samedi 30 octobre 2021

P'tites vites d'Athènes

Je suis revenue de la Grèce il y a déjà deux mois – mais on dirait que c’était hier! – et j’ai encore tant à vous raconter sur ce merveilleux pays!

Je me suis dit que je pourrais y aller de « p’tites vites » en attendant des publications plus axées sur l’histoire, entre autres!

Alors, commençons par un sujet plutôt… frontal. Sérieusement, faudra que quelqu’un m’explique cette obsession phallique. Parce que non seulement on trouvait une tonne de souvenirs, mais lesdits souvenirs étaient même présentés sur un étalage en forme de pénis.

Une de mes amies m’a proposé de faire un « bingo photo » pendant mon voyage. Non seulement on a adoré l’idée, mais je vous annonce que c’est le début d’une nouvelle tradition!

Voici le « défi » :

Et la carte remplie!

J’ai eu la chance de rester un peu plus longtemps que mon amie, qui devait rentrer à Montréal, alors j’ai « fait mes recherches » (*gag pandémique ici) pour savoir quoi visiter en son absence.

C'est dans le métro que j'ai vu une publicité pour le Museum of Illusions. Sérieux? C’est tellement mon genre! Alors j’ai rapidement réservé mon billet. La description me faisait penser à ma visite au Musée du selfie à Hollywood, où j’avais eu la chance d’être la seule cliente en même temps que mon chihuahua parfait. C’est le genre d’exposition qu’il vaut mieux visiter à deux, mais comme j’étais seule, j’ai réquisitionné un employé pour qu’il prenne mes photos « cool », comme celles-ci :

 

En me promenant dans la ville après ma visite au musée, je suis tombée sur un resto tout simplement magique. Dans tous les sens du terme! Oui, c’est sûr que le fait que les serveurs soient habillés en fée clochette et en Peter Pan aide à la magie, mais… c’est plus que ça!

Au point où j’y suis retournée en plein jour!

Par contre, la magie s’estompe assez rapidement parce que le resto est à quelques mètres de ce que je pourrais qualifier de ruelle plutôt « creepy ». J’ai marché vite pour me rendre au coin de la rue où je retrouverais enfin la civilisation. Sauf que je n’ai vraiment pas eu le sens du timing. Au moment où j’arrivais au coin, un groupe de manifestants contre je ne sais quoi empruntait ma ruelle creepy en frappant avec des bâtons sur les portes en métal des commerces et en hurlant des trucs que je ne comprenais évidemment pas. Je me suis collée contre le mur et j’ai juste souhaité qu’ils disparaissent au plus vite. Je respirais à peine tellement je ne voulais pas attirer l’attention! Mais évidemment, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal puisqu’ils ont juste continué de manifester en s’éloignant de moi. À mon plus grand soulagement! Disons que je m’ennuyais pas mal de mon amie à cet instant!

Je ne comprenais pas pourquoi on retrouvait des chandails des Bucks de Milwaukee dans les boutiques, puisque c’est loin d’être l’équipe la plus intéressante de la NBA! J’ai finalement compris – avec un peu trop de retard pour une ex-journaliste sportive, je l’admets! – que c’est tout simplement parce qu’il y a un joueur d’origine grecque dans cette équipe : Giánnis Antetokoúnmpo! Oui, son numéro et son nom sur les chandails en vente auraient dû me sonner une cloche, mais c'est ça qui est ça.

Trouver un bureau de poste pour acheter des timbres n’a pas été facile! J’y suis parvenue, mais j’ai dû m’armer de patience puisqu’il fallait littéralement prendre un numéro!

J’ai marché plusieurs kilomètres pour voir une statue que j’avais trouvée sur le site d’Atlas Obscura. Il s’agit d’un monument qui rend hommage aux aviateurs qui ont perdu la vie, donc on peut voir un homme qui semble s’écraser, en provenant du ciel. Un peu macabre, certes!

Parlant de statue bizarre, j’ai dû travailler fort pour trouver celle-ci :

 

Parce que personne ne semblait savoir de quoi je parlais et qu’en plus, elle était mal indiquée sur ma carte. Située à la polytechnique, cette tête qui a l’air sortie de nulle part se veut un rappel de la bataille pour la liberté de la Grèce, en lien avec un coup d’état de 1967. Des étudiants se sont barricadés à l’université pour tenter de renverser le gouvernement sept ans plus tard. Ce dernier a envoyé un tank détruire la clôture avec la police et des militaires. Au total, une quarantaine de personnes ont été tuées dans le carnage qui a eu lieu dans la ville au cours des jours suivants. Mais cela a redonné sa liberté à la Grèce, qui a pu tenir sa première élection libre en une dizaine d’années. On a donc conservé une partie de la clôture détruite près de la tête pour compléter le monument.

