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vendredi 9 mai 2014

Le jaune et l’orangé à l’honneur à Pittsburgh!

J’ai déjà eu une amie qui était une grande fan des Penguins de Pittsburgh. Dans un élan de folie, on a décidé d’aller passer nos vacances de Pâques dans la ville de l’acier, en 2009.

C’était mon deuxième voyage pour aller voir des matchs de la LNH, mais c’est pas mal à ce moment qu’est née ma tradition de «voyage de filles annuel pour aller voir du sport».
À l’époque, nos finances n’étaient pas à leur mieux, disons. Alors nous avons cherché les destinations les plus «cheaps» pour ce weekend. Résultats? Nous allions voir des matchs à Pittsburgh, New York (Islanders) et au New Jersey.

Parenthèse ici sur le prix des billets, je n’ai jamais réussi un autre voyage avec des billets aussi peu coûteux. On a payé environ 45$ chacune pour les Penguins, 25$ pour les Devils et un gros 19$ à New York. Le pire, c’est qu’au match des Islanders (contre le Canadien!), le placier nous a pointé nos bancs – presque tout en haut – en disant «vos billets sont là-bas, mais comme il n’y a personne, vous pouvez vous asseoir ici», et le «ici» était une bonne vingtaine de rangées plus bas!

Revenons maintenant à Pittsburgh. Mon amie avait tellement hâte d’enfin voir «ses» Penguins qu’elle a hurlé dès qu’on a vu la première pancarte annonçant cette ville sur l’autoroute. Nous étions parties vraiment très tôt le matin et j’avais conduit les presque 1000 km pour s’y rendre avant l’heure du souper.

Une autre de mes amies avait déjà habité à Pittsburgh et m’avait conseillé d’aller faire un tour à Station Square. C’est de l’autre côté de la rivière et on y trouve des restaurants et des boutiques. On n’avait cependant pas beaucoup de temps pour en profiter puisque le match – contre les Devils – était le soir même.
Comme c’était mon premier «gros» voyage de hockey, j’ai commis quelques erreurs de débutante, comme celle de ne pas réserver l’hôtel à l’avance. Résultat? On a dû faire une dizaine d’appels une fois sur place et on s’est retrouvées à payer 200$ pour une nuit dans une chambre tellement trop grande qu’il y avait… un bain-tourbillon à côté du lit. Disons que nous n’en avons pas du tout profité! Heureusement, l’hôtel offrait le service de navette gratuitement, alors on en a abusé, question d'avoir un peu l'impression d'en avoir pour notre argent!

À l’époque, les Penguins jouaient encore au Mellon Arena, aussi connu sous le nom de «Igloo». Pour deux raisons – la deuxième est de mon cru – il ressemblait carrément à un igloo, autant de l'extérieur que de l'intérieur :
 
Et deuxièmement, on gelait à l’intérieur!!! Nous avions des billets dans la toute dernière rangée et pour vous donner une idée, ma tête touchait le plafond de l’igloo. Aucun chauffage dans notre coin!

Les bancs étaient d’un orange brûlé des années 70. C’était… spécial.
Nous étions complètement affamées à notre arrivée à l’aréna et nous avons commandé des nachos. C’est un classique dans un événement sportif, mais celui-ci… on en parle encore! Je vous explique. En gros, je dirais que la quantité de croustilles n’était pas du tout proportionnelle à la garniture. Il y avait une tonne de fromage (du style Cheese Whiz fondu), des fèves (!?!), des légumes, et encore du fromage. Le tout servi avec un minuscule pot de salsa et évidemment AUCUNE serviette de table. Bref, on a passé autant de temps à se lécher les doigts en essayant d’avoir un peu de classe qu’à manger les fameux nachos.
L’actuel amphithéâtre des Penguins, le Consol Energy Center, était en construction, de l’autre côté du stationnement. Depuis, l’Igloo a été détruit. Dommage! Mais c’est une des raisons pour lesquelles je me dois de retourner à Pittsburgh pour voir un autre match!

Des ponts jaunes partout


Ceux qui me connaissent savent que j’ai une fascination pour les ponts. Eh bien, à Pittsburgh, j’étais servie! En tout, il y en aurait, selon une étude de 2006… 446! Mais je ne les ai pas tous vus! Des ponts majeurs pour aller au centre-ville, il y en a une bonne vingtaine, dont plusieurs sont jaunes. Je ne sais pas pourquoi, mais à noter que toutes les équipes sportives de la ville ont aussi du jaune dans leur logo (Steelers, Penguins, Pirates)!

