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samedi 19 avril 2014

Des alligators, des alligators, ohé, ohé!

C'est peut-être parce que c’est la première fois en quatre ans que je ne vais pas en Floride au printemps ou à l’été, mais j’ai comme un élan de nostalgie!

Et comme je vous ai expliqué que j’avais un tas de choses à raconter sur ce coin de pays où mes parents habitent maintenant quelques mois par année (dure, leur vie…), pourquoi pas un autre blogue? Au menu cette fois, des alligators! (À noter ici que si vous avez, comme moi, la chanson où on croirait entendre «Des alligators, des alligators, ohé ohé!» de la Compagnie Créole dans la tête après la lecture de ce blogue, je me détache de toute responsabilité.)

À lire aussi sur la Floride: Des magasins et des rats à Sunrise | Danse en ligne, bouchons, vitesse. Pas le temps de niaiser! | Sensations fortes et hockey à Tampa

Nous habitons (parce que oui, je m’inclus dans leur projet!) à Deerfield Beach, qui se trouve tout juste à côté des Everglades. Mais qu’est-ce que les Everglades me direz-vous? Aux fans de hockey, je vais leur répondre que c’est ce qui a inspiré le nom des Everblades, l’équipe de la ECHL de la Floride. Pour les autres, les Everglades sont un endroit où il y a de l’alligator au pied carré! Bref, c’est un marécage de 15 000 km2. Bon, j’exagère un peu, ce n’est pas entièrement un marécage… car on y retrouve aussi des animaux rares, comme la panthère de la Floride (qui est en voie d’extinction).

Si jamais la faune et l’écosystème vous intéressent, je vous conseille de faire une petite recherche sur les Everglades! Je vais vous épargner les cours d’écologie, de géographie et d’histoire ici, mais sachez que le Parc national des Everglades fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO et qu’il a malheureusement été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril en 2010. C’est d’ailleurs le seul endroit en Amérique du Nord qui se retrouve sur cette liste. Les détails ici : http://whc.unesco.org/fr/list/76/

Même si on n’a que quelques kilomètres à faire pour se rendre aux Everglades, la route est très longue pour se rendre à l’un des safaris pour touristes, pour la simple raison que l’autoroute longe les Everglades et qu’il n’y a qu’une route qui la traverse! Avec mes parents et mon amie Parmelie, nous avons décidé d’aller visiter le Billie Swamp.
C’est là que j’ai appris la différence entre un crocodile et un alligator! Alors pour ceux qui comme moi, n’avaient aucune idée comment les différencier, voici le truc : un alligator, ça a une mâchoire plus large (en forme de U), on ne voit que ses dents du haut lorsque sa bouche est fermée et il a les yeux bruns. Un crocodile, ça peut tolérer l’eau salée, son museau est plus long (mâchoire en forme de V), on voit les dents du haut et du bas lorsque sa bouche est fermée et il a les yeux bruns. Cool, hein?

Fait intéressant, le Parc national des Everglades est le seul endroit au monde où les alligators et les crocodiles cohabitent de façon naturelle. Eh ben! On estime qu’il y en a environ 200 000 en tout.
Donc, on a fait un petit tour en bateau où on en a croisé des dizaines et des dizaines. Il y avait aussi plein d’autres animaux, comme ceux-ci :
On a pu toucher à un bébé alligator. Si petit! J’ai toujours pensé que le guide m’avait dit qu’il était âgé d’un an et j’avais la difficulté à le croire, à moins d’une poussée de croissance fulgurante après un an, car les adultes sont énormes! Et je me demandais aussi comment ils auraient pu survivre si longtemps à cette grosseur :
Mais bon, je n’ai pas posé ces questions sur le coup, j’étais trop occupée à me dire que j’avais l’impression de flatter une sacoche vivante. Sauf qu’en faisant une petite recherche, j’ai trouvé une photo d’un bébé de 8-9 pouces, ce qui ressemble à notre future sacoche ci-dessus et il avait… une journée. J’en déduis que j’ai sûrement mal compris et vécu dans l’erreur tout ce temps!

