samedi 31 août 2013

Le Dieu du soccer ne m’aime pas

Je crois qu’il y a quelqu’un, quelque part dans l’univers – sûrement le Dieu du soccer – qui ne voulait absolument pas que j’aille voir un match au Brésil.

Mais pourquoi l’univers – non, rien de moins – m’en voulait autant? Parce que j’ai dit que le soccer (ou futebol ici) était juste mon sixième sport préféré, loin derrière le tennis, le hockey, le football, le baseball et le basketball? Si oui, je m’en excuse. Je promets de me forcer pour aimer ça davantage!

Pourquoi tant de «drama»? Parce que j’ai été victime d’une série d’événements abracadabrants m’empêchant d’assister à un match dans ce pays où ce sport est une religion.

Avant de partir, quand j’ai su notre itinéraire, j’ai tout de suite regardé sur Internet pour trouver un match à aller voir. Sachant que j’étais trois soirs à Rio de Janeiro, du samedi au lundi, c’était selon moi presque impensable que dans toute la ville, il n’y ait pas de match.

Erreur.

J’ai d’abord eu une fausse joie parce que j’avais oublié qu’au soccer, l’équipe locale est en premier dans le calendrier. Mon «Sao Paulo - Rio» était donc à Sao Paulo. Déception. Après des heures d’autres recherches sur le net, j’ai enfin trouvé un match le samedi soir. C’était Flamengo contre Bremio. Joie!!! La chasse aux billets maintenant. Pas évident quand tout est en portugais. J’ai donc appris un mot : ingresso, soit billet. Mais j’étais incapable de trouver comment les acheter. J’ai donc délégué ça à Myriam. Lorsqu’elle a appelé, une douzaine de jours avant le match, ils lui ont dit que les billets n’étaient pas encore en vente et de rappeler quelques jours plus tard. Puis des amis lui ont dit que la rencontre était à Brasilia. J’avais pourtant vérifié l’adresse du stade et c’était tout près de notre appartement à Rio. Louche.

Ce qu’on a fini par comprendre, c’est que puisque l’immense et tout nouveau stade de Brasilia n’est visiblement pas rentable, ils «volent» des matchs des autres équipes et des autres ligues. C’est ce qu’ils ont fait avec MON match! Le pire, c’est que je l’ai vu à la télé et j’avais l’impression de regarder les Coyotes de Phoenix, car il n’y avait qu’une poignée de spectateurs! Frustrant.

Infos contradictoires

Les gens dans la ville, même s’ils sont censés connaître leur sport, ne semblent avoir aucune notion de ce qu’est un calendrier. Personne ne savait si une des trois équipes de Rio jouait. Chaque personne à qui on demandait disait le contraire de la personne précédente. Sur Internet, ce n’était pas plus clair. On a décidé d’aller quand même au stade Maracana, au cas où. Mais non, il était bel et bien désert, mais il y avait évidemment un match le lendemain de notre départ…
Dans les guides, on disait qu’on pouvait tout de même le visiter tous les jours, mais ça aussi, c’était faux! Voici tout ce que j’ai pu voir de l’intérieur de ce fameux stade :

Espoir à Salvador

Salvador maintenant. J’avais peu d’espoir, me disant que j’étais tout simplement victime d’un complot. Je n’ai évidemment pas trouvé les informations sur Internet, je n’ai même pas trouvé le nom de l’équipe de cette ville! Pourtant, j’ai passé mon cours de recherche sur le web au Cégep…

À notre arrivée à l’hôtel de Salvador, le préposé nous a dit qu’il y avait une rencontre le soir même. J’étais tout énervée. Il nous explique comment nous rendre au stade pour acheter les billets. On aurait pu le faire par Internet, mais quelqu’un avait coupé les fils de l’Internet à l’hôtel pour essayer de le voler (!).

