samedi 7 décembre 2013

Géographie douteuse, déception féline et NBA

Toujours dans l’optique de visiter le plus de stades et d’amphithéâtres sportifs professionnels, j’ai décidé d’aller à Washington avec mon amie Jennyfer.

On partait le samedi matin très tôt et on avait un match de la NBA le soir même et un autre de la NFL le dimanche soir. Ça nous donnait deux journées pour visiter la ville. Du moins, c’est ce qu’on pensait.
On a pris la route vers 7h30 et le GPS (elle s’appelle Jocelyne II) nous indiquait qu’on serait à l’hôtel vers 17h.

À lire aussi : L'essentiel de Washington en quelques heures | Des allures de bonhommes Michelin et histoires de Ziploc 

La route allait bien, la température était belle et on n’a pas eu trop d’attente aux douanes. La joie. Ou le calme avant la tempête…

La chasse aux chats


Jenny n’était jamais allée dans ce coin, alors quand on est passées dans la région de Catskill, je lui ai proposé d’arrêter dans le village du même nom. Pourquoi? Parce que j’y étais allée une fois et j’avais été un peu traumatisée par toutes les statues géantes de chats multicolores un peu partout dans les vitrines de la rue principale.

En voici quelques exemples qui datent de mars 2010.

Sauf que cette fois, aucune trace de chat! Quelle déception! Je me dis qu’ils avaient peut-être réalisé que c’était un peu bizarre et qu’ils avaient tout enlevé. Mais j’ai quand même voulu arrêter un passant pour en avoir le cœur net.

Il a eu un petit sourire en coin lorsque je lui ai demandé où étaient les chats. Sa réponse? Ils viennent d’être vendus. Ils sont faits au début de l’été, exposés pendant des mois et vendus aux enchères à l’automne. Ahhhh, tout s’explique! C’est donc un rendez-vous manqué pour les chats. On se reprendra à l’été!

J’ai aussi proposé d’arrêter quelques instants à Baltimore, qui était sur notre chemin. J’avais vraiment été charmée par cette ville dans le même voyage quatre ans plus tôt.
 
L’idée était bonne jusqu’à ce qu’on soit prises dans la circulation. Mais tellement dense! Du gros trafic. Et pas juste une fois. Retard de 30 minutes par-ci, pare-chocs à pare-chocs pendant 1h par-là. Si bien que je commençais à paniquer pour le début du match de basket. Parce qu’évidemment, il fallait qu’on tombe un des rares matchs prévus à 19h de la saison. Habituellement, les rencontres commencent à 20h, minimum!

Donc l’heure d’arrivée sur le GPS était de plus en plus tard. Nul besoin de dire que Baltimore a pris le bord. On s’est dit «bon, au pire on rate le début du match». Puis «Ishhh on va peut-être arriver à la mi-temps»…Le hic, c’est qu’il fallait passer par l’hôtel et arrêter chercher nos billets (c’est de ma faute, j’ai HORREUR des billets électroniques, je trouve ça laid). Enfin arrivées à l’hôtel, je regarde sur mon cellulaire et je constate qu’il reste un peu plus de cinq minutes… au troisième quart!

Alors la course contre la montre commence. On court vers un taxi, en essayant de convaincre le chauffeur qu’on est pressées et que c’est une urgence.

Il nous dépose au Verizon Center, où l’on réalise rapidement qu’on n’est pas du tout du bon côté de l’aréna. Et là on se met à courir (confession, j’ai des UGG’s l’hiver… c’est chaud, mais ZÉRO pratique pour courir). Après avoir fait une autre constatation – je ne suis pas en forme! –, on trouve enfin la billetterie. Je savais qu’il restait à peu près un quart (12 minutes de jeu). Je n’étais pas trop de bonne humeur. Évidemment, la dame de la billetterie, qui avait sûrement d’autres qualités, mais pas la vitesse, m’a demandé ma carte de crédit. Acheteuse compulsive que je suis, j’en ai plus qu’une et je ne me souvenais plus du tout avec laquelle j’avais payé les billets. Je les sors donc toutes. Pendant ce temps, la dame (qui était un travesti, selon Jenny) pense que c’est le bon moment pour jaser de nos vies. On lui avait gentiment dit de se dépêcher, car on venait de faire plus de 12 heures de route et qu’on voulait voir la fin du match. Elle nous a donc demandé d’où on arrivait comme ça.

Montreal.
- Montreal? répondit-elle avec un regard interrogateur.
- Yeah, dis-je sans vouloir poursuivre la conversation, car sans trop vouloir juger, elle ne semblait pas avoir la capacité de faire deux choses en même temps.
- You drove all the way from Montreal to see this game? dit-elle en nous jugeant sans gêne.
- Yeah.
- Montreal... It’s in Oregon, no?
Silence.
- Euh no... Montreal, Quebec. Canada...