Mais cette sculpture semble honnêtement plus abandonnée que d’autre chose. Peut-être que c’est parce que son accès était bloqué lors de mon passage, les clôtures entourant le bâtiment étant fermées.

Il y avait tout près de notre hôtel un mini dépanneur où il y avait absolument TOUT. C’est le seul endroit où je pouvais trouver mes Red Bull sans sucre et mes fameuses barres de crème glacée Snickers, mais en plus, j’y ai trouvé des pansements, un limonadier, du déodorant et une tonne d’autres objets que j’avais cherchés en vain partout dans la ville!

Je vous reviendrai avec plus d’histoires sur la Grèce dès que je vais en avoir le temps, promis!


lundi 6 septembre 2021

Bonjour les pièges à touristes dans les transports en commun

Bon, je dois commencer avec une MÉGA montée de lait. Pour vrai, je ne sais pas si je vais en revenir un jour. Quand j’ai pris le métro pour aller à l’aéroport pour rentrer à Montréal, j’ai utilisé ma passe de cinq jours du transport en commun d'Athènes. Comme probablement tout le monde qui a fait comme moi.

Une fois à destination, je numérise ma carte pour sortir et… erreur. Ça ne passe pas. Et c’est à ce moment que je deviens carrément… une criminelle! Les trois « policiers » du métro scannent nos cartes avec satisfaction en disant que ce que j’ai ne couvre pas l’aéroport.

Euh… Et comment je devrais le savoir ?

« Tu aurais dû demander », me répond le… je n’ai pas de mot poli pour le décrire. Impossible de passer la porte du métro. Ma carte n’est pas bonne. Autant à ma gauche qu'à ma droite, une tonne de touristes qui, comme moi, ont acheté un billet normal en ne sachant pas qu’on serait traités comme des indomptables rebelles. Rien à faire, on est dans le tort (faites juste imaginer mon humeur de marde à ce moment) et ils se font un plaisir de nous donner des amendes. Pour vrai, je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai été si en colère. C’est tellement, mais tellement une attrape-touriste! J’ai contesté et quand j’ai voulu juste partir sans avoir ma foutue contravention, ils se sont mis à trois pour me bloquer le passage et surtout me crier dessus comme si j’avais commis un meurtre. Bonjour l’attention de tout le monde. En exigeant en plus que je leur remette mon passeport!

Si la Grèce voulait qu’on reparte avec un sentiment amer, c’est vraiment réussi. Sérieusement, et je vous annonce qu’il n’y a AUCUNE CHANCE que je paie cette amende de merde. Ce n’est pas une question d’argent. C’en est une de principe. Ils lanceront un mandat Interpol s’il le faut. (Bon, je vais quand même communiquer avec l'ambassade grecque au Canada pour gérer l'affaire, au cas...)

Surtout que je n'y comprends pas grand-chose :

Pourquoi tant de haine? C’est que ce n’était pas la première fois qu’on se faisait avoir. On a réservé par l’entremise de Getyourguide une journée dans les Météores. C’est à environ 350 km d’Athènes et j’avoue qu’avec la tonne de courriels que j’ai reçus pour la confirmation et le processus, j’ai un peu perdu le fil. Tout ce que j’avais noté, c’était que je devais prendre le train à Athènes à 7h20. On y était et honnêtement, rien n’était clair. On a embarqué dans un train, ne sachant pas trop si c’était le bon. Parce que j’avais découvert avec stupeur que le point de rencontre était… à Kalambaka, notre destination en train – à quatre heures d’Athènes. Pour embarquer dans le train, tout était simple. Aucune borne de paiement ni de numérisation de billet. On savait qu’on n’avait pas payé, mais on était vraiment dans le néant.

Ce n’est qu’une fois à bord qu’on explique à la demoiselle du train qu’on ne sait pas comment tout ça fonctionne, qu’on a payé pour un tour guidé et tout, qu’elle nous dit qu’on doit payer 40 euros par personne – comptant! – pour être à bord du train. Pas le temps de vérifier quoi que ce soit, on est traitées comme des hors la loi et il faut remédier à la situation. J’avance donc les 80 euros au total pour avoir la conscience tranquille. Mais je continue mes recherches et passe à travers tous mes courriels.

Je découvre le billet de train. Je cours donc le montrer à la fille qui a pris mes 80 euros. Complètement dénudée de toute sensibilité et de compassion, elle me dit qu’elle ne peut pas me rembourser. Bref, c’est ça qui est ça. Vous dire comment j’étais hors de moi… C’est beaucoup d’argent. Et on est presque certaines que puisque c’était comptant, elle a pu mettre tout cet argent dans ses poches. Je devrai donc me battre à coup de courriels pour revoir la couleur de notre argent. Joie.

Et tout ça se termine par un couple de personnes disons… Inaptes à prendre un avion seuls.