Après une marche dans la ville, où on se faisait regarder sans cesse – notre couleur de peau nous trahit quelque peu – on voit enfin le stade! On nous confirme qu’il y a bel et bien un match ce soir-là et le gars nous donne même les billets à moitié prix (tarif étudiant). Ces deux billets nous ont coûté… 23$ CAN! Wow. On s’est donc gâtées et on a acheté le chandail de l’équipe (probablement un faux, car on n’a vu personne d’autre avec les mêmes commanditaires à l’avant du leur, mais on s’en fout un peu) à un vendeur itinérant de l’autre côté de la rue. Total dépensé pour deux billets et deux chandails : 46$. C’est une vraie blague!
Le match était à 21h50 (c’est tellement tard!), ce qui nous donnait amplement le temps de visiter tout ce qu’on voulait.

Panne d’électricité monstre

Vers 15h, alors qu’on était dans un marché, toutes les lumières se sont éteintes. Bon, ça se peut une panne d’électricité. Mais les heures passaient et l’électricité ne revenait pas. On est revenues à l’hôtel, et ils n’en avaient pas plus. Le préposé à la réception nous dit que c’est une panne généralisée… dans tout le nord-est du pays! Euh… Attends, quoi?!?

Vous aurez compris que ça voulait dire que le match avait de bonnes chances d’être remis à quand je n'y serais Plus. Je haïssais la vie.

Mais à 18h, MIRACLE. La lumière fut. J’ai littéralement sauté de joie.

Il ne restait plus qu’une autre activité de notre horaire chargé de la journée – une cérémonie religieuse typique mettant en vedette du popcorn, je vous en reparle dans un autre post – et j'allais enfin être au stade.

Match ennuyant à mourir!

Comme je disais, le Dieu du soccer ne m’aime pas. Alors même si j’ai réussi à assister à cette foutue partie, je n’ai pas du tout vécu l’expérience à laquelle je m’attendais.

Le stade est beau, ça, c’est clair. Il est l’un de ceux qui accueilleront la Coupe du monde 2014. Mais il était vide. Un gros 5961 spectateurs. Les données étaient tellement détaillées qu’on a même su que de ce nombre, environ 1300 personnes avaient bénéficié de billets gratuits!
 
L’ambiance était quand même bien pour une si petite foule. Il y avait les partisans chanteurs et danseurs qui n’ont jamais lâché et environ 5-6 musiciens, seuls au deuxième étage, qui ont joué des percussions durant TOUT le match. C’était bien au début, mais à la longue, ça finit par être un bruit sourd pas si agréable. J’aurais presque préféré les vuvuzelas!
Les partisans sont très passionnés par contre. Mais on n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. L’équipe locale (Bahia) a raté quelques belles chances (chaque fois, les partisans avaient l’air au bord du suicide) et je ne serais même pas surprise d’apprendre que l’autre équipe (Portugesa) n’a provoqué aucune chance de marquer.

Bref, marque finale 0-0. Bouhhhh.

Mais au mois, j’ai pu voir un match. Alors je dirais que c’est plutôt marque finale : Dieu du soccer 0 – Moi 1.




dimanche 25 août 2013

Les Chutes Niagara peuvent aller se rhabiller!



Dès mes premières recherches sur le Brésil, je suis tombée sur une photo des chutes Iguaçu. Première constatation : JE DOIS Y ALLER. Deuxième constatation : eh merde, mon amie que je vais rejoindre a déjà tout visité ça…

Donc après quelques échanges de courriels de négociations, on en est venues à une entente. J’avais hâte de voir ces chutes. Ce que j’en savais, c’est qu’elles s’étendent sur trois kilomètres et qu’elles sont environ à 80% du côté de l’Argentine et 20% du côté du Brésil. Je suis donc arrivée à Foz de Iguaçu (ça, c’est en portugais, car du côté argentin, en espagnol, c’est Iguazu) où m’attendait Myriam, que je n’avais pas vue depuis février.

Parenthèse ici, elle parle portugais parfaitement, même si elle a commencé à l’apprendre quelques semaines avant de partir… Je suis pas mal impressionnée. Disons que mon portugais est plutôt inexistant, alors c’est très, très pratique! Quant à l’espagnol, ma vieille base du secondaire m’est revenue en Argentine, mais disons que cette langue était enfouie très loin dans mon cerveau. Fin de ma parenthèse.

