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samedi 1 mars 2014

On the road again!

Je sais, je sais. Je vous ai délaissés dernièrement. Mais ne vous inquiétez pas, je vais remédier à la situation ce weekend. Pourquoi? Parce que mon amie Jenny et moi avons repris la route en début de soirée vendredi pour un autre road trip à saveur sportive.

Cette fois, direction – pour faire changement – Chicago!

Je suis récemment tombée sur un de mes vieux statuts Facebook qui disait à peu près ceci «La LNH vient d’annoncer un match extérieur à Chicago contre les Penguins. Je dois y aller!!!»

C’était il y a plusieurs mois et ce fameux match aura lieu dans quelques heures, au Soldier Field, domicile des Bears de Chicago dans la NFL. Je ne savais pas trop avec qui j’irais à ce match ni même si j’allais pouvoir acheter des billets quand j’ai reçu au début de la saison une offre de prévente dans ma boîte de courriels. «Ben là! me dis-je. Ils prennent la peine de m’envoyer personnellement une prévente… Pas le choix d’en acheter.»

Évidemment, je me suis dit que dans le pire des cas, je revendrais ma paire de billets. Évidemment, je ne l’ai pas fait. C’est donc Jenny, qui commence à avoir l’habitude de ces voyages de fou avec moi, qui m’accompagne!

On avait un gros 25 heures devant nous pour parcourir les quelque 1300km nous séparant d’une de mes villes préférées au monde. Pas le temps de niaiser!

Je vous écris donc, en direct du siège du passager de mon camion, alors que je viens de léguer le volant à mon amie. Et il est près de 3h du matin!

Petit arrêt à Toronto


J’avais proposé à Jenny de faire un petit détour par le centre-ville de Toronto pour prendre une pause et refaire le plein d’énergie. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés au Real Sports Bar and Grill, tout juste en face du Air Canada Centre et au pied de la Tour CN, mais si la réponse est non, il faut absolument l’ajouter à votre liste d’endroits à visiter lors de votre prochain séjour dans la Ville-Reine!

Pourquoi autant d’enthousiasme? Simplement pour leur écran géant. Mais quand je dis géant, c’est dans le vrai sens de géant. Il mesure… 39 pieds. Oui, des pieds. Il est juste immense. C’est l’équivalent de deux étages et c’est dans un restaurant, pas au plafond d’un amphithéâtre!
Ça ne se compare en rien aux restaurants sportifs que l’on retrouve au Québec (et Dieu sait que je les connais pour y avoir travaillé pendant huit ans dans une ancienne vie!). Un total de 199 télévisions HD (come on, ils auraient pu se forcer et faire un chiffre rond!) et 36 bières en fût, voilà ce qu’on y retrouve. La décoration est super chic, les serveurs et les serveuses ont l’air de mannequins, mais avec un sourire au visage et le menu est super abordable. Bref, c’est l’endroit idéal pour regarder un événement sportif – ou huit en même temps comme c’était le cas pour nous ce soir! À noter qu’il y en a maintenant un à Ottawa, mais je n’y ai pas encore mis les pieds.

Plus cher pour les Montréalais!


La première fois que je suis allée dans ce resto, c’était il y a environ quatre ans. Ce qui m’avait marqué, c’était ce truc dans le menu (en bas complètement à droite):
Oui, vous avez bien lu, les partisans des Sénateurs et du Canadien payaient plus cher! Je ne sais pas si c’est parce que les gens se sont plaints, mais cette partie du menu a été remplacée par ceci :
Beaucoup moins drôle!

Ah oui et si ça vous intéresse, vous pouvez vous commander un «puck bunny». Sans commentaires.

Chandails laids


Petite note ici. Ils sont ben laids les uniformes des Suns de Phoenix!!! On se demandait ce qui clochait. Au début, je me suis dit que c’était la couleur et le fait que les shorts et les chandails étaient du même orange années 70. Puis, on a réalisé que les chandails avaient des manches! Mais c’est quoi ça? Des joueurs de basketball, ça joue en camisole, un point c’est tout!
Mention honorable au «monosourcil» d’Anthony Davis. Assez impressionnant sur une trentaine de pieds!
Sur ce, je retourne à mes chansons quétaines – je vous jure, vous ne voulez pas savoir ce que je peux avoir sur mon iPod (genre À contre-jour de Julie Masse, qui entre dans la catégorie «choses vraiment inutiles que mon cerveau connaît par cœur», à la grande stupéfaction de Jenny)! Mais c’est la meilleure manière de rester éveillées.