Juste pour vous situer, l’État de l’Oregon est à un peu plus de 4000 km de Washington D.C. Je ne sais pas ce que cette dame conduit, mais sa voiture va vite en maudit si elle peut faire ça en 12 heures!

Après avoir récupéré nos billets et s’être butées à un agent de sécurité zélé qui parlait au rythme de cinq mots/minutes (il ne voulait pas nous laisser passer la petite corde et nous a fait sortir dehors pour rentrer… une dizaine de pieds plus loin), on passe la «vraie» sécurité. Ils riaient de nous, parce qu’ils nous ont vu courir comme des mini Usain Bolt et qu’il ne restait que quelques minutes à la rencontre. Alors le gardien, «comique», a commencé à me faire vider ma sacoche avant d’éclater de rire en disant «just kidding!». Heille le grand, mauvais timing, je ne te trouve pas drôle du tout!

Autre course pour se rendre à nos bancs (on a pris les premiers qui étaient libres en sortant des escaliers!) et on a pu s’asseoir, tranquillement, pour profiter d’un gros 11 minutes de jeu.

FAIL sur toute la ligne, finalement. 

Le match en bref


Les Wizards ont gagné, fin de mon résumé!

Moment cocasse dans le match, lors des lancers francs de l’équipe adverse, on affichait au tableau une promotion nous donnant droit à quelque chose de gratuit dans un restaurant de la région si le joueur ratait ses trois lancers. «Alors, criez pour le déranger», pouvait-on y lire.

On a passé presque plus de temps dans la boutique souvenirs qu’à nos bancs en fin de soirée. Grâce au Black Friday (la veille), on avait droit à un méga rabais!

Meilleure. Salsa. Ever.


On était AF-FA-MÉES. Vraiment. On a d'abord fait du lèche-vitrine au It’sugar (mon magasin de bonbons préféré) et résisté à la barre de chocolat Reese’s format géant de 2 lb (gros self control de ma part ceux qui me connaissent comprendront!).
Puis on a trouvé un excellent restaurant rapide mexicain – Lime Fresh Mexican Grill –, où il y avait entre autres un bar à salsa.
Celle aux ananas est sans aucun doute la MEILLEURE que j’ai mangée de toute ma vie. J’en rêve encore.

On aurait bien aimé aller prendre un verre, mais après toute cette route  et cette course, on est tombées au combat dès notre arrivée à l’hôtel. Le nightlife jetset de Washington, ce sera pour une autre fois!

En terminant, on a vu des dizaines de ces pancartes sur l’autoroute. Une bonne idée quand même!

dimanche 10 novembre 2013

La malédiction des billets de hockey

J’ai un petit conseil pour vous. Ça va sûrement vous sembler anodin, mais je vous jure que c’est primordial.

Vérifiez TOUJOURS vos billets avant de vous rendre à votre match, spectacle ou autre.

Je sais, c’est la base. Mais moi, disons que j’ai été victime de deux «malentendus» assez ordinaires au cours des dernières années.

Situation numéro un : Prague


Les quelques années avant le lock-out, la LNH a décidé de présenter des matchs en Europe. Folle comme je suis, je voulais y aller. Je devais aller «dans les pays de l’Est» avec mes parents et je me suis arrangée pour que nos dates de voyage nous permettent d’assister à un de ces matchs de la série «NHL Premiere». 

C’était à Prague. Un palpitant match Bruins-Coyotes – on ne choisit pas les équipes…

Trouver comment acheter les billets a été un processus long et pénible. Ils ont eu la bonne idée de faire le site Internet en tchèque seulement. Donc Google translate et moi avons essayé de réserver les billets pour un des deux matchs présentés à Prague. C’était le 10 octobre. J’ai réussi à me débrouiller pour choisir mes trois billets, remplir les informations et imprimer la confirmation. Joie!

Quelques semaines plus tard, nous voilà dans la magnifique ville de Prague. Je stressais un peu pour les billets, car on ne m’avait pas demandé de numéro de carte de crédit. Je devais les payer sur place. Comme on est arrivés la veille du match, j’ai suggéré qu’on aille chercher les billets tout de suite.
Me voilà donc au guichet avec ma feuille de confirmation (écrite 100% en tchèque). La fille, qui est aussi tchèque que ma feuille, essaie de m’expliquer quelque chose que je ne comprends pas. Voyant que notre conversation ne menait nulle part, elle a finalement eu la brillante idée d’aller chercher quelqu’un qui parlait anglais. Un gars arrive et m’explique que les billets ont été relâchés, puisque comme c’est écrit sur mon papier – en tchèque, je répète! –, je devais venir chercher les billets avant telle date. Euh… C’est parce que ça fait un peu loin Montréal-Prague pour passer chercher des billets! J’ai à ce moment remarqué plein de partisans américains des Bruins et des Coyotes qui étaient enragés, et j’ai vite compris qu’ils avaient le même problème.

