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jeudi 2 janvier 2014

Visite de Graceland : maison, avions... name it!

Memphis. La ville du King! Ce n’était qu’à trois heures de route de Nashville, alors on se devait d’aller faire un petit coucou à Elvis. Il allait l’air de bien aller, mais il était pas mal tranquille… dans sa tombe.

Sérieusement, je n’ai jamais vraiment été une grande fan d’Elvis Presley. Je me souviens avoir vu plusieurs de ses films qui passaient en après-midi alors que je me faisais garder chez ma grand-mère il y a très longtemps et je connais quelques-unes de ses chansons, mais sans plus. Je savais qu’il était «big», mais tant qu’on ne l’a pas vécu, c’est difficile de l’imaginer. En visitant Graceland, ça donne une meilleure idée de l’importance qu’il a eue dans le monde artistique.
C’est donc avec pas vraiment d’attentes qu’on est arrivées devant sa magnifique maison. Je vous confirme tout de suite qu’Elvis n’était pas extravagant que sur scène… Les pièces, qui ont été conservées telles quelles après sa mort en août 1977, font parfois mal aux yeux!

Je vous propose donc une mini visite guidée de Graceland. Je vous avertis, c’est assez dépareillé merci comme décoration!

Le salon est tout de même très beau (à part les vitraux avec des paons...) et n’eût été la minuscule télévision au fond de la pièce, on aurait presque pu croire qu’il était actuel!
 
On ne peut pas aller visiter les chambres à l’étage, ce qui est un peu décevant. On ne voit donc qu’une seule chambre, celle de ses parents, qui habitaient avec lui.

Miroir, miroir, qui est le plus beau?


Je ne sais pas si c’est par narcissisme, mais Elvis avait l’air d’aimer pas mal beaucoup les miroirs! Il y en avait sur les murs, les plafonds, dans les descentes d’escalier… Il y avait aussi un nombre impressionnant de télévisions pour l’époque (en fait, même pour aujourd’hui!). Au sous-sol, dans sa salle de cinéma/bar, il avait trois télévisions collées, qui étaient toujours à trois différents postes. Il avait entendu dire qu’un président américain faisait ça pour regarder les nouvelles et il avait décidé de faire la même chose.
La salle de billard… C’est quelque chose! Puisqu’une image vaut mille mots, en voici une :
Vous n’hallucinez pas, c’est bel et bien du tissu plié qu’il y a sur les murs et au plafond. Avez-vous remarqué le sofa qui se fond également dans le décor? En tout, 400 mètres de tissus ont été utilisés dans cette pièce! Spécial, mettons.
On entre ensuite dans une pièce qui nous fait voyager… en Afrique. C’est sa pièce safari, avec une fontaine, des arbres, sculptures d’animaux, boiseries à la tonne, etc.!
Une partie de la maison a été transformée en musée, avec tous ses prix, disques d’or, costumes. On y retrouve aussi des reçus de chèques qu’il avait faits dans l’anonymat, alors qu’il lui arrivait souvent de régler des dettes d’inconnus.
Il avait une salle de racquetball, mais elle a été transformée elle aussi en salle d’exposition. Dommage, j’aurais aimé voir ça. Ils ont toutefois conservé le salon adjacent, et c’est sur ce piano qu’il a joué probablement ses dernières notes, alors qu’il y était assis le matin de sa mort.
Un sanctuaire a été aménagé dans la cour, où Elvis a été enterré, entre ses parents et sa grand-mère. Ça fait toujours bizarre de se retrouver face à des tombes de célébrités comme ça…
De l’autre côté de la rue, il y a plusieurs expositions que l’on peut aller voir. On a visité le musée de ses voitures. Mais n’étant pas une grande passionnée de voitures anciennes, je ne vais que vous en montrer une. Il y en avait des dizaines!
Ce que j’avais hâte d’aller voir, ce sont ses avions. Oui, j’ai bel et bien utilisé le pluriel. Il en avait un tout petit et un gros, le «Lisa Marie». Quand même, je ne connais pas beaucoup d’enfants qui peuvent se vanter d’avoir un avion à leur nom…
Le «Lisa Marie» est vraiment impressionnant. Surtout pour l’époque. Il y avait un grand salon, une salle de conférence avec un bar et une chambre. Elvis est légèrement allé dans la démesure côté or… Les deux lavabos des salles de bains et toutes les ceintures de sécurité de l’avion étaient faits en or 24K!!! Je ne sais pas, mais il me semble que j’aurais trouvé d’autres utilités à cet or que de cracher dessus en me brossant les dents.

Petites anecdotes


Il y avait toujours à bord de l’avion 15 différentes sortes de boissons gazeuses, car Elvis voulait être certain que ses invités puissent avoir leur préférée durant le voyage.

Lorsque le King a réalisé que Lisa Marie n’avait jamais vu de neige de sa vie, il a pris son avion et l’a emmenée quelques minutes au Colorado!

Autres infos que j’ignorais avant cette visite :
  • Elvis avait un frère jumeau, mais il est mort à la naissance.
  • Il avait un logo, un éclair, avec les lettres TBC. C’était partout, même sur la queue de son avion et cela signifiait «Taking care of business».