Il n’y avait qu’un siège libre dans toute la classe « normale » aka du peuple pour mon vol direct Athènes-Montréal, et j’ai été assez chanceuse que ce soit à côté de moi. Sur environ 400 places dans l’avion, quand même. Comme ancienne agente de bord, j’ai évidemment repéré tous les cas problèmes, les passagers indésirables et autres avant même le décollage. Mais le couple assis deux rangées devant moi battait assurément tous les records. En vous épargnant les détails, je vous dirai seulement que la dame s’est levée pendant le taxi, à quelques instants du décollage, provoquant évidemment l’ire de l’agente de bord. On n'avait encore rien vu. Je ne savais pas si la dame était saoule, trop médicamentée, aux prises avec des problèmes psychiatriques ou peu importe, mais son mari ne la gérait pas. Donc elle se levait quand ce n’était pas permis, touchait à tout et ne portait pas correctement son masque – masque qui, on aurait dit, avait été victime d’une régurgitation intense. Le couple assis devant elle n’en pouvait plus et je les comprenais parfaitement. La directrice de vol a évalué toutes les options et j’étais pas mal la seule. Je me suis volontiers sacrifiée pour changer de place vu le statut incontrôlable de la dame. « La passagère devant est au bord des larmes », m’a dit la directrice de vol.

Je leur ai donc offert ma rangée de sièges de deux, et je me suis retrouvée en classe économique. Un peu plus d’espace pour les quatre heures restantes au vol, même si je n’avais pas de hublot, et considérant le fait que j’évitais une dépression au couple devant moi, ça m'allait parfaitement.

Ce qui est triste, c'est qu'après avoir discuté avec la directrice de vol quelques heures plus tard, on a compris que la dame souffrait d'Alzheimer et que son mari était impuissant et probablement atteint d'une autre forme de maladie. On se demandait toutefois comment ils avaient réussi à se rendre tous les deux jusque dans l'avion, puisque c'est un processus tout de même complexe, surtout en pandémie.

Tout ça pour dire que je suis à la fois la pire rebelle de l’histoire du métro d’Athènes selon ses policiers en herbe, mais aussi, une personne généreuse qui laisse sa place à un couple exaspéré... Ça compte comme plaidoyer de non culpabilité pour mon amende, vous croyez ?

Je sais, je chiale sûrement pour rien. Mais je vous rappelle que j’ai vécu quelques légers traumatismes en avion, dont celui-ci, ce qui explique mes réactions!

lundi 30 août 2021

Bébé qui hurle et coucher de soleil en Grèce

Bon, je n’ai pas commencé par le début avec mes deux derniers blogues, mais eh, c’est mon premier voyage à l’international en deux ans alors je fais ce que je veux, non?

Donc, commençons par l’arrivée à Athènes. On a pris un vol direct pour éviter toutes complications. En plus, l’avion à l’aller était pratiquement désert. J’ai pu réquisitionner une rangée de quatre au grand complet pour dormir quelques heures. Si la Covid peut avoir quelques avantages, on va les prendre!

Pour notre premier jour à Athènes, nous avons réservé un hôtel près du port de la Pirée en prévision de notre départ du lendemain matin vers Mykonos. Et j'ai constaté deux choses : 1 – C’était une interminable randonnée d’une heure d’autobus au cours de laquelle on a fait appel à des muscles qui avaient oublié leur existence pour maintenir les bagages en place et 2 – il faisait CHAUD et notre point d’arrivée était très loin de l’aéroport en cette canicule écrasante.

Autres points importants (ou non) :

Évidemment, comme c’est le cas à chacune de mes présences sur un vol, j’étais tout près d’un enfant qui crie. Un bébé, ça va, je comprends. Mais un enfant en âge de comprendre, qui ne pleure pas et qui fait juste crier pendant des heures sans arrêt avec des parents qui ne font rien? Je n’ai jamais eu la patience pour ça. C’est sûrement le karma qui me les envoie. Bref, on n’a presque pas dormi dans l’avion et au moment d’attendre le bus, le fait que tout le monde fume et que le 9 m dont on bénéficie au Québec n’existe pas ici, était pour le moins irritant.

Aussi, à notre sortie de l’avion, comme deux touristes égarées qui n’ont pas voyagé depuis longtemps, on a réalisé qu’on n’avait pas rempli un formulaire supposément obligatoire pour notre entrée. Le PLF : Passenger locater form. On l'a rempli à la hâte dans la file pour faire étamper nos passeports, au coût de 74 CAD en espérant fort qu’il sera utile. Je vais vous épargner les détails et le suspense : ce n’était pas utile et personne ne nous l’a demandé du voyage.

Donc, après une première soirée à la Pirée où on a assisté à notre premier coucher de soleil mythique en Grèce :

On a pris le traversier pour Mykonos. Environ quatre heures au cours desquelles… j’ai dormi. Parce que c’est ma spécialité sur un traversier, peu importe l’endroit où je me trouve sur le globe. Même par terre au gros soleil. Merci au passager qui a entretenu la conversation avec mon amie pendant mon roupillon et qui m’a en plus prêté un chapeau pour me protéger un peu du soleil.

