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jeudi 10 juillet 2014

«P'tites vites» de Paris

On a réussi à visiter l’essentiel de Paris en à peine trois jours, dont deux sous la grosse pluie désagréable qui a scrappé nos bottes et souliers.

Je vais vous épargner les informations sur la Tour Eiffel, l’Arc de triomphe, Notre-Dame-de-Paris, etc., car je crois que c’est assez connu. Mais sachez que la tour est toujours aussi belle, surtout de nuit.
De jour, la vue y est également magnifique:
 
Tout en haut, les gens ont commencé à y laisser des cadenas. Cette tradition vient du pont des arts (et de plusieurs ponts à travers le monde, notamment à New York et à Prague, que j’ai vus dans d’autres voyages) et le but est en fait de sceller votre amour en barrant le cadenas et en jetant la clé. Certains n’ont pas compris le principe, en y laissant des cadenas à numéros, mais je me suis dit qu’ils se laissaient un jeu au cas où ils se laisseraient…
C’est sûrement aussi parce qu’il ne reste plus de place sur le pont des Arts que les cadenas se retrouvent un peu partout dans la ville. Difficile de trouver un petit espace ici :
 
D'ailleurs, une partie du pont est tombée sûrement sous le poids des cadenas en juin dernier, mais tout avait été remis en place pour notre passage. Pour ma part, je n’en ai pas mis. La raison évidente est que je suis célibataire, mais il y a aussi le fait que je suis légèrement superstitieuse et que je ne voulais surtout pas «sceller» mon célibat à tout jamais!

En mémoire de Lady Di


Je voulais absolument aller voir l’endroit où Lady Di a eu son accident, en 1997. C’est dans tunnel de l’Alma, tout juste de l’autre côté de la Tour Eiffel. Je me demandais s’il allait y avoir encore des fleurs ou des messages, presque 17 ans après sa mort. En faisant mes recherches, j’ai lu qu’il y avait en effet souvent des fleurs laissées près de la statue qui se trouve au-dessus du tunnel, qui est une réplique grandeur nature de la flamme de la statue de la Liberté. En fait, la statue était là bien avant l’accident, mais aujourd’hui, les gens sont un peu mélangés et plusieurs croient que c’est un monument en mémoire de la princesse.
Sur le mur qui donne sur le tunnel, il y a encore des centaines et des centaines de messages pour elle. On a également laissé les nôtres, tant qu’à y être.
 

Stéréotypes au Café de Flore


On voulait aller au Café de Flore, simplement parce qu’il est très connu et que c’est pas mal ce qu’il y a de «traditionnel» à faire à Paris que de se prélasser sur une petite table ronde à l’extérieur d’un petit resto.

Ce café est superbe, mais il s’est finalement avéré une grande déception!
Premièrement, le menu. Un café normal à 6 euros, non merci, pas pour moi (même si je ne bois pas de café, point!). Les prix étaient ridicules et rien n’avait l’air bon. Mais on voulait quand même vivre cette expérience. Alors que notre serveur était trop occupé pour venir nous voir, on a eu du temps pour analyser les gens autour de nous. En fait, je serais mieux de dire que nous avons «subi» la conversation insipide et prétentieuse d’artistes probablement ratés à la table d’à côté. Ils enfilaient cigarette après cigarette et parlaient de leur projet de film d’auteur avec toute la prétention qu’on peu imaginer.

IN-SUP-POR-TA-BLE. Et hilarant à la fois. Le gars se disait réalisateur et la fille, selon mes préjugés, était une actrice de films de série B. Méchant comme commentaire? Je vous jure que non. C’est totalement mérité! Ils auraient gagné la palme remise aux personnes les plus prétentieuses de la ville!

Et comme je disais plus tôt, notre serveur était tellement occupé… qu’on s’est sauvées dès qu’il a eu le dos tourné après avoir pris quelques photos de l’endroit!

Mmmmm des macarons


Je n’étais pas du tout une fan des macarons avant d’aller à Paris. C’était avant de goûter à ceux de Ladurée, une pâtisserie qui existe depuis 1862.

Ils sont chers, mais ils valent la peine! Mes préférés? Caramel fleur de sel et réglisse noire. Il y a plus d’une succursale maintenant, dont une chez Harrod’s à Londres. Je n’ai pu résister, j’en ai racheté là quelques jours plus tard!