Puisqu’ils ont le sens du spectacle, on a toujours droit à une démonstration de témérité d’un employé, qui agace un alligator pour que l’on puisse bien voir à quel point il peut être rapide et dangereux (ben, pas le film là…). Je crois sincèrement qu’il faut être carrément débile ou inconscient pour faire ce métier-là :
En terminant, au cas où vous n’ayez pas encore la chanson en tête, voici un lien pour l’écouter! Ah et pour votre information, ils ne disent pas le mot alligator pantoute! Les vraies paroles? Décalecatan, Décalecatan, ohé, ohé! Ne me demandez pas ce que ça veut dire par contre. Je n'en ai aucune idée!

mercredi 5 février 2014

Des magasins et des rats à Sunrise

Je vous avais avertis que j’aurais plusieurs blogues sur la Floride, puisque c’est maintenant officiellement mon deuxième «chez moi» (bon, ok, plus précisément celui de mes parents, mais ce n’est qu’un détail!), alors en voici un autre!

Vous pouvez lire ici les autres blogues sur ce coin de pays :

Cette fois, je vais vous parler de mon amour pour… Sunrise. Mais pourquoi j’aime une ville qui n’est même pas près de l’océan? Parce que c’est là où jouent les Panthers de la Floride? Non, pas tant que ça. C’est plutôt ce qui se trouve de l’autre côté de la rue qui me fait vibrer… Le plus magnifique et gros centre d’achats que je connaisse!!! Le Sawgrass Mills.

Oui, oui, je capote sur une ville pour ses magasins! Je vais vous résumer ça rapidement, c’est tellement grand que c’est pratiquement impossible de faire le tour en une seule présence. Les filles, vous allez me comprendre. Les gars, vous pouvez passer tout de suite au bout où je parle des Panthers si vous le voulez!

Donc, on y retrouve plus de 350 magasins. J’ai mes favoris pour les vêtements, comme Charlotte Russe et Agaçi (le fait que ça se prononce exactement comme l’ancien joueur de tennis Andre Agassi y est peut-être pour quelque chose!) et ceux que l’on retrouve aussi au Canada, mais qui sont encore plus impressionnants là-bas, comme le Forever 21 et les Guess et G by Guess.

C’est aussi l’endroit idéal pour les aubaines. Si vous saviez tout ce que j’ai acheté au Nike Factory à prix ridicules! Je pourrais continuer longtemps, c’est vraiment le paradis de la «magasineuse»!

Mon père est découragé chaque fois que je reviens de là. Mes cartes de crédit aussi. 
 
Il y a aussi plusieurs restaurants, dont un de mes préférés, le Cheesecake Factory. Un jour, je vais en posséder un, je vous le jure!

Des souliers. Beaucoup de souliers!


Petite note ici. Si jamais vous passez dans le coin, je vous suggère d’aller à une vingtaine de minutes de là, à Deerfield Beach, dans un magasin de souliers qui a l’air un peu «cheap», mais où on fait des trouvailles extraordinaires. Ce qu’il a de particulier? Les souliers sont tous à 9,88$. TOUS! Le magasin s'appelle Fashion Footwear, pour les intéressés!

J’y ai amené mon amie Parmelia. On est virées folles. On s’est amusées à photographier tous les souliers qu’on avait au condo pour notre long voyage de… 3-4 jours. À notre défense, certains de ces souliers restent chez mes parents à longueur d’année! 

Des rats partout


Passons au hockey maintenant! La première fois que je suis allée voir les Panthers, c’était en janvier 1996! C’est dans le temps où on n’avait pas accès à l’horaire du Canadien sur Internet. On avait donc eu la surprise d’apprendre que le CH serait là en même temps que nous en regardant un match à la télé, alors qu’ils annonçaient la prochaine rencontre à leur antenne. Nul besoin de souligner que la petite fille de 11 ans que j’étais a couru pour voir son papa et lui ordonner d’acheter des billets!