Parlant du soleil, qui n’est pas mon meilleur ami avec ma peau héritée d’une mère rousse, peau qui passe donc du blanc au rouge peu importe si je mets de la 50 ou pas –, c’est à cause de lui que j’ai eu une chanson de Céline dans la tête tout le long du voyage : Je cherche l’ombre! 

Je vous jure, peu importe la minuscule parcelle d’ombre que je trouvais, comme derrière un poteau, j’y allais. Au contraire de mon amie qui vivrait éternellement au soleil.

Quand je parle d'un coucher de soleil mythique, c’est parce qu’il semblerait que c’est en Grèce qu’on y retrouve les plus beaux au monde. Et si je compare mon petit échantillon à tout ce que j’ai vu dans ma vie, j’aurais vraiment tendance à dire que c’est vrai!

Selon les différents blogues qu’on a lus, les plus beaux seraient à Santorini, mais je dois dire que celui-ci à Mykonos est très, très dur à battre!

On peut voir le coucher de soleil gratuitement près de Little Venise (j’y reviendrai) ou encore s’installer dans un des très coûteux restos. Le nôtre exigeait une dépense minimale de 30 euros par personne  (mais ça valait le coût pour ma photo parfaite). On a pris une bouteille de mousseux – la moins chère du menu! – qui atteignait ce quota et on a pu profiter de cette vue. Cher, mais ça valait la peine!

Un autre point très populaire est au Boni’s Windmill. On a été chanceuses, comme il y avait peu de touristes, on n’a pas dû jouer du coude pour s’y installer. Parce que ce qu'il y a de spécial avec le soleil en Grèce, c'est qu'il devient complètement rouge avant de se coucher. C'est juste magnifique.

 

Je ne m’y attendais pas tant, mais Mykonos est vraiment une ville de party. D’ailleurs, on y retrouve une tonne de T-shirts à vendre qui disent que Mykonos est mieux qu’Ibiza! Le statut de « Ville qui ne dort jamais » aurait très bien pu être attribué à celle-ci. Heureusement, notre hôtel, qui était en plein centre-ville, nous offrait aussi toute la tranquillité voulue une fois dans la chambre. Le meilleur des deux mondes ! On a payé cher, mais c’était dans les plus abordables du quartier. On était au Matogianni Hotel et si vous tombez dessus dans vos recherches, je vous le recommande fortement!

Parce que si vous n’êtes pas au centre-ville touristique, les déplacements ne sont vraiment pas évidents. Heureusement, j’ai découvert l’application iMove, un genre d’Uber grec, qu’on a utilisée pour aller à la plage et l’aéroport. Parce que sinon, les taxis ne semblent juste jamais passer par le seul stand à taxi près du port où se trouvent les touristes. Par contre, ce n’est pas donné. Juste pour aller à la plage Agios Sostis, qui ne se faisait pas à pied, ça nous a coûté 35 euros. Même chose pour le retour.

C’est cher payé pour aller juste BRÛLER sur le sable dans mon cas (d'ailleurs, à un moment durant le voyage, j'avais l'air d'une crème glacée napolitaine avec ma peau blanche, rose et brune)! Mais c’était très beau et moins achalandé. Mon amie avait choisi cette plage parce que justement, elle est moins populaire (assurez-vous donc d’avoir tout ce dont vous avez besoin, car à part un vendeur itinérant d’eau – que j’ai encouragé vu que j’aurais pu faire bouillir des pâtes avec la mienne ! – il n’y a rien).

Pour ajouter au pittoresque de cette plage, il y a cette petite église, accessible en souffrant de la montée et du soleil :

Alors voilà, c’est tout pour cette fois sur Mykonos, mais je n’ai pas fini de vous en parler! J’ai juste trop de choses à dire.

Et un bol de tzatzíki à terminer.

samedi 28 août 2021

Milos, ça coûte cher, mais... maudit que c'est beau!

Je sais, je vous fais languir. Mais je suis occupée à avoir beaucoup trop chaud en Grèce! Je sais, je sais, c’est la canicule au Québec. Mais on a chaud comme jamais ici aussi. Moins facile de prendre des photos cutes quand tu sues ta vie. Voilà, c’est dit.

Donc, nous voilà. Je vous ai parlé de notre arrivée à Milos – qui a été précédée de Mykonos, mais je vais vous décrire tout ça dans le désordre – et maintenant, je vais vous raconter à quel point… on a été charmées par cet endroit.

