jeudi 14 janvier 2021

L’hiver, c’est beau quand on est en vacances!

J’ai vu plusieurs merveilles de la nature dans mes voyages et cette fois, j’ai dû me « contenter » de ces bijoux dans mon pays. J’aurais aimé voir les paysages de l’Alberta en été avec ses lacs turquoise, mais je suis tout de même contente d’avoir vu des chutes glacées, un canyon de glace, les rocheuses enneigées… Voici donc mes coups de cœur albertains.

En me rendant à Jasper, j’ai arrêté voir les chutes d’Athabasca. J’y ai accédé après que Charlot – mon chihuahua – eut joué au coq avec un corbeau quatre fois plus gros que lui dans le stationnement.

Les chutes ont aussi formé un canyon magnifique. Jugez-en par vous-mêmes!


 


 


Les affiches explicatives sont en anglais et en français et c’est comme ça que j’ai appris qu’il y avait deux manières d’écrire canyon en français et que la deuxième était… cañon!

On va se le dire, c’est vraiment laid.

Les lacs qui n’étaient pas gelés et recouverts de neige étaient rares, mais celui-ci à Jasper m’a permis de voir un superbe paysage. J’aime beaucoup photographier les reflets dans l’eau, comme ici.

Et aussi, les Rocheuses avec la lune et un ciel bleu… C’est dur à battre!

J’ai peut-être beaucoup d’imagination, mais je vois un visage sur cette montagne. Et il me fait penser à un prince de Walt Disney. La preuve :

À Jasper, j’ai fait l’activité de marche dans le canyon glacé, le canyon Maligne. Il a été nommé comme ça – il y a aussi une rivière et un lac du même nom – par un missionnaire jésuite belge, Pierre-Jean de Smet, qui n’avait pas vraiment aimé la traverser dans le peu profond avec son cheval en 1846.

J’étais seule avec mon guide et, deuxième vague oblige, on a dû garder nos masques tout le long, même si on était dehors! Il m'a même avoué que si ça n'avait pas été de la subvention du gouvernement fédéral de 75% pour payer les salaires, mon activité aurait été annulée puisque j'étais la seule participante.

J’y suis allée au début du mois de décembre, alors le canyon n’était pas totalement gelé. Mon guide m’a dit que quelques semaines plus tard, il y aurait tout un tas d'escaladeurs sur ces chutes glacées :

Mon guide m’a demandé avant de commencer la randonnée si je voulais porter les bottes d’eau qu’il avait apportées au cas. Une maudite chance que j’ai dit oui, parce que je n’avais que mes Uggs et qu’elles auraient été complètement imbibées d’eau! On portait des crampons, mais parfois, c’était très glissant parce que ce n’était encore que de l’eau sur les roches.

On a dû rebrousser chemin avant la fin du parcours en raison des conditions dangereuses de « l’entre-saison », mais j’ai quand même pu voir cet endroit magnifique.

Évidemment, Charlot m’accompagnait, dans son petit sac à dos!

Puis lorsque j’ai fait la route 93 en sens inverse – j’ai modifié mon itinéraire parce qu’à l’aller, le ciel était gris et qu’on aurait dit que toutes mes photos avaient été prises en noir et blanc, alors j’ai voulu repasser par là avec un ciel bleu – j'ai fait un arrêt aux chutes Sunwapta. Le parcours pour y aller était d’à peine 200 m, mais j’ai rapidement pris la décision de prendre mes raquettes après avoir failli tomber tellement la pente était abrupte!

mardi 12 janvier 2021

Cacher un chihuahua pour aller voir des chiens-loups

Mes vacances en Alberta étaient en pleine deuxième vague de Covid-19 et donc, ce qui a provoqué l'annulation de quelques-unes de mes activités, faute de participants. J’ai donc dû user d’imagination pour remplir deux journées complètes à la dernière minute. C’est comme ça que je me suis retrouvée à visiter un sanctuaire de chiens-loups, en banlieue de Calgary.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un chien-loup? Eh bien, c’est littéralement un mélange entre les deux animaux. Il est toutefois difficile de déterminer en les regardant s’ils sont à dominance chien ou loup. Leur génétique ne saute pas aux yeux. Par contre, on peut en avoir une bonne idée en les regardant agir avec les humains. Par exemple, des chiens-loups qui ont plus de « chien » en eux pourront s’asseoir comme ça en attendant une gâterie. 