Donc, les chutes. Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point c’est impressionnant. Ce n’est pas pour rien qu’elles font partie des «sept merveilles naturelles du monde». Elles nous hypnotisent carrément!
La première journée, on est allées du côté du Brésil pour les voir et aussi pour aller au milieu, sur la passerelle, dans la «gorge du Diable». On s’est fait un peu mouiller, mais WOW.
Le ciel était parfait et on a même eu droit à un arc-en-ciel au bas des chutes. Vraiment, c’est une des plus belles choses que j’ai vues de ma vie.

La cascadeuse en moi

Myriam m’a proposé de descendre la falaise en rappel. Comme je n’ai absolument pas le vertige, pourquoi pas? Alors, c’est avec un magnifique casque rouge et un filet de boucher sur la tête qu’on est descendues d’une plate-forme juchée à 55 mètres dans les airs, avec une corde.
C’était vraiment cool et la vue était superbe! J’aurais toutefois aimé avoir un peu plus d’adrénaline, mais bon. Je n’en avais pas eu en sautant en parachute, alors je ne sais pas trop à quoi je m’attendais!

En fait, alors que Myriam craignait pour sa vie, moi j’étais plutôt inquiète d’avoir un incident vestimentaire pendant que le gars prenait des photos de notre descente. Vous avez le droit de me juger.

Ah et déjà qu’on avait un peu mal aux hanches en raison du harnais, imaginez à quel point on était endolories après avoir remonté les 183 marches en colimaçon pour retourner au sommet!

Le lendemain, on est retournées voir les chutes, mais du côté de l’Argentine. C’était encore plus impressionnant. Malheureusement, je trouve que le milliard de photos de chutes que j’ai prises ne leur rend pas justice tellement elles sont grandioses.

Attaque de perroquets

On a terminé notre première journée aux chutes dans un parc national où on pouvait se promener à même les cages des oiseaux.

Voici donc la fois où j’ai failli me faire mordre par une boîte de Fruit Loops vivante :
Et ici, dites-vous que les prochaines photos ont été prises dans une cacophonie infernale (oui, à ce point!) de cris de perroquets. Et que ces derniers ont un horaire tellement chargé qu’ils ne prennent pas la peine de se tasser si vous êtes dans leur trajectoire de vol. C’EST ÉPEURANT. Sachez-le! (On voit d’ailleurs le jaune et bleu dans sa préparation d’attaque vers nous!)
 
En terminant, on est aussi allées à un endroit qui s’appelle la «Marque des 3 frontières», où l’on peut voir le Paraguay, le Brésil et l’Argentine. Ça nous a pris un moment, mais on a trouvé les obélisques aux couleurs de chacun des pays (celle de l’Argentine allait littéralement nous sauter dans la face, mais on ne l’avait pas vue!). Les voici : 



 A venir: Paraguay, anecdotes en vrac et Rio!

dimanche 4 août 2013

L'art de se divertir... au Minnesota!

Le Minnesota n’est sûrement pas au sommet de votre liste d’endroits de rêve à visiter. Je ne vous blâme pas. Mais il y a une équipe de hockey, alors c’est sur la nôtre (sans la portion «de rêve», évidemment)!

On a donc pris l’avion pour se rendre à Minneapolis. C’était en mars. On a été accueillies par un «beau» paysage blanc. Du haut des airs, les villes jumelles de Minneapolis et St. Paul (Twin cities – d’où le nom de l’équipe de baseball) ont l’air un peu perdues dans un grand champ blanc.
 

On avait réservé un hôtel à St. Paul à quelques pas de l’aréna du Wild. Avant de visiter chaque ville, je fais toujours une petite recherche sur Internet. Vous savez quand on tape des trucs dans Google et que ça nous propose automatiquement des recherches populaires? Eh bien quand on tape «Things to do in St. Paul», ça ne fait pas ça!

Les deux seules choses que j’avais trouvées étaient des statues/sculptures. Les premières, ce sont celles des personnages de Charlie Brown et de ses amis et l’autre, une grosse cuillère géante avec une cerise sur le dessus. Ishhh ç’a l’air amusant!