J’étais totalement pleine d’appréhensions après mes premières impressions et j’avais peur de ne pas savoir quoi faire pendant deux jours sur cette île. Alors commençons par le début. Qu’est-ce que Milos? C’est une île de 151 km2 et, en date du dernier recensement de 2011, elle ne comptait même pas 5000 habitants. La principale raison pour laquelle elle est connue, outre pour ses beaux paysages dont je vous parlerai plus tard, c’est pour la découverte de la célèbre statue de la Venus de Milo, que j’ai eu la chance de voir à Paris au Musée du Louvre, il y a quelques années déjà.

Je vais être honnête, c’est en relisant mes trucs pour écrire ce blogue que j’ai compris que Venus… eh bien c’est Aphrodite! J'avais clairement manqué ce bout! Donc, elle a été trouvée en 1820 lors de fouilles dans les ruines de l’ancienne cité. Elle aurait été créée entre 150 et 130 avant J.-C. Elle a ensuite fait un grand tour en bateau (je résume ça vite) avant d’être offerte au roi de France, ce qui explique sa présence à Paris. Honnêtement, je trouve ça un peu chien pour la Grèce, qui doit se contenter d’une réplique dans un minuscule musée, juste à côté de l’endroit où on l’a trouvée – même si l’endroit précis n’a jamais été retracé, tout comme ses bras d’ailleurs.

On explique sa grande popularité pour différentes raisons. C’est la première statue de la Grèce exposée au Louvre, première incomplète, on s’interroge sur son identité (bon, je ne suis pas la seule à ne pas avoir vu Aphrodite!) et surtout… sur la position de ses bras. D’ailleurs, j’y suis allée de ma propre proposition :


Pour le reste, l’île n’est pas que l’histoire d’une statue! Il y a plein de petits endroits paradisiaques et surtout « instagrammables », comme ce petit quartier, si on peut appeler ça un quartier, de maisons de pêcheurs, nommé Klima.

Pour s’y rendre, il faut toutefois risquer sa vie sur une route qui ne peut rencontrer, mais qui va dans les deux sens, perdre patience deux ou trois fois contre Google Maps, s’engager dans une rue qui ne peut encore moins rencontrer pour cause de « murets de bétons à deux pouces de l’auto de chaque côté » et prier pour ne pas rencontrer. Ensuite, vous lâchez un grand soupir de soulagement dans le stationnement d’un resto sans savoir si vous êtes au bon endroit. Vous marchez vers l’eau, en vous disant que logiquement, ça va être dans ce coin, et finalement, vous êtes récompensés en voyant ça :

C’est vraiment beau - et vraiment glissant quand la marée est haute, sachez-le. Un village multicolore comme je les aime. Mais ce qu’il y a de bizarre, c’est que les gens y habitent toujours! On passe devant leur porte de garage ouverte, qui donne sur la cuisine où ils sont en train de préparer le repas… Me semble que je ne triperais pas à voir autant de touristes passer devant chez moi. Surtout si ça ne me tente pas de faire le ménage!

On a aussi découvert un petit village – accessible par un passage tout aussi étroit – grâce à mon petit livre sur Athènes et les îles de la Grèce. Une autre très belle surprise!

 

 

Parlons maintenant de notre expédition en bateau. Encore une fois, on est parties avec une tonne d’appréhensions! C’est que c’est la dame de l’hôtel qui nous l’a proposée et réservée. Mais on n’a pas vraiment su dans quoi on s’embarquait. Dans nos têtes, on allait faire un tour de bateau de quatre heures pour voir les côtes qui, selon les photos qu’on avait vues, étaient magnifiques. On se rend donc au point de rencontre et on réalise en faisant la file que tout le monde est en maillot et a son attirail de plage.

Euh, what? On n’a pas nos maillots! Si on se fait juste « dropper » sur une plage pour deux heures, ça va être long en maudit! Alors on se met à pester un peu et à se demander si on ne s’est pas fait avoir dans une attrape-touriste. Pour calmer notre anxiété grandissante, j'ai fait une recherche avec le nom du bateau pour voir de quoi il s’agissait.

Non, on n’arrêtait pas sur une plage pendant deux heures… Mais c’est presque pire! On a jeté l’ancre dans un petit paradis d’eaux transparentes, entourées de rochers tous plus beaux les uns que les autres. Merde! À ce moment, je suis déçue de ne pas avoir mon maillot – surtout que je porte des shorts jeans et des sous-vêtements qui ne peuvent aucunement passer pour un bikini – et déçue de ne pas avoir pensé à apporter ma GoPro. En fait, je ne l’ai pas apportée en voyage, point. Erreur de débutante!

Une fois à cet arrêt paradisiaque, mon amie a décidé de s’y jeter en shorts (qui sécheraient probablement plus vite que les miennes, qui n’auraient juste jamais séché!) et en brassière. Moi? J’ai descendu l’escalier du bateau jusqu’à mes cuisses pour au moins prendre une photo de mes pieds dans l’eau!

Mais peu importe, que je me sois baignée ou non, c’était vraiment, mais vraiment très beau. Jugez-en par vous-mêmes!