Ah et mon défi du voyage est de déterminer combien de chansons de Carrie Underwood je connais parfaitement par cœur. Rappelons l’an dernier, lors de mon périple en finale de la Coupe Stanley, j’ai découvert que je connaissais un peu moins de 20 chansons de Christina Aguilera, mais un impressionnant total de… 115 pièces de Céline Dion! Je vous redonne les résultats de mon défi à la fin du voyage!

Et voici quelques photos de Toronto, une ville que je trouve magnifique!
 

 

dimanche 26 janvier 2014

Mini tour du monde - vues à couper le souffle

J’adore les paysages urbains. J’ai une fascination pour les gratte-ciels, les ponts et les grandes villes. Et comme je n’ai pas du tout peur des hauteurs, dès qu’il existe dans une ville que je visite un édifice qui offre une vue panoramique ou encore une montagne sur laquelle on peut monter (pas à pied, je ne suis pas très randonnée!), je me dois d’y aller.

J’ai donc rassemblé mes plus belles photos, prises du haut des airs et je vais vous faire faire un mini tour du monde!

Commençons par les villes près de chez nous, Toronto. Je suis allée trois fois en haut de la tour CN et j’ai des photos des deux dernières, à gauche en 2001 (déjà!?!) et celle de droite en 2010. Il y a un «restaurant qui tourne» tout en haut et j’y suis allée, car je ne peux pas laisser passer une occasion de profiter à la fois du paysage de la bonne bouffe!
Hauteur : 553 m
Début de la construction : 1972
Nombre d'étages : 147 
 

Je vais tricher un peu en vous montrant deux photos que j’ai prises lors d’un tour… de montgolfière! Ce sont donc deux photos de l’Outaouais, prises il y a une quinzaine d’années!
 

Allons maintenant du côté de New York. À voir mes photos, je réalise qu’il est grand temps que j’y retourne avec ma bonne caméra! Ces photos ont été prises en 2007 (du haut de l’Empire State Building) et en 2009 (du Top of the Rock – GE Building dans le Rockefeller Center).
Empire State Building
Hauteur : 381 m
Début de la construction : 1929
Nombre d'étages : 102
GE Building
Hauteur : 259 m
Nombre d'étages : 70
Date d'ouverture : 1933

 

À Boston, il n’y a pas de super gratte-ciel impressionnant, mais il y a tout de même la Prudential Tour, qui nous donne une belle vue sur la ville (2011).
Hauteur : 229 m
Nombre d'étages : 52
Date d'ouverture : 1964

Un peu plus à l’Ouest, je vous emmène à Pittsburgh. Nous ne sommes pas montées dans un édifice, mais avons plutôt pris le funiculaire qui nous a amenées au haut du mont Washington.Voici donc la ville adoptive de Sidney Crosby de jour et de soir (photos prises en 2009).
 

Passons à une de mes villes préférées (toujours dit objectivement et sans aucun lien avec l’équipe de hockey qui y joue…), Chicago. Il y a deux tours qui nous donnent une vue imprenable sur la Ville des Vents. Je suis allée en haut de la première – Willis Tower, anciennement connue sous le nom de Sears Tower – de jour (2011) et de la deuxième – John Hancock Center – de soir (2012), car il y a un restaurant-bar tout en haut.
Vue de la Willis Tower :
Hauteur : 442 m
Nombre d'étages : 108
Début de la construction : 1970
Puis du John Hancock Center (à noter que sur chacune des photos, on voit l’autre tour – la plus haute de l’image).
Hauteur : 344 m
Nombre d'étages : 100
Début de la construction : juin 1965

Allons maintenant vers le sud-ouest des États-Unis, en Californie.
À San Francisco (2010), j’avais la possibilité d’aller en haut de la Coit Tower, mais je n’ai pas eu le temps. À notre première journée, nous sommes toutefois allées tout en haut d’une montagne pour avoir cette vue :
Puis le lendemain, escapade de l’autre côté du magnifique pont Golden Gate, où, après avoir eu mal au cœur en voiture parce que l’on parcourait des chemins en zigzag (et qu’on avait bu la veille, je l’avoue!), j’ai pris cette photo que j’adore, du pont complètement dans les nuages.