Course dans un cimetière


On voulait absolument aller au cimetière du Père-Lachaise, mais il était difficile de programmer cette visite dans notre horaire. Après avoir couru en sortant du métro pour s’y rendre, on a réussi à y entrer moins d’une demi-heure avant la fermeture.

Comme ils ne donnent/vendent pas de plan à l’intérieur – on aurait dû en acheter un dans un kiosque à l’extérieur –, on devait photographier ce plan, mémoriser les chiffres des lots où les gens qui nous intéressaient reposaient et courir dans cet immense cimetière. C’était pas mal mission impossible, surtout que les indications n’étaient pas toujours claires.
On n’a trouvé que Jim Morrison :
Et après avoir cherché Molière et Jean de la Fontaine pendant 15 minutes en tournant en rond, on a abdiqué (on avait déjà fait une croix, sans mauvais jeu de mots, sur la tombe d’Édith Piaf, beaucoup trop loin) et on a croisé celle de Gilbert Bécaud en sortant du cimetière.

En rafale


Vous avez vu la publicité de Nike pour la Coupe du monde de soccer?

 Eh bien nous, on l’a vue «live» et grandeur nature.
À Paris, on reste jeune vraiment très longtemps. Pourquoi? Parce que les rabais «enfants» s’appliquent parfois jusqu’à l’âge de 25 ans!
Malheureusement, ça ne changeait rien pour moi!

Ce resto a un drôle de nom, mettons.
Je pense que j’ai vu le McDo le plus avant-gardiste. Bon, peut-être pas tant que ça, mais il était cool! Les clients pouvaient commander sur des bornes libre-service et allaient chercher la commande au comptoir.

Une bague presque abordable


«Magasineuse» semi-professionnelle que je suis, je me devais d’aller faire un tour aux Galeries Lafayette. En plus, la dame à notre hôtel nous a dit avec beaucoup d’enthousiasme que c’était les soldes (ils durent un mois par année et sont partout en ville). J’avais donc plein d’espoir de trouver un petit quelque chose. Ç’aurait été le cas, si j’avais eu quelques zéros de plus à mon budget! Tout était vraiment cher, notamment une magnifique bague affichée au prix de… 112 900 euros (163 630 $ pour nous). Oui, presque le prix d’un condo au Québec!

Ça valait quand même le détour, car l’intérieur est très impressionnant!

mercredi 5 février 2014

Des magasins et des rats à Sunrise

Je vous avais avertis que j’aurais plusieurs blogues sur la Floride, puisque c’est maintenant officiellement mon deuxième «chez moi» (bon, ok, plus précisément celui de mes parents, mais ce n’est qu’un détail!), alors en voici un autre!

Vous pouvez lire ici les autres blogues sur ce coin de pays :

Cette fois, je vais vous parler de mon amour pour… Sunrise. Mais pourquoi j’aime une ville qui n’est même pas près de l’océan? Parce que c’est là où jouent les Panthers de la Floride? Non, pas tant que ça. C’est plutôt ce qui se trouve de l’autre côté de la rue qui me fait vibrer… Le plus magnifique et gros centre d’achats que je connaisse!!! Le Sawgrass Mills.

Oui, oui, je capote sur une ville pour ses magasins! Je vais vous résumer ça rapidement, c’est tellement grand que c’est pratiquement impossible de faire le tour en une seule présence. Les filles, vous allez me comprendre. Les gars, vous pouvez passer tout de suite au bout où je parle des Panthers si vous le voulez!

Donc, on y retrouve plus de 350 magasins. J’ai mes favoris pour les vêtements, comme Charlotte Russe et Agaçi (le fait que ça se prononce exactement comme l’ancien joueur de tennis Andre Agassi y est peut-être pour quelque chose!) et ceux que l’on retrouve aussi au Canada, mais qui sont encore plus impressionnants là-bas, comme le Forever 21 et les Guess et G by Guess.

C’est aussi l’endroit idéal pour les aubaines. Si vous saviez tout ce que j’ai acheté au Nike Factory à prix ridicules! Je pourrais continuer longtemps, c’est vraiment le paradis de la «magasineuse»!

Mon père est découragé chaque fois que je reviens de là. Mes cartes de crédit aussi. 
 
Il y a aussi plusieurs restaurants, dont un de mes préférés, le Cheesecake Factory. Un jour, je vais en posséder un, je vous le jure!

Des souliers. Beaucoup de souliers!


