mardi 14 mars 2017

Passages secrets et Ginette Reno à Calgary

Je suis allée pour la première fois à Calgary il y a quelques jours. En théorie, ç’aurait dû être ma deuxième visite dans cette ville, mais mon amie et moi avions malheureusement dû vendre nos billets pour le spectacle de Blake Shelton au Stampede il y a deux ans, en raison d’un conflit d’horaire.

Vous dire à quel point ça m’a fait mal au cœur de passer devant le Stampede cette semaine…
Un jour, Blake, ça va marcher nous trois. Un jour.

Bref, j’en étais à ma première visite dans cette ville. J’avais si hâte d’aller au sommet de la Calgary Tower et d’y admirer les Rocheuses… mais si vous me suivez, vous commencez à connaitre mon «pas de chance».

C’était gris un peu dehors. Et il ne faisait pas froid, il faisait %?&*( frette. Genre moins que -30 avec le facteur vent. À un moment, j’ai arrêté de regarder la température. Je ne faisais que la subir. Bref, à mon arrivée à la tour, les employés me disent, nonchalamment : «Ouais, tu peux y aller, mais on ne voit rien là-haut».

Moi : «Comment, rien? Genre vraiment rien?»

Elles me répondent qu’on voit à peu près quatre blocs plus loin. Ouin. Pas super attrayant. Je décide donc de rebrousser chemin et je m’arrête dans un petit kiosque à souvenirs. Le caissier commence à me jaser ça et m’explique qu’il fut jadis un hockeyeur professionnel dans la Ligue américaine – il y a 41 ans.

Après une discussion sur le sport et la ville, il me convainc d’aller quand même au haut de la tour, car selon lui, je ne verrais juste pas les Rocheuses. Bon, ce n’est pas si mal. J’y suis donc allée et 18$ plus tard, voici la vue que j’avais, sans les montagnes, évidemment.
 
On s’entend qu’on n’a plus les mêmes «quatre blocs» qu’on avait…

Comme à Toronto et Chicago, on peut marcher sur un plancher de verre.
J'essaie toujours de trouver l'endroit dans la ville qui donne la meilleure vue d'ensemble de la ville dans laquelle je me trouve. Cette fois, on m'a dit qu'il y avait des escaliers dans un parc de l’autre côté d'un petit cours d’eau qui offraient une magnifique vue. J’aurais aimé y aller de jour et de soir, mais le temps a manqué et surtout la volonté, vu le froid sibérien.

C'est donc en début de soirée qu'on s'y est rendues. On a demandé à notre chauffeur de taxi de nous attendre en bas quelques minutes, le temps qu’on aille prendre les photos. Il a dit non! J’étais fâchée, parce qu’on ne lui demandait pas la lune et que surtout, j’avais peur d’être prise dans ce parc un bon bout à attendre si j’avais dû en appeler un autre. La course a coûté 10$ et mêlé, le chauffeur nous a redonné le 10$. Comme on a été honnête avec lui, on a finalement exigé qu’il nous attende. Il n’a pas eu le choix!

On n’est pas allées jusqu’en haut, car c’est plus d’une centaine de marches et qu’on avait moyennement confiance en notre chauffeur, mais voici la vue.
Comme j’adore les bons steaks et que le fameux bœuf AAA de l’Alberta me rappelle ma jeunesse passée à manger des filets mignons de cette catégorie au défunt steak house de mes parents – quelle enfant maltraitée! – je n’allais pas rater ma chance d’en manger un sur place.

J’ai googlé «meilleur steak house à Calgary» et j’ai choisi le Caesers. Je savais que ce serait un peu dispendieux, mais il faut ce qu’il faut pour rendre ses papilles gustatives heureuses. Je n’ai pas été déçue. C’était boooon!
Après, on a voulu aller finir la soirée dans un bar country. Ça faisait longtemps que j’en rêvais! J’étais très déçue par contre de ne pas avoir apporté mes bottes et mon chapeau. J’ai complètement oublié!

Avant de s’y rendre, on a eu droit à une belle démonstration de… zèle policier.

Le restaurant étant sur une rue à sens unique, je n’ai pas pris la peine d’aller à l’autre bout pour traverser à la lumière quand ma voiture de taxi s’est stationnée de l’autre côté de la rue.