 

Les chiens et les loups ont le même ancêtre, mais ils ont été séparés il y a plus de 34 000 ans. Fait cocasse, même si le husky ressemble aux loups, il a plus en commun, génétiquement parlant, avec un chihuahua qu’avec un loup!

Fait important à noter, ce ne sont pas des animaux domestiques. C’est d’ailleurs interdit d’en posséder en Colombie-Britannique, par exemple. Et de nombreuses bêtes se retrouvent dans ce refuge, car les propriétaires réalisent que ce ne sont pas des chiens de compagnie faciles à dompter.

 

Ceux qui ont beaucoup de « loup » en eux sont généralement gênés et très rarement agressifs. Ils préfèreront fuir les situations dans lesquelles ils seraient mal à l’aise ou menacés.

D’ailleurs, ils ont mauvaise réputation, mais ce n’est pas mérité. Ils sont naturellement intimidés par les humains, mais au cours des 100 dernières années, seulement trois personnes ont été tuées par des loups en Amérique du Nord. En comparaison, on compterait environ 22 décès par année aux États-Unis causés par… des vaches.

Tout comme les chiens, ces animaux aiment jouer avec les autres membres de la meute. Jouer est bon pour développer leur force, leurs talents de chasseur, de même que la communication et la hiérarchie du groupe.

Les loups en bref

- Les loups gardent de la neige dans leur bouche lors des journées très froides, comme ça leur souffle est moins visible pour les prédateurs. La fourrure est également faite pour résister aux grands froids.

- Les yeux d’un bébé loup sont bleus lorsqu’ils les ouvrent deux semaines (ne me demandez pas pourquoi c’est long comme ça avant de les ouvrir!) après leur naissance. Ils deviennent ensuite jaune doré six à 14 semaines plus tard.

- La plus grande menace pour les populations de loups est… l’humain. L’interaction avec nous entraîne une perte de leur habitat et c’est sans compter la chasse…

- Les loups ont l’ouïe très développée. Ils peuvent entendre des sons provenant de jusqu’à 10 km en forêt et 16 km dans les espaces ouverts!

- Il y a trois catégories de loups dans les meutes, toutes désignées par des lettres de l’alphabet grec : Alpha (le leader du groupe), Beta (le deuxième plus dominant) et Omega (le moins dominant de la meute).

Il ne peut y avoir deux Alphas dans le même enclos là où je les ai visités, ce qui fait qu’ils doivent parfois en changer de groupe lorsqu’ils vieillissent et développent une personnalité dominante.

- Les loups mangent de 20 à 30 lb de viande… par repas. Mais si nécessaire, ils peuvent être deux semaines sans manger.

- Le chien-loup y va d’un cri très particulier. C’est très loin d’un aboiement, mais ce n’est pas non plus celui du loup, qui hurle. On l’appelle le choulement. En gros, c’est un long hurlement quand même assez impressionnant!

Cachez ce chihuahua que je ne saurais voir…

Je savais que les chiens ne pouvaient pas vraiment aller sur place, mais je voyageais avec Charlot. Je suis devenue une experte pour le dissimuler dans sa sacoche et l’entrer illégalement à peu près n’importe où sans que personne ne s’en rende compte – ça vous donne une idée du calme olympien de ce chien? Sauf que cette fois, quand je suis arrivée, il y avait une tonne d’affiches indiquant clairement qu’aucun chien n’était accepté sur TOUTE la propriété, stationnement inclus.

« Si nous voyons un chien dans votre voiture, nous appellerons les autorités pour le leur remettre. »

Sans vouloir faire de jeu de mots poche, j’ai eu la chienne. J’ai tenté de cacher Charlot, comme une championne, au pied du siège passager, en lui bloquant le passage pour ne pas qu’il aille à son endroit préféré, c’est-à-dire sur l’appuie-bras, là où il attirerait l’attention, même s’il ne fait que 2 kilos.

J’ai stressé tout le long de la visite et j’ai coupé court après la présentation de la guide. J’avais les infos, j’en ai vu, c’était suffisant.

À mon retour à la voiture, Charlot était bien fièrement installé… sur l’appuie-bras. Le p’tit maudit avait réussi à déjouer tous mes obstacles. Heureusement, ce n’était pas achalandé et donc il est passé incognito!


lundi 28 décembre 2020

Comprendre les traditions de Noël en visitant... Calgary!

J’ai pu visiter l’exposition Once Upon A Christmas lors de mon passage au Heritage Park de Calgary, où on m’a expliqué quelques traditions de Noël.

Comme toute bonne tradition est bonne pour être transmise, c’est ce que je ferai avec ce blogue!

Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait la tradition du « Boxing Day »? Précisons toutefois qu’à l’origine, ce n’était évidemment pas une journée pour aller profiter des spéciaux dans les boutiques. Je vous présente trois théories :

La première, c’est que ç’a un lien avec les boîtes (boxes) de dons que les églises ouvraient le 26 décembre pour ensuite distribuer l’argent qu'elles contenaient aux plus démunis.

La deuxième, c’est que les familles aisées offraient à leurs serviteurs des « boîtes de cadeaux » le 26 décembre. Ils pouvaient aussi recevoir des restes du souper de Noël de la veille.

La dernière, c’est que lorsqu’un voilier mettait les voiles, on lui remettait une boîte scellée contentant de l’argent pour lui porter chance. Après un voyage à succès, la boîte était donnée à un prêtre pour qu’il l’ouvre à Noël. Il distribuait ensuite l’argent aux plus démunis.

Bref, on est assez loin de la tradition moderne qui consiste à donner l’argent… aux magasins et Amazon de ce monde! Mais le Boxing Day n’est pas tant répandu, puisqu’il n’est célébré que dans ces pays :

Une autre tradition, que je ne connaissais pas, était celle du « first footer », soit la première personne qui entrait dans une maison après les 12 coups de minuit au Nouvel An.

Là où ça devient intéressant, c’est dans l’interprétation de ce qu’apportera le « first footer » à la maisonnée dans l’année à venir. Les critères sont la couleur des cheveux, le genre, la grandeur et le cadeau qu’il apporte (soit du whiskey, de la monnaie, du sel, du pain, du charbon ou… rien).

Alors, de quoi a l’air votre premier visiteur? S’il a les cheveux noirs ou bruns, ça porte chance! En fait, plus les cheveux sont foncés, mieux c’est!

S’il a des reflets plus pâles, disons châtains, il porte chance, mais pas autant qu’un visiteur aux cheveux noirs.

S’il a des reflets blonds ou roux, alors là, c’est de la malchance. Surtout pour les roux! Il faut dire qu’historiquement, les envahisseurs vikings avaient les cheveux roux et généralement, ils ne portaient pas trop chance!

Si c’est un homme, c’est de la chance. Une femme, pas vraiment. Moins utile face à un Viking, faut croire…

L’idéal, c’est un visiteur grand. Une taille moyenne est acceptable et quelqu’un de petit n’est pas vraiment synonyme de chance.

Finalement, les cadeaux.

Whiskey : bonne fortune et bonne humeur, particulièrement lorsque ledit whiskey est servi aux invités et aux hôtes. C’est vu comme très chanceux!

Monnaie : signifie une année prospère pour la maisonnée, c’est donc aussi vu comme très chanceux.

Sel : apporte une année remplie de saveur, ce qui est très bien.

Pain : signifie une année d’abondance, donc c’est un bon choix.

Charbon : contrairement à la signification du charbon dans un bas de Noël, qui est réservé aux enfants méchants, le charbon au Nouvel An signifie une année chaleureuse, alors c’est quand même assez synonyme de chance.

Rien : Alors là, non seulement ce n’est pas très poli, mais c’est aussi signe de mauvaise fortune!

À l’époque, comme aujourd’hui, on revêtait nos plus beaux habits pour Noël. Les plus fortunés pouvaient commander un nouvel ensemble ou une nouvelle robe par catalogue chez Sears & Roebuck ou chez Eaton’s, comme on le fait par Internet (trop souvent dans mon cas) de nous jours.

Ils attendaient le facteur comme on l’a attendu en 2020 pour la livraison des colis! Une fois reçues, les robes étaient parfois modifiées par celles qui allaient les porter, avec des accessoires, une broche, ou plus simplement mises en valeur avec des bijoux, des souliers ou un chapeau. Sinon, elles étaient confectionnées de A à Z par une couturière.

Les moins fortunés pouvaient modifier l’ensemble du Noël précédent en remplaçant des petits morceaux, ajoutant un collet, modifiant la coupe. Et si ce n’était carrément plus « à la mode », on défaisait toutes les coutures pour récupérer le tissu et repartir à zéro!

On pouvait se faire photographier avec le père Noël, mais les places étaient toutes réservées – et je n’ai plus quatre ans – alors je n’ai pas pu le faire, mais j’ai bien aimé leur concept respectant la distanciation physique, en prenant place à l’avant de son traineau!

En terminant, je ne peux vous laisser sans une magnifique photo de Charlot avec les bonshommes en pain d’épices!