En terminant, il doit y avoir autant de boutiques que de pièces dans la maison, alors les fans d’Elvis, vous risquez de virer complètement fous. Ils ont absolument tous les items inimaginables à son effigie. Même des bas collants!

lundi 30 décembre 2013

Rues désertes, MLK et guitares Gibson à Memphis!

Je ne sais pas encore si j’ai aimé la ville de Memphis. Certes, je suis très contente d’avoir visité Graceland (mon résumé se trouve ici), mais pour le reste, c’est difficile à dire.

On aurait dit qu’une partie de la ville avait été figée dans une époque, mais je ne saurais dire laquelle. Vraiment bizarre comme feeling!

La rue Beale est l’équivalent de Broadway à Nashville. C’est là où on retrouve les bars et les chansonniers. Mais le lundi, c’est mort, mort, mort. La rue était presque déserte et la plupart des restaurants fermés. On n’a donc probablement pas eu une idée juste de l’ambiance de la ville.
 
Deux trucs ont toutefois retenu mon attention. Le motel Lorraine et l’usine Gibson.

La mort de Dr Martin Luther King Jr.


Le motel Lorraine, ce n’est plus vraiment un motel. C’est maintenant le musée des droits civils. Pourquoi? Parce que c’est sur le balcon devant la porte 306 qu’a été assassiné Martin Luther King, le 4 avril 1968.
C’est un drôle de sentiment de se retrouver face à la couronne installée là en son honneur. Le motel est beau, les couleurs sont attrayantes… mais tout ça représente en même temps une douleur et une tristesse profonde. Ça vaut la peine d’y faire un petit détour.

Une Gibson, de A à Z


Dans un tout autre registre, nous avons visité l’usine des guitares Gibson.

Au début, je ne voulais pas y aller, car on n’a pas le droit de prendre des photos pendant la visite et ça, ça me fait $%?&*/#. La raison? Ça préserve l’intimité des travailleurs (bon, OK pour ce point) et c’est pour garder les «secrets» de l’entreprise (pffff).

Mais après avoir fait un minuscule tour de trolley (qui ne coûte que 2$, mais qui vaut à peu près ça!), on a décidé de faire la visite, surtout qu’elle ne coûtait que 10$.

C’était super intéressant! Je ne suis pas du tout une maniaque de guitare, mais je vous jure, j’avais le goût de m’en acheter une à la sortie!
Il fallait d’abord mettre ces fabuleuses lunettes, question de sécurité, évidemment!
Voici en rafale, les informations intéressantes que j’ai retenues (surtout entendues, car même si le guide avait un micro, on entendait très mal avec tout le bruit de la machinerie!).
  • Ça prend trois semaines pour fabriquer une guitare.
  • Ils en fabriquent 50 par jour.
  • L’usine de Memphis compte 80 employés.
  • Les guitares sont faites en érable, presque entièrement à la main.
  • Pour faire la forme dans la guitare, ils mettent une pression de 80 livres pendant 10 minutes sur le morceau de bois. Le contour, c’est assez difficile à expliquer, mais ils prennent un long morceau qu’ils font «tourner» à travers un genre de moule.
  • La couleur la plus populaire? Celle-ci :

C’est vraiment cool de voir comment ils les teignent. Les guitares sont accrochées au plafond et un employé les «spray» avec un fusil à peinturer. On a aussi compris que l'odeur particulière qu'on n'arrivait pas à déterminer à l'extérieur provenait de là! Ça sent fort!

À la toute fin, des gars installent les cordes et les accordent. Je ne sais pas comment ils font pour travailler avec ce bruit! Un «inspecteur» Gibson repasse sur toutes les guitares et s’il y en a une qui ne passe pas les tests de qualité… ils la détruisent. Violemment, selon le guide! En tout, c’est 4% maximum des guitares qui se ramassent en miettes sans avoir été vendues.

Si vous êtes allergiques à la poussière, n’y allez pas! C’est le festival du brin de scie et de la poussière partout!

Pendant la visite, j’ai remarqué des fenêtres, qui donnaient sur une rue. Je me suis dit que c’était sûrement des miroirs de l’autre côté. Mais comme j’avais encore un peu de travers le «pas de photo», j’ai voulu aller voir. Et devinez quoi? On voit très bien à l’intérieur! Alors au diable l’intimité des travailleurs et les secrets… voici une photo de l’intérieur! 

Une ville, trois États


Pour revenir à Memphis, cette ville est située juste à côté du Mississippi et de l’Arkansas. Alors on a conduit quelques kilomètres pour traverser les frontières, pour le simple fun de dire qu’on a mis les pieds dans ces États! Bon, pour l’Arkansas, on n’a pas quitté la voiture, alors on n’a pas techniquement mis les pieds là, mais bon… c’est un détail! Déception pour le Mississippi, qui n’a même pas de pancarte «Welcome» sur l’autoroute en provenance de Graceland!
Je voulais une photo de la ville, de l’autre côté de la rivière. Pas évident de prendre ça d’un pont, en mouvement! Alors chapeau à Sabrina, qui a réussi à prendre cela pendant que je conduisais le plus lentement possible et qu'on y allait d'une course contre-la-montre, ou plutôt contre le coucher du soleil!
 Et en terminant, mention spéciale à cet édifice, qui a fait de gros efforts pour le temps des fêtes!