Je suis passée facilement et j'ai vu au loin une voiture de police, arrêtée à un feu rouge. Je me suis engouffrée dans le taxi au même moment où mon amie, appelons-la Catherine pour l’occasion, a traîné un peu de la patte – toujours au téléphone avec son copain – pour me suivre. La voiture de police avait tourné en notre direction et c’est avec les gyrophares allumés et la sirène qui retentit qu’elle s'est dirigée vers nous. Au moment où Catherine a raccroché, la voiture s’est arrêtée devant nous, un peu en embuscade, avec les deux portières ouvertes. Pas super bonne amie, je me suis sauvée au même moment, bien loin au fond de la banquette arrière du taxi et j’ai observé la scène, quand même un peu crampée.

Catherine a eu droit à des «Mais qu’est-ce que tu penses que tu faisais là!?!» en criant de la policière – pendant que moi, j’avais juste le goût de lui demander comment ça se faisait qu’elle n’avait pas froid, pas de manteau à cette température… Elle a pris ses papiers et l’a sermonnée en disant : «Catherine, tu sais qu’un chauffeur sur quatre aurait pu te frapper?»

Non mais c’est quoi ces stats de merde? Le monologue a duré de longues minutes pour se terminer avec un «on fait ça pour ta sécurité, ne recommence pas», sans contravention.

Eh boy. Allo la perte de temps.

Pour le reste de la soirée, on est allées au Country Casino. Il y avait un spectacle de danseurs – pas nus, mais pas très habillés – au moment où on est arrivées, alors on a attendu que ce soit fini pour pouvoir entrer gratuitement.

Sans entrer dans les détails, disons que ma fin de soirée s'est terminée en queue de poisson. Mais accompagnée par du Luke Bryan et du Carrie Underwood, ça passe un peu mieux.

Passages secrets

Je résumerais Calgary par «passages secrets». Un peu comme à Minneapolis, là où il fait aussi très froid, la majorité des édifices sont reliés les uns aux autres par des passages aériens. Je me trouvais bien drôle avec mon Google Maps à l’intérieur à essayer de déjouer le froid pour me rendre à destination à l'aide de ces passages. J’ai pas mal bien réussi ma mission!
Finalement, j’ai aussi visité le Musée national de la musique, qui a ouvert ses portes l’an passé. C’est très intéressant. Il y a beaucoup d’instruments de musique, des expériences interactives et des informations sur des chanteurs, musiciens et compositeurs qui ont un lien avec le Canada.

J’ai bien ri quand j’ai vu que la photo qu’ils avaient choisie pour notre Ginette Reno nationale était celle-ci :
J’avais ma propre guide et une deuxième, en formation pour donner les visites en français. J’en ai profité pour leur raconter l’anecdote des hymnes nationaux à Montréal pendant les séries et la francophone m’a dit qu’elle ajouterait ça à ses visites dans la langue de Molière. Alors si vous y allez et que vous entendez cette histoire… C’est grâce à moi!

Calgary en rafale…

Il y a des traces de pas sur tous les grillages au sol.
Il y a un bel édifice, le Bow, très moderne, qui a changé le paysage urbain. Devant, cette sculpture attire l’œil!
 
La rue Stephens a du cachet, mais je n’ai pas eu le temps d’y essayer un resto.
Tu sais que tu es dans le «rest of Canada» quand il y a des installations de curling à l’extérieur.
Je vous laisse sur une magnifique photo de la tour, version nuit!

mardi 14 février 2017

Danser le Gangnam Style à Séoul

J’ai dansé le Gangnam Style à Séoul.

Non mais, pour vrai, c’est quand même hot de dire qu’on a fait ça une fois dans sa vie. Et c’est ce que Jenny et moi pouvons faire.

Tout ça a commencé quand on a décidé d’aller au Japon, au début de l’an passé. On a tout de suite «spotté» un vol de retour avec une escale à Séoul, en Corée du Sud. Une escale de 14 heures, wouhou! On va passer la journée à Séoul! Mais une fois qu’on a regardé de plus près, on a réalisé que c’était… de nuit. Alors dans nos têtes, ç’a fait : «On s’en va clubber à Séoul!!!»

Notre plan de match était le suivant : prendre notre vol Tokyo-Séoul habillées «cutes», laisser nos bagages à main à l’aéroport, prendre le métro, arriver tard – vers minuit, une heure du matin – dans le centre-ville de Séoul, sortir, boire, danser, passer une nuit blanche, revenir à l’aéroport, récupérer nos affaires, nous vêtir en «mou» et dormir tout le long de notre vol Séoul-Detroit.

