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lundi 14 juillet 2014

«Clubber» dans la chaufferie du Moulin Rouge...

Vous vous souvenez qu’on s’est retrouvées dans un bar gai à Londres (à lire ici)? Eh bien, on a vécu sensiblement la même chose à Paris, car sans le savoir, on était dans cette ville le weekend de la «Pride 2014», parce qu’évidemment, ils ne savent pas qu’il existe un mot en français pour ça.

Comment nous sommes-nous retrouvées encore une fois dans un bar où on n’allait visiblement pas trouver l’amour de notre vie? Concours de circonstances, que voici.

Nous logions tout près du fameux Moulin Rouge. Comme je n’avais que passé devant quelques secondes en 1999, j’étais très contente à l’idée d’enfin pouvoir le visiter ou mieux, assister à un spectacle. C’était avant de voir le prix de ces fameuses soirées! Totalement hors de notre budget. Les moins chères étaient 185 € (par personne!!!) et si on prenait à la carte, pour vous donner une idée, le potage se vend 18 €. Je ne suis pas vraiment dans un moment de ma vie où payer 26$ pour une soupe me semble une bonne affaire.

Donc quand j’ai vu qu’il y avait une boîte de nuit attachée au Moulin Rouge – la Machinerie – je me suis dit que ce serait l’idéal. 
On a acheté nos billets sur Internet pour cette soirée où des DJ et des chanteurs seraient en spectacles jusqu’à 5h ou 6h du matin. Ce n’est qu’une fois la transaction acceptée que je suis tombée sur l’événement Facebook de la soirée en question et que du coup (oups, les Français m’ont contaminée avec leur expression fétiche!), on réalise qu’on était encore dans la même thématique de bar qu’à Londres. Mais le plus important, c’est qu’on a tellement, mais tellement ri!!! Du vrai «français parisien» à son meilleur. Je vous le copie en intégrale, parce que ça vaut la peine.

Je vous avertis, ça se peut que vous saigniez des yeux. Je n’ai rien changé ni corrigé!

«FLASH COCOTTE IS
*A QUEER PARTY.
*FOR QUEER -Faggots, PDs, Lesbs', Dykes, Trannies, Goudous, Cross-dressed, Tapettes- PEOPLE.
*HETERO-FRIENDLY -No machism, no hétéro-flics-
Attention attention, cocotte adorées, préparez-vous à vous liquéfier de bonheur au nom de la fierté et de l’amour: Flash power au maxxx pour cette Pride 2014 !

On vous a concocté un big big bazar d’amour XXL sur trois niveaux, une pride party phénoménale, une Cocotte Club triplement parfaite avec la participation de nos amiEs et complices dans la débauche : les Travlator$ à la Chaufferie et Résilles au Bar à Bulles.

Côté miouzic, ça va être fou fou fou et beau comme un feu d'artifice aux couleurs de l'arc-en-ciel sur la scène du Central avec Yelle pour son grand come-back en live rien que pour vous wooohoooo et AlunaGeorge qui vous fera fondre en live comme un bonbon sous la langue hmmm hmmmm et bien-sûr le Flash Gang au complet in da cocotte mixxx. Mais aussi à la Chaufferie et au Bar à Bulles avec la belle et tonique Dominique Young Unique pour nous donner un bon coup de fouet et nous faire shaker follement du booty, maitre Panteros666 pour nous secouer sans ménagement sur son beat diabolique, les badass Travlator$ et leur mighty power of the pu$$y et le scandaleux Igor Dewe accompagné de son crew de créatures de la nuit en bas résilles pour nous donner la fièvre pendant des heures ! C’est party !

MAIN ROOM : LE CENTRAL
Le cœur de la fête battra la chamade sur les hits bubble pop électriques de deux formations pop parmi les plus cool qui soient. Yelle et AlunaGeorge ! Oh yeah !

YELLE (live !)
Surprise surprise : Yelle revient nous enchanter d’un amour parfait avec sa belle collec de tubes sucrés et nous faire découvrir en exclusivity les nouveautés à venir. Que veux-tu ?