On revient un peu à l’intérieur du pays, au Nevada, pour aller en haut de la Stratosphère, à Las Vegas (2012)! Ce qui est cool à cet endroit, c’est qu’il y a un resto-lounge – le Level 107. Il y a aussi des manèges sur le haut de cette tour, mais je vous en reparlerai une autre fois!
Construction : 1990-1996
Hauteur : 350 m
J’ai aussi eu une superbe vue en quittant la ville, en avion.

Quittons maintenant les États-Unis, traversons l’Atlantique pour nous rendre, à Paris! Cette photo est très vieille, tellement qu’elle a été prise avec une caméra manuelle, avec un film! (J'ai eu mon premier appareil numérique en 2001). Oui, oui! Il y avait une vie avant le numériques! C’était en 1999, lors d’un voyage en Europe avec mes parents et mes grands-parents paternels.
Voici donc une photo du haut de la tour Eiffel. Si vous regardez bien, on voit l'Arc de Triomphe, tout petit, au milieu.
Hauteur : 324 m
Construction : de janvier 1887 à mars 1889

Petit détour en Italie, à Florence, où nous avons escaladé les 414 marches pour accéder au haut de la cathédrale Santa Maria del Fiore (en 2006). Mais c'était tellement beau une fois en haut qu'on a oublié qu'on ne sentait plus nos jambes et qu'on voulait tout simplement mourir quelques instants plus tôt.
Construction : de 1296 à 1436 (C'était long dans ce temps-là!)
 

Je vous emmène maintenant en Slovaquie, à Bratislava, où il y a de l’autre côté du Danube une tour accrochée au pont – UFO Tower – et où se trouve un excellent restaurant tout en haut. C’est un peu bizarre parce qu’on se trouve en quelque sorte à manger au-dessus de la rivière! Voyez de quoi cette tour a l’air :
Et la vue du château que nous avons d’en haut (2010).
Construction : de 1967 à 1972
Hauteur de l’observatoire : 95 m

Toujours en Europe, allons à Prague, en République tchèque, où nous sommes montés, mes parents et moi, en haut de la tour du pont Charles, en 2010.
Ce qui est vraiment cool avec ce pont, c’est qu’il porte l’inscription 1.3.5.7.9.7.5.3.1, car la pose de la première pierre a été faite en 1357, le neuvième jour du septième mois, à 5h31. Moi qui ai une légère obsession pour les chiffres – et les ponts –, j’étais servie.
Hauteur des tourelles sur le pont : 64 mètres

Maintenant, rendons-nous littéralement à l’autre bout du monde, en Australie!
Premier arrêt : Melbourne, où j’ai eu l’immense chance d’assister aux Internationaux d’Australie en 2013.
Eureka Skydeck 88 est la plus haute tour résidentielle du pays. Les gens y habitent, mais le 88e étage est réservé aux touristes!
Hauteur : 297 m
Nombre d'étages : 91
Date d'ouverture : octobre 2006

Un peu plus à l’est, à Sydney, je suis allée manger au restaurant en haut de la Sydney Tower (un autre qui tourne!). Personnellement, je trouve que ce n’est pas l’endroit où on a la meilleure vue de la ville, mais c’est quand même très beau!
Hauteur de l’antenne : 309 m
Hauteur du dernier étage : 260 m
Construction : de 1970 à 1981


De retour en Amérique, on fait un dernier arrêt au Brésil, à Rio de Janeiro. La première photo a été prise en haut du Pain de Sucre (Pao de Açucar), où on s'est rendues en téléphérique (en 2013).
Puis nous avons fait un autre arrêt, en nous rendant au pied de la statue du Cristo Redemptor.
Vous aurez plus de détails sur cette ville en lisant mon blogue «Merveilles et paranoïa à Rio de Janeiro».


Je n’ai fait qu’un survol de ces villes, mais j’ai bien l’intention de vous décrire ces voyages en détail sur ce blogue, éventuellement!

mardi 17 décembre 2013

Cauchemar à l'aéroport

Eh boy. Pas facile de se rendre à Nashville.