Donc on part à la recherche des premières statues. Celles de Charlie Brown sont dans un parc à St. Paul. On les a trouvées, enfouies sous la neige. Beaucoup de neige! Mais comme on était motivées, on les a déneigées avec nos mitaines (dois-je préciser qu’il faisait froid?) et voilà le résultat!
     
Pourquoi ces statues? Parce que leur créateur, Charles Schulz, est né à St. Paul. Tout simplement! Après sa mort en 2000, une statue s’est ajoutée chaque été pendant cinq ans pour honorer sa mémoire et amasser de l’argent pour la fondation de M. Schultz et pour des bourses attribuées à des étudiants en arts et bandes dessinées au collège où il a fait ses études. Voilà pour le volet éducatif!

Si jamais vous passez par St. Paul, je vous suggère d’aller souper au Pazzaluna, tout juste à côté des statues. La bouffe était succulente, la décoration est belle et c’était très abordable!

Comme dans un film... d'horreur


En revenant à l’hôtel, je ne me souviens  plus trop comment on s’est retrouvées là, mais on est débarquées de l’ascenseur à l’étage du restaurant, tout en haut (genre 12 ou 13e étage, il n’y a pas de gratte-ciel dans cette ville). Sauf que quand on est arrivées… il n’y avait personne et pas vraiment de lumières!!! Mais on voyait bien qu’il y avait eu une réception, car il y avait encore des nappes et de la vaisselle sur les tables. Mais aucun bruit. Sauf un craquement. Bref, on se serait crues dans une scène de film d’horreur. Et avec notre imagination, on a pensé à tous les scénarios possibles. On a voulu prendre quelques photos de la ville de nuit, même si honnêtement ça ne valait pas vraiment la peine. Mais ces craquements nous foutaient vraiment la trouille! Jusqu’à ce qu’on réalise que ça provenait du plancher et que c’était… un restaurant qui tourne! Vous savez, comme au haut de la Tour CN? Mais en beaucoup moins «exotique».

Disons que malgré tout, on n’est pas restées très longtemps. On n’avait pas envie de se ramasser dans une émission du genre «Cauchemar en vacances» à Canal Vie!


Des marches dans les airs


Le jour de notre match – contre les Blackhawks, quelle surprise! – on est allées faire un tour à Minneapolis, à la recherche de la fameuse cuillère géante.

La première chose qui nous a frappées dans cette ville, ce sont tous les gens en espadrilles qui marchent vite sur l’heure du midi. Après le premier groupe, on s’est dit «ah, ils sont pressés de retourner travailler». Mais après des dizaines et des dizaines de personnes, on a compris que c’était une vraie mode!
Ce qu’il y a de particulier dans les villes jumelles, ce sont les corridors aériens qui traversent TOUTE la ville. Ce n’est pas compliqué, on peut aller absolument partout au centre-ville sans mettre le nez dehors. Alors sur leur heure du dîner, les travailleurs enfilent leurs espadrilles et font de la marche rapide. Ils en ont pour des kilomètres!

Nous, notre marche, on l’a prise au grand froid, dehors. Après avoir arpenté presque toute la ville, on a finalement trouvé notre cuillère et notre cerise :
Tant qu’à avoir marché autant pour la trouver, on s’est dit qu’on allait rentabiliser nos efforts. Alors on a pris toutes les photos inimaginables avec la statue. Dessous, dessus, de face, de côté, de loin, en sautant, etc. Jusqu’à ce qu’à la toute fin, on voit cette minuscule pancarte :
OUPS!

J’ai cherché à connaître la signification de cette sculpture. Tout ce que j’ai trouvé, c’est qu’en fait, c’est une fontaine, qu’elle est sur un étang (!) et que l’artiste, Claes Oldenburg, a dit qu’il était souvent très inspiré… quand il mangeait. Ah bon.