ALUNA GEORGE (live !)
Le duo anglais d’electropop aux sonorités housy pointues et à la voix so suave, number one in the UK et primés aux Brit Awards seront également en live et ça va être so fantastic !

FLASH COCOTTE GANG
Dactylo, Nizar, Pepi della Fresca et Numéro 6, toujours d’attaque pour vous ambiancer avec amour sur un bon gros son bien gayttho jusqu’au lever du jour !

ROOM 2 : LA CHAUFFERIE

DOMINIQUE YOUNG UNIQUE, la jeune et jolie américaine au pep’s inégalable porte bien son nom et sait exactement comment le communiquer à son public sous forme de bootyshake frénétique on the beat. On l’a découverte en featuring de Le Youth, la voici bien partie pour une équipée sanglante sur les dancefloors avec ses bombes booty bien à elle (Throw It Down !). Elle sera en live à la Chaufferie et ce sera fatal !

PANTEROS 666 (CLUB CHEVAL) DJ, producteur et créatif aux inspirations multiculti qui se présente à juste titre comme druide HD des temps modernes : miousic à foison, vidéos multiformats, occupation suavage des interwebs.. il est partout à la fois et l’absurdité est son motto. Attention, ce mec est redoutable: il vous transformera en gif très très animé en deux deux.

TRAVLATOR$ le crew le plus foufou de Paris Acid City nous réserve comme à son habitude bien des surprises et moult activités absconses autour de la cvalor du dancefloor. Dora Diamant, Esmé Sous-Entendue, LNA, Scarla 1000 et leurs amiEs seront dans la place avec plein de magie kick-ass dans leur besace.

OUF. Vous avez survécu? Sachez qu’on s’était mentalement préparées à assister à toutes sortes de scènes bizarres, mais qu’en fait, ce n’était pas si pire que ça! Quelques personnes étaient habillées comme des mannequins de vitrines d’un sex shop, mais rien de traumatisant! On peut en voir derrière nous sur cette photo :
J’ai par ailleurs réussi à m’engueuler avec un barman – ma patience était assez de bas niveau durant le voyage, mais je vous jure qu’il l’avait mérité! J’ai commandé un Sex on the Beach. La recette est assez simple : Peach Schnapps, vodka et jus (orange et canneberge généralement). Je le regarde faire, car il le prépare devant moi et je remarque qu’il oublie de mettre la vodka. Je lui fais remarquer gentiment et oh que j’ai piqué son orgueil. Il m’obstine, m’envoie promener, me fait sentir le drink en me disant «Il n’y a pas de vodka là-dedans? Il n’y a pas de vodka là-dedans?!?». J’ai essayé de garder mon calme, mais que voulez-vous, à presque 15$ en argent canadien, je ne veux rien savoir d’un verre de jus. C’est là qu’il part et qu’il se rend à l’autre bout du bar, prend une bouteille de vodka et REMPLIT mon verre. Bon, c’était dégueulasse, mais on s’entend que j’en ai eu pour mon argent. Si sa manière de se venger est de me donner de l’alcool gratuit… Il peut bien se venger comme il le veut. Voici le barman susceptible (en rayé)!
J’ai remarqué à la fin de la soirée une petite affiche qui disait qu’on payait une consigne de 1€ pour le verre à chaque consommation. Bien évidemment, j’ai lu ça après avoir laissé mon verre n’importe où, comme tout Nord-Américain le fait. Parce qu’on est cheap et qu’on voulait récupérer nos 2€, on est parties à la recherche de nos verres. J’avais laissé le mien à l’étage du dessus. Les clients du bar ne sont pas très allumés, car il était encore là une bonne quinzaine de minutes plus tard. À leur place, il y a longtemps que je l’aurais pris pour récupérer l’argent!


Confession : je suis partie avec mon deuxième verre. Mais techniquement, je ne l’ai pas volé, je l’ai payé 1€…
La chanteuse Yelle a lancé des condoms avec son nom dessus ainsi que des Smarties à la foule. Drôle de mélange, non?
 