Encore une fois, je vous rappelle qu’Internet n’existait pas vraiment encore. Donc ce n’est qu’une fois sur place que mon père est parti à la recherche du défunt Miami Arena. Sans GPS, évidemment. Je me rappelle qu’il est revenu avec les billets au bout de plusieurs heures et qu’il m’a dit que c’était dans un quartier, disons… pas super rassurant!

Je me souviens super bien de ce match, le Canadien l’avait emporté 6-3 et Martin Rucinsky avait marqué trois buts! Ça fait longtemps, hein!? Les sièges de l’aréna étaient mauves et turquoises en forme de vagues. Et je portais un beau gros coton ouaté du Canadien, rouge délavé et ridiculement trop grand pour moi! Malheureusement, je n’ai pas de photo pour vous!

En 1996, c’est l’année où les Panthers se sont rendus en finale de la Coupe Stanley (ils s’étaient fait balayer par l’Avalanche du Colorado). Vous souvenez-vous des rats? C’est à cette époque que ça avait commencé. Je vous raconte l’histoire rapidement. Avant le match inaugural de la saison 1995-1996, Scott Mellanby a tué un rat dans le vestiaire avec son bâton. C’est le même bâton qu’il a utilisé (on s’entend qu’aujourd’hui, il l’aurait jeté et en aurait pris un autre!) pour marquer deux buts. Le gardien John Vanbiesbrouck a alors surnommé ça le «rat trick». Durant cette saison-là, les gens lançaient des rats en plastique sur la glace à chaque but. C’est ben «cute» comme histoire, mais moi, la fois où j’y suis allée, il y a un imbécile qui a eu la brillante idée d’en lancer un VRAI!!! Il a éclaté sur la glace. C’était dégueulasse!

C'est après cette saison-là que la LNH a instauré le règlement qui peut entraîner une pénalité à l'équipe locale si les partisans perturbent le match en lançant des objets sur la glace. Aujourd'hui, les gens se contentent de lancer des rats en plastique à la fin, après une victoire.
 
Depuis, les Panthers sont déménagés à Sunrise, dans un superbe aréna. J’y suis allée quelques fois maintenant, pour du hockey et aussi pour un concert de Carrie Underwood (parce que j’aime le country, AU CAS où vous ne le sauriez pas!).

Il est souvent désert cet aréna, c’est triste. Dans un match contre les Oilers, on a dû être 5000 ou 6000, sans plus. C’est triste.
Contre le Canadien, c’est presque toujours plein, surtout lors du traditionnel match dans le temps des fêtes. Cette année, j’ai remarqué un drôle de partisan… Un chien! Le gars devant moi a non seulement amené son chien, mais il avait pris soin de lui mettre un chandail des Panthers. Mais bon, je me dis qu’ils ont tellement besoin de partisans que c’est probablement pour ça qu’ils en acceptent à quatre pattes.
 
Petit moment nostalgique pour moi ici : le chandail de Peter Worrell, qui a fait la pluie et le beau temps à la fin des années 90 dans l’uniforme des Olympiques de Hull.
Dans la catégorie des situations bizarres, voici une mascotte blessée, en chaise roulante!
Ne vous inquiétez pas, elle était rétablie la dernière fois où j'y suis allée :)

samedi 18 janvier 2014

Danse en ligne, bouchons, vitesse. Pas le temps de niaiser!

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de m’exiler à ma fête. Il y a deux ans, j’ai décidé de me taper l’ultime road trip sur la côte est américaine, soit un bel aller-retour Montréal-Floride.


Ce n’était pas la première fois que je le faisais et j’ai même refait cette route (retour seulement) en mai dernier. Bref, je n’ai presque plus besoin de GPS!