(Long soupir…)

On avait réservé nos billets depuis longtemps et on attendait avec impatience ce fameux samedi matin ou on allait pouvoir vivre notre passion pour le country au grand jour, sans se faire juger.

Premier vol : Montréal-Toronto, 6h du matin. Je DÉTESTE l’aéroport de Toronto. J’ai beau fouiller dans ma mémoire, je ne me souviens d’aucune expérience agréable à cet endroit. J’appréhendais donc le pire. Avec raison.

Notre avion n’a jamais décollé à 6h. On pensait le rater parce qu’il y avait beaucoup plus de monde que prévu à l’aéroport pour un samedi matin aux aurores, mais finalement, on aurait pu prendre notre temps. Et dormir plusieurs heures de plus. Car ce n’est qu’à 8h que l’avion a enfin quitté le sol. Il fallait bien qu’on tombe sur un problème mécanique. Au lieu de nous faire sortir de l’avion et de nous trouver tout de suite un autre vol, car c’était impossible qu’on soit à Toronto à temps pour attraper le SEUL vol pour Nashville de la journée, on nous a emprisonnées dans l’avion.

Une fois à Toronto, je reçois un message texte de la compagnie aérienne (dont je tairai le nom, mais qui est de plus en plus sur ma black list), me disant qu’on m’avait déjà placée sur le vol Toronto-Nashville à 16h35. Bon, c’est plus tard que prévu et c’est chiant, mais au moins on y sera, me dis-je.

Vous vous rappelez, il y a à peine un paragraphe, quand je vous ai parlé du SEUL vol pour Nashville? Ouais. Ce que je n’avais pas compris, c’est qu’ils m’avaient réservé une place pour le vol du lendemain! Vous me niaisez ou quoi?

On a dû se rendre à l’autre bout de l’aéroport pour jaser avec une représentante d’Air C… Oups. J’ai failli le dire. Elle avait l’air débordée. Découragée. Désorganisée. Pas mal tout ce qui commence par «dé» en fait.

Elle ne voyait rien d’autre que le fameux vol du lendemain, 30 heures plus tard.

Comble de l’ironie, c’est moi qui lui ai trouvé un vol, après une savante recherche sur Expédia avec mon téléphone. Allô la débrouillardise, madame. Le mieux qu’elle pouvait faire, c’était de nous faire passer par Atlanta, avec arrivée à Nashville à 17h35. On avait déjà fait une croix sur notre samedi de tourisme (on devait arriver à 10h), alors encore une fois, on essayait de se convaincre que ce n’était pas si pire.

On n’avait encore rien vu.

Petite note ici : une machine a pris nos photos alors qu’on remplissait notre déclaration aux douanes américaines. J’ai déjà vu mieux comme résultat, mettons. Mais je sais maintenant à quoi ressemblerait ma photo de prisonnière à Alcatraz.

Le cauchemar se poursuit...

En raison de la température, notre vol est arrivé en retard. Ah oui et ils cherchaient le pilote (?!?). Bref, on est parties avec juste assez de retard pour rater notre correspondance pour Nashville. Évidemment. Bon il s’est passé plein de choses dans ce vol, comme le pétage de coche de l’agente de bord au petit couple asiatique (âgé) qui ne parlait pas anglais et qui s’est levé pendant le taxi. Elle leur a hurlé «Sit, SIT!!!» avant d’agripper la vieille dame et de l’asseoir elle-même. Mais comme les péripéties sont loin d’être terminées, continuons.

On se dépêche à aller au comptoir Air X (bon, ça y est, je l’ai dit) à notre sortie de l’avion. La jeune femme nous reçoit en nous disant «Quoi? Ils n’ont rien fait pour vous à Toronto? C’était à eux de vous trouver un nouveau vol». Ajoutez-lui un air las et de «J’hais ma job». Elle nous donne finalement un numéro de confirmation en nous disant qu’on nous a placées sur un autre vol avec Delta. Mais que nous devons nous présenter là-bas pour avoir nos cartes d’embarquement. Comme nous étions dans les aéroports depuis 5h du matin et que notre prochain vol n’était qu’à 21h10, on a demandé (exigé) au moins des coupons pour manger dans les restos. C’est ce qu’ils nous avaient donné à Toronto. On avait eu un gros 10$ par personne. Croyez-le ou non, ça lui a pris cinq appels, deux supérieurs différents (elle était elle-même superviseure) et 40 minutes avant de finalement nous le donner, après avoir dit à sa patronne «Yeah, they are irritated. And I’d be too…». Hourra, un autre gros 20$.