Mais bon, pas de panique, me dit le gars. Il reste encore des billets au même endroit! Ah, fallait le dire! Parfait, je vais prendre trois billets pour ce match SVP. La fille (celle du début qui ne comprenait rien) procède donc à la transaction, passe ma carte de crédit et me donne les trois billets. Je ne comprends toujours rien sur ce qui est écrit, mais l’important, c’est que j’ai mes billets!
Eh ben… non.

Le lendemain, tout heureuse d’assister à cette rencontre spéciale, je désenchante vite. D’abord, je me fais refuser à l’entrée par la sécurité parce que j’ai une «caméra professionnelle». C’est un autre débat dont je vous parlerai un jour et qui m’exaspère, mais tout ça pour dire que j’ai dû rebrousser chemin pour aller remettre la caméra dans l’auto (ou plutôt changer d’entrée et camoufler habilement la caméra dans ma sacoche…).

Ma mère et moi avons dit à mon père d’aller s’asseoir, qu’on allait le rejoindre. À peine deux minutes plus tard, on l’entend derrière nous qui nous appelait.

«Nos billets ne sont pas bons. Ce sont des billets pour le match d’hier!»

«Pardon?!?»

Ouais. La fille de la billetterie n’avait pas cru bon vérifier la date des billets que j’avais réservés. Elle m’en avait vendu pour le soir même. Et moi, je ne m’en suis pas rendu compte parce qu’une date en tchèque, je ne suis pas capable de lire ça.

Je vous évite la légendaire engueulade que j’ai eue avec le responsable de la billetterie, mais ça s’est terminé par un «Je sais que c’est notre erreur, mais je ne peux rien faire» de sa part.

Résultat? Papa a sorti sa carte de crédit et payé à son tour pour les foutus billets. Bonjour le gaspillage d’argent.
 
Et pour ceux qui se le demandent, oui, le match était plate!

Mais c’était un de mes rêves de voir un match de la LNH en Europe et je peux le cocher sur ma «bucket list».

Situation no 2 : Philadelphie


Chaque année ou presque, j’essaie de planifier un voyage de filles au cours duquel on visite deux ou trois villes pour aller voir, évidemment, des matchs de hockey, football, basket ou baseball.

Un de nos premiers voyages était le suivant : New York, Washington, Philadelphie.

Tout allait à merveille. Notre voyage se concluait le dimanche après-midi avec un match Maple Leafs-Flyers. On entre dans l’aréna, on donne nos billets au préposé et… (bruit de refus).

«This is the wrong date», me dit le préposé.

«Quoi? Ben voyons!»

Et là on regarde nos billets. Au lieu du dimanche 7 mars, on avait en notre possession des billets pour un mardi de janvier, ou quelque chose comme ça. Mais comment ai-je fait pour me tromper à ce point?!?

Je panique. Je me rends à la billetterie où j’essaie d’expliquer le malentendu à la dame qui, disons-le gentiment, était une vieille bitch. Ce qui jouait contre nous, c’est que le match était contre Toronto et comme on venait du Canada, elle pensait qu’on était des fans des Leafs.

Je lui ai répondu avec dédain que c’était impossible, puisqu’on venait de Montréal. Mais ça ne l’a pas vraiment impressionnée. Elle ne voulait strictement rien savoir de changer mes billets puisque notre match était passé et comble de malheur, la rencontre était «sold out».

Alors, ma réaction? Me mettre à pleurer. Je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé, mais j’ai visiblement raté mon coup et à cause de moi, quatre personnes voyaient leur voyage finir en queue de poisson.

Je n’allais pas laisser ça comme ça. Comme je me sentais responsable, j’ai décidé de trouver un revendeur et de payer quatre nouveaux billets.

Mais évidemment, ça ne pouvait pas être simple. Je n’avais pas d’argent sur moi, alors un revendeur (qui avait l’air louche, comme tous ses collègues!) me dit «pas de problème, suis moi jusqu’au stade des Phillies (de l’autre côté de la rue), il y a un ATM dans le resto.»

Mon amie Val devait venir avec nous, mais on marchait tellement vite qu’elle n’a pas suivi avec ses bottes à talons hauts. Alors je me suis retrouvée seule avec lui, avec ma carte guichet et un ATM. Mettons que ça aurait pu mal virer!

Mais bon, il ne m’a pas kidnappée et on a eu quatre billets pour ce match. Et ils étaient encore meilleurs que nos premiers.
J’ai toutefois effacé de ma mémoire le montant que j’ai dû dépenser pour cette rencontre, c’est mieux pour ma santé mentale!

Et j’ai eu ma leçon. Je relis les informations une dizaine de fois maintenant avant d’appuyer sur «confirmer» lors de l’achat de mes billets!