Souvenirs du Xcel Energy Center


Pour ce qui est du match, on avait des super bons billets, à peine quelques rangées derrière le banc des Hawks, ce qui m’a permis de prendre ces magnifiques photos :
 
Si vous remarquez bien sur la prochaine, on est si près que l’on voit le reflet des autres joueurs dans la visière de Toews :P

Miammm


Chaque fois qu’on voit un «funnel cake» en voyage, on se doit d’en manger. À St. Paul, ce sont des «funnel fries»! Bon, ça goûte la même chose, mais c’est quand même original. On se demande toutefois encore s’ils ont fait une erreur en nous les servant avec de la sauce Ranch, ou s’ils ont juste vraiment des goûts weird dans ce coin de pays!

mardi 30 juillet 2013

Pluie + gougounes + Fenway Park = ambulance

Je vous ai raconté il y a quelques semaines une partie d'un récent voyage à Boston au cours duquel j’avais eu droit à une merveilleuse randonnée… en ambulance. Eh bien assez patienté, voici la deuxième partie!

Il faut préciser que lors de notre visite à Harvard, une de mes amies avait un morceau de vitre dans le pied qu’elle n’arrivait pas à enlever. L’autre a eu un pépin avec une de ses sandales – et par pépin, je veux dire que j’ai marché dessus et que je l’ai brisée… Ce qui m’a fait dire la phrase de malheur suivante : «Ouin, il ne faudrait vraiment pas qu’il arrive quelque chose à un de mes pieds à mon tour!»

Précision no 2 : je conduisais (voiture manuelle) et j’étais la seule à pouvoir le faire.
Gardez ça en mémoire, car on y reviendra plus tard :)

Le Fenway Park et son histoire


 


Après Harvard, direction Fenway Park!
On avait nos billets pour un match des Red Sox le mardi, mais le dimanche après-midi, on a décidé de faire la visite guidée. Je la suggère fortement, car elle était très intéressante. Il faut cependant arriver assez d’avance, car c’est toujours plein. On a été très chanceuses, on a réussi à avoir les trois dernières places de la dernière visite.
Que vous soyez amateur de baseball ou pas, vous aimerez sans doute cette activité. Le guide qu’on a eu était un professeur qui passait ses étés à travailler au Fenway tout simplement parce que ça le passionnait. On a appris un tas de trucs, notamment tous les détails de la «Malédiction du Bambino».

On nous a expliqué en gros que le propriétaire des Red Sox était un passionné de… comédies musicales. Et pour amasser l’argent nécessaire pour avoir la sienne sur Broadway, il a vendu son meilleur joueur, Babe Ruth, à l’ennemi public numéro un, les Yankees de New York.

À l’époque, les Red Sox étaient une puissance et avaient remporté trois fois la Série mondiale avec Ruth. Une fois qu’il a été vendu (plusieurs autres joueurs ont aussi été vendus, presque tous à NY), les Red Sox ont connu 86 ans de malheurs de toutes sortes.
Quant au stade, il est superbe. À l’instar du Wrigley Field de Chicago, le Fenway est centenaire. Pour vous donner une idée, on y a joué le premier match moins d’une semaine après le naufrage du Titanic!

Pendant la visite, on apprend aussi qu’il y a plusieurs dizaines d’années, un feu a ravagé une partie des sièges. Le propriétaire était tellement avare que ça a pris des années avant qu’on les remplace. La section était simplement fermée.
Impossible de ne pas remarquer le «Monstre vert», cet immense mur – vert, vous l’aurez deviné! – au champ gauche. Il n’a pas vraiment d’autre utilité que d’être là et de rendre les circuits plus difficiles de ce côté!
 Puis il y a une petite tache rouge dans les gradins. C’est un siège, qui représente le plus long circuit jamais frappé dans ce stade. C’était en 1946! Pour les amateurs, c’était un circuit de 502 pieds (les autres, sachez que c’est juste vraiment impressionnant!).
Lors du match auquel on a assisté, on a découvert qu’on pouvait faire des graffitis sur les poteaux de démarcation de la ligne des circuits. Alors on y a laissé notre marque :

«The fall»

J’aurais aimé en apprendre plus sur ce stade mythique, mais notre visite a été écourtée… Sans avertissement, il s’est mis à pleuvoir. Une grosse pluie comme on a (trop) souvent en juillet. Vous vous souvenez de la phrase que j’ai dite à Harvard? Eh bien pour une raison que j’ignore, j’ai décidé d’en rajouter, en descendant les escaliers avec la centaine d’autres visiteurs : «Heille, moi je serais tellement le genre de personne qui se pèterait la gueule ici!».