Petite note ici. Si jamais vous passez dans le coin, je vous suggère d’aller à une vingtaine de minutes de là, à Deerfield Beach, dans un magasin de souliers qui a l’air un peu «cheap», mais où on fait des trouvailles extraordinaires. Ce qu’il a de particulier? Les souliers sont tous à 9,88$. TOUS! Le magasin s'appelle Fashion Footwear, pour les intéressés!

J’y ai amené mon amie Parmelia. On est virées folles. On s’est amusées à photographier tous les souliers qu’on avait au condo pour notre long voyage de… 3-4 jours. À notre défense, certains de ces souliers restent chez mes parents à longueur d’année! 

Des rats partout


Passons au hockey maintenant! La première fois que je suis allée voir les Panthers, c’était en janvier 1996! C’est dans le temps où on n’avait pas accès à l’horaire du Canadien sur Internet. On avait donc eu la surprise d’apprendre que le CH serait là en même temps que nous en regardant un match à la télé, alors qu’ils annonçaient la prochaine rencontre à leur antenne. Nul besoin de souligner que la petite fille de 11 ans que j’étais a couru pour voir son papa et lui ordonner d’acheter des billets!

Encore une fois, je vous rappelle qu’Internet n’existait pas vraiment encore. Donc ce n’est qu’une fois sur place que mon père est parti à la recherche du défunt Miami Arena. Sans GPS, évidemment. Je me rappelle qu’il est revenu avec les billets au bout de plusieurs heures et qu’il m’a dit que c’était dans un quartier, disons… pas super rassurant!

Je me souviens super bien de ce match, le Canadien l’avait emporté 6-3 et Martin Rucinsky avait marqué trois buts! Ça fait longtemps, hein!? Les sièges de l’aréna étaient mauves et turquoises en forme de vagues. Et je portais un beau gros coton ouaté du Canadien, rouge délavé et ridiculement trop grand pour moi! Malheureusement, je n’ai pas de photo pour vous!

En 1996, c’est l’année où les Panthers se sont rendus en finale de la Coupe Stanley (ils s’étaient fait balayer par l’Avalanche du Colorado). Vous souvenez-vous des rats? C’est à cette époque que ça avait commencé. Je vous raconte l’histoire rapidement. Avant le match inaugural de la saison 1995-1996, Scott Mellanby a tué un rat dans le vestiaire avec son bâton. C’est le même bâton qu’il a utilisé (on s’entend qu’aujourd’hui, il l’aurait jeté et en aurait pris un autre!) pour marquer deux buts. Le gardien John Vanbiesbrouck a alors surnommé ça le «rat trick». Durant cette saison-là, les gens lançaient des rats en plastique sur la glace à chaque but. C’est ben «cute» comme histoire, mais moi, la fois où j’y suis allée, il y a un imbécile qui a eu la brillante idée d’en lancer un VRAI!!! Il a éclaté sur la glace. C’était dégueulasse!

C'est après cette saison-là que la LNH a instauré le règlement qui peut entraîner une pénalité à l'équipe locale si les partisans perturbent le match en lançant des objets sur la glace. Aujourd'hui, les gens se contentent de lancer des rats en plastique à la fin, après une victoire.
 
Depuis, les Panthers sont déménagés à Sunrise, dans un superbe aréna. J’y suis allée quelques fois maintenant, pour du hockey et aussi pour un concert de Carrie Underwood (parce que j’aime le country, AU CAS où vous ne le sauriez pas!).

Il est souvent désert cet aréna, c’est triste. Dans un match contre les Oilers, on a dû être 5000 ou 6000, sans plus. C’est triste.
Contre le Canadien, c’est presque toujours plein, surtout lors du traditionnel match dans le temps des fêtes. Cette année, j’ai remarqué un drôle de partisan… Un chien! Le gars devant moi a non seulement amené son chien, mais il avait pris soin de lui mettre un chandail des Panthers. Mais bon, je me dis qu’ils ont tellement besoin de partisans que c’est probablement pour ça qu’ils en acceptent à quatre pattes.
 
Petit moment nostalgique pour moi ici : le chandail de Peter Worrell, qui a fait la pluie et le beau temps à la fin des années 90 dans l’uniforme des Olympiques de Hull.
Dans la catégorie des situations bizarres, voici une mascotte blessée, en chaise roulante!
Ne vous inquiétez pas, elle était rétablie la dernière fois où j'y suis allée :)