Comme l’aéroport d’Atlanta est le plus achalandé au monde, notre autre vol était à l’autre bout. Course jusqu’au métro, course jusqu’à notre nouvelle porte. Les gens de Delta, super gentils, nous accueillent et ont immédiatement une face que l’on commence à connaître, celle qui veut dire «eh merde, on a un problème». C’est que voyez-vous, Air X nous a réservé une place sur un vol de Delta, mais a omis un léger détail. ILS NE L’ONT PAS PAYÉ. Alors les gens de Delta, qui avaient vraiment pitié de nous, ne pouvaient absolument pas nous laisser prendre l’avion.

Comme les compagnies d’aviation n’ont pas l’air au courant qu’on est au 21e siècle et qu’un tas de moyens de communication existent, ils ne peuvent pas se parler entre eux. C’était à MOI de contacter le service à la clientèle d’Air X pour avoir le nouveau numéro de billet. Voici ce que j’entends au bout du fil : «Nous recevons actuellement un nombre élevé d’appels. Veuillez rappeler plus tard.»

Eh… non. J’attends mon cher.

«Veuillez noter que le délai d’attente pour parler à un agent dépasse les (pause) trois heures.»

QUOI?!?! Ça ne se peut pas, j’ai dû mal comprendre. Je vais raconter ça à mon nouvel ami chez Delta, qui n’en croit pas ses oreilles. Il appelle lui-même avec son téléphone et entend aussi l’impossible. Une attente de plus de trois heures.

Il me suggère donc de courir dans un autre terminal, où le dernier avion de la journée d’Air X (hein, on ne se gêne plus pour les nommer maintenant!) devait arriver à 23h. Il était beaucoup trop tôt (20h20),mais je devais prendre le risque d’aller voir.

Autre course folle dans les escaliers, puis dans le métro, puis encore dans les escaliers (pour les monter cette fois, maudit que je ne suis pas en forme!) et tout ça pour arriver devant un beau comptoir vide.

J’accroche un monsieur qui porte un chandail sur lequel on peut lire «Service à la clientèle de l’aéroport». Je suis pleine d’espoir. Il me dit tout bonnement qu’il ne connaissait personne de cette compagnie. Il a tout de même essayé de m’aider, mais comme dans le cas de mon ami de Delta (Zach, on se connaît bien maintenant), il avait un numéro… sans service!

Et le seul autre numéro était celui avec le trois heures d’attente.

Pendant ce temps, je reçois un texto de Sabrina qui me dit que l’embarquent était commencé et que je devais revenir au plus vite (on a eu un délai, favorable cette fois, car eux aussi cherchaient un pilote et un équipage… C’est quoi cette pénurie?!?). Je cours donc encore une fois et reviens au comptoir.

Notre seule option? Payer les foutus billets. Dernière minute Atlanta-Nashville (sur Air Alaska !?!) : 471$ par personne. Je répète près de 1000$ pour les deux!!!
Pas le choix - il était hors de question qu'on ne soit pas dans cet avion -, on a sorti la carte de crédit (qui a d’abord été refusée parce que la note au dossier disant que Sabrina était aux États-Unis a été lue APRÈS que Delta eut passé la carte… alors une chance qu’on en avait plus qu’une!). En passant, c’est 35 minutes de vol. Faites le calcul, ça nous a coûté 30$ la minute. Chacune. Ouch.

Le pire dans tout ça, c’est que – et je n'en reviens pas encore – nos bagages nous attendaient à Nashville. Ça, ça veut dire qu’il existait un moyen pour qu’on se rende plus vite! Il va falloir analyser les numéros de vol sur nos valises parce que sérieusement, je ne la comprends pas du tout celle-là!

Bref, prochaine fois que je voyage, je prends un billet dans la soute à bagages. Je serai sûre d’arriver à temps.


Et vous devez l’imaginer, oh que je connais une compagnie aérienne qui va entendre parler de nous deux!