle équipe mon cœur battait! De mon côté, j’avais mon tout nouveau chandail de Jonathan Taylor, mais la pièce maîtresse, c’était Charlot. Il avait son chandail des Colts, mais aussi son collier et sa laisse!

J’avais vraiment hâte de voir le stade de Houston parce que les Texans ont suivi l’adage « Everything is bigger in Texas » qu’ils l’ont combiné avec le syndrome du voisin gonflable. C’est ainsi qu’ils ont répondu à l’écran géant des Cowboys de Dallas – que j’ai vu quand je suis allée à Dallas voir les Colts s’y faire carrément démolir en 2014 – avec un écran encore plus grand. Les voici :

Mais j’avoue que je suis quand même plus impressionnée par le central de Dallas.

Le stade n’en est pas moins magnifique. Même s’il était presque vide puisque l’équipe est pourrie. Je ne m’en plaindrai pas puisque mon équipe a gagné… 31 à 0!

Le stade est aussi situé en face de l’ancien domicile des Astros, l’Astrodome, qui porte aujourd’hui le nom de NRJ Astrodome (aucune équipe n’y joue) puisque tous les stades de ce complexe portent « NRJ » dans leur nom.

Il y en a aussi un pour les rodéos ou les livestock shows à côté. D’où la présence de ces statues :


 

Lors de ma dernière journée, j’ai fait la visite guidée du stade de baseball des Astros puisque je ne pouvais évidemment pas voir de match au mois de décembre. Mais j'ai pu fouler le terrain!

Ce qui est cool, c’est que l’équipe a remporté la Série mondiale en 2017, alors on peut encore sentir cette frénésie par moments.

 

Je ne me souviens pas exactement pourquoi, mais sûrement en raison du passé pétrolier de la ville, on retrouve une vieille pompe à essence Phillips 66 qui compte le nombre de coups de circuit cognés dans le stade! Elle ne calcule évidemment que les circuits de son équipe locale!

Il y a aussi un train qui se promène lorsqu’il y a un circuit. C’est pour souligner le fait que le stade est là où il y avait autrefois la gare. D’ailleurs, l’entrée du stade est la même que la gare de l’époque, ce qui explique le méga « clash » de style avec le reste!

Et comme j’aime les murales, j’ai été charmée par celle-ci, mais déçue d’apprendre qu’elle était repeinte chaque année!

Au niveau des loges, on a aussi droit à une série de photos présentant l’évolution du logo et des chandails. Disons que le brun-jaune-orangé a mal vieilli!

Autre signe d’une autre époque, l’ancien nom de l’équipe est « Colts », mais en l’honneur du pistolet du même nom. Même que lorsqu’ils ont effectué la première pelletée de terre pour leur stade, au lieu d’avoir des pelles, ils avaient… des fusils!

Évidemment, la photo d’équipe en pleine pandémie se démarquera à tout jamais (on espère) des autres…

Je sais que je vous ai aussi déjà montré quelques murales, mais j’y reviens (j’ai mentionné « obsession »?) quand même!

Il y a un site génial qui donne l’emplacement de toutes les murales sur une carte. Alors pour vous donner une idée du grand nombre, ç’avait l’air de ça autour de mon hôtel :

Alors en voici quelques-unes, que j'ai pu voir en arpentant des kilomètres à l'infini dans la ville et en collectionnant les maux de pieds!

 
 

Mais il y avait aussi d’autres œuvres que les murales :

 
 

Même dans les stations « Bixi »!

Bref, nul besoin de vous dire que cette ville avait tout pour me charmer!