Un autre incontournable de Milos est Sarakinko, une plage de sable blanc avec un canyon et une falaise. Que demander de plus?

 

C’est sans oublier les falaises multicolores, visibles seulement de la mer :

 

Alors si on résume, on a payé cher pour l’avion qui nous a menées sur la petite île, on a payé cher pour l’hôtel, on a vendu un rein pour payer la location de la voiture, mais…. Tout ça valait vraiment la peine! 



lundi 23 août 2021

Pas de patience à Milos et voiture chère, mais nécessaire

Quand on a décidé d’aller en Grèce pendant les vacances de mon amie, on a fait face à tout un dilemme : quelles villes visiter?

Pour vrai, ce n’est pas évident. On a épluché tous les blogues possibles pour avoir une meilleure idée. Santorini, Mykonos et Athènes étaient des « must », mais on voulait faire une autre île. On a longtemps hésité entre Folegrandos et Milos. Et là, le choix ne s’est pas fait parce que je suis obsédée par le tennis et que ce nom me fait penser à Milos Raonic. Non non, c’est parce que les photos qu’on voyait quand on googlait cette île étaient juste folles.

Le hic, c’est que quand notre avion a atterri (de la compagnie Olympic Air, dont les avions sont trop cool avec les anneaux olympiques!), j’ai été vraiment très déçue de la vue. Au point où j’ai un peu commencé à paniquer en me disant qu’on s’était fait avoir et que ce serait du grand n’importe quoi. J’ai vraiment trop d’imagination, je sais.

 

L’aéroport est minuscule. 

Pendant que j’attendais les valises, mon amie est allée voir s’il y avait un stand à taxi. Il n’y en avait pas vraiment, mais il y avait un numéro de téléphone pour appeler un taxi « 24/7 ». J’appelle et la dame me répond dans un anglais tellement approximatif et aussi surtout tellement bête que je n’ai compris que « Taxi? No! » et elle a raccroché. À noter que j’avais le bon numéro, qu’on retrouvera plus tard partout dans la ville sur des affiches… Je rappelle et entends le message que ce numéro n’est pas attribué! Je n’y ai rien compris. Je suis sortie pour voir si on pouvait être chanceuses et avoir un taxi et à ce moment, l’un d’eux arrive pour débarquer des passagers. Je lui ai demandé de m’attendre, le temps qu’on récupère les bagages. Il dit oui, sauf que quand je reviens avec les valises, je vois qu’un autre couple est en train de prendre NOTRE taxi – et comme ça semble être un miracle d’en avoir trouvé un, je n’étais pas contente. Mais le chauffeur nous dit qu’il nous prend les quatre. Et là, comment dire… Il a joué avec ma patience, solide! Je lui ai dit le nom de l’hôtel et il me l’a fait répéter plein de fois en me demandant dans quel village. Comme je ne le savais pas par cœur, j’ai dû fouiller dans mon cell pour lui dire. Et là, il s’est met à rire et dire qu’il savait parce qu’il n’y a qu’un hôtel à ce nom sur l’île. Bref, il se foutait de ma gueule en grec en se trouvant bien drôle. Mais moi, j’avais dormi à peine trois heures alors non, ça ne me faisait pas rire, monsieur! D’autant plus qu’il parlait sur son cell en même temps (et donc en conduisant dans les rues tellement étroites dont je vous parlerai plus tard) et que je ne savais jamais s’il me parlait ou pas. Son cell était dans ses mains et lui et sa femme parlaient tellement fort qu’ils n’étaient même pas sur mains libres.

Le couple avec nous était vraiment cool et parlait grec alors il nous a traduit un peu – le gars racontait sa vie –, mais on s’entendait, les trois filles sur la banquette arrière, pour dire qu’on avait le chauffeur le plus fou de l’île. Quand les deux ont débarqué, j’ai lancé un « Non, ne partez pas s’il vous plaît!!! » Ils nous ont lancé un regard de « On est désolés, bonne chance! » Et pendant que le chauffeur sortait leurs valises de l’auto, il a même fait tenir son foutu téléphone par la fille, pour continuer de parler à distance à sa femme. Pis maudit qu’il parlait! On a ensuite continué avec lui jusqu’à notre destination et d’après moi, il n’a absolument pas saisi mon humeur de marde parce qu’il criait à sa femme qu’on était des « good people » et qu’il nous adorait. Puis il a tendu le téléphone à mon amie pour qu’elle parle à Maria. Je savais qu’elle s’appelait comme ça parce qu’il a dû le dire au moins 594 fois en lui parlant. Et même quand elle voulait lui redonner le téléphone, il lui disait de continuer à lui jaser. Je n’aurais pas eu la patience et la gentillesse de mon amie, parce qu’il y avait longtemps que j’avais atteint mon point de non-retour à ce chapitre!