En terminant, la raison pour laquelle ce bar s’appelle «La Machine du Moulin Rouge», c’est qu’il a carrément été aménagé dans la chaufferie du Moulin. Le décor est cool et bizarre à la fois. Il a sûrement été imaginé par quelqu'un sur l'acide, en fait :

samedi 12 juillet 2014

Les coulisses de Roland-Garros

Que font deux grandes fans de tennis à Paris? Elles vont visiter le stade Roland-Garros, évidemment!

Ce qui est cool avec les visites guidées comme celle que nous avons faite, c’est qu’on en apprend beaucoup plus que lorsque l’on va voir un match. Et on visite les coulisses! Je vous offre donc à mon tour cette visite, mais en version virtuelle!
Tout d’abord, c’est en raison d’une victoire de la France en Coupe Davis (la compétition annuelle par pays au tennis) que le Stade Roland-Garros a été construit et donc, que la France a éventuellement eu un tournoi du Grand chelem.

La France, menée par les «quatre mousquetaires» René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon, a remporté les grands honneurs en 1927 à Philadelphie et selon le règlement de l’époque, le pays devait gagnant accueillir la Coupe Davis l’année suivante. Ils ont donc construit le stade Roland-Garros en moins d’un an!

C’est d’ailleurs en leur honneur que la coupe remise au gagnant en simple masculin s’appelle la coupe des Mousquetaires.

Pourquoi le stade s’appelle-t-il Roland-Garros, alors que ce dernier n’a jamais joué au tennis? C’est que le stade a été construit sur un terrain de rugby et Garros était un joueur qui était également soldat et il est mort à la guerre.

Vous connaissez la compagnie Lacoste? C’est Henri Lacoste, mentionné ci-haut, qui l’a lancée. Le logo, un crocodile, représente son surnom alors qu’il jouait.

Passons maintenant au tournoi. Comme c’est un des quatre tournois majeurs au tennis, il est très populaire. Cette année, il y avait environ 1500 journalistes, provenant de 80 pays!

On a pu visiter la salle de conférence de presse et faire semblant de donner notre propre conférence de presse :
Non mais, avouez qu’on a l’air totalement crédible! Ça, c’était la salle de conférence pour les gagnants. Les perdants doivent aller dans cette autre salle, moins bien éclairée, mettons.
Gageons qu’un journaliste pas très informé ne connaissait pas cette règle lorsqu’il y a interviewé Nicolas Mahut, en mai dernier, après sa défaite alors qu’il l’a félicité… Pour ceux qui n’ont pas assisté à ce malaise, voici la vidéo :

Les joueurs sont obligés de répondre aux questions des journalistes après leur match, si les médias en ont fait la demande. S’ils ne le font pas, ils ont une grosse amende. Le dernier à avoir refusé? André Agassi en 2002. Ça lui avait coûté 25 000$ (très peu pour lui, on s'entend!).  L’amende minimum est de 5000$ et elle va selon le classement du joueur.

On a visité les coulisses, et en se rendant aux vestiaires, on passe par un escalier et un passage où les joueurs ont laissé leur autographe avant leur match. On n’a pas trouvé celles de Milos Raonic ou d’Eugenie Bouchard, car cette tradition a pris fin en 2010. Je n'ai pas entendu la raison, mais je gagerais sur le fait... qu'il n'y a plus de place!
Dans le vestiaire, on a pu voir le casier de Rafael Nadal, qui prend toujours le même depuis sa première victoire (il a gagné le tournoi pour la neuvième fois en 2014), le numéro 159.
Les autres joueurs changent, et Roger Federer a notamment pris le 11 en 2011, le 12 en 2012, mais la guide ne savait pas s’il avait pris le 13 en 2013 ou s’il était superstitieux.

Les joueurs sont très gâtés, avec de grands sofas, des télés, des jeux de société, mais les joueurs du top 10, eux, ont une salle où ils sont les seuls à pouvoir aller (voir la petite porte). Légère discrimination ici!
 