Une dizaine de marches plus bas : LA CHUTE. Des gougounes âgées de sept ans ne sont plus du tout antidérapantes. En fait, c’est comme si j’avais deux mini glissades sous les pieds. Donc, ce qui devait arriver arriva. J'ai glissé et mon pied droit a cogné contre le coin de la marche, alors que mon pied gauche voulait se rendre directement en bas et que mes fesses absorbaient le choc. Je pensais que j’étais correcte, je pouvais marcher. Pffff c’est juste mon orgueil qui a mangé un coup, me disais-je. Erreur.

Une fois au bas des escaliers, j’ai vu cette bosse ou plutôt cette balle de baseball apparaitre en quelques secondes sur mon pied. Panique. Que font trois filles en pareille situation de crise? Elles vont s’asseoir dans les estrades pour fixer le «Monstre vert» que décrit le guide. Pas fort. Heureusement qu’une petite madame a pris les choses en main et qu’elle a appelé la sécurité parce que je ne pouvais plus bouger de là. Quelques minutes plus tard, on venait me chercher en ambulance. Mais avant, j’ai eu droit à la couverture (j’avais l’air de porter une camisole de force) et au fauteuil roulant pour traverser le stade. Pas gênant du tout. Surtout quand tout ce qu’on a trouvé de mieux à faire, c’est de rire. Les ambulanciers nous trouvaient un peu bizarres.
Bref, on a passé notre première soirée  de vacances – pour ma fête, en plus! – à l’urgence.

4,2 km IN-TER-MI-NA-BLES

Mais l’aventure ne faisait que commencer. Il fallait maintenant se rendre à l’hôtel… Je ne pouvais pas conduire, alors la seule autre personne qui avait son permis entre nous trois a pris le volant. Elle n’avait pas conduit une voiture manuelle depuis 2004, si ça peut vous donner une idée. Bref, ç’a été les 4,2 km les plus longs, stressants et pénibles de notre existence!

En résumé, je criais «clutch!» quand mon amie devait appuyer dessus et je changeais les vitesses avec ma main gauche, alors que mes béquilles prenaient toute la place dans ma petite voiture sport. Ajoutez à ça que c’était la veille du 4 juillet, fête nationale, qu’on devait se fier au GPS et que les gens de Boston, en général, ne savent pas conduire!
Voici de quoi avait l’air mon pied au jour 3 :

Dieu merci, j’avais des assurances pour couvrir tout ça!

Mais j’ai eu ma leçon. Ne plus JAMAIS dire «ouin, faudrait pas qu’il m’arrive…»

lundi 22 juillet 2013

Deux cowgirls à… Philadelphie!

Mes voyages sont décidés de deux façons. Soit vraiment, mais vraiment à l’avance avec des mois d’anticipation, de planification, de recherches, etc., soit sur un méga coup de tête.

Mon aller-retour éclair à Philadelphie ce week-end fait partie de la deuxième catégorie! Voici comment ça s’est passé, alors que je prenais un verre avec une amie et qu’une chanson de Taylor Swift se met à jouer :
Moi : Ahhh, j’aurais tellement aimé aller voir son show, mais je l’ai manquée à Toronto!
Val : Moi aussi je l’aime!
Moi : Je vais «googler» sa tournée, pour voir (…). Elle est à Philly le week-end prochain!!!
Val : Wouhou!!! Philly, c’est ma ville!!! (dit de façon très aiguë et avec beaucoup trop d’accent sur le «i» de «ville»).

Deux minutes plus tard, on avait nos billets. Aussi simple que ça.

Patience, patience 

Donc, on est parties samedi matin, chapeaux et bottes de cowboy dans la voiture.
Après avoir attendu deux heures aux douanes (super timing avec les vacances de la construction), on a fait les quelque 700 kilomètres nous menant à la ville préférée de mon amie Valérie – une fan finie des Flyers. Pour vous donner une idée, c’était la neuvième fois qu’on y allait en trois ans.