Comme d’habitude, notre aventure ne s’est pas tout à fait déroulée comme prévu.

À notre arrivée à l’aéroport, qui était plutôt désert, on s’est évidemment dirigées vers le kiosque du WiFi. Il était tard, on était fatiguées et on était visiblement très mauvaises en calcul mental parce qu’on avait compris que ça nous coûterait près de 100$ pour la journée. Mais bon, on n’avait pas le choix alors on l’a pris quand même. Ce n’est que quelques jours plus tard qu’on a compris que finalement, c’était une douzaine de dollars. Ouf!

On a pris le métro pour se rendre au centre-ville. On avait fait quelques recherches et les coins «cool» un samedi soir à Séoul, c’était près du campus universitaire. On a donc trouvé cet endroit sur la carte de métro et le tour était joué. Parenthèse ici, quand on arrive à la station de métro, on dirait qu’on est dans un film de science-fiction!
C’est un trajet assez long pour s’y rendre et en sortant, on était un peu perdues, n’ayant pas d’endroit exact où aller. Disons que les recherches pour trouver quoi faire dans cette ville avaient été assez ardues. On a donc décidé de marcher, tout simplement. Mais il ne fallait surtout pas espérer suivre les pancartes pour se retrouver...
On s’est retrouvées dans une rue où il y avait vraiment beaucoup de monde, que des jeunes, et quelques trucs bizarres. Des boutiques de vêtements avec des ventes trottoir ouvertes encore à cette heure tardive (passé minuit), des genres d’arcades avec d’immenses toutous, plein de restaurants, mais pas de bars!
On avait vu des images sur Internet de la ville et ç’avait l’air vraiment hot. Mais après avoir cherché longtemps, j’ai établi une théorie, qui est que ces images ont toutes été photoshopée et qu’elles n’existent pas dans la réalité.

Après avoir cherché et cherché, autant sur nos téléphones que dans les rues, on a décidé de laisser tomber le fameux quartier qu’on voulait tant explorer et d’entrer dans le premier bar cool qu’on allait voir.

Notre choix s’est donc arrêté sur celui-ci.
À l’entrée, on nous a dit qu’il fallait sortir avant telle heure sinon on devait payer. Ça tombait bien, on avait un avion à prendre. Alors on s’est fait étamper une heure sur le poignet. Un peu comme si on avait une date de péremption.
Une fois à l’intérieur, premier constat : on est les seules non Asiatiques du bar. Deuxième constat : on a encore le droit de fumer dans les bars et les restaurants en Corée du Sud. Ark.

Je ne savais pas si la fumée était celle qu’on fabriquait pour l’ambiance ou si j’allais juste mourir six ans plus tôt d’un cancer des poumons.

Le party était vraiment «pogné». Comme on avait retiré beaucoup trop d’argent, on a décidé de le dépenser en alcool. Pour boire, soit tu commandes (auprès du barman incompétent), soit tu attends que ledit barman grimpe sur son bar et te donne directement l'alcool dans la bouche Ah et pour ajouter aux effets spéciaux, il plaçait son cellulaire avec la lumière sous la bouteille. Vous essaierez à la maison, c’est malade. *sarcasme ici
 
C’était bien beau tout ça, mais on avait faim. Comme c’était notre seule chance de découvrir la bouffe de ce pays, on a décidé de partir pour aller manger. On a trouvé un resto qui n’était pas encore fermé, mais où les employés ont sûrement fait des poupées vaudou (je sais, ce n’est pas le même pays, mais vous comprenez l’image) à notre effigie parce qu’on était les dernières et qu’on est entrées pas très longtemps avant la fermeture.

On a mangé ça :
Bien honnêtement, je n’ai aucun souvenir de ce que c’était. Je me souviens avoir trouvé ça «correct», sans plus.

Puis j’ai voulu aller trouver l’endroit parfait pour avoir cette vue, ou du moins quelque chose qui y ressemblait un tantinet :
 
On a pris un taxi, se disant qu’il saurait où nous mener. Erreur.

Non seulement n’avait-il aucune idée de ce qu’était la tour, mais en plus, il n’avait pas l’air de connaître grand-chose. Et il ne parlait pas anglais. Ai-je besoin de préciser qu’on ne parle pas coréen!?