Les temps changent…

C’est fascinant de voir comment étaient habillés les joueurs au début du siècle dernier. Je ne comprends absolument pas comment ils faisaient pour jouer au tennis. Jugez-en par vous-mêmes, voici la gagnante de 1904, 1905, 1906 et 1908, avec son ensemble «sportif» :
C’est Suzanne Lenglen (une Française qui est devenue championne du monde à 15 ans et qui a gagné Roland-Garros à plusieurs reprises – six fois en simple, six fois en double et sept fois en mixte – et qui donne maintenant son nom au court no 2 et à la coupe remise à la gagnante du simple féminin) qui a révolutionné l’uniforme des filles. Elle a joué de 1914 à 1926 et elle a commencé à jouer avec une jupe plus courte, un chandail et a été la première à mettre un bandeau dans ses cheveux.

Les dames qui jouaient avant elles doivent se retourner dans leur tombe en voyant les vêtements portés par les joueuses de la WTA de nos jours!

jeudi 10 juillet 2014

«P'tites vites» de Paris

On a réussi à visiter l’essentiel de Paris en à peine trois jours, dont deux sous la grosse pluie désagréable qui a scrappé nos bottes et souliers.

Je vais vous épargner les informations sur la Tour Eiffel, l’Arc de triomphe, Notre-Dame-de-Paris, etc., car je crois que c’est assez connu. Mais sachez que la tour est toujours aussi belle, surtout de nuit.
De jour, la vue y est également magnifique:
 
Tout en haut, les gens ont commencé à y laisser des cadenas. Cette tradition vient du pont des arts (et de plusieurs ponts à travers le monde, notamment à New York et à Prague, que j’ai vus dans d’autres voyages) et le but est en fait de sceller votre amour en barrant le cadenas et en jetant la clé. Certains n’ont pas compris le principe, en y laissant des cadenas à numéros, mais je me suis dit qu’ils se laissaient un jeu au cas où ils se laisseraient…
C’est sûrement aussi parce qu’il ne reste plus de place sur le pont des Arts que les cadenas se retrouvent un peu partout dans la ville. Difficile de trouver un petit espace ici :
 
D'ailleurs, une partie du pont est tombée sûrement sous le poids des cadenas en juin dernier, mais tout avait été remis en place pour notre passage. Pour ma part, je n’en ai pas mis. La raison évidente est que je suis célibataire, mais il y a aussi le fait que je suis légèrement superstitieuse et que je ne voulais surtout pas «sceller» mon célibat à tout jamais!

En mémoire de Lady Di


Je voulais absolument aller voir l’endroit où Lady Di a eu son accident, en 1997. C’est dans tunnel de l’Alma, tout juste de l’autre côté de la Tour Eiffel. Je me demandais s’il allait y avoir encore des fleurs ou des messages, presque 17 ans après sa mort. En faisant mes recherches, j’ai lu qu’il y avait en effet souvent des fleurs laissées près de la statue qui se trouve au-dessus du tunnel, qui est une réplique grandeur nature de la flamme de la statue de la Liberté. En fait, la statue était là bien avant l’accident, mais aujourd’hui, les gens sont un peu mélangés et plusieurs croient que c’est un monument en mémoire de la princesse.
Sur le mur qui donne sur le tunnel, il y a encore des centaines et des centaines de messages pour elle. On a également laissé les nôtres, tant qu’à y être.
 

Stéréotypes au Café de Flore


On voulait aller au Café de Flore, simplement parce qu’il est très connu et que c’est pas mal ce qu’il y a de «traditionnel» à faire à Paris que de se prélasser sur une petite table ronde à l’extérieur d’un petit resto.

Ce café est superbe, mais il s’est finalement avéré une grande déception!
Premièrement, le menu. Un café normal à 6 euros, non merci, pas pour moi (même si je ne bois pas de café, point!). Les prix étaient ridicules et rien n’avait l’air bon. Mais on voulait quand même vivre cette expérience. Alors que notre serveur était trop occupé pour venir nous voir, on a eu du temps pour analyser les gens autour de nous. En fait, je serais mieux de dire que nous avons «subi» la conversation insipide et prétentieuse d’artistes probablement ratés à la table d’à côté. Ils enfilaient cigarette après cigarette et parlaient de leur projet de film d’auteur avec toute la prétention qu’on peu imaginer.