Le seul petit hic, c’est que le spectacle était au stade des Eagles (NFL), donc à l’extérieur. Et que selon ma (pas toujours fiable) application Météomédia, ils annonçaient des orages toute la soirée. Dès la fin de la première partie (Ed Sheeran), un message dans les haut-parleurs et sur l’écran géant nous expliquait que nous devions évacuer le stade immédiatement pour nous mettre à l’abri. On l’a fait de justesse. Éclairs, tonnerre, pluie torrentielle…  Bref, méga orage! Alors on a patienté, avec 50 000 autres personnes entassées, durant deux heures. J’en ai profité pour manger un «Philly Cheesesteak», tant qu’à faire.
Puis on a regagné nos places, dans une température presque parfaite. Et on a eu droit à un excellent spectacle, vraiment!

Taylor et son «entourage»

Et on a même eu notre moment groupie quand Ed Sheeran est passé juste à côté de nous et nous a fait des «high five». Je me doutais que Taylor suivrait. Un «feeling» comme ça. Bon OK, j’ai peut-être été influencée par la corde nous bloquant l’allée et les centaines de gros messieurs de la sécurité qui se sont massés le long du corridor…

Donc elle est passée à quelques pieds de nous. C’est quand même cool! (la photo n’est pas très bonne, mais c’est une capture d’écran d’une vidéo prise avec un iPhone, alors il faut être indulgent!)
D’après moi, elle a un bon contact auprès de Dame Nature (ou d’excellents météorologues qui travaillent pour elle), car on n’avait même pas encore quitté le parterre à la fin du spectacle que la pluie se mettait à tomber à nouveau! Après vérification, on a eu droit à trois chansons de moins qu’à l’habitude, alors c’était probablement calculé à la minute près!

Le bar parfait

À Philly, les trois stades sont dans le même stationnement, le Citizens Bank Park des Phillies (MLB), le Lincoln Financial Field des Eagles et le Wells Fargo Center des Flyers (LNH) et des 76ers (NBA). C’est impressionnant quand on voit ça la première fois. Surtout si on y va une journée où deux équipes différentes jouent et que les partisans se mêlent dans la rue.

Avant, il y avait aussi le Spectrum, ancien domicile des Flyers, mais il a été démoli depuis. C’est maintenant un genre de complexe resto-bar sportif qui a pris sa place, le NBC Sports Arena. SI vous allez voir un événement dans le coin et que vous vous cherchez un endroit pour sortir après, je le recommande fortement! On a eu un plaisir fou!!!
La phrase de la soirée revient à Val, parlant de notre barman : «Non, mais il est cute pour un pas beau!». Ça ne paraît pas comme ça, mais c’était un compliment… Du moins, je pense!

LOVE

Philadelphie est étonnamment superbe comme ville. Les architectes qui ont dessiné une partie de la ville étaient Français, alors on y retrouve beaucoup de ronds-points avec des fontaines, une tonne de statues, etc. Il y a aussi évidemment les célèbres escaliers de Rocky.

Je vous en parlerai plus longuement une autre fois, car cette ville a une histoire hyper intéressante!
Cette fois, on s’est contentées d’aller voir la fameuse statue LOVE, que l’on retrouve également à Montréal. On ne se tanne pas tellement c’est un beau «spot»!
 
En passant, si vous vous cherchez un chandail des Flyers, ils ont une vente de feu avec un certain no 48…
En terminant, voici quelques photos que j’ai prises lors du spectacle!
   

mercredi 17 juillet 2013

Harvard et son fantôme

La première fois que je suis allée à Boston, pour voir un match du Canadien contre les Bruins, c’était en 2007. Je n’avais aucune attente face à cette ville, surtout que nous allions y passer seulement quelques heures – on arrivait d’un autre match à Buffalo et on repartait tout de suite après.

Une chance, parce que j’ai trouvé cette ville laide, inintéressante et puante. Il faut dire que sans le savoir, on était passées par l’arrière de la rue où il y a tous les marchands, lors de la fermeture, alors il n’y avait que des déchets, des vieux fruits pourris et des milliers de boîtes lancées un peu partout.

Bref, la première impression était ratée.