Bref, après une interminable et pénible ride de taxi (qui nous a coûté 33 euros!), on a découvert notre magnifique petit hôtel. Et moi, j’ai dans la tête la chanson « Maria, Maria » de Carlos Santana depuis ce temps à cause de lui!

La dame à la réception était vraiment gentille et dévouée. Une chance, parce que c’est elle qui nous a trouvé une voiture à louer. En fait, je n’ai même pas cherché parce qu’elle disait que c’était rare et qu’on serait chanceuse si on en avait une, mais je n’ai pas voulu faire les recherches parce que ma seule et unique envie était d’aller dormir!

On voulait un scooter au départ, mais ils n’avaient qu’une moto à 125cc et exigeaient le permis de moto, chose qu’on n’a pas ni une ni l’autre. Et pour vrai, on ne s’en sort juste pas sans voiture sur cette île. On avait un peu mal jugé la situation en pensant qu’on trouverait un scooter en claquant des doigts. Je ne veux même pas imaginer ce que ç'aurait été en temps pré-pandémie.

Alors, près de 300$ plus tard pour une location de deux jours (ouch!), on avait notre liberté sur quatre roues.

On allait pouvoir aller découvrir si c’était vraiment aussi beau que sur les blogues ou si on avait choisi une mauvaise île.

La suite dans le prochain blogue!

Mais tout de même, un avant-goût :


mardi 27 juillet 2021

Après la carcasse d'avion en Islande... le scénario se répète à St-Donat

Faire de la randonnée, c’est relativement récent pour moi. J’en ai fait pas mal lors de mon long voyage avec Charlot – mon chihuahua, pour ceux qui ne suivraient pas mes péripéties depuis son adoption! – et depuis, j’essaie d’en faire des belles et originales. Alors quand mes amies et ex-collègues en aviation (qui n’étaient pas des ex au moment de la randonnée, soit dit en passant!) m’ont parlé de la Montagne noire, au sommet de laquelle on retrouve l'épave d’un avion, j’ai tout de suite voulu la faire!

Bon, c'est sûr que les fantômes de ma mésaventure en Islande pour une autre foutue carcasse d'avion où j'ai failli laisser mes hanches ont plané, mais... j'ai la mémoire courte.

Revenons à St-Donat. Le plan initial, c’était une douzaine de kilomètres. Évidemment, on s’est perdues quelques fois et ç’a fini en plus de 17 km et presque une marchette nécessaire pour le dernier droit!

Voici donc l’histoire peu connue d’un écrasement d’avion à St-Donat, survenu il y a quelques décennies.

À noter que si on s’est perdues, ce n’est pas qu’on n’a pas le sens de l’orientation ou pas de talent pour lire les pancartes, c’est vraiment que ce n’est pas super bien indiqué et que le sentier pourrait investir dans quelques affiches annonçant la carcasse, si vous voulez mon avis.

Cette triste histoire a commencé le 19 octobre 1943 à Gander, Terre-Neuve. Si cette ville vous dit quelque chose, c’est peut-être parce qu’elle a été le port d’entrée et l’arrêt obligatoire de tous les vols possibles en provenance de l’autre côté de l’Atlantique lors des attaques du 11 septembre 2001.

Ce jour-là en 1943, en pleine Deuxième Guerre mondiale, le temps était si maussade que tous les avions ont été cloués au sol. Toutefois, à 22h16, l’appareil Consolidated Liberator B-24D (surnommé Harry) obtient le feu vert pour s’envoler. Le vol en est un de routine qui se rend à Mont-Joli, l’aéroport de l’Aviation royale canadienne. L’avion transportait quatre membres d’équipage et 20 militaires qui profitaient d’une permission. Le vol s’est déroulé normalement et après trois heures et demie, l’avion arrive près de sa destination. À 1h45 le matin du 20 octobre, le pilote contacte la tour de contrôle de l'aéroport de Mont-Joli afin d'entreprendre les procédures d'atterrissage. Le contrôleur aérien lui dit alors « You can't land here » puisque l’aéroport est fermé en raison des mauvaises conditions météorologiques. Il demande donc au pilote de se diriger vers Dorval ou Rockcliffe, en Ontario. C’est ce que le commandant fera. Toutefois, à part le fameux appel de détresse – j’imagine que ç’a été un « Mayday, Mayday », que seul un appareil survolant Grand-Mère a entendu, il n’y a eu aucun autre contact radio avec le Liberator.

C’est parce que les deux aéroports de dégagements ont noté l’absence du Liberator sur leur territoire que des recherches ont été lancées pour retrouver l’avion. On soupçonnait fortement un écrasement et comme les passagers étaient des militaires, on a procédé à des recherches aériennes intenses. En tout, ces recherches ont nécessité plus de 700 sorties, 2438 heures de jour et de nuit entre le 20 octobre et le 26 novembre 1943. Toutes ces recherches ont été vaines et le mystère de la disparition de cet avion a duré… Deux ans et demi!