IN-SUP-POR-TA-BLE. Et hilarant à la fois. Le gars se disait réalisateur et la fille, selon mes préjugés, était une actrice de films de série B. Méchant comme commentaire? Je vous jure que non. C’est totalement mérité! Ils auraient gagné la palme remise aux personnes les plus prétentieuses de la ville!

Et comme je disais plus tôt, notre serveur était tellement occupé… qu’on s’est sauvées dès qu’il a eu le dos tourné après avoir pris quelques photos de l’endroit!

Mmmmm des macarons


Je n’étais pas du tout une fan des macarons avant d’aller à Paris. C’était avant de goûter à ceux de Ladurée, une pâtisserie qui existe depuis 1862.

Ils sont chers, mais ils valent la peine! Mes préférés? Caramel fleur de sel et réglisse noire. Il y a plus d’une succursale maintenant, dont une chez Harrod’s à Londres. Je n’ai pu résister, j’en ai racheté là quelques jours plus tard!

Course dans un cimetière


On voulait absolument aller au cimetière du Père-Lachaise, mais il était difficile de programmer cette visite dans notre horaire. Après avoir couru en sortant du métro pour s’y rendre, on a réussi à y entrer moins d’une demi-heure avant la fermeture.

Comme ils ne donnent/vendent pas de plan à l’intérieur – on aurait dû en acheter un dans un kiosque à l’extérieur –, on devait photographier ce plan, mémoriser les chiffres des lots où les gens qui nous intéressaient reposaient et courir dans cet immense cimetière. C’était pas mal mission impossible, surtout que les indications n’étaient pas toujours claires.
On n’a trouvé que Jim Morrison :
Et après avoir cherché Molière et Jean de la Fontaine pendant 15 minutes en tournant en rond, on a abdiqué (on avait déjà fait une croix, sans mauvais jeu de mots, sur la tombe d’Édith Piaf, beaucoup trop loin) et on a croisé celle de Gilbert Bécaud en sortant du cimetière.

En rafale


Vous avez vu la publicité de Nike pour la Coupe du monde de soccer?

 Eh bien nous, on l’a vue «live» et grandeur nature.
À Paris, on reste jeune vraiment très longtemps. Pourquoi? Parce que les rabais «enfants» s’appliquent parfois jusqu’à l’âge de 25 ans!
Malheureusement, ça ne changeait rien pour moi!

Ce resto a un drôle de nom, mettons.
Je pense que j’ai vu le McDo le plus avant-gardiste. Bon, peut-être pas tant que ça, mais il était cool! Les clients pouvaient commander sur des bornes libre-service et allaient chercher la commande au comptoir.

Une bague presque abordable


«Magasineuse» semi-professionnelle que je suis, je me devais d’aller faire un tour aux Galeries Lafayette. En plus, la dame à notre hôtel nous a dit avec beaucoup d’enthousiasme que c’était les soldes (ils durent un mois par année et sont partout en ville). J’avais donc plein d’espoir de trouver un petit quelque chose. Ç’aurait été le cas, si j’avais eu quelques zéros de plus à mon budget! Tout était vraiment cher, notamment une magnifique bague affichée au prix de… 112 900 euros (163 630 $ pour nous). Oui, presque le prix d’un condo au Québec!

Ça valait quand même le détour, car l’intérieur est très impressionnant!

dimanche 6 juillet 2014

Un chat, des crêpes et une statue qui fait un «selfie»

Lors de notre court – mais intense – passage à Paris le weekend dernier, on a évidemment fait un tas de choses (à part mourir d’inconfort dans un autobus!). J’ai pensé vous parler de musées et de «gastronomie». C’est parti!

Nous n’avons fait que deux musées très rapidement, un incontournable, le Louvre et un autre qui n’était pas du tout prévu, le Musée Montmartre.

Il pleuvait à notre deuxième journée, ce qui fait que j’ai pu prendre cette photo que je trouve pas mal cool :
J’étais déjà allée voir la fameuse Joconde deux fois, mais je me devais d’y retourner et Jenny en était à sa première visite à Paris. Elle est si belle!!!
Ce n’est pas tout le monde toutefois qui connait la Mona Lisa. Dans les corridors menant à cette peinture de Leonard de Vinci, on a entendu la conversation suivante de la part d’un couple.
- On va voir la Joconde.
- Qui?
- La Joconde.
- Ça ne me dit rien. Ça s’écrit comment?
- J-O-N-C-O-N-D-E. Joconde.
- Ah. Non, jamais entendu parler.