Ç’a donné une randonnée désagréable et exaspérante avec un chauffeur qui ne comprend rien et nous qui avons juste l’impression de nous perdre dans la ville et surtout, de perdre notre argent. On a fini par arrêter au sommet d’une montagne, tout près de la fameuse tour que je voulais voir, qui est soit dit en passant, NON illuminée la nuit.

La seule vue de la ville que j’ai fini par avoir, c’est ça :

Ça ne valait pas l’investissement en taxi.
Il nous restait un dernier arrêt : la fameuse station de métro Gangnam Style. On y est arrivées vers 5h (au moins ça, le chauffeur de taxi savait comment nous y mener!) et on est tombées sur un party de post-it.
 
Puis on a fait semblant de danser comme dans le vidéoclip de la chanson sur la mini scène qui y est installée. Il y a un gros bouton pour faire jouer la chanson, mais ça ne fonctionnait pas.
Et après tout ça, on a dû attendre devant les grillages du métro que ce dernier ouvre ses portes. C’est ainsi qu’au milieu d’un tas de gens d’affaires qui s’en allaient travailler, il y avait deux Québécoises pas mal fatiguées…

Après une heure de métro, il ne nous restait alors que nos vols Séoul-Detroit et Detroit-Montréal à faire. Presque rien!

Ah et en terminant, on était accueillies par ça à l'aéroport... Spécial, disons.

dimanche 22 janvier 2017

Trésors cachés (des dumplings!) à New York

Deuxième petit voyage éclair cette semaine. On aime ça!

Direction : Jersey City. Ce n’est pas ma première visite au New Jersey pour un match de hockey. J’étais déjà allée voir les Devils deux fois, lors de deux voyages de hockey/football/musique précédents.

Contrairement à mes derniers séjours, j’ai logé dans un beau quartier. Loin de Newark, Jersey City est vraiment belle. Mais c’est surtout la vue qu’on a de New York qui est sublime!
On a découvert un bon petit resto à déjeuner, le Sam A.M. Dans un coin plutôt résidentiel, un peu en retrait, ce petit resto a vraiment beaucoup de cachet. On a opté pour l’omelette du jour. Même si c’était clairement cuit dans le beurre, on s’est régalés!
Puis on a utilisé un Uber (ça ne coûte rien!!!) pour se rendre au fameux Carlo’s Bake Shop. OUI, celui qui est dans Cake Boss. Bon, je vais être honnête ici, je n’ai jamais vu un seul de ces épisodes. Mais j’en ai vraiment beaucoup entendu parler et je me souviens qu’on avait cherché cet endroit il y a quelques années, dans le temps où les recherches Google étaient plus difficiles en chemin parce qu’on n’avait pas de forfait de données à l’étranger sur nos cellulaires!

J’aurais léché la vitrine et je me serais roulée dans les pâtisseries tellement ç’avait l’air bon. Ça me faisait un peu penser au Mike’s Pastry à Boston, un incontournable.
 
J’ai finalement choisi un cupcake au chocolat avec glaçage au beurre d’arachide et un «lobster tail» fourré au Oreo. Oui, je vais aller au gym à mon retour, promis!
 
Le cupcake était bon, mais pas à s’en pitcher sur les murs. Mais l’autre pâtisserie. OMG. Divine.
La veille, nous avons passé la soirée de l’autre côté de la rivière Hudson. J’aime tellement le transport en commun à New York, il est pratique, rapide, efficace et vraiment pas cher. Ceux qui me connaissent savent pourtant à quel point je déteste utiliser ce service à Montréal…

On s’est promenés un peu pour le travail et on est notamment allés devant la Trump Tower. Il y avait ridiculement trop de sécurité pour un coin de rue… Je suis certaine qu’il y avait des tireurs d’élite cachés partout et que le SWAT était en stand-by. 
 
Tout ça et Trump n’était même pas là. Ça va être le fun, les quatre prochaines années… Fin de mon commentaire politique! Mais voici quand même une photo de ce qui était écrit partout sur les trottoirs près de l'hôtel et une autre d'un vendeur de macarons devant la tour!
 