En terminant, voici la magnifique vue de la ville de Philadelphie que l'on voit à notre sortie de l'aréna:

mardi 1 octobre 2013

Du coq à l’âne… ou du coati au toucan

Je suis revenue d’Amérique du Sud il y a maintenant un mois, mais j’ai évidemment encore tout plein de choses à raconter. Voici donc quelques anecdotes/faits (pertinents ou non!) en vrac :

Mon cœur s’est brisé à quelques reprises en voyant les enfants quêter, souvent pieds nus. Ils nous «attaquent» avec leurs souvenirs à vendre et c’est difficile de les ignorer. Mais on n’a pas vraiment le choix, sinon ça prendrait une valise juste pour ramener tout ça. Au resto le premier soir par contre, j’ai fait la distribution de mes pointes de pizza en trop aux enfants qui venaient me voir pour que j’achète leurs trucs. Je me sentais «un peu» moins mal…
Vous vous souvenez de mon adaptateur à 80$ acheté (ridiculement trop cher) à l’aéroport? Eh bien non seulement il n’a pas tenu le coup, mais en plus, il a fait EXPLOSER mon séchoir à cheveux au bout de 90 secondes d’utilisation. Grrrrrr. On a racheté un séchoir brésilien qui lui, a à son tour explosé l’avant-dernier jour. Si on a des cheveux laids sur les photos, blâmez ça sur les prises de courant!

Quand on passe beaucoup de temps avec la même personne, on en vient à avoir des discussions ou des questionnements totalement insignifiants. Ainsi, pour une raison inconnue, on en est venus à se demander comment on appelait une personne qui n’a pas de jambes. Une, c’est un unijambiste. Mais zéro… Quelqu’un le sait?

Le Casino de Puerto d’Iguazu est en Argentine. On a décidé d’aller y faire un tour un soir pour aller y jouer quelques pesos. Disons que ça n’a pas été un succès! Ce minuscule casino, qui est, je le répète, en Argentine, n’accepte PAS les pesos argentins dans les machines à sous. Ça prend des Reals (Brésil), des dollars américains ou des Euros. Ça ne serait pas si outrant si on avait la possibilité de se procurer sur place une de ces devises… Mais non. Le bureau de change ne veut rien savoir et il n’y a pas de guichet automatique pour en retirer. Les seules machines où ces (maudits) pesos sont acceptés, ce sont celles avec un tas de dessins avec des milliards de possibilités de combinaisons auxquelles je n’ai jamais rien compris.

Bref, on a perdu une dizaine de pesos en un rien de temps sans en retirer aucun plaisir! De plus, on s’est fait chicaner pour avoir pris une photo de nous à l’intérieur. Disons que je me suis souvenue du mot «estúpido» en espagnol et que le gardien de sécurité a eu droit à mon petit caractère!
On s’est «vengées» en prenant des tonnes de photos… dehors! 
En passant aussi souvent de l’Argentine au Brésil et vice-versa, j’ai presque rempli mon passeport, car ils étampent chaque fois!
 
Je ne sais pas c’est comment ailleurs au Brésil ou en Argentine, mais c’est incroyable le nombre de chiens errants qu’on peut croiser dans la rue ou même sur la plage…  C’est triste.

Les règles de sécurité au volant ne sont visiblement pas les mêmes qu’en Amérique. J’ai vraiment fait le saut en voyant une petite famille, papa et maman sur une moto… avec une enfant d’environ 4 ans devant. O_O  Mais c’est très normal là-bas!

Nous, on a des écureuils, eux, ils ont des coatis. Je mets ça sur le dos de la fatigue, mais je me suis vraiment dit «Ah ouin?  Alors la ville de Coaticook, c’est vraiment comme s’ils en faisaient cuire?» Je vous permets aussi de me juger ici.
Entendu au parc où on a vu les toucans et les perroquets :
«Myriam : Oh regarde! Le toucan fait le beau pour la photo!
Moi, dégoûtée : Euh non, il chie.»
M. Fruit Loops n’a pas de classe. Moi non plus avec ma réponse, d’ailleurs.
Parenthèse très «fille», j’ai découvert une nouvelle façon de faire un chignon en à peu près 12 secondes avec un beigne (merci aux chroniques modes de «Salut, bonjour!») et c’est fantastique. Que de temps sauvé!!!
Sachez qu’on ne peut malheureusement pas apporter son camion téléguidé pour jouer avec dans un avion. Déception.
Ils vendent des olives en vrac. J’avais le goût de me jeter dedans. Mais je me suis retenue.
Bon, maintenant j’ai faim pour des olives.

Ils ont des motos taxis!!! Si vous ne tenez pas trop à votre vie, ç’a quand même l’air cool

J’ai eu la chanson Copacabana dans la tête durant tout mon séjour là. Un vers d’oreille comme on dit. Je ne veux plus jamais l’entendre de ma vie!

Les règles ne sont pas du tout les mêmes lors du passage à la sécurité dans les aéroports brésiliens (vols domestiques. Pas besoin de se dévêtir, on passe même avec un manteau! Et ils ont des petits cabarets pour mettre nos boissons et notre nourriture pour les passer aux rayons X. Le monsieur de la sécurité m’a vraiment jeté un regard bizarre quand j’ai pris la peine d’enlever ma bouteille d’eau de ma sacoche. «Pas besoin», m’a-t-il dit, étonné.