J’ai regardé notre itinéraire et je me demandais ce qu’on pouvait bien faire comme escale sur notre route. C’est là que j’ai pensé à Daytona. Je passais tout juste à côté, alors aussi bien arrêter et voir de quoi a l’air la fameuse piste de course. Ma fête étant le 7 juillet, on partait le 5 en après-midi. J’ai donc vérifié, au cas, l’horaire de la course de NASCAR. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu que le Coke Zero 400 était prévu… le 7 juillet!

Ça ne nous donnait pas le choix, il fallait y aller!

J’ai donc conduit jusqu’à Jacksonville, pour un arrêt la veille de ma fête. On n’était pas très loin de Daytona – où tous les hôtels étaient réservés – et je n’avais jamais passé par cette ville.

Moi qui aime les ponts, j’ai été gâtée, car notre hôtel était tout juste à côté d’un magnifique pont bleu, illuminé le soir.
 
On entendait de la musique de l’autre côté et il semblait y avoir quelques bars. On s’est donc rendues pour découvrir le Jacksonville Landing. C’est un genre de place avec des fontaines au sol, de la musique dehors, des enfants qui courent (what? Il était passé 22h30, allez vous coucher!) et des bars extérieurs. On est restées là quelque temps – il faut dire que le band m’a séduite en chantant ma chanson préférée de Carrie Underwood dès mon arrivée!
Puis on s’est dirigées vers un des bars intérieurs, le Mavericks Rock N’ Honky Tonk. Je ne le savais pas, mais ça allait me préparer pour mon périple à Nashville, deux ans plus tard! C’était vraiment très bien comme endroit, mais aussi pas mal «red neck»! Avec un taureau mécanique, un gigantesque drapeau américain au plafond et… des danses en ligne!!! On n’était pas dans un club de retraités, non, non! Tous les jeunes de notre âge, et même plus jeunes, se sont mis à danser un «sept carré» sans avertissement. On a essayé de suivre, mais on a rapidement abandonné le projet!
 
Puis à minuit, j’ai vieilli d’un an.

Des bouchons SVP


La journée au Daytona 400 a été vraiment longue, mais ça valait le coup. On est arrivées tôt et ce qui m’a frappée dans le stationnement, c’était toutes les plaques d’immatriculation avec des États différents. Je suis persuadée que j’aurais rapidement trouvé les 50 États si j’avais eu un peu de temps à perdre.

Le NASCAR, c’est un peu comme une religion aux États-Unis. J’avais hâte de vivre ça. Il a toutefois fallu s’armer de patience, car c’était une course de soir et que, comme je l’ai mentionné plus tôt, on est arrivées en tout début de journée. Ça nous a donc amplement donné le temps de visiter le petit musée, faire toutes les boutiques et tomber par hasard sur le dévoilement de la plaque du vainqueur du Daytona 500 (Matt Kenseth), quelques mois plus tôt. Parce que oui, il y a deux courses sur le même circuit, avec les mêmes pilotes!
Et on a eu un spectacle du groupe Train.
Comme on ne connaissait pas les pilotes, on a choisi notre préféré avec la plus grande des logiques : on a pris le plus cute parmi les photos sur un poster. C’est Jimmy Johnson qui a été l’heureux élu.

Comme c’est très «American» comme sport, on a eu droit à l’interminable présentation d’anciens militaires, qui étaient acclamés comme jamais. Sauf qu’à un moment donné, mon amie et moi avons réalisé que tout ce que le monsieur avait accompli finalement, c’était de tuer pas mal de gens. Malaise.

Les pilotes arrivent un par un dans la boîte d’un «pick-up». Puis après l’hymne national, un immense avion de guerre vole à basse altitude au-dessus de nos têtes. Pour ajouter au patriotisme, sachez que cette course a été présentée le 4 juillet – fête nationale des États-Unis de 1959 à 1987. Depuis, elle est simplement le premier samedi de juillet.
 