Et une du centre-ville de Calgary où on peut aller patiner. C'était très beau!


lundi 14 décembre 2020

La maison blanche la plus connue au monde

Je me souviens très bien des inondations de Chicoutimi en 1996. Mais mon amie Jenny, avec qui j’ai fait mon road trip estival au Saguenay, ne s’en souvenait pas du tout. Il faut dire qu’on a cinq ans de différence. Petit coup de vieux pour ma part! 

Quand on a décidé qu’on irait au Saguenay pour notre « staycation 2020 », je lui ai tout de suite dit que je voulais visiter la petite maison blanche de Chicoutimi. L’événement ne lui disait rien parce qu’elle était trop jeune à l’époque, mais elle était évidemment très emballée à l’idée de découvrir ce pan de notre histoire. 


Donc, à notre deuxième journée, on s’est dirigées vers Chicoutimi et sa fameuse petite maison blanche. Tout ce dont je me rappelais, c’est qu’elle avait résisté au déluge, contrairement à toutes les autres maisons du quartier. Mais c’est beaucoup plus que ça. Une visite courte, mais vraiment intéressante! 

Donc pour ceux qui, comme mon amie, n’ont aucune idée de quoi je parle ou pour ceux qui ne s’en souviennent que vaguement, voici l’histoire de la « petite maison blanche ». 


Pendant trois jours, alors que les pluies diluviennes avaient fait déborder (et non pas céder) le barrage situé tout près, le Québec en entier regardait les images de cette maison, en se disant qu’elle allait bien finir par se laisser emporter, comme toutes les autres autour. Mais non. Elle est restée debout. Ce qui tient du miracle et… d’un bout du passé. 


Elle était si connue que des lettres simplement adressées à « La petite maison blanche » à Chicoutimi s’y rendaient! 

Donc la maison a été construite en 1890 ou en 1900, selon différents documents. Simple, elle était sur quatre murets de poutres, un peu comme un chalet en bois rond, et de la terre battue. En 1947, le barrage – le même qu’une cinquantaine d’années plus tard – s’est accidentellement déversé sur les maisons de ce quartier du Bassin, causant d’importants dégâts. Le propriétaire de la maison, Alyre Genest, a décidé de refaire les fondations de la maison à la suite de cet événement. C’est en 1953 qu’il s’affaira avec un seul objectif : que le solage de sa maison rejoigne le roc sous sa maison. Il s’est donc mis à faire une tonne de calculs pour savoir combien de béton il devait commander, tout en gardant des espaces pour la porte et les fenêtres.

 

Il avait décidé que sa maison serait à toute épreuve. On peut dire qu’il était visionnaire!

 

Du 19 au 21 juillet 1996, il tombe plus de 200 mm de pluie sur le Saguenay. C’est énorme. Les résidents savent que le niveau de tous les réservoirs grimpe à vue d’œil. Les digues et les barrages ne résistent pas et l’eau inonde toute la région. Un torrent dans les rues. Pour vous donner une idée, les dégâts sont évalués à plus d’un milliard de dollars.

Le Québec et le monde entier ont les yeux rivés sur ce quartier, où deux maisons se tiennent toujours, au milieu de chutes. Autour d’elles, tout est détruit. Les gens commencent même à parier sur laquelle des deux maisons cédera en premier. La maison voisine finit par être emportée par le courant. On peut encore voir sa dalle de béton. Mais pas la petite maison blanche. Elle reste debout et devient alors un symbole de la ténacité et de la persévérance de la population.

La dame qui y habitait, Jeanne d’Arc Lavoie-Genest, avait 80 ans au moment du déluge et est décédée un mois plus tard.

 

En 1998, des vandales – des imbéciles, selon moi , ont mis le feu à la maison. Elle a été pas mal abimée, mais encore une fois, a résisté!


Aujourd'hui et depuis une quinzaine d'années, la maison a été transformée en musée. On peut y entrer et voir deux pièces aménagées pour représenter ce qu'elle était quand ses derniers propriétaires y vivaient.

  

Le déluge en quelques statistiques :

 

- 39 municipalités affectées à divers degrés

- 16 000 personnes évacuées

- 488 résidences principales détruites

- 1230 résidences principales endommagées

- 108 résidences secondaires détruites

- 723 résidences secondaires endommagées

- 43 entreprises détruites

- 64 entreprises endommagées

- Importante perte de production de quatre grandes industries

- Pertes de 7 millions $ pour l’industrie touristique

- 4000 emplois affectés à court terme et 407 mises à pied le 1er septembre

 

Voilà pour la petite maison vedette!


mardi 1 décembre 2020

L'hiver en Alberta, version 2020

Comme à peu près tout le monde, mes plans de vacances en 2020 ont été chamboulés, pour ne pas dire fusillés.