L’alcool ne coûte pas très cher au Brésil. À notre sortie du match de soccer à Salvador, on pouvait avoir trois bières pour 5 Reals, ce qui équivaut à peu près à 2,25$!

Puis dans un bar à Barra, banlieue ou quartier de Rio, il y avait une promotion qui revenait à 75$ CAD pour un 40 oz de vodka et 6 Red Bulls. Ne vous inquiétez pas, on a eu l’aide de nos amis de Québec pour boire tout ça.  :) 

Mais lorsqu’on a changé de bar pour aller danser, on a payé 50$ pour deux drinks! L’entrée, juste pour les gars, était de 40$! Ouch.

Quand on est arrivées à Morro de Sao Paulo, une île à deux heures de bateau de Salvador, des gens nous attendaient sur le quai en criant «Taxi! Taxi!». Comme on ne savait pas où était notre hôtel, on a accepté. Pour réaliser que le taxi, c’était ça : 
La raison? Il n’y a aucune voiture sur cette île!!! Alors les moyens de transport sont l’âne et la brouette.
 
Si vous passez dans le coin, cette île est vraiment magnifique et elle vaut le détour. Mais prévoyez des Gravol pour le bateau, sinon vous risquez d’avoir beaucoup moins de plaisir!!!

Et vous ne pourrez pas profiter de tous ces bars improvisés dans la rue à la tombée du jour. Vous choisissez des fruits frais, une sorte d’alcool et voilà, la barmaid vous fait le cocktail le plus savoureux – et le plus traitre – de votre vie.

Cheers!

samedi 14 septembre 2013

Sur les traces de Michael Jackson

Après s’être finalement rendues à Salvador (voir autre blogue ici), on devait attaquer la journée la plus chargée de notre voyage.

Au menu : visite de Pelhourino, cérémonie religieuse locale (voir «Cérémonie religieuse du popcorn… sans blague») et ENFIN mon match de soccer (lire «Le Dieu du soccer ne m’aime pas»).

Le petit village de Pelhourino – celui qui est dépeint comme dangereux  - semble tout à fait inoffensif de jour. On y retrouve un tas de petites maisons de toutes les couleurs, de magnifiques ruelles, des restaurants et plein d’artistes qui vendent des superbes toiles.
Un arrêt obligatoire dans ce quartier est évidemment le lieu du tournage du vidéoclip de Michael Jackson «They don’t care about us». Je plains d’ailleurs les employés de la minuscule boutique qui mène au fameux balcon où on peut se faire poser avec Michael. Parce que la chanson – qui n’est pas la meilleure du King de la pop. – joue EN BOUCLE.

Il suffit d’acheter n’importe quoi pour 2 R$ (à peu près 90 cents) et on peut monter sur le balcon.
Tout en passant par les mêmes escaliers que Michael. Mais entre l’escalier et le balcon, c’est quand même un peu «creepy»! 

Exagération à l'église


Dans cette ville plutôt pauvre, il est assez ironique de constater que dans une des églises (Igreja Sao Francisco), il y a – je vous le jure – 800 kilos de feuilles d’or sur les murs et au plafond. Ça, c’est 1764 livres d’or. Ou 28 219 oz. Au prix de l’or aujourd’hui, ça vaut plus de 35 millions $. On voit qu’ils ont vraiment eu les priorités à la bonne place lors de la construction…

Il y a deux choses qu’on souhaitait voir à Salvador, qui sont vraiment typiques à cette région. De la capoeira, de la danse inspirée des arts martiaux et de l’olodum, des percussions (que l’on retrouve dans le vidéoclip de Michael Jackson). On ne peut jamais vraiment savoir où on peut en voir, car c’est improvisé un peu partout dans la ville. Mais on a été chanceuses! On est d’abord tombées sur les danseurs par hasard. On leur a donné un peu d’argent pour pouvoir les prendre en photo et les filmer. Mais ils sont virés fous!!! Et ils nous ont fait «embarquer» dans le spectacle. On était tout à fait à l’aise…
 
Remarquez mon assurance quand il a décidé que je m’occuperais du tambourin…
Puis un peu plus loin, on a entendu les percussions que l’on espérait.

Faites trois vœux!


Il y a aussi une tradition avec des petits rubans. On les retrouve sur la clôture de cette église :
Mais on nous les met également au poignet – presque qu’on le veuille ou non! J’ai un peu «scrappé» le processus, parce que puisque mon portugais est pourri, je n’ai pas compris que je devais faire un vœu à chaque nœud (il y en a trois) que la fille me faisait. En fait, j’en ai fait un plus général à la toute fin quand j’ai compris le principe! Il faut ensuite attendre que le ruban se détache par lui-même et chaque vœu s’exaucera lorsque son nœud sera défait.

Comme je suis superstitieuse, j’ai eu ça au poignet une dizaine de jours!


Vite, à l'hôtel!