Je savais qu’on allait marcher beaucoup, mais je ne pensais pas que ce serait si pire. J’avais donc mes petits bottillons à talons hauts. Ça allait bien pour les premiers kilomètres, mais après quatre,  je voulais mourir. Je me suis donc dirigée vers l’extraordinaire Forever 21 de Time Square – quatre étages de pur plaisir – pour m’acheter des souliers confortables en deux minutes. Les 12,90$ les mieux investis de tout le voyage. Une maudite chance que j’ai acheté ça, parce que j’avais 10 km à mon compteur une fois de retour à l’hôtel! 
Après tout ça, on était AFFAMÉS. On ne voulait pas aller dans une chaîne de restaurants, on cherchait un petit endroit méconnu. Mon collègue a googlé «best dumplings in New York» une fois qu’on a décidé d’aller dans Chinatown. Direction : Lam Zhou Handmade Noodle. Une fois devant l’édifice, quelle surprise, ç’a l’air sketch en maudit! Le genre de place où on ne serait jamais – au grand jamais! – entrés si on ne l’avait pas trouvé sur Google, où les avis étaient tous excellents.

Ça n’a pas l’air si propre, les employés parlent une langue étrangère entre eux, les sourires semblent facultatifs et les tables sont sales. Le menu est écrit en mandarin et en anglais sur un tableau au mur. Les prix sont si bas, c’est presque impossible qu’ils fassent du profit!
 
C’est le genre de place où tu dois partager ta table ronde avec des inconnus (on a dû faire tasser quelqu’un pour pouvoir s’asseoir un à côté de l’autre!), où tu es assis sur un petit tabouret pas super confortable, où il n’y a que des gens du quartier, des habitués, où la serveuse t’accueille avec un «Ready?» et où elle dépose les assiettes dès qu’elles sont prêtes, sans attendre le reste de la commande et surtout, sans souhaiter «Bon appétit» ou sans faire de suivi pour s’assurer que tout est bon.

Ils n’ont qu’une seule sorte de dumplings et je ne pourrais même pas dire ce qu’il y avait dedans exactement. Mais dès que j’ai pris ma première bouchée, c’est clair que mon visage a changé. C’est que mes papilles gustatives étaient en train de virer folles. Succulent, savoureux… parfait seraient les mots les mieux choisi pour décrire le goût. On a chacun pris une soupe aux nouilles et c’était tout aussi excellent.  Vraiment, c’est un extraordinaire trésor caché!
J’ai dit tantôt que la serveuse ne faisait pas de suivi (ni de sourire!), mais à sa défense, elle ne doit pas avoir souvent de plaintes, alors à quoi bon faire un suivi? C’est donc le genre d’endroit qu’on aurait complètement raté si on ne l’avait pas trouvé sur le web. Et on serait passés à côté d’un succulent repas! C’est déjà décidé qu’on y retourne à notre prochaine visite à New York!

On était pleins comme ça ne se peut pas après avoir mangé tout ça. Et ça ne nous a coûté que 20$ au total! Une vraie blague! La serveuse n’était pas super contente de devoir nous donner une facture par contre. Trop d’efforts, sûrement! Quand ladite facture est arrivée, on a compris qu’elle ne devait pas en faire souvent, vu qu’ils doivent sûrement utiliser le même bloc de papier depuis 1982.
Ah oui et on voit (et on entend!) le cuisinier faire la pâte à l’entrée de la cuisine. Il la fouettait à grands coups, mais chaque fois que je sortais ma caméra pour filmer, il arrêtait!
J’ai déjà hâte d’y retourner!

mardi 17 janvier 2017

Detroit, c'est triste

Je suis à Detroit pour la troisième fois. La première, c’était lorsque je suis allée voir la finale de la Coupe Stanley en 2013. J’étais seulement arrêtée pour voir la ville, en route pour Chicago, le temps d’être prise dans une marche en l’honneur de Martin Luther King. Disons que si on avait joué à «Trouver l’intrus», ça n’aurait pas duré très longtemps. La deuxième, c’est lorsque je suis venue voir les Lions contre les Dolphins de Miami il y a deux ans. C’est l’épisode, pour ceux qui s’en souviennent, où on était habillées aussi chaudement que ceux qui explorent le Grand Nord… pour réaliser que c’était un stade couvert. Bref, mes deux premiers séjours avaient été mémorables, côté anecdotes.