Le soir de la disparition, soit le 20 octobre, des villageois de St-Donat ont mentionné avoir entendu les moteurs d’un gros avion qui passait à basse altitude. Mais sans plus. Des résidents se sont rendus le lendemain en bateau sur le lac Archambault dans l’espoir de trouver une trace quelconque de cet avion. Mais ils n’ont rien trouvé et même les autorités militaires ont balayé du revers de la main les informations voulant qu’un avion se soit écrasé dans les environs.

Ce n’est que le 20 juin 1946 que les débris ont été retrouvés. En fait, ils l’ont été par erreur alors qu’il y avait un vol de recherche pour trouver un autre avion porté disparu dans la région. L’équipage de recherche – dans un avion militaire – a repéré un reflet de lumière dans la forêt et après plusieurs passages pour survoler l’endroit, l’équipage a vu des stabilisateurs (la queue de l’avion, en double sur cet appareil, donc plus facilement identifiable). Plus tard, des militaires ont fait l’expédition et contrairement à nous, ils n’avaient pas de sentiers balisés – alors si nous on s’est perdues avec des pancartes… Pauvres eux. Leur seule indication, c’était l’avion qui les survolait qui piquait du nez vers les décombres pour les enligner. J’ai mal aux jambes juste à imaginer qu’on ait eu ça comme indications! Avec les militaires, il y avait deux résidents de St-Donat et un trappeur.

Seul point positif de toute l’histoire, cette découverte a permis de déterminer que toutes les victimes sont mortes sur le coup puisque l’avion a pris feu tout de suite après l’impact. Il n’y a que trois corps qui ont pu être identifiés, sur 24.

La scène a dû être épouvantable. Les débris s’étendaient sur 200 pieds dans la forêt.

D’ailleurs, après la découverte de la carcasse de l’avion, des randonneurs se sont aventurés pour aller la voir et aussi pour repartir avec un morceau de l’avion en souvenir… Ouin. Mettons qu’on n’a pas tous les mêmes passe-temps.

Cet écrasement d’avion est dans notre cour et pourtant, même moi, une passionnée d’aviation n’en avait jamais entendu parler. C’est fou quand même!

Un demi-siècle après l’accident, alors que le lieu devenait de plus en plus prisé par les amateurs de nature (les gens qui font des 17 km comme nous, mais volontairement!), les citoyens du village se sont réunis et ont décidé d’en faire un genre de sanctuaire, avec des croix blanches pour chaque victime :


 

Même les Snowbirds étaient de la partie alors que ces mythiques avions ont survolé le site de l’écrasement (en 1996).

Alors, si vous réussissez à atteindre le sommet (et vous faire dévorer par les moustiques, soyez-en avertis), qu’allez-vous voir?

Il reste pas mal de débris, dont quelques-uns facilement identifiables comme le train d’atterrissage. Je ne sais pas pour vous, mais moi, de voir ça, ç’a réveillé en moi un grand sentiment de tristesse


     

Ce n’est pas la pire catastrophe aérienne en sol canadien, mais c’est la pire impliquant les Forces armées canadiennes.

Le Liberator en bref :

- Il avait été acheté en septembre (les sources ne s’entendent pas sur l’année, c’est soit en 1942 ou en 1943, donc si c’est cette dernière, ce serait le mois avant le drame) de la United States Army Force.

- Quatre appareils avaient été achetés et leur but principal était de faire couler des sous-marins. Chaque appareil avait 11 mitraillettes à bord.

D’ailleurs, on peut encore voir l’étoile américaine sur l’aile.

      Quant à la cause de l’accident, même si elle n’a jamais été clarifiée, il semblerait que la mauvaise météo et surtout des mauvaises cartes aient mené à la perte du Liberator. La montagne apparaissait plus basse sur les cartes que dans la réalité et l’histoire veut que le pilote s’en soit rendu compte trop tard et qu’il n’ait pu rectifier le tir, s’écrasant contre la montagne.

Si vous voulez y aller, je vous le conseille, c’est vraiment intéressant. MAIS. Sachez cela :

-        - Apportez du chasse-moustique;

-        - Apportez un lunch;

-        - Apportez une deuxième paire de jambes, si possible.

Bon, le dernier point est douteux, mais sachez qu’une de mes amies a pensé refaire sa vie entre deux épinettes et que moi, j’ai mis plus de temps à descendre le dernier kilomètre – au grand dam de mon chihuahua qui lui, était top shape! – que j'ai mis à parcourir les 16 premiers km de la randonnée.

Mais je dois quand même admettre que la vue au sommet (dans le temps qu'on avait encore des jambes qui ne suppliaient pas pour l'amputation) était belle :

 

Et pour terminer, j'aimerais souligner le sang froid de Charlot face à ce suisse. Parce que vous devez savoir que ce chien est parfait et obéissant... jusqu'à ce qu'il voie un écureuil ou un petit suisse.