Tout se passait à merveille… jusqu’à la panne d’électricité généralisée. Ce n’était pas si grave, car il faisait encore clair dehors. Mais vers 17h, alors que le soleil commençait à se coucher (c’est l’hiver là-bas!) et que nous faisions les boutiques dans l’espoir de nous dénicher quelque chose de décent à porter à la cérémonie religieuse, une dame nous a prises à part, au fond de la boutique et nous a averties de retourner illico à notre hôtel. «Il fait noir, les gens rentrent chez eux parce qu’il n’y a pas d’électricité et les rues seront bientôt désertes. Ce sera dangereux. Surtout pour deux filles comme vous», nous a-t-elle dit sur un ton grave.

Comme si je n’avais pas encore assez peur, elle en a rajouté.

«Hier, j’ai vu deux gringos (mot un peu péjoratif pour désigner les Blancs en portugais), comme vous qui se sont fait attaquer et voler leur sacoche. Arrêtez de magasiner et retournez vite à l’hôtel!»

Oh qu’on l’a écoutée! La panne d’électricité frappait tout le nord-est du pays et a duré quelques heures. C’était interminable, surtout que tout le reste de notre soirée en dépendait. Sans électricité, dans une ville si «dangereuse» dans le noir, on aurait trouvé le temps long dans notre chambre d’hôtel!

Finalement, tout est revenu, et on a pu poursuivre notre soirée, en assistant à notre fameuse cérémonie du popcorn (je suis encore en train de m’en remettre) et notre match de soccer.

On est bonnes, on a réussi à tout faire ça en une journée, et sans se faire attaquer!

mercredi 11 septembre 2013

La fois où on a failli ne pas se rendre à Salvador

Pour la troisième et dernière partie de mon voyage au Brésil, j’ai choisi la ville de Salvador et une petite île du nom de Morro de Sao Paulo (aucun lien avec la ville du même nom!).

Mais avant de vous en parler, je dois d’abord vous raconter qu’on a bien failli ne jamais se rendre!

On partait de Rio, en avion, à 21h. Comme c’était un vol domestique et qu’on était déjà dans la ville, on s’est dit qu’on avait suffisamment de temps si on partait un peu après 18h. Première erreur.

Un ami m’avait demandé de lui ramener une petite statue de Jésus et je n’en avais pas encore trouvé une à mon goût qui n’impliquait pas que je vide mon compte bancaire pour l’acheter. Comme je quittais la ville, ça devenait une petite urgence. Après avoir remis les clés de l’appart à la propriétaire, on a décidé de se rendre dans un genre de petit marché ambulant, qui n’existait pas dans le jour et qui apparaissait au milieu de l’Avenue Atlantica (*littéralement au milieu, entre les deux voies!) dès que le soleil se couchait (impressionnant – et bruyant – de les voir monter leurs kiosques en à peine une heure!). Deuxième erreur.
(Photo Flickr)
C’était beaucoup plus près de notre appart dans nos souvenirs. On a fini par prendre un taxi pour s’y rendre (bon, on y était presque, ça nous a coûté environ 4$). C’est là que le chauffeur nous a fait peur. «Quoi? Votre vol est à 21h? Mais vous ne le ferez jamais! Vous auriez dû partir d’ici maximum à 18h, franchement!»

Bon, merci pour le ton «paternel méchant accusateur», on s’en serait passé. Il nous dépose au coin du marché, je cours comme jamais avec l’objectif précis d’acheter un Jésus à la vitesse de l’éclair pour qu’on puisse ensuite héler un nouveau taxi. Notre but : demander au chauffeur de nous attendre quelques minutes le temps qu’on récupère nos valises laissées au gardien de sécurité de l’appartement, puis filer directement à l’aéroport. Vous l’aurez deviné, Troisième erreur.

«Non, je ne vais pas à l’aéroport, il n’en est pas question. Trop de trafic», a dit le chauffeur d’un ton assez ferme, merci.

Euh, attends… QUOI? Je ne veux pas manquer de respect, mais son boulot consiste pas mal à embarquer des gens, leur demander où ils vont, et les y mener. Alors il lui manquait une étape importante ici.

«Ce n’est pas vrai que je vais aller me foutre deux heures dans le gros trafic. Vous allez rater votre avion de toute façon. Alors je n’y vais pas. Je ne pense pas que vous allez trouver un chauffeur qui va accepter», a poursuivi M. Optimisme.

Même notre «Monsieur, combien d'argent ça va vous prendre pour changer d’idée?» n’a pas eu de succès. Alors on s’est retrouvées sur le trottoir, avec notre milliard de valises (je ne voyage pas très léger, je crois), essayant tant bien que mal de faire signe à un taxi, alors que la circulation est effectivement assez dense sur l’avenue Copacabana.

Enfin un gentil chauffeur


Dieu merci, il y en a un qui s'est arrêté. Il était passé 19h. Notre avion décollait dans moins de deux heures et on avait un peu oublié que Rio était une ville immense et que par conséquent, l'aéroport était assez loin! Le chauffeur, extrêmement gentil, nous a offert un prix fixe, 70 reals (31$ CAD) et nous a promis de faire son possible pour nous y mener à temps.