Cette fois, j’y suis pour le travail. Je dois d’abord dire que ma chambre d’hôtel était géniale et que j’aurais bien dormi 1000 ans dans mon lit king. Pour vous la décrire, je ne dirais pas qu’elle était grande, mais… j’ai réussi à y perdre une banane. Oui, j’ai perdu 15 précieuses minutes de ma vie à chercher une maudite banane dans une chambre d’hôtel. Je ne l’ai JAMAIS trouvée. Mystère…
C’est vraiment un voyage éclair. On n’y sera même pas 24 heures. À notre arrivée hier soir, nous sommes allés manger une excellente pizza dans une microbrasserie près du campus universitaire, le Motor City Brewing Works.
Un peu hipster comme endroit, mais très sympathique. La pizza «fuego» quelque chose, par contre, semblait très, très épicée, si je me fie au fait que mon collègue n’a probablement plus de papilles gustatives. Sauce habanero, jalapenos et saucisse épicée, entre autres, ça donne un mélange assez explosif. J’ai passé mon tour.

Leur marque de commerce est la bière «Ghettoblaster». Je n'y ai pas goûté par contre!
Detroit est une drôle de ville. C’est très difficile à décrire. Sur la même rue – déserte, il n’y a personne – on passe de maisons qui étaient jadis magnifiques et qui sont maintenant abandonnées, les vitres cassées, les portes barricadées. Puis à peine un coin de rue plus loin, quelques commerces douteux.
Des édifices abandonnés, il y en a à la pelletée. C’est très triste. Sauf que la ville semble vouloir renaître de ses cendres. Et ce qui renaît, ce sont vraiment beaucoup d’endroits chics et d’autres hipsters. On se croirait souvent dans le Mile-End de Montréal.

Le contraste le plus frappant, c’est près de la Detroit Central Station. Cette vieille gare, qui était sûrement superbe il n’y a pas si longtemps, est abandonnée, elle aussi. Elle est immense. On n’a fait que passer devant, mais j’ai pu entrevoir l’intérieur du hall, qui avait des airs de Central Station de New York avec ses hauts plafonds en voûte. Mais il n’y a plus de vie. Il y a bien quelques lumières allumées ici et là, probablement pour faire fuir les squatteurs, mais l’imposante bâtisse est entourée de barbelés. Vue de soir, c’est d’une tristesse infinie.
Sauf qu’on n’a qu’à se retourner pour apercevoir quelques restaurants qui ont l’air flambant neufs. Le temps d’un pâté de maisons, sur Michigan Avenue, restos haut de gamme se succèdent. Il y a même le Gold Cash Gold, qui a gardé le nom du «pawn shop» qui était auparavant sur cette rue et qui est maintenant un restaurant plutôt «class». Tout ça dans le même champ de vision. J’ai trouvé ça dérangeant un peu. C’est difficile à expliquer.

Un lecteur m'a parlé d'un vidéoclip tourné par Eminem dans la station abandonnée, le voici, on peut y voir un peu l'intérieur:
 
À ma prochaine visite, je veux absolument aller au bar UFO, où il paraît que des articles de journaux concernant les OVNIS tapissent les murs. Je ne peux pas rater ça!

J’ai eu le temps d’essayer seulement un autre restaurant, le Parks & Rec Diner, un autre endroit un peu hipster à la décoration plutôt cool.
 
L’endroit est sympathique et très achalandé, mais je ne pourrais pas vraiment dire que j’ai aimé mon déjeuner. Quand on essaie de trop réinventer les classiques, c’est parfois raté.
On a utilisé Uber pour se déplacer. Disons que ce ne sont pas les voitures les plus luxueuses. J'avais vraiment l'impression que c'était Monsieur-Madame tout le monde qui avait décidé de se lancer là-dedans. La première chauffeuse ne savait pas où était la gare et conduisait un peu dangereusement. Elle est passée sur une lumière rouge et a fait un «U-turn» en plein milieu d’un boulevard…

Pour le reste, j’ai enfin pu voir un match de hockey au Joe Louis Arena.
Il était temps, parce que c’est la dernière saison des Red Wings à cet endroit. J’ai vu de loin la construction du nouvel amphithéâtre. C’est tout de même bizarre de dépenser autant d’argent alors que la moitié de la ville est abandonnée…


Le mot qui décrirait le mieux le Joe Louis Arena est «vétuste». Le tableau indicateur en est un bon exemple :
Mais bon, il a du cachet. Pas certaine par contre que les escaliers soient si sécuritaires, sans rampe! J’ai eu peur de tomber quelques fois!
Alors voilà, j’ai maintenant 20 arénas de la LNH de cochés sur ma liste!