On espère avoir raté le début de la conversation qui pourrait l’excuser et expliquer ce manque de culture.
On est aussi tombées sur une statue hyper avant-gardiste : un gars en chest avec une coupe Longueuil frisée qui fait… un selfie!

Je vous jure :
C’est clairement un iPhone qu’il tient dans ses mains. Bref, on a chanté le refrain «Let me take a selfie» en passant devant.

C’est en cherchant complètement autre chose sur le web que j’ai remarqué sur Google Maps qu’il y avait les mots «Chat Noir» à côté du Musée Montmartre, dont j’ignorais honnêtement l’existence. Ç’a évidemment attiré mon attention, surtout qu’on avait vu cette fameuse affiche sur à peu près tous les souvenirs possibles.
On s’y est donc rendues, pour voir l’originale.
Vraiment cool! Il y avait aussi un tas d’affiches originales du quartier du Moulin Rouge avec le French Cancan et tout. C’était très hot de voir ça!

Une crêpe à 3h du matin

Au Québec, on mange une poutine à 3h du matin en sortant des bars. À Paris, du moins pour nous, ç’a été… une crêpe!
En fait, on a mangé de ces délicieuses crêpes pas mal à toute heure du jour et de la nuit. Salées et sucrées, elles étaient toutes bonnes. Mais genre, vraiment bonnes. On meurt d’envie d’en manger à nouveau depuis.

(Sauf depuis que j’en ai mangé une à Londres et que j’ai réalisé en croquant un morceau dur que j’avais des morceaux de téflon dessus… ARK.)

Ils la font devant vous, sur une plaque ronde et le gars qui a fait les nôtres en plein milieu de la nuit était particulièrement généreux!
Jenny a particulièrement aimé les saucisses Francfort, qu’elle a mangées dès qu’elle en voyait sur le menu. Alors qu’il pleuvait (encore) à Paris, elle en a d’ailleurs mangé en format «hot-dog», dans un pain baguette – évidemment! – et gratiné. À essayer!
Finalement, pour terminer ma chronique culinaire, sachez qu’il y a sur les Champs Élysées un restaurant Häagen-Dazs. Oui, j’ai bien dit un restaurant Häagen-Dazs. C’est pas mal ce qui se rapproche le plus du paradis, selon moi. Pour que vous puissiez mieux imaginer la difficulté qu’on a eue à choisir dans le menu, voici des exemples :
 
J’ai finalement pris ça.
Et j’ai TOUT mangé. Je me suis retenue pour ne pas lécher mon assiette.

En terminant, au restaurant Hippopotamus, ils servent des patates pilées mauves. Comme un hippopotame est souvent dessiné de cette couleur dans les trucs pour enfants, j’en ai déduit que c’était des patates pilées d’hippopotame. Malgré la couleur douteuse, j’ai bien aimé!



mercredi 2 juillet 2014

Londres-Paris : luxe à l'aller, supplice au retour!

On a failli ne jamais aller à Paris. Premièrement parce que n’étant pas trop consciente de la date puisqu’on est en vacances, on a réalisé la veille (!) qu’on n’avait absolument rien réservé. Croyez-moi, ce n’est pas du tout mon genre, étant un peu «control freak» de la planification de voyage.

Ce sont donc trois bonnes et interminables heures de recherches en toute fin de soirée qui ont mené à l’achat d’un billet d’avion pour l’aller et un billet d’autobus pour le retour. Pourquoi deux moyens de transport différents? Non, ce n’est pas pour l’expérience, mais bien parce que c’est la seule foutue option qui restait!!! C’est aussi en cherchant un billet de train qu’on a réalisé que ça coûtait ridiculement plus cher si on n’avait pas d’adresse en Europe. C’est chien! L’autobus à l’aller nous amenait à Paris en fin de soirée le vendredi et louer une voiture est impensable. J’aime bien conduire et relever des défis, mais conduire en France avec une voiture qui a le volant à droite… pas sûre! Bref, on a acheté nos billets vers 22h et le départ était à… 6h. Selon Google Maps, on en avait pour 2h de transport en commun pour se rendre à l’aéroport Lunton, dont je n’avais jamais entendu parler avant.