Il a contourné tous les endroits bloqués possibles et on l’a fait! Copacabana-aéroport en 50 minutes piles.

Soulagement.

La course se poursuit…


Évidemment, vous pouvez vous imaginer qu’on a «un peu» couru dans l’aéroport. Ç’a dû être de toute beauté avec nos sacs. Comme dans les films, on est arrivées en tout dernier dans l’avion. Mais on a été gâtées parce qu’on était tout à l’avant et que l’agente de bord nous a fait changer de place pour qu’on puisse être ensemble.

Ah et petite parenthèse ici, on avait la télévision interactive (même pour un vol de moins de deux heures!), on pouvait même jouer à des jeux vidéo et on a eu droit à un lunch. Air Canada, prends des notes pour la bouffe gratuite, SVP.

Et comme on était les toutes dernières à prendre place à bord de l’avion, on a été les premières à sortir et on a attendu nos valises au carrousel environ 47 secondes.

Autre alerte au kidnapping!


Il ne nous restait plus qu’à prendre un taxi pour se rendre à l’hôtel. Toujours avec la phrase «ne faites confiance à personne au Brésil» en tête, on a refusé de suivre un homme qui se disait chauffeur de taxi à notre sortie de l’aéroport. On était encore une fois peut-être paranoïaques, mais on ne voyait pas sa voiture, il n’était pas au stand à taxis et je ne «feelais» pas pour me faire kidnapper. On a donc prétexté que j’avais envie et qu’on devait absolument retourner à l’intérieur. Le stand à taxis était à l’autre bout, ce qui ajoutait à la «loucheté» du soi-disant chauffeur. On a payé à l’avance et embarqué dans un véhicule qui semblait légitime.

Belle de jour, terrifiante de nuit


Je ne sais pas à quoi je m’attendais de Salvador, mais comme je n’avais vu que quelques photos du vieux quartier, je pensais que c’était une toute petite ville. Oh que j’étais dans le champ! Il y a environ 3 millions d’habitants et sûrement autant de centres d’achats le long de l’autoroute. Notre hôtel était dans la vieille partie de la ville, plus touristique, mais aussi reconnue comme plus dangereuse.

Je dois l’avouer, j’ai eu la chienne quand notre chauffeur de taxi est entré dans notre quartier! J’ai remarqué qu’il ne s’arrêtait jamais vraiment aux arrêts et j’ai cru le voir passer sur plusieurs feux rouges. Dans ma tête de petite fille de banlieue paisible, je me suis dit que c’est parce que si on s’arrêtait, quelqu’un allait surgir de nulle part et repartir avec tout, jusqu’aux roues du véhicule.

Ensuite, alors que j’avais déjà la face d’un chevreuil sur l’autoroute, on s’est aventurés dans des minuscules rues, aucunement éclairées, totalement désertes et où chaque maison/commerce était barricadé.

Mmmm rassurant. (Le pas de photo est dû au fait que je ne voulais surtout pas la sortir et perdre mon précieux temps seule au milieu de tout ça!)

Notre hôtel aussi était derrière une clôture digne d’une prison. Les quelques minutes entre ma sortie du taxi et mon entrée à l’hôtel (après avoir vérifié 35 fois que la clôture avait été refermée sans que personne ne se faufile à l’intérieur) m’ont paru interminables!

Mais j’ai eu peur pour rien. Le matin au réveil, j’ai eu droit à ça comme vue, de mon lit. Toutes mes peurs avaient disparu… jusqu’à la tombée du jour.

À suivre :)  

dimanche 8 septembre 2013

Braver le «danger» des favelas à Rio

La ville de Rio de Janeiro est reconnue pour ses plages, ses paysages à couper le souffle, le soccer, mais aussi pour ses favelas.

Les quoi? Les favelas sont ces petites maisons empilées dans les montagnes, littéralement les unes par-dessus les autres. En d’autres mots, ce sont les bidonvilles.
 

Danger, danger

Ces quartiers font peur, je l’avoue. On entend toutes sortes d’histoires d’horreur, du genre que si on y va, on n’en reviendra tout simplement jamais, on va se faire voler, attaquer, violer ou tuer.

Rien pour pousser les touristes à aller y faire un tour. Mais depuis plusieurs années, différents circuits sont proposés par les agences pour aller voir de près ces petites maisons. Myriam n’était pas trop chaude à l’idée d’y aller. Elle ne voulait pas que les habitants soient traités comme des animaux de cirque et que ça ne soit que du voyeurisme. Mais je l’ai convaincue que ça serait super intéressant.