Il y en a deux qui mènent aux stades de baseball et de football, qui sont tout juste de l’autre côté de la rivière, à deux pas du centre-ville. D’ailleurs, celui qui mène au stade des Pirates – le PNC Park – porte le nom d’un ancien joueur, Roberto Clemente.
 
En face de la ville, on retrouve le mont Washington. Nous y sommes allées de jour et de soir, question d’avoir de belles vues d’ensemble de la ville. Voici ce que ça donnait :
  
En terminant, voici une maison assez unique juchée tout en haut du mont Washington!

lundi 3 mars 2014

Stadium Series à Chicago : un rêve... enneigé!

J’ai fait une grosse gaffe en arrivant à Chicago. J’ai dit la phrase suivante : «Hey, c’est fou, ils n’ont pas de neige ici!»

Sérieux, j’aurais dû me taire! Parce que dans le langage du sport, je peux vous affirmer que j’ai «jinxé» la température. Quelques heures à peine plus tard, une petite neige commençait à tomber. Puis cette neige s’est transformée en gros flocons jusqu'à ce que ce soit un véritable blizzard.

Maudit beau timing, c’était justement le match extérieur des Blackhawks contre les Penguins. Oui, celui que j’attendais depuis des mois et pour lequel on a roulé près de 3000 km en un seul weekend.
Mais bon, malgré les pieds gelés, les doigts rougis par le froid, l’accumulation de neige sur notre couverte et même DANS ma sacoche, les muscles complètement endoloris parce qu’ils se sont trop contractés, je ne me plaindrai pas. J’ai réalisé un de mes rêves. Un autre truc à cocher sur ma «bucket list». Je l’ai vu, mon match extérieur de la LNH!
On aurait aimé arriver un peu plus tôt, mais le simple fait de s’habiller en bonhomme Michelin (encore pire que lors de notre passage à Washington en décembre dernier, que j’ai raconté ici), c’était déjà pas mal long! Heureusement que j’ai une collection hallucinante de chandails de hockey, dont deux vraiment grands des Blackhawks. On pouvait donc mettre plusieurs épaisseurs et un gros manteau d’hiver dessous!

Jenny a bien résumé de quoi on avait l’air en lançant «J’ai  l’air de chest-bras!».
On a eu de la difficulté à attraper un taxi pour s’y rendre. Les chauffeurs refusaient de nous amener au stade prétextant que toutes les rues étaient bloquées ou ils nous ignoraient carrément en nous voyant avec nos chandails et nos grosses couvertures. Charmant.

Il y avait une mer de monde pour se rendre au stade. On était quand même 62 921 dans les gradins! J’avais peur de ne pas voir grand-chose, mais finalement on avait une excellente vue. À part la neige, évidemment!
 

 
Il neigeait tellement, c’était juste insensé.  Vous l’avez peut-être vu à la télévision, mais en personne, voici ce que ça donnait à un certain moment!
Disons que les «pelleteurs» ont mérité leur salaire! Il y en avait un qui passait son temps à déblayer le gros logo des Blackhawks.
Chaque fois qu’il finissait, il devait recommencer! Il a dû se tanner parce qu’à un moment donné, il est revenu avec une machine qui sert habituellement à souffler les feuilles mortes à l’automne! Aux grands maux, les grands remèdes! Je ne sais pas pourquoi par contre, les employés se forçaient un peu moins pour le logo des Penguins!

La première période a été interminable. Il fallait sans cesse envoyer les «pelleteurs» sur la glace. Ils revenaient avec des brouettes pleines de neige :
Je vous jure, à la fin du match, on aurait pu aller glisser sur leurs buttes.

Pendant les entractes, les surfaceuses (le beau mot français pour Zamboni!) tournaient en rond… sans jamais arrêter. Durant TOUT l’entracte!

On aurait bien aimé prendre une photo de nous avec la patinoire, mais c’était mission complètement impossible. Avec la puissance des projecteurs, nous étions toujours à contre-jour. Et quand on réussissait à faire partir le flash, la neige faisait en sorte que derrière nous, c’était juste un gros «spot» blanc! On a abandonné le projet avant de devoir se faire amputer quelques doigts!
 
Petite note ici, même si on reçoit une belle tasse souvenirs (aux couleurs des Bears!), 11$ pour un chocolat chaud, c’est peut-être UN PEU exagéré…

Les Hawks ont finalement remporté ce match enneigé 5-1. Ils ont maintenant une fiche de 10-0-2 en ma présence!

Ah et pour ceux qui meurent d’envie de le savoir depuis mon dernier blogue… C’est un total de 34 chansons de Carrie Underwood que je connais absolument par cœur!