On a donc décidé de ne pas dormir. De toute façon, on n’aurait pas eu beaucoup de temps, puisque nos valises n’étaient évidemment pas commencées.

On est donc parties au beau milieu de la nuit pour traverser notre quartier complètement désert et silencieux (ça, c’était avant qu’on commence à y rouler nos valises…) pour aller prendre l’autobus. On avait un transfert à la gare d’autobus, mais à un moment, on a commencé à faire les calculs et se dire qu’on risquait fort bien d’arriver en retard. Meilleure option : prendre un taxi. Pas facile quand on est dans un quartier où il ne se passe plus rien après 1h du matin! C’est à ce moment qu’on a décidé de retourner voir le monsieur – un peu bizarre – qui nous avait dit où était notre arrêt de bus et qui nous avait mentionné qu’on pouvait prendre un taxi et qu’il nous ferait un prix spécial. C’était une petite compagnie de taxis dont j’oublie le nom, mais qui n’est pas vraiment officielle. À Londres, les taxis ont tous l’air de ça :
Mais pas le nôtre. En fait, il n’était pas lettré, n’avait pas de «meter», rien. Les prix étaient décidés à l’avance dans leur petit bureau ouvert 24h sur 24 au coin de la rue. En fait, ç’aurait été le meilleur moyen pour nous kidnapper, nous assassiner ou autre, car personne ne l’aurait jamais su. Super rassurant, non? C’est ce à quoi je pensais tout le long. Surtout qu’il a pris des petits chemins qu’on ne connaissait pas, car on lui avait dit qu’on était pressés. Disons qu’après mes expériences de paranoïa extrême au Brésil (comme dans La fois où on n’a failli ne jamais se rendre à Salvador), j’étais pas mal craintive.

Mais tout s’est finalement bien passé et on est arrivées juste à temps pour prendre l’autobus. Une maudite chance, car on n’avait pas réalisé que c’en était un de style voyageur et que d’attendre le suivant nous aurait fait rater notre vol. Tout allait bien et c’était le bus le plus confortable dans lequel je n’avais jamais mis mes fesses! Une heure de route à dormir comme un bébé.

Arrivées à l’aéroport, je réalise que j’ai oublié les feuilles de confirmation. Il les fallait absolument, alors on a fait un détour par le comptoir EasyJet et là, on a commencé à stresser un peu, surtout quand elle nous a remis les cartes d’embarquement sur lesquelles était écrit que les portes fermaient à 5h20. Il était 5h05 et on n’avait pas encore passé la sécurité. Il devait y avoir au moins 300 personnes en file. Impossible qu’on le fasse à temps. Les employés nous ont rassurées et nous ont dit qu’à cette heure, ils ne respectaient pas les heures indiquées sur les cartes et qu’on avait jusqu’à 6h. Ouf!

Je ne sais pas comment, mais on l’a fait. Même si la préposée à la porte d’embarquement m’a obligée à mettre ma sacoche dans ma valise – ce qui était physiquement impossible. Je l’ai déjouée en passant devant elle la valise ouverte sans qu’elle la voie, pour ensuite ressortir la sacoche et fermer la valise dès qu’elle ne me voyait plus. J’ai juste eu l’air un peu idiote pendant de longues minutes à essayer de gérer tout ça. C’était comme essayer de faire entrer un piano dans une Mini Cooper.
C’est donc avec environ deux heures de sommeil qu’on est arrivées à Paris! Je vous raconterai plein d’autres anecdotes de notre séjour en sol français, mais d’abord, quelques détails sur notre (long) retour en autobus.

Longue, longue route


Si on a été choyées à l’aller avec un bus voyageur ultra confortable et un mini vol d’avion, c’était tout le contraire du retour.