Mes vacances originales étant en mai puis repoussées le plus loin possible dans l’espoir que tout se replace – c’était sans compter sur la foutue deuxième vague…  je les ai prises en début décembre.

Chaque jour, chaque semaine, je voyais mes options se refermer. Si l’international avait été rayé de la liste depuis un bout, ç’a été graduellement le cas ici même au Canada, avec la fermeture des frontières des Territoires-du-Nord-Ouest, du Nunavik, etc.

Alors mon plan K – si ce n’est Z! –, c’était de revenir en Alberta avec Charlot, deux ans après notre road trip. On n’avait visité que Lake Louise avant de bifurquer vers la Colombie-Britannique et filer vers Victoria. Il me restait donc la fameuse route 93 à faire, reliant Lake Louise à Jasper. Elle est notée comme une des plus belles au monde. J’avais aussi été un peu déçue lors de mon premier passage à Lake Louise puisque le brouillard cachait les Rocheuses. Je me suis donc dit que la deuxième fois serait la bonne.

Je dois quand même dire que ce petit bijou de nature est beaucoup moins impressionnant l’hiver, une fois le lac gelé. Le turquoise de l’eau m’a manqué. C’était quand même très beau, mais j’étais déçue de ne pas avoir la vue de carte postale si connue, encore une fois.

 

J’ai emprunté les raquettes de ma mère – une snowbird prise au Québec qui avait sûrement oublié l’existence desdites raquettes! – et je les ai utilisées pour faire la randonnée « Belvédère Fairview ». La dame à la réception de mon hôtel m’avait dit et je cite « Tu vas peut-être chercher un peu ton souffle à un certain moment, mais ça vaut la peine ». Correction, c’est vraiment très, très, très à pic. Un dénivelé de 385 m sur 1,8 km, quand même. Avec ma pas grande forme pandémique, j’ai cherché mon souffle pas mal du début à la fin. Et heureusement que j’avais les raquettes, sinon je me serais retrouvée sur les fesses plus d’une fois! Le parcours n’était pas très long, mais il était très abrupt, si vous êtes bons en mathématiques. « La vue est mieux de valoir la peine », me suis-je répété. Mais au final, oui c’était très beau. Même si je me suis trouvée vraiment conne de me dire que je pourrais aller acheter de l’eau en revenant de l’expédition pour ne pas avoir à la trainer… J’ai failli manger de la neige pour m’hydrater.

Voici donc la vue qu’on a une fois à destination.

Beau, mais disons que la satisfaction d’avoir survécu à ma première randonnée de raquettes en plusieurs années était plus grande que la vue.

En rafale

Je peux bien croire qu’il faut prendre ses précautions, mais cet accoutrement était un peu trop exagéré, selon moi.

Je ne fais pas de ski, mais je suis allée faire la gondole de Lac Louise pour voir le paysage d’en haut. Je l’avais fait il y a deux ans et comme c’était très nuageux, ça ne valait pas du tout la peine. Sauf que cette fois, je me sentais complètement intruse dans ce monde de skieurs. Je n’ai pas fait plus que quelques mètres, de peur de me faire emboutir par un sportif. Et je me sentais un peu ridicule sans rien de plus que des bottes à mes pieds… Nul besoin de dire que ça ne valait pas du tout les presque 40$ de remontée pour les quelques secondes en haut. J’aurais pu apporter des raquettes, mais j’aurais sûrement fini happée par un skieur, alors non merci!

 

Come on Air Canada, n’as-tu pas relu tes affiches? « Nombe », vraiment?

 

Mon hôtel à Lake Louise offrait un kit d’outils dans le stationnement et je trouvais ça très bien, même si absolument inutile pour moi!

J’ai eu droit à une belle vue de Calgary à mon arrivée en avion!

Parlant d’avion, j’ai pris place dans un tout nouveau Airbus 220, anciennement connu comme la C-Series de Bombardier, et il était magnifique!

 

L’Alberta a mis du temps à imposer des mesures sanitaires pour le port du masque, mais ils n’y vont pas de main morte. Il est obligatoire même à l’extérieur au centre de ski et plus tard, à Jasper, j’ai compris qu’il était aussi obligatoire dans les rues!