Les gens pouvaient acheter des billets VIP et avaient accès à la piste et aux voitures avant la course. Comme on n’était pas des grandes fans, on avait pris les billets réguliers. Mais alors qu’on était à nos places, pas si longtemps avant le départ, il restait encore pas mal de monde sur la piste!
Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à une course automobile, comme le Grand Prix de F1 à Montréal, mais si oui, vous savez qu’à part la crème solaire, il y a un accessoire ESSENTIEL à votre survie : les bouchons pour les oreilles.

Parce que sérieusement, c’est FORT!!!! 

J’avais hâte de voir le départ. Les voitures partent, j’étais prête avec ma caméra. Elles font un tour, puis un deuxième et allaient pas mal vite. C’est là que j’ai réalisé – bravo championne – que c’était un départ lancé, parce que ce n’est pas de la F1 et que c’est un circuit ovale. Bref, j’ai «manqué» le départ.

Et là les voitures ont tourné en rond. Puis tourné en rond. Pendant… 400 milles. Ça, c’est un peu plus de 640 kilomètres. Ou Montréal-Rouyn, si vous préférez.

Ç’a duré 3 h 12 min 14 s. Malgré quelques longueurs, je l’admets, c’était assez enlevant comme course et on a eu droit à une tonne de carambolages. On ne se le cachera pas, c’est pas mal ce qui a de plus «l’fun» en NASCAR. Mais ne vous inquiétez pas, tout se répare avec du Duct Tape.
Vous vous demandez ce qui est arrivé avec notre «préféré»? Eh bien… Ça :
Juste devant nous! On l’a trouvé bien drôle.

Les voitures allaient tellement vite, qu’à l’œil nu, c’était IMPOSSIBLE de les suivre quand elles passaient devant nous. Voyez par vous-même sur ma vidéo!
Mais en trois heures, j’ai eu le temps de me pratiquer avec ma caméra pour réussir à en capter au moins une :
Ah et pour ceux que ça intéresse, c’est un certain Tony Stewart qui a gagné!

mardi 14 janvier 2014

Sensations fortes et hockey à Tampa

Je reviens de la Floride et je me suis dit que je devais bien faire un blogue sur ce coin de pays que je connais bien, car mes parents y ont un condo depuis quelques années.
Le hic, c'est que puisque c’est un peu ma deuxième maison, c’est comme si je ne savais pas quoi en dire, car je ne m’y sens pas vraiment en voyage. Mais en faisant le tour des photos de mes derniers périples dans cet État du sud – j’y suis allée huit fois depuis Noël 2010 – j’ai réalisé que j’avais finalement un tas de choses à raconter!

Donc je vous avertis, il risque d’y avoir une grosse section «Floride» au cours des prochaines semaines sur ce blogue.

Mon premier billet? Tampa!

Pour les besoins d’un reportage pour le Journal, que vous pouvez lire ici, je devais aller passer deux ou trois jours à Tampa (le nom Tampa représente la ville, alors que Tampa Bay est la région qui regroupe aussi St. Petersburg et Clearwater Beach).

Ça tombait bien, le Canadien y était aussi pour affronter le Lightning! Bon, OK, je l’avoue, c’était la raison principale de notre présence sur la côte ouest de la Floride…

Je partais de la banlieue de Fort Lauderdale, alors en chemin, nous sommes arrêtés à Legoland, un parc d’attractions mettant en vedette, vous l’aurez deviné, des blocs Lego! C’est situé a Winter Haven, une petite ville à distance égale d’Orlando et de Tampa.

Il y a quelques manèges qui sont amusants, mais juste pour voir les reproductions des grandes villes américaines, ça vaut la peine d’y aller! Le prix d’entrée est assez élevé par contre, frôlant les 100$ par personne, alors je vous aurai avertis!