Ce qui m’y a fait retourner, c’est le Fenway Park, le plus vieux stade de baseball avec le Wrigley Field, dont je vous ai déjà parlé ici.
Alors, tant qu’à y aller pour un match de baseball, aussi bien y passer quelques jours. D’après moi, quelqu’un à Boston savait que la ville devait se reprendre en ma présence, parce que cette deuxième fois, c’était tout simplement MA-GNI-FI-QUE!

On en a fait des trucs en trois jours. Visite de la ville, match des Red Sox, visite guidée de Harvard, tour de bateau dans les îles, spectacle et feux d’artifice du 4 juillet et… un tour en ambulance.

Anecdotes savoureuses

Alors, commençons par Harvard. Si vous passez par là, je vous suggère de prendre la visite guidée – gratuite, mais le pourboire est fortement suggéré à la fin – avec des étudiants.

On est arrivées tout juste à temps et je pense qu’on a eu droit au plus motivé des guides (photo ci-haut). C’était fascinant!
Alors voici en bref mes anecdotes préférées qui nous ont été racontées.
- La cafétéria (que nous voyions seulement de l’extérieur) ressemble à celle de Poudlard (Harry Potter), car elles ont toutes les deux été inspirées de celle de l’Université Oxford, en Angleterre. Je n’ai pas pu y entrer, mais une petite recherche sur Google le confirme :
- Un étudiant de Harvard, qui était un passionné des livres et qui collectionnait des éditions rares, avait fait un voyage en Angleterre pour aller chercher un nouvel exemplaire. Il a eu la mauvaise idée d’embarquer sur le Titanic pour rentrer en Amérique. Vous imaginez la suite. Donc, selon la légende, sa mère a donné quelques millions de dollars à la bibliothèque de Harvard… à trois conditions.
* Donner le nom de son gars à la bibliothèque et ne rien changer à l’extérieur (donc le fil pour l’Internet passe par les fenêtres).
* une pièce pour que son fantôme puisse lire, avec quelqu’un qui va lui mener une fleur (si ma mémoire est bonne) chaque matin.
* Ordonner à tous les étudiants de passer un examen de natation. Parce qu’elle aurait été convaincue que son fils aurait survécu s’il avait su nager (?!?).
- Il y a aussi la classique «Statue aux trois mensonges». En gros, ce n’est pas le bon gars, pas le bon nom et pas la bonne année gravée dessus!


Les touristes ont l'habitude de lui toucher le pied gauche (qui n'est plus de la même couleur que le reste), mais notre guide nous a conseillé de ne pas le faire. Une histoire d'hygiène et de «partys» d'initiation...
Il y en avait vraiment plein d’autres – vraies ou fausses, on ne sait pas! –, mais je vais vous laisser quelques surprises pour votre prochaine visite à Harvard!

Mike’s Pastry aka le paradis

Lors de notre séjour, partout à travers la ville, on remarquait des gens avec des boîtes blanches sur lesquelles on pouvait lire «Mike’s Pastry». Comme on en a croisé des dizaines et des dizaines aux quatre coins de la ville, on s’est dit qu’il y en avait sûrement plusieurs. Alors on s’est mis à chercher… et chercher. Finalement on s’est tannées et on a cherché l'endroit sur Google.

Surprise, il n’y a qu’une seule et unique pâtisserie à ce nom! Alors si toute la ville s’y rend, ça doit être parce qu’elle vaut la peine!
Donc, ne reculant devant rien – mais surtout ne reculant jamais devant du sucre – on s’est rendues dans le quartier italien pour avoir nous aussi, notre petite boîte blanche et bleue.
Il fallait s’y attendre, c’était plein de monde! Et plein de pâtisseries alléchantes. Après avoir joué du coude avec les autres clients, on a pu avoir notre dose de sucre nous aussi. Et c’était délicieux! Ma suggestion : le cupcake «Red Velvet» avec presque plus de glaçage que de gâteau!
Bon, vous vous demandez encore en quel honneur on a fait un tour d’ambulance? Va falloir attendre mon prochain «post»… sur le Fenway Park.  :)

En attendant, voici des photos des plus impressionnants feux d’artifice que j’ai vus de toute ma vie! «Ils l’ont l’affaire, les Américains!» lors de leur fête nationale!