D’abord, comme c’est le cas depuis le début de notre voyage, même si on essaie de planifier notre horaire comme il le faut, on s’est ramassées à courir à la dernière minute pour ne pas rater le départ. Et comme on était pressées, c’est ce moment que le métro de Paris a décidé de choisir pour… enfermer Jenny entre deux portes à l’entrée. C’est qu’à Paris, on glisse notre billet, il est accepté, on le reprend et on passe le tourniquet, pour ensuite se retrouver devant deux portes qu’on doit pousser pour traverser. Jenny a tout fait ça, sauf qu’une fois à l’étape de la porte, qui se trouve environ un pied et demi plus loin que le tourniquet, tout a bloqué. Elle était prise dans ce minuscule espace avec sa valise! Pas capable de ressortir et surtout pas capable de pousser la porte. Une chance qu’elle est mince. Après plusieurs tentatives, elle a réussi à se faufiler dans l’espace super étroit, le genre d’espace qui sert à bloquer le passage et que personne ne doit être capable de franchir. Elle se sentait comme quand on essaie d’enlever une bague beaucoup trop petite, mais elle, c’était son corps au grand complet qui risquait de rester pris dans une fâcheuse position! Et la valise? On a essayé en vain de la passer par-dessus, mais on a dû attendre qu’une autre usagère du métro ait pitié de nous et qu’elle la passe en même temps qu’elle franchissait – sans problème – la maudite porte.

Passagers désagréables


Vous le savez peut-être, je ne suis pas super patiente. Mes voisins dans l’autobus l’ont appris à leurs dépens. Au petit gars qui donnait des coups dans mon banc, j’ai lancé un beau «Bon, je pense que ça suffit maintenant», alors que l’autobus n’avait même pas quitté le garage. Ç’a marché, il a arrêté.

Au couple devant nous qui n’arrêtait pas de s’embrasser en faisant autant de bruit et de «smack» que les onomatopées que l’on retrouve dans les bandes dessinées Archie, j’ai lâché un grand soupir, dit à voix haute que c’était dégueulasse à entendre et donné un coup dans le banc du gars. Non mais, c’est un trajet de nuit, le silence est apprécié. Embrassez-vous, mais de grâce, pas besoin que l’autobus au grand complet entende vos bruits de bouche.

C’était ZÉRO confortable. Huit longues heures à essayer de dormir tout croche, à se faire réveiller pour passer les douanes (où le douanier m’a posé un milliard de questions, de «Avec quel argent avez-vous payé votre voyage» à «que vas-tu faire précisément demain toute la journée?», en regardant chacune des étampes de mon passeport plus d’une fois) et une autre fois, par le chauffeur qui crie quelque chose d’inaudible au micro, qui semblait vouloir dire qu’on devait descendre de l’autobus.

Comme on n’avait absolument rien compris et qu’on était dans un genre de garage, je suis sortie pour lui demander si on devait quitter, si on revenait, bref, ce qu’on faisait. Il a alors perdu patience et m’a répondu comme si j’étais une conne (dans une langue latine incompréhensible) qu’il n’avait aucune idée, mais qu’on devait sortir et suivre «les marches rouges».

On sort dans le garage, confuses, avec juste nos sacs à main et on monte les escaliers, qui n’étaient même pas rouges, pour nous retrouver quelques étages plus haut. On ne comprenait toujours pas où aller et on avait peur que le bus reparte sans nous quand au bout de quelques minutes, j’ai compris. On venait de passer devant des restaurants et des gens étaient couchés un peu partout sur des divans. Pourquoi? Simplement parce qu’on était sur un traversier!!!

Non mais il aurait pu nous le dire l’imbécile de chauffeur au lieu de faire comme s’il ne savait pas ce qui se passait! On n’avait jamais réalisé qu’on était rendus là, car on dormait. Et une fois tout en haut du bateau, on était si haut qu’on ne voyait pas vraiment qu’on était entourées d’eau. Ajoutez à ça la fatigue, on était vraiment perdues!

On est finalement rentrées à Londres avec 1h30 de retard et un sale torticolis chacune.


Alors même si c’est vraiment moins cher, je vous déconseille fortement l’autobus pour le trajet Paris-Londres!