C’est vraiment impressionnant. New York, San Francisco, Washington, South Beach, Las Vegas (la Strip au complet!) ne sont que quelques exemples des villes que l’on retrouve en format miniature. Tout, mais absolument TOUT est fait en Lego. Je ne peux même pas imaginer le nombre d’heures qu’ils ont mis là-dedans. Parce que pensez-y, s’ils se rendent compte à la fin qu’ils ont fait une erreur tout en bas… ils doivent avoir envie de se trancher les veines!

Voici quelques exemples (remarquez sur la dernière photo, il y a un enfant à gauche, ça vous donnera une idée de la grosseur des constructions!) :
   
La soirée se termine avec des feux d’artifice. J’en ai tellement vu dans ma vie que ça ne m’impressionne pas vraiment. Mais ils ont trouvé un moyen de me couper le souffle : nous faire porter des lunettes 3D. Sérieusement, je vais toujours les porter à l’avenir pour voir des feux d’artifice! Je ne sais pas si ça nécessite des feux particuliers, mais on les voyait en 3D, comme s’il y avait une explosion de dés à jouer dans le ciel. J’ai essayé de faire «porter» mes lunettes à ma caméra. Ce n’était pas évident, mais ça donne à peu près ça :
Le gros parc d’attractions de la région de Tampa Bay est sans aucun doute Busch Gardens. Ma mère, pas très habile avec la langue de Shakespeare, passait son temps à dire «Boutch»… au grand désarroi de mon père et moi! (oui, on lui a depuis expliqué la définition de ce qu'elle disait...)

Sous la thématique de l’Afrique, ce parc propose des manèges hallucinants et aussi un safari, avec autant d’animaux que si vous étiez au Kenya.

Malheureusement, il pleuvait. On a donc porté ces MA-GNI-FI-QUES et discrets imperméables durant une bonne partie de la journée.
Je n’ai pas pu faire beaucoup de manèges, car il y avait beaucoup d’attente, mais les 80 minutes d’attente pour faire le «Cheetah Hunt» valaient vraiment, mais vraiment le coup. Un des manèges les plus cools que j’ai faits de ma vie – et j’en ai fait!

Une force de 4G, une durée de 3 min 30 s, un départ qui se fait avec une force magnétique, qui nous fait passer de 0 à 60 milles à l’heure en quelques secondes à peine. Voilà quelques faits saillants de ce manège. Je l’aurais fait et refait si j’avais eu une «fast pass»!
 
Pour le reste, vous pouvez payer un extra pour faire un «vrai» safari en Jeep et aller nourrir les girafes. Je ne l’ai toutefois pas fait, alors je ne peux pas vous dire combien ça coûte et surtout si l’investissement en vaut la peine!
 
 
Par ailleurs, j’ai croisé des gars qui semblaient tous faire partie de la même équipe, parce qu’ils étaient tous habillés avec les mêmes couleurs. Ç’a évidemment piqué ma curiosité. Puis j’ai croisé ce qui semblait être une autre équipe. Ce n’est qu’en revenant à l’hôtel que j’ai compris que c’était les deux équipes qui participaient au Outback Bowl (un des milliers Bowls universitaires américains), la semaine suivante. Au bar de mon hôtel, on pouvait même choisir notre drink selon notre équipe favorite!