J’avais raison. Et heureusement, l’argent amassé avec ces tours retourne dans la communauté, notamment pour les enfants, comme sur la photo suivante.
On a visité deux favelas. La première était immense. Des maisons à perte de vue. À Rocinha, notre premier arrêt, la population est de 150 000 à… 500 000 habitants. Le manque de précision est dû au fait qu’ils n’y font pas vraiment de recensement. Aussi bien dire qu’ils n’en ont aucune idée!
 
Il est vrai que les favelas étaient – et le sont encore pour la plupart – contrôlées par des vendeurs de drogue. Mais, étonnamment, la guide nous a appris que c’était presque moins dangereux dans ce temps-là et que le taux de criminalité a augmenté depuis que la police a fait son entrée dans ces villes (ils ont appelé ça la «pacification», mais la police est rentrée là-dedans comme si elle était en guerre!). La raison de l’augmentation du crime? Les «dealers» n’aimaient pas attirer l’attention, alors ils se débarrassaient rapidement des violeurs, par exemple. Aujourd’hui, c’est parfois malheureusement les policiers eux-mêmes qui commettent ces crimes…

Pourquoi les maisons sont empilées les unes sur les autres? Pour le manque d’espace, oui, mais aussi parce que les gens qui habitent au rez-de-chaussée ont simplement vendu leur toit pour qu’une autre famille y construise sa maison, et ainsi de suite. Une chance qu’il n’y a pas de tremblements de terre à Rio, car les conséquences pourraient être catastrophiques. Mais le risque d’effondrement est toujours là.
La vie n’est évidemment pas toujours rose dans ces maisons. Les égouts ne s’y rendent pas (je ne veux même pas imaginer comment ils se débrouillent), il n’y a qu’une seule rue qui traverse toute cette ville, ce qui cause de la circulation monstre – mais les gens ont presque tous des motos, pas de voitures – et pour ce qui est des déchets, il y a des genres de dépôts de déchets où les gens doivent aller mener les leurs et où les éboueurs passent deux fois par jour. Malgré tout, l’image que ça projette n’est pas très propre.
Puisque ces quartiers sont reconnus comme dangereux, il arrive souvent que les ambulances ne s’y rendent pas (de toute façon, il est rare que les favelas aient des noms de rues, et donc des adresses), alors les gens doivent s’arranger pour descendre les blessés et les malades à l’entrée de la ville. Vous pouvez facilement imaginer que plusieurs personnes sont décédées à la suite de ça.

L’électricité maintenant. Les compagnies ne veulent pas non plus s’y rendre. Alors les gens se débrouillent tout seuls et ils vont se brancher eux-mêmes directement dans les poteaux.
Ç’a l’air brouillon tout ça, mais la guide nous a expliqué que ce n’était pas nécessairement les gens qui vivaient dans l’extrême pauvreté qui habitaient là. Ce sont les gens un peu en dessous de la classe moyenne qui occupent justement les emplois de service, donc des maçons, des électriciens, des femmes de ménage, les chauffeurs d’autobus (dont le nôtre!), etc.

De plus en plus cher


Étant donné que la ville accueillera les Jeux olympiques en 2016 et la Coupe du monde de soccer l’été prochain, le prix des loyers a augmenté partout. Si bien que les gens qui habitaient la ville n’ont plus les moyens et déménagent dans ces favelas. Effet boule de neige, les prix des favelas augmentent et les gens qui y habitaient ne peuvent plus arriver, alors certains doivent déménager si loin qu’ils doivent se taper quatre heures de transport en commun pour aller travailler. Quelle horreur!

Sur un terrain de golf


La deuxième favela qu’on a visitée était un peu moins «pauvre». Je trouvais son histoire intéressante, puisqu’elle est construite sur un terrain de golf. C’est que les propriétaires du terrain ont cédé une partie de leur terre à leurs employés pour qu’ils y construisent leur maison. Ceux-ci ont emmené leur famille, leurs amis, qui ont à leur tour emmené familles et amis. Ce qui fait que des centaines de maisons ont poussé dans cette montagne. Ce qui est un peu ironique, c’est que dès qu’on traverse la rue qui fait le tour de la favela, on se retrouve dans une banlieue cossue avec des grosses maisons. En fait, la plupart des gens qui vivent dans la favela… travaillent pour les gens qui sont dans les grosses maisons.

Le paysage de ces petites maisons (qui ont toutes des satellites et des bidons d’eau sur le toit) est presque irréel. C’est beau et triste à la fois. Mais ce qui ressort de positif, c’est aussi la solidarité des habitants. Pour la construction, mais aussi pour la vie en général. Les enfants jouent tous ensemble dans les rues et les gens, qui n’ont pas d’espace, se retrouvent dans les minuscules ruelles pour jaser.

Favelas en bref :

  • Il y en a près de 1000 juste à Rio
  • Le tiers de la population urbaine de Rio y habite
  • Le nom «favela» provient d’une plante du même nom

Bref, je vous suggère fortement de faire ce tour si vous allez à Rio! Mais petit conseil, regardez attentivement la météo. Parce que sinon, vous pourriez avoir l’air de ça à la fin…
Pluie 1 – Moi 0.