La dernière nuit de Kennedy


Tampa étant sur le bord de l’eau – mais pas du Golfe du Mexique, qui se trouve à 18 milles de la ville – plusieurs mini croisières sont offertes. J’ai essayé le «Water Taxi». On était seuls mes parents et moi à bord du bateau jaune et c’est le chauffeur qui nous faisait la narration avec un tas d’anecdotes et de faits historiques.
En vrac :
  • C’est à Tampa que John F. Kennedy a passé les trois dernières journées de sa vie, car il était parti de là en matinée pour Dallas. On connaît la suite. Il logeait à l’hôtel Floridan, qui fait maintenant partie du Registre national américain des sites historiques.
  • Un lien particulier lie Elvis Presley à Tampa, puisque c’est dans cette ville qu’il a donné son premier concert, en 1953.
  • On n’a pas le droit de peinturer les réservoirs aux États-Unis. Pour pouvoir le faire sur celui-ci, il a fallu que le Congrès américain se penche sur le dossier et ils ont finalement eu une exemption!
  • Les propriétaires des Buccaneers de Tampa Bay (NFL) possèdent aussi Manchester United (soccer).
  • Face à Tampa, on retrouve l’île Davis, sur laquelle on retrouve les maisons de millionnaires (dont les deux frères propriétaires des Bucs et de ManU). L’île appartenait jadis à un seul monsieur – d’après moi il s’appelait M. Davis, mais je ne l’ai pas noté! – et pour célébrer la vente de ses terres, il a voulu faire un voyage transatlantique avec sa femme. Le pauvre homme est toutefois tombé par-dessus bord… Il n’a pas célébré longtemps, mettons.
  • C’est à Tampa que s’entraînent habituellement les équipes universitaires d’aviron provenant de partout aux États-Unis. À la fin de leur entraînement, la tradition veut qu’ils laissent leur marque sur le bord d’un canal, comme sur cette photo :

Un peu de sport

Lors de mon dernier passage, comme je l’ai mentionné plus haut, je suis allée voir le Lightning contre le Canadien.
 
Ils ont investi 40 millions $ l’an dernier pour rénover et moderniser l’aréna et croyez-moi, ils n’ont pas raté leur coup!

Trois choses m’ont vraiment impressionnée au Tampa Bay Times Forum :
  • Il y a de vrais éclairs à l’intérieur :
  • L’écran géant, le plus gros que j’ai vu dans un aréna de hockey :
  • L’orgue. Cinq  claviers et 42 tuyaux, rien de moins!
 
L’endroit est très festif. Il y a un tailgate party tous les jours de match, qui commence en après-midi. Il y a aussi de la musique, avec un band qui joue avant et après la rencontre. Pas surprenant qu’il y ait autant de monde!
Au centre-ville, un des édifices au sommet tout en lumières adapte ses couleurs selon les événements. Le soir du match du Lightning, c’était le logo!

Baseball dans un dôme


L’été dernier, j’étais aussi passée par Tampa Bay pour aller voir un match de baseball, les Rays contre les Blue Jays de Toronto. Je n’ai pas grand-chose à dire sur cet événement sportif à part que… ben… euh… c’était un peu plate! Difficile d’avoir de l’ambiance dans un match de baseball quand le toit ne s’ouvre pas et qu’il n’y a que quelques milliers de spectateurs. Mmmm me semble que ça me dit quelque chose, ça.

Une dame vraiment trop motivée était assise tout près de nous. Le genre avec des pantalons de pyjama à l'effigie de son équipe, mais qu'elle porte aux matchs, avec un chapeau laid des Rays et tout. Elle ne m'aurait pas dérangée si ça n'avait pas été du fait qu'elle passait son temps à cogner sur une cloche à vache. Pour des prises, des coups sûrs, des attrapés. TOUT. LE. TEMPS.

On n’était plus capables au bout de deux manches.

La phrase de la soirée revient à mon amie Parmelie, après un point ou un circuit des Jays, qui lui a crié «Ding-a-Ling-a-Ling Cali***. Kin toé!». La dame n’a rien compris, mais moi, j’ai ri.
 

Magasinage imprévu


À environ 30 minutes du centre-ville, il y a de magnifiques «outlets», à Ellenton. J'y suis arrêtée par hasard l'été dernier et j'ai été agréablement surprise. Pour vous donner une idée, j'ai payé une sacoche Coach 80$ alors qu'elle valait près de 400$ et une bague Swarovski 175$ au lieu de 350$.

On n'avait qu'une demi-heure top chrono pour magasiner (je sais, j'en dépense des sous en 30 minutes...), alors je n'ai pas pu faire le tour, mais il y avait un tas de magasins intéressants!

Ce